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Archive pour mai 2012

Jean Demozay l’a en travers de la gorge

Jean Demozay

Jean Demozay. (document France-Libre.net)

La guerre à peine terminée, les héros n’étaient plus les bienvenus sur les bords du Cher. La partie de pêche de Jean Demozay, dans le Cher, n’y a pas échappé.

Samedi 21 juillet 1945. Au bord du Cher, près de Bléré. Jean Demozay, plus connu sous son nom de guerre « Morlaix », s’accorde quelques instants de détente. Il pêche. La guerre est terminée. Il l’a commencée au bas de l’échelle pour la finir colonel. Il ‘a été interprète auprès d’aviateurs britanniques et a terminé troisième as de la chasse française (18 victoires sûres, deux probables). Il fait partie de la petite équipe de pilotes français qui ont participé à la Bataille d’Angleterre. Il est le premier Français à avoir été nommé à la tête d’une escadrille anglaise (Flight A du Squadron 91) ; le premier à recevoir une « bar » à sa DFC. Il est compagnon de la Libération depuis le 30 juin 1941. Il a dirigé le groupement Patrie chargé d’appuyer les FFI dans le sud-Ouest au moment de la Libération.

Jean Demozay demeure à la Grisolette, à l’ouest de Bléré, au bord du Cher. Cette rivière, coupée par des barrages à aiguille, doit lui rappeler davantage les étangs de Sologne – où son père était administrateur de propriétés – que la Loire au bord de laquelle il a vécu, à Nantes puis à Beaugency (Loiret). Les éclusiers de Dierre – où se trouve l’actuel aéroport d’Amboise – ont également mis des lignes à tremper, pas très loin. C’est donc que ce n’est pas interdit, croit-il.

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Jean Barbaud sur Case Départ

Jean Barbaud au milieu de sa documentation. (Photo Patrick Lavaud)

« Pour Manchu, n’existent que les supersoniques. A Barbaud, parlez plutôt de l’aviation à hélice ». Pierre Favre parlait ainsi du duo de dessinateurs tourangeaux, dans un article publié en février 1983 dans la Nouvelle République. Près de trente années plus tard, autres journalistes – Nicolas Albert et Patrick Lavaud – autre support mais même média. C’est sur Case Depart (sur nrblog.fr), un blog consacré à la bande dessinée, qu’on peut découvrir Jean Barbaud (Mc Fly, les Dézingueurs, le Fana de l’aviation, Il était une fois l’homme, Il était une fois l’espace, Il était une fois la vie…). Le premier volet de « Dans l’atelier de Jean Barbaud » a été mis en ligne le 2 mai (État des lieux). Seconde partie : la documentation. Le troisième volet, A la table a dessin est en ligne depuis le 16 mai. Et la quatrième partie, depuis le 23 mai. Au programme : actualités et projets. Dernier volet : les dessins animés « Il était une fois ». Les vidéos permettent mieux rentrer dans l’univers de Jean Barbaud.

Didier Lecoq

Sur la stèle de Jack E. Shively, à Chinon

Jack E. Shively

Jack E. Shively (Photo NR)

Décidément, cela se bouscule en Touraine, 8 Mai oblige. Après Reugny, c’est à Chinon qu’est venue récemment la famille d’un pilote américain, le lieutenant Jack E. Shively, dont le P-51 Mustang a été abattu le 13 juillet 1944.

Une stèle rappelle son sacrifice. A lire sur le site de La Nouvelle République

Jack E. Shively appartenait au 504th Fighter Squadron (339th Fighter Group). Il effectuait là sa première mission.

A lire également sur Aérostèles

Une plaque à la mémoire d’un pilote américain, à Reugny

Le major Lawrence H. Herrick devant un P-38 Lightning du 485th FS. (Photo famille Herrick)

Le 5 août 1944, le P-38s Lightning du major Lawrence H. Herrick, du 370th Fighter Group, 485th Fighter Squadron, explose au-dessus de Reugny. Le pilote américain qui venait de mitrailler une locomotive, est tué. Il comptait une victoire, depuis le 25 juin. Il avait décollé de Cardonville (Calvados) où son escadre se trouvait depuis le 24 juillet.

Sa famille, avec son fils Richard à sa tête, est venue le 8 mai, à Reugny où une plaque à la mémoire du major Lawrence H. Herrick a été dévoilée, sur le monument aux morts.

Pour en savoir plus

> La présentation de la cérémonie est sur le site de  La Nouvelle République

> Le compte rendu de la cérémonie sur le site de La Nouvelle République

> Une page est consacrée au major Lawrence H. Herrick sur le site américain Find a Grave

> A ne pas manquer, l’excellent récit du drame du 5 août 1944 fait par Guillaume Métayer sur son blog Reugny-Neuillé