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Un jeune ingénieur de l’aéronautique victime de la tempête

Monument Jean Devaud 1939

Le monument, en retrait du chemin. (Photo Didier Lecoq)

23 février 1939 Le temps, au-dessus de la forêt de Chinon n’était pas à mettre un avion dehors. Plafond bas et pluie intense rendaient le vol hasardeux. Sans doute le lieutenant Jean Devaud, du Service technique de l’armée de l’air, a-t-il cherché le camp du Ruchard, qu’il a dépassé de peu, puisqu’un témoin a entendu le Caudron Simoun tourner en rond. Il volait à très basse altitude et finit par percuter les arbres. Le lieutenant Jean Devaud est mort sur le coup. Il venait de Cazaux et regagnait la base aérienne de Villacoublay.

Jean Devaud avait 29 ans, il était originaire de Roanne (Loire). Polytechnicien, il avait appartenu à la promotion 1935 de l’École nationale supérieure de l’aéronautique. Un monument marque toujours le lieu de la chute. C’est, avec ceux de Monnaie (pour Foiny et Foucher), Beaumont-la-Ronce et Saint-Laurent-en-Gâtines, le seul monument d’avant la Deuxième Guerre qui existe.

La carte

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Monument_39_Devaud_Jean sur une carte plus grande

2 réponses à to “Un jeune ingénieur de l’aéronautique victime de la tempête”

  • Françoise DEVAUD BESEME:

    C’était mon père. Merci pour votre site où j’ai enfin pu situer exactement ce monument dont je connaissais l’existence mais que je n’ai jamais vu. Ma mère me disait seulement qu’il était « en forêt d’Azay-le-Rideau ». J’avais un frère, Jacques. Il avait 2 ans et moi 11 mois au moment de l’accident.

  • Thébault Jean-Yves:

    Merci pour tous ces renseignements. En effet, depuis très longtemps je randonne en forêt de Chinon (habitant pas loin : Villandry). Sur la carte IGN 25.000e il est mentionné un monument. Après l’avoir découvert, il y a quelques années déjà, j’ai constaté que du muguet poussait devant. De plus, l’inscription (quasi illisible à ce moment d’automne) m’a tout de même permis d’avoir une date et un nom. Grâce à vos renseignements, je sais maintenant ce qui s’est réellement passé. Merci ému car cette « petite histoire » rejoint la grande. Proche du camp du Ruchard, on trouve au travers d’un monument, l’hommage du monde actuel aux déportés et victimes de la Résistance…

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