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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour septembre 2010

Sept morts dans l’accident du Potez du ministère de l’Air

Au téléphone, notre interlocuteur nous avait prévenu. « Le monument des aviateurs à Beaumont-la-Ronce ? Avec le Souvenir français nous voulions le rénover. Mais comme cela s’est passé en temps de paix… » Le temps a effacé les sept noms gravés sur le monument commémorant l’accident. Les seuls hommages qu’il reçoit encore sont ceux des voisins et des randonneurs…

Le lieutenant Georges Raynaud, devant le Potez 540 du ministère. (collection Jeanne Raynaud via Jean-Christian Bouhours)

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Neuf tués dans la collision de deux Bloch 210 de Tours

C’est l’accident aérien le plus grave qu’a connu la Touraine. Le 22 avril 1939, le lieutenant-colonel Mailloux, commandant la 51e escadre, rentre de manœuvres avec trois autres Bloch 210. Au moment de la séparation, deux avions se percutent. Ainsi disparaissent neuf aviateurs dont le compagnon de Jean Mermoz sur l’Arc-en-ciel.

Louis Mailloux alors qu'il commande le 2e groupe de la 31e escadre (janvier 1937)

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La vie de Michel Détroyat aurait pu s’arrêter sur un peuplier

26 octobre 1931 On peut être un as du manche à balai et être distrait. On peut s’appeler Michel Détroyat et percuter un des rares peupliers, moins de deux kilomètres après avoir quitté Parçay-Meslay. Il suffit de chercher quelqu’un sur la nationale 10…

Détroyat a survécu à la chute de son Morane bleu. (Didier Lecoq)

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Les commandants du 31e régiment

D’Émile Muiron à François de Castel, voici de courtes biographies de ceux qui ont commandé le 31e régiment d’aviation d’observation de Tours (et avant, le GA 1 et le 1er RAO).

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Les 2es Réserves de Saint-Cyr sur les bords du Cher

Parçay-Meslay n’est pas le premier « aérodrome » militaire installé en Touraine. Plus d’un an avant son ouverture, les 2es Réserves de Ravitaillement de l’Aviation avaient planté leurs Bessonneau sur les prairies de Saint-Avertin. Jusqu’à la victoire de la Marne.


Vu d'un avion, un aérodrome installé sur un hippodrome. Comme à Saint-Avertin. (Didier Lecoq)

Date d’arrivée : fin août, début septembre 1914. Date de départ : 9 octobre de la même année. La première expérience tourangelle en matière de camp d’aviation militaire a duré un mois, peut-être deux, en comptant le temps nécessaire à faire les bagages.

En ce début de septembre 1914, la guerre a pris une mauvaise tournure. Devant la poussée des armées allemandes qui se dirigent sur Paris, le gouvernement a choisi de prendre de la distance en se repliant… à Bordeaux. Quant à l’aéronautique, elle a entrepris une manœuvre qu’elle renouvellera au format XXL en 1940 : le repli sur la Touraine.

En 1914, il n ‘est pas question de tout délocaliser. Seules les 2es Réserves de Ravitaillement de l’Aviation de Saint-Cyr, en région parisienne, doivent déménager. Le rôle de ces 2es Réserves est d’alimenter en matériel les unités du front.  Elles préfigurent ce que fera le RGAé (Réserve générale de l’aviation) jusqu’à la fin de la guerre.

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Aux Ailes de Touraine le premier avion de tourisme

Ce devait être l’année de la fusion. Et c’est le début de la bataille de Touraine qui, pendant quatre ans, a agité les cieux. En 1931, un nouveau club voit le jour, avec l’aviation de tourisme comme credo. Mais plaie d’argent lui sera mortelle.

Le premier avion de tourisme d'un aéro-club : le Potez 36 F-ALFZ, ici à Parçay-Meslay. (Collection Aéro-Club de Touraine)

Lorsque le 29 mai 1930, Laurent-Eynac, ministre de l’Air, quitte la Fête du 31e régiment (1)(2, il emporte avec lui la promesse que les deux clubs d’aviation d’Indre-et-Loire – l’Aéro-Club de Touraine et l’Aviation-Club de Touraine – vont bientôt n’en faire qu’un. De fait, les choses se précipitent. Le 10 janvier 1931, reprenant le dossier n°184 de l’Aéro-Club, naît… l’Aéro-Club de Touraine (union de l’Aéro-Club et de l’Aviation-Club)(2). Mais les aérostiers dont l’avenir de l’aviation n’est sans doute pas le souci premier, ne l’entendent pas ainsi. Dans le ciel d’Indre-et-Loire, 2 moins 1 ne vont pas faire 1 mais 3.

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Henri Lemaître, une vie consacrée à l’aviation… et à Breguet

Breveté en 1912, le Tourangeau a définitivement replié ses ailes en 1931. Vingt années seulement mais plusieurs vies : as du bombardement crédité de deux victoires, précurseur de l’Aéropostale, pilote-essayeur, recordman du monde de distance en ligne droite, conseiller technique en Bolivie…

Henri Lemaître, à la fin de la guerre.

En ce 15 février 1913, ils se sont mis sur leur trente-et-un pour poser, en famille, devant les photographes. Ils sont aux côtés de leur fiston de pilote, au pied du Maurice-Farman. Ce samedi, sur le champ de manœuvres du Menneton, la famille Lemaître a de quoi être fière. Henri, le premier pilote breveté de l’Aéro-Club de Touraine, n° 1168 du 6 décembre 1912 (18 ans depuis le 6 juillet), est à Tours pour passer la seconde épreuve de son brevet militaire : Étampes – Tours et retour.

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Le meeting de 1922, vitrine du 31e RAO de Tours

 Après la guerre, les meetings d’aviation ont repris à Loches (Labatut) et Chinon (Haegelen) en 1920 puis à Pont-Cher en 1921. Le meeting de Parçay-Meslay en 1922 marque les débuts – à domicile comme disent les sportifs – des aviateurs du 31e régiment d’aviation d’observation de Tours.

Mais quelle mouche a donc piqué la Touraine Républicaine, journal du soir de Tours ? La veille du meeting, le samedi 18 novembre 1922, son directeur, publiait « Une requête respectueuse au Général commandant le 9e Corps » dont le titre pouvait faire trembler les organisateurs du meeting :

Le motif ? « Comment un meeting de propagande, subventionné par le ministère, comptant une escadrille de soldats, se déroulant sur un champ d’aviation militaire, peut-il, ose-t-il prendre l’allure d’une entreprise de publicité en faveur d’un journal communiste ? »

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Maxime Lenoir, un as porté disparu…

Le premier Tourangeau à boucler la boucle, le premier as de Touraine et celui qui a remporté le plus grand nombre de victoires : onze, au moment de sa disparition, le 25 octobre 1916, près de Douaumont. La Touraine lui a tourné le dos.

Maxime Lenoir

Maxime Lenoir et son Blériot XI “Back Jumper”, harnaché pour boucler la boucle.

« Avant les médailles et les grades, une chose m’a toujours tenu à cœur, c’est de venger mon frère aîné. C’est sa mémoire qui me fait agir au moment de mes combats, c’est sa pensée qui me réconforte dans mes coups durs. Il peut avoir confiance. Mes deux frères, plus jeunes, mon beau-frère et moi, tous au front, revaudrons au centuple aux Boches la douleur qu’ils nous ont causée. »

Ces quelques lignes sont extraites d’une longue lettre adressée par Maxime Lenoir à Jacques Mortane, quelques jours avant de disparaître, lettre que le journaliste et historien de l’aviation a publiée dans son livre « Chasseurs de Boches » (1).

Des quatre frères Lenoir, Maxime fut le second à disparaître et Denis – appelé Marceau dans la famille –, lui aussi pilote, le seul à revenir. Steven Spielberg aurait pu en faire une belle histoire… A Chargé, il ne reste de Maxime Lenoir, qui fut le premier « looper » et le premier as de Touraine, qu’une ligne sur le monument aux morts. Son frère Daniel n’est pas loin, avec les victimes de 1917. Samuel, l’aîné, est sur celui de Montlouis (2). Point final.

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Le Simoun d’Air Bleu s’écrase à Parçay

4 décembre 1935 Il était 14 h 20. Le Caudron bleu de la ligne Paris – Bordeaux se préparait à se poser sur l’aéroport de Parçay-Meslay. Mais à quelques centaines de mètres du terrain, il accrochait un peuplier. L’avion était précipité dans le jardin de la ferme de la Pécaudière. Georges Tixier, le pilote, était ainsi le premier mort de la compagnie postale dirigée par Didier Daurat.

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Jean Tulasne capote dans le Cher

29 décembre 1935 L’accident n’aurait pas retenu l’attention si le pilote ne s’appelait Jean Tulasne. Cet après-midi-là, le futur commandant de l’escadrille Normandie prend un Farman 402 de son club(1), Air-Touraine, pour faire une promenade avec deux amis.

Jean Tulasne, en 1934, à Avord. (Collection François Tulasne)

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Le Spit de Tours

Après dix années de bons et loyaux services à l’entrée de la base de Tours, le Spitfire GW°B aux couleurs du 340 Squadron « Ile de France » est allé rejoindre le Musée de l’air du Bourget en 1978. Mais avant, il a fallu le restaurer. Les photos sont de Pierre Fitou.

Mai 1967 – Octobre 1978. Entre ces deux dates, une parenthèse dans la vie du Spitfire Supermarine Mk XVI RR263 codé GW°B qui se trouve actuellement au Musée de l’air au Bourget. Dix années pour ce Spit sorti en 1944 des usines de Castle Bromwich de Birmingham, en Angleterre, qui lui valent le surnom de « Spit de Tours ».

Pendant dix années, c’est lui – mais il n’était pas tout seul – qui était exposé près de l’entrée de la base de Tours, sous les couleurs du Squadron 340 « Ile-de-France ». Délicate attention de la Grande-Bretagne en souvenir des pilotes français qui avaient combattu à ses côtés lors de la Seconde Guerre mondiale.

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