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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour novembre 2010

André Tulasne, un lien entre Tours et Shanghai

Le second des trois frères, a été pilote pendant la Grande Guerre, au camp retranché de Paris et dans une escadrille côtière (Let 484). Architecte, il a également été conseiller municipal de la concession française de Shanghai… puis de Tours.

André Tulasne, de passage au Menneton, le 23 avril 1915. (Collection François Tulasne)

Dans la famille Tulasne aviateurs, je demande l’oncle André. Ce n’est pas l’aviateur le plus connu de la famille. Ni le premier. Le pionnier, c’est Joseph, l’oncle aîné, breveté pilote dès 1912, futur général (1). Le troisième, c’est François, décédé dans un accident d’avion en 1929. La base aérienne de Tours porte son nom ainsi que celui de son fils, Jean, le plus connu de la famille, compagnon de la Libération, disparu en URSS en 1943 à la tête de l’escadrille Normandie-Niemen (2).

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Le peintre Yvangot a jeté l’ancre à Amboise

Pilote de dirigeable de la Marine avec le numéro 18 pendant la Grande Guerre, Yves Angot avait déjà connu le cap Horn et la marine marchande. Il a posé son sac à 32 ans pour se consacrer à la peinture, entre Paris et Amboise où il est décédé en 1973.

Yves Angot (Archives Ardhan)

Il y a, dans les réserves du Musée de l’air et de l’espace, au Bourget, une nacelle en cours de rénovation. Cette nacelle était exposée lorsque le musée se trouvait encore à Meudon. Elle provient d’un dirigeable à armature souple, un SSZ (1). Soixante dix-sept exemplaires ont été construits. Deux ont été vendus aux États-Unis (les n° 23 et 24). La France en a possédé deux – les 21 et 22, fabriqués à Wormwood Scrubs, à l’ouest de Londres – utilisés par la Marine nationale pour repérer les sous-marins allemands dans la Manche. En 1971, le colonel Jacques Rougevin-Baville (2), conservateur du musée, cherchait des tableaux de dirigeables de la Marine. Un de ses amis, Bourdariat (3), avait ainsi contacté un de ses proches, Yves Angot (4), peintre et marin (5), ancré depuis près de quarante ans sur les bords de Loire, à Amboise. Ce que Yves Angot ignorait, c’est qu’il avait rendez-vous avec son passé. Il avait été pilote du même dirigeable, le SSZ 22 (6).

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Le Tour de France du “ Tourbillon ”

Le premier avion acheté par l’Aéro-Club de Touraine (Union) a participé au tour de France 1932. Codé F-ALRE, il avait été baptisé le “ Tourbillon ”.

Battu d’une courte tête. Dans la lutte que se livrent les aéro-clubs d’Indre-et-Loire (1) en 1931, l’Aéro-Club de Touraine a été devancé par son rival, les Ailes de Touraine. En juin, en même temps qu’ils lui choisissaient un nom, les membres des Ailes passaient commande d’un Potez 36 (F-ALFZ) arrivé le 7 juillet, baptisé le 13. Un club devenait propriétaire. Une première en Touraine.

Paul Colin (à gauche) et Robert Dangoise encadrent Pierre Souvent. Avec le béret, Jean Anthonioz. A droite, Maillot. (Archives Aéro-Club de Touraine)

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Henri de Geyer d’Orth privé d’ailes

Henri de Geyer d’Orth, dont le père était régisseur du château d’Amboise, a fait partie des premiers pilotes militaires, dès 1911. Mais des problèmes de santé l’ont détourné du vol.

Sous l'uniforme du 144e RI

Lorsqu’il se porte candidat pour rejoindre l’aviation, Henri de Geyer d’Orth (1) n’est plus tout à fait un jeune homme. Il a 33 ans. Fin mars 1910, le général Dalstein, gouverneur militaire de Paris, écrit au ministre de la Guerre pour l’informer que le lieutenant de Geyer, du 144e régiment d’infanterie, demande à « être désigné comme pilote d’appareil d’aviation ». Il souhaite aussi, écrit le général, « être compris parmi les officiers qui doivent recevoir l’instruction spéciale de pilote de ballon dirigeable ». Le général souligne un atout… de poids : le lieutenant de Geyer ne pèse que 58 kilos. Qui plus est, il est célibataire (2). Quelques mois plus tard, son vœu était exaucé.

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Le raid de Victor Lasalle se termine dans le désert de Libye

Officier au 31e régiment d’aviation de Tours, Victor Lasalle a trouvé la mort dans le désert qui borde le golfe de Syrte en percutant des dunes, le 15 décembre 1929, lors d’une liaison rapide entre Paris et Saigon.

Lasalle, Rébart et Faltot avant leur dernier départ. (Collection Yvette Morel-Lasalle)

1929, horrible année pour le 31e régiment d’aviation de Tours. Vendredi 23 août, un Potez 25 peine au décollage et vient en percuter un autre autour duquel s’affairent trois aviateurs. Deux sont tués, le sergent Fond et le caporal Dambricourt.

Samedi 5 octobre, deux Potez 25 rentrent de mission, en Roumanie et en Yougoslavie. Ils se percutent dans le mauvais temps, dans l’Allier : quatre morts, le commandant François Tulasne, l’adjudant-chef Favier dans l’un ; le sergent-chef Vergnaud et le sergent Josserand dans l’autre.

Dimanche 15 décembre, le 31e perd son « champion », le capitaine Victor Lasalle, qui trouve la mort en Libye lors d’une liaison rapide entre la France et l’Indochine. Lire la suite de cette entrée »

Quand les NiD des Cigognes se posaient en Touraine

Venues de Strasbourg en 1933, les escadrilles du 2e régiment de chasse sont restées trois années à Tours. Les Cigognes de Guynemer et de Fonck annonçaient une relation étroite entre Tours et la chasse, qui se poursuit de nos jours.

Trois personnes non identifiées, devant un Nieuport 62 de la Spa 65. (Didier Lecoq)

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Les Potez 25 de Tours victimes d’une légende tenace

Rendons au Potez 25 la place qui fut la sienne… Le Breguet 19 n’a jamais été l’avion d’armes du 31e RAO. C’était le Potez 25, le successeur du 15, l’avion des Victor Lasalle, Gustave Duroyon, Jacques Morisseau, William Hostein, François Tulasne, et de bien d’autres… Dès les premiers jours de 1927, des Potez 25 survolaient la Touraine.

« Mon Général

« J’ai l’honneur de vous faire connaître que j’ai terminé les essais officiels, devant le Service technique de l’Aéronautique, de mon appareil type 25-A2 équipé avec le moteur Lorraine 450 CV. » Ainsi commence un courrier d’Henry Potez, adressé le 26 mai 1925, depuis son usine de Levallois, au général Dumesnil, responsable de l’Aéronautique au ministère de la Guerre.(1)

Un Potez 25 à Tours. Son code se termine par 98. (Didier Lecoq)

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Lors de la Semaine de Touraine, l’aviation boit la tasse

Rochepinard 30 avril – 5 mai 1910 Première grande manifestation organisée en Touraine, la Grande Semaine de Touraine de 1910, s’est déroulée dans des conditions atmosphériques épouvantables. Grand vainqueur : l’Écossais Bertram Dickson.

Après le coup de maître de la Grande Semaine de Reims en 1909, toutes les villes veulent leur meeting d’aviation. Parmi elles, Tours. C’est ainsi que va se constituer le Comité d’aviation de Touraine, chargé d’organiser le premier meeting.

Bertram Dickson, le grand vainqueur de la Semaine de Touraine. (Collection Didier Lecoq)

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Née sous X et abandonnée à l’âge de 2 ans

5 novembre 1915 – 1er novembre 1917, l’école militaire de Parçay-Meslay a promené ses cocardes dans le ciel de la Touraine. Elle a ensuite passé le relais à l’US Air Service (l’aviation américaine). Peu d’informations ont filtré. En Touraine, la censure veillait.

Une lettre de l'école de Tours datée des débuts : 27 novembre 1915. La signature est celle du capitaine Münch, commandant de l'école. (Didier Lecoq)

« J’ai l’honneur de vous faire connaître qu’une école d’aviation militaire va être créée incessamment à Tours. » Ainsi commence ce qui peut être considéré comme un acte de naissance. Ce courrier que le sous-secrétariat d’état de l’Aéronautique envoie au général commandant en chef (aéronautique), est daté du 17 octobre 1915. Ce document qui se trouve au Service historique de la Défense – section Air (1), fixe en quelques lignes l’organisation administrative de l’école et donne, au passage, la date du coup d’envoi : 5 novembre 1915.

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Recherche 51e escadre désespérément

Après le Breguet 19 présenté comme l’avion d’armes du 31e régiment, place à une autre légende, celle de la 51e escadre. Celle qui aurait stationné à Tours en 1932 et 1933. Sans laisser de traces. Furtive avant l’heure, cette 51e escadre n’a vraiment existé qu’en 1937.

Photo qui a aussi jeté le trouble : les deux groupes de reconnaissance du 31e RAO, à Rochefort, le 23 juin 1930, sur le route de Cazaux : des Breguet 19 de la Sal 104, les Potez 25 des Spa bi 42 et Sal 39. (Didier Lecoq)

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L’école américaine fait le nid du 31e régiment à Tours

Pourquoi l’aviation française, qui avait à peine eu le temps de prendre ses repères à Tours – Parçay-Meslay, de 1915 à 1917, est-elle revenue à Tours en 1919 ? La réponse est sans doute dans la qualité des installations que l’école américaine, chargée de former observateurs et photographes, a laissées…

Des Potez 15 du 31e régiment (15e escadrille) à Tours vers 1925. Les hangars n’ont pas changé depuis le temps des Caudron G-4 de l’école française et du DH4 de l’école américaine. (Didier Lecoq)

En 1919, l’armistice signé et le Traité de Versailles dans sa dernière ligne droite, il est clair que les soldats américains vont quitter la France. Et notamment la Touraine, qui compta, au plus fort de l’effort de guerre US, près de 15.000 soldats venus d’outre-Atlantique.

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Trois aviateurs américains nous font découvrir leur école

Trois témoignages : Jack Morris Wright (USAS), Joe C. Cline (Navy), Alfred A. Cunningham (USMC). Trois aviateurs américains qui ont connu le camp d’aviation dans la période de son transfert à l’armée américaine, dans les derniers mois de 1917. Avant que le manque de pièces de rechange ne soit à deux doigts de stopper son activité.

Faut-il y voir un signe. Le navire qui transportait Jack Morris Wright vers l’Europe, en mai 1917,  se nommait La Touraine. C’est sur cet ancien paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique qu’il a écrit les premières lignes de son journal.

La garde américaine à l'entrée du camp. (LB)

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