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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour octobre 2010

Le dernier raid de l’adjudant-chef Jean Foiny

19 mai 1925 Peu de temps après avoir décollé de l’aérodrome de Parçay-Meslay pour reconquérir la coupe Zenith, l’adjudant-chef Jean Foiny, pris dans le brouillard, s’écrasait à quelques kilomètres du terrain après avoir fait demi-tour.

Jean Foiny

A la sortie de la Monnaie, dans la direction de Tours, sur la droite. Un monument rappelle qu’ici, aux Belles-Ruries, le 19 mai 1925, l’adjudant-chef aviateur Jean Foiny et son mécanicien Jean Foucher, ont trouvé la mort. L’adjudant-chef Foiny appartenait au 31e régiment d’aviation de Parçay-Meslay, comme Jean Foucher, un conscrit bordelais qui l’accompagnait. Ce matin-là, ils ont décollé à 4 h 28’27’’, dans le brouillard. L’heure est précise. Jean Foiny partait pour reconquérir la coupe Zenith, une épreuve réservée aux militaires dont il avait pris la tête en 1924, et des chronométreurs de l’Aéro-Club de France – MM. Deslis et Baconnier – étaient présents pour donner le signal du départ.

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Pour honorer ses morts, le 31e se met sur son trente et un

1929, année horrible pour le 31e régiment. épargné en 1927 et en 1928, il perd plusieurs de ses aviateurs et non des moindres : sept morts dans trois accidents différents, dont le commandant François Tulasne et le capitaine Victor Lasalle. Pour soutenir les familles, le 31e organise, en mai 1930, un grand meeting au camp d’aviation.

« Au cours de l’année qui vient de s’écouler, aucun accident mortel d’aviation n’est survenu aux 3e et 31e régiments d’aviation (1), malgré les nombreux vols et exercices de toute nature exécutés dans ces régiments très allants ». Ce cocorico, la Dépêche le pousse en janvier 1928. En effet, depuis l’accident fatal à l’adjudant-chef Jean Foiny et au soldat Foucher en mai 1925 (2), le 31e régiment d’aviation est à peu près épargné. Puis arrive 1929 et son drame en trois actes. Mais d’abord, plantons le décor.

Le 3e groupe d'observation

Le groupe d'observation n°3 (escadrilles 11 et 12) du 31e RAO. La photo a été prise en 1928 lorsque le capitaine Georges Ledot (au premier rang, avec un brassard noir) commandait la 11e escadrille. (Didier Lecoq)

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“ Moi aussi je fais de l’avion ”

L’auteur nous est inconnu, hormis ses initiales : Y.L. Ce petit texte a été publié le 15 mai 1931 par la Touraine Républicaine. Son objectif : donner envie de passer son baptême de l’air. A l’occasion de la Grande Semaine, l’Aéro-Club de Touraine avait fait venir un Farman. Le constructeur avait dépêché un pilote, Henri Guy, et un mécanicien, André Bruneau.

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Donation Lamprou : de la Transylvanie à l’hôpital de Tours

La rencontre de Donatien Lamprou avec la Touraine a été brève. Il est venu après son accident d’avion, le 7 septembre 1918, pour réparer une jambe cassée. Il n’en est plus reparti. Victime de la grippe espagnole, il y est décédé le 18 octobre 1918. Il est inhumé au cimetière La Salle, à Tours. Donatien Lamprou est né dans les Deux-Sèvres, à Echiré. Il était mécanicien de formation. La Vie Aérienne, n°118, du 13 février 1919, lui a consacré un article.

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Le commissaire Delgay nous ouvre les portes du camp

Plus vraiment français mais pas encore américain. Le camp d’aviation de Parçay-Meslay va faire sa mue. Mais en cette fin septembre 1917, c’est la sécurité qui inquiète. Notamment le commissaire spécial Delgay, de la Sûreté générale, qui en dresse le portrait : un véritable moulin. Son rapport a le mérite de mieux nous le faire connaître.

La note est du 24 septembre 1917 (1).  Le camp d’aviation change petit à petit de nationalité. Si l’encadrement et les rampants sont toujours Français, les élèves-pilotes sont Américains. La situation du terrain de Parçay-Meslay, ouvert aux quatre vents, inquiète. Des enfants s’y promènent, peut-être par goût de l’aviation, peut-être aussi pour glaner quelque souvenir des soldats américains. L’officier chargé de l’administration s’est déjà plaint de leur présence. Comme s’est plaint, côté français, le capitaine Olivier de Villepin, commandant du camp, de voir « les femmes soumises » venir racoler les aviateurs. Presque à la descente de l’avion. Des militaires ont été victimes de vols (2). Lire la suite de cette entrée »

Un Bloch 210 dans les hangars d’Air-Touraine

29 juillet 1939 Atterrissage manqué pour un Bloch 210 de la 1e escadre qui termine sa course entre les hangars d’Air-Touraine.

Le n°2 du GB I/51a bien abîmé les hangars. (Collection Aéro-Club de Touraine)

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Le raid Paris – Bordeaux de Juan Bielovucic

En mai, les Tourangeaux avaient dû se déplacer à Rochepinard pour y voir les aéroplanes. Avec le raid du Péruvien entre Paris et Bordeaux, le 2 septembre 1910, il n’était déjà plus question de voler mais de voyager.

Juan Bielovucic sur son Voisin "course". (Collection Jean-Pierre Lauwers)

1910 : tout s’accélère. Cette année-là, Tours connaît son premier meeting. Bertram Dickson, le grand vainqueur de la Semaine de Touraine, réussit une première en Italie – une collision aérienne –, se blesse grièvement et disparaît définitivement du monde de l’air ; Geo Chavez, son dauphin, bat le record du monde d’altitude, franchit pour la première fois les Alpes et se tue à l’atterrissage. Mais en cette fin d’été 1910, un autre Péruvien, qui plus tard s’attaquera aux Alpes pour venger son compatriote, intéresse les Tourangeaux. Juan Bielovucic-Cavalié (1) se lance dans un grand raid. Cap au sud-ouest. Son objectif est de rallier Paris à Bordeaux. C’est la première occasion, pour les Tourangeaux, de voir un avion dans un tel raid, loin des champs d’aviation.

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André Frey, premier breveté et première victime de Touraine

Premier Tourangeau breveté en 1910, André Frey a terminé troisième de Paris – Rome en 1911. Il a défendu les couleurs françaises lors de la coupe Gordon-Bennett à Chicago avant d’être victime d’un accident lors d’une période militaire, en 1912.

André Frey, lors de Paris - Rome.

10 juin 1910 – 21 novembre 1912. Entre ces deux dates, si proches, toute la carrière d’André Frey. De l’homologation de son brevet de pilote, avec le n° 93, à sa fin tragique, près de Reims, sur l’aérodrome militaire où il effectuait une période d’instruction comme réserviste. Une trajectoire fulgurante pour ce pilote né à Tours, le 21 janvier 1886.

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