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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Les commandants du 31e régiment

D’Émile Muiron à François de Castel, voici de courtes biographies de ceux qui ont commandé le 31e régiment d’aviation d’observation de Tours (et avant, le GA 1 et le 1er RAO).

Les deux extrémités du commandement, lors de la visite de Pierre Cot en 1933. A gauche, le colonel Muiron, commandant du 1er RAO en 1920 ; à droite, le lieutenant-colonel de Castel, dernier commandant du 31e RAO. Entre eux sur la photo : le général Denain, Grégoire, le préfet d’Indre-et-Loire, Pierre Cot, le général Goubeau, les généraux Pujo et de Crozals (sous réserve), le lieutenant-colonel Henri Jauneaud. (origine Léon Sutter)

Du GA 1 au 1er régiment d’aviation d’observation

Émile Muiron

17 juillet 1919 –  5 mai 1920

Avant Tours Émile Muiron a débuté dans l’aviation avant la Première Guerre, chez Caudron. A la déclaration de guerre, il suit le futur général Vuillemin à l’escadrille CM (Caudron monoplace). Puis il commande l’escadrille C 30 avant de devenir adjoint tactique de  l’aéronautique de la 5e armée. Entre ses différents séjours à Tours, il dirige le Magasin général n°4 avant d’être inspecteur technique.

A Tours Chef de bataillon, Émile Muiron est nommé à la tête du groupement aéronautique n°1 le 12 juillet 1919. Il commande donc le 1er régiment d’aviation d’observation lors de sa création, le 1er janvier1920. Il laisse la place, le 5 mai, au commandant Précardin, plus ancien dans le grade. Il est donc déjà loin lorsque ce régiment devient 31e RAO le 1er août 1920. Un régiment qu’il a cependant retrouvé le 9 février 1925, acceptant de revenir à Tours « en sous-ordre », comme second. Il reste jusqu’en 1928 (notre photo). En 1931, il décroche – enfin – le commandement  du régiment. Il reste à la tête du 31e RAO un peu moins de deux ans mais ne quitte pas Tours pour autant. Le 1er avril 1933, il y commande la 1re brigade aérienne avant de devenir chef d’état-major de la 3e région aérienne, en janvier 1934, lors de la création de la base aérienne 131. Il est rayé du personnel navigant peu après, atteint par la limite d’âge.

Après Tours A la retraite, le général Muiron marque l’aviation en Touraine en réussissant la fusion des aéro-clubs. Il est le premier président d’Air Touraine, association née de cette fusion. Il sort de sa retraite à la déclaration de guerre. Il est affecté au commandement de la 3e subdivision aérienne. Il est fait prisonnier avec son état-major, près de Quimper, pas très loin de chez lui puisqu’il est né à Vannes (Morbihan).
Il décède à l’hôpital Sédillot, à Nancy, le 27 mai 1947.

Du 1er régiment d’aviation d’observation à la 31e escadre

Maurice Précardin

mai 1920 – avril 1924

Avant Tours Maurice Précardin, est originaire de Saint-Rémy-en-Bouzement (Marne). Il entre dans l’armée en 1899, en passant par Saint-Cyr. Il est lieutenant au 144e régiment d’infanterie quand il rejoint l’aéronautique. C’est chez REP qu’il fait ses premiers vols. Il obtient son brevet militaire le 1er juillet 1912. Cette même année, on le voit  à Tours, en septembre, à l’occasion des grandes manœuvres. Placée en réserve, son escadrille de REP rouges prend ses quartiers au Menneton. Pendant la guerre, il commande notamment l’escadrille C 9 en 1915 (après être passé à la R 27 puis à la VB 104) avant d’atterrir dans l’organisation de l’aéronautique. Comme adjoint technique de la 3e armée (1916) puis comme commandant de l’aéronautique de cette même armée en 1917.

A Tours La Grande Guerre terminée, Maurice Précardin dirige la Mission française en Argentine. De retour en France, il remplace Émile Muiron à la tête du 1er RAO au bénéfice de l’ancienneté. C’est donc sous son commandement que le régiment change de nom – et seulement de nom – en devenant 31e RAO, le 1er août 1920. Maurice Précardin est bien noté, en raison de son « expérience dans toutes les parties du service […] Il conduit bien son régiment installé dans des baraquements médiocres qui augmentent beaucoup les difficultés du service » (général Niessel, 1922).

Après Tours Il quitte ce régiment en avril 1924 pour rejoindre l’Entrepôt spécial de l’Aéronautique n°1. De santé fragile, il y reste jusqu’en 1928, date de sa mise en « non-activité ». Il réside alors à Nice où il décède le 27 décembre 1929. Maurice Précardin avait épousé une Tourangelle, Yvonne Blot, dont la famille demeurait avenue de la Tranchée.

Roger Saint-Gal

par intérim en 1922

Avant Tours Personnage étonnant que ce marsouin qui, à peine sorti de Saint-Cyr, s’est embarqué à Marseille pour l’Indochine où, de séjour en séjour, il est resté jusqu’à la déclaration de guerre. Il s’y est partagé entre l’infanterie coloniale et les tirailleurs tonkinois. Il s’y est imprégné de la culture indochinoise au point d’être diplômé d’annamite (brevet de 2e degré) et de se déclarer bouddhiste (fiche sur Mémoire des hommes).
Comme beaucoup d’officiers devenus aviateurs, c’est une grave blessure, en février 1915, qui le destine à devenir pilote. Il est breveté à Pau le 18 octobre de cette année. Il rejoint l’escadrille C 6 avant de diriger la C 61 en octobre 1916. Promu chef de bataillon, il prend en main l’aéronautique du 34e corps d’armée puis termine la guerre comme inspecteur des écoles d’aviation, rue Saint-Dominique.

A Tours Dans l’article consacré au 31e RAO dans la Revue des forces aériennes en 1929, le lieutenant-colonel Saint-Gal figure dans la liste des commandants du régiment. Il faut croire que la personnalité de ce Nantais a laissé un souvenir indélébile aux auteurs de ce texte puisque Roger Saint-Gal n’a commandé le régiment que par intérim, notamment trois mois en 1922, à l’occasion d’une absence de Maurice Précardin pour des problèmes de santé. Il est nommé à Tours le 26 septembre 1921 comme commandant en second. Il quitte le régiment trois années plus tard, à l’occasion d’un congé personnel de trois ans, à Marseille.

Après Tours Il est nommé commandant du 4e Groupe d’ouvriers de l’aéronautique et second du camp d’instruction de Cazaux, directeur du parc, le 8 octobre 1924. Il essaiera de retourner en Indochine, en vain. En congé du personnel navigant le 1er avril 1929, il  se retire  quelques années plus tard à Nantes.

Edmond Guillemeney

8 octobre 1924 – 28 août 1925

Avant Tours Lorsqu’il arrive au camp d’aviation de Tours, le 10 octobre 1924, Edmond Guillemeney a sans doute du mal à reconnaître le terrain d’aviation. Si le poste de commandement baptisé « Commandant-de-Rose » n’a pas changé, avec sa petite terrasse qui donne sur l’aire d’envol et les quatre grands hangars construits par Veauvy, le camp a bien changé avec le passage des Américains. Edmond Guillemeney  y a passé son brevet,  le 15 mai 1916. Un apprentissage rapide car il a déjà piloté, au sein de la 6e armée dont il était adjoint au commandant de l’aéronautique. Edmond Guillemeney est venu dans l’aviation comme observateur. Jusqu’à la guerre, il a suivi la trajectoire de bon nombre d’officiers : Saint-Cyr dont il sort en 1902, l’infanterie avec un passage à l’École de guerre en 1909. Lorsque éclate la guerre, il est affecté à l’état-major de la 4e armée, comme observateur. Première blessure le 23 août 1914, au-dessus de la Belgique, un éclat d’obus dans la jambe droite. Il commande l’escadrille 222 en septembre 1916, l’aéronautique de la 5e armée en janvier 1917 puis, juste après la guerre, un groupement qui porte son nom.
A Tours Il effectue un passage rapide en Touraine.

Après Tours Il part combattre à sa demande au Maroc. Puis il passe à la Mission française en Pologne avant de recevoir un nouveau commandement, celui du 12e régiment. Il a également dirigé la Revue des forces aériennes au moment de sa création.
Il décède dans un accident de Potez 25, le 13 juillet 1932.

Joseph Tulasne

24 septembre 1925 – 21 décembre 1926

Avant Tours C’est le premier aviateur de la famille. A sa sortie de Saint-Cyr, en 1900, il est affecté au 63e régiment d’infanterie, à Limoges. Il y reste dix ans avant de passer dans un autre régiment, le 27e. Pas pour longtemps. En janvier 1912, il est affecté à l’état-major de la 6e armée après avoir été breveté l’année précédente. C’est là qu’il découvre l’aviation. Il participe même, comme observateur, aux manœuvres de l’Ouest, en septembre 1912, où l’aviation militaire aligne ses premières escadrilles. En octobre, il est détaché à l’aéronautique. Il passe son brevet de pilote le 21 avril 1913.
Adjoint au commandant de l’aéronautique de la 4e armée, il fait le coup de feu avec un avion allemand dans les premiers jours de la guerre, lors d’une reconnaissance vers le Luxembourg. Il suit son chef, le commandant Barès, au grand-quartier-général quand celui-ci est nommé à la tête de l’aéronautique. En septembre 1916, il dirige l’aéronautique de la région de Dunkerque. L’entrée en guerre des États-Unis change sa carrière. Il accompagne la mission Joffre-Viviani. Puis il est désigné chef de l’aviation au sein de la mission Tardieu aux États-Unis.
Joseph Tulasne ne rentre qu’en janvier 1919. Après deux années de congés, il repart. En Afrique cette fois. Il va beaucoup voler, traverser le Sahara, défricher l’Afrique de l’Ouest, à la recherche de terrains susceptibles d’accueillir les avions postaux dans leur conquête de l’Amérique du Sud.

A Tours Il prend en main le 31e régiment en septembre 1925.  Celui-ci est alors équipé de Potez 15. Il suffit de lire les notes qu’il a données à ses subalternes pour voir qu’il était plutôt bienveillant. Il crée une compétition en fin d’année pour développer « l’esprit d’escadrille ». Il verra le championnat en 1925, en 1926 et c’est tout. A la fin de cette année, il échange son poste avec celui du colonel Voisin, à l’état-major de l’armée.

Après Tours Joseph Tulasne s’intéresse au bombardement. Et pas seulement pour préfacer le livre du général Douhet. Entre ses différents postes de directeur, il commande la 12e brigade de bombardement en 1932. En 1934 il dirige la 2e région aérienne. Pour son dernier poste, comme inspecteur de l’aéronautique militaire de renseignement, il est général de corps d’armée.  Il est mis en congé du personnel navigant en octobre 1936. Il décède le 7 septembre 1948 à Taverny (Seine-et-Oise).

André Voisin

25 décembre 1926 – 31 décembre 1929

Avant Tours André Voisin est né à Nancy mais sa famille est également de l’Ouest. Il a d’ailleurs été victime, à Saint-Nazaire, d’un accident automobile dans lequel sa passagère, Mlle Dubigeon (de la famille des chantiers navals) a trouvé la mort.  André Voisin est passé par Saint-Cyr, en 1897. Entre sa sortie et la guerre, il a fréquenté de nombreux régiments d’infanterie : 24e, 11e, 135e, 65e. Il a commencé la guerre comme observateur, à la 5e armée. Il devient pilote au début de l’année 1915. Puis il combat au sein des services aéronautiques. Il dirige l’aviation du 9e corps lors de la bataille de la Somme, en octobre1916. Il termine la guerre à la tête d’une grande unité, la 11e escadre de bombardement de nuit. L’armistice le trouve alors qu’il est  à la Mission française en Sibérie (avec François Tulasne et Joseph Kessel)  Il dirige l’aéronautique de la 10e armée, en Allemagne, en octobre 1919, puis le 33e RAO, toujours en Allemagne (DM du 20 avril 1921).

A Tours Le colonel Voisin n’arrive pas seul. Dans ses bagages, en janvier 1927, suit le premier Potez 25 qui va devenir l’avion d’armes du régiment. Il arrive de l’état-major de l’armée. Les deux années qu’il passe à Tours ont sans doute été les plus « heureuses du régiment » si l’on en croit l’article que lui ont consacré un groupe d’officiers dans la Revue des forces aériennes en 1929.

Après Tours Gêné par les problèmes de santé, comme beaucoup d’aviateurs de la Grande Guerre, il quitte Tours pour le Service historique (et le grade de général). Il décède le 19 novembre 1966 à l’hôpital militaire du Val de Grâce, à Paris.

Georges Antoinat

18 février – 26 mars 1930

Ce fut vraiment un intérim de courte durée. Le lieutenant-colonel Antoinat n’est pas resté longtemps à Tours. A peine a-t-il eu le temps d’être présenté au régiment qu’il a été nommé au Levant. Son départ pour le 39e régiment d’aviation n’est sans doute pas étranger à la réputation sulfureuse qui le suivait. Des peccadilles dirait-on aujourd’hui. Il lui a été reproché de posséder un bar à Paris, d’être à la fois le vendeur et l’acheteur dans de menues opérations commerciales… L’ordre de la Légion d’honneur lui a d’ailleurs par deux fois refusé sa nomination au grade de commandeur, en 1931 puis un peu plus tard. L’armée et le commerce – surtout pour un officier – ne faisait alors pas bon ménage. Si cette réputation a nui à sa carrière, cela ne l’a toutefois pas empêché de progresser dans les grades puisqu’il a fini général.

Marcel Jauneaud

1er avril 1930 – 14 juillet 1931

Avant Tours On ne saura jamais quel poids ses opinions politiques ont eu sur sa carrière. Le lieutenant-colonel Jauneaud était royaliste. Il ne s’en est jamais caché. La Touraine Républicaine (qu’il a inspirée) attribue sa disgrâce à ses opinions. C’est partial et partiel. La carrière de Marcel Jauneaud, c’est avant tout l’histoire d’une carrière gâchée. Brillant, il a pu donner sa pleine mesure pendant la guerre. Comme pilote, comme chef d’escadrille (F 71) et comme directeur de l’aéronautique d’un corps d’armée, le 1er corps colonial. Après la guerre, il a dirigé la Mission française au Japon (juillet 1921), préconisant dès cette période le développement d’un bombardier à long rayon d’action pour contrer la menace des cuirassiers et des « carriers » américains. La suite de sa carrière a été beaucoup plus difficile. En 1924, lorsqu’il est n°2 au 21e régiment de Nancy, le colonel Bouchet cerne parfaitement son adjoint : « Personnalité très accusée, voire un peu encombrante […] A tendance à se gonfler. Confiance illimitée en son mérite ; à son avis, supérieur à tout autre. »  Jeune lieutenant des chasseurs alpins avant guerre, Il est déjà décrit comme « susceptible ». Commandant du 22e régiment en mars 1925, il finit par jeter l’éponge et atterrit au 1er Groupe des ouvriers de l’aéronautique (janvier 1928).
A Tours Son séjour en Touraine, s’est plus ou moins bien passé. Disons qu’il avait ses têtes. Lorsque le capitaine Ledot a fait part d’irrégularités concernant un autre officier – relayant ainsi un courrier de sous-officiers – Marcel Jauneaud a voulu jouer les Dieu-le-père. Le fait que Ledot soit franc-maçon n’était sans doute pas étranger à la question. L’armée ne lui a pas donné le commandement de son régiment. Il ne l’a commandé que par intérim ou à titre provisoire. Et quand arrive la promotion au grade de colonel, il n’est déjà plus à Tours mais au Service historique de l’armée.
Après Tours Qu’à cela ne tienne, Marcel Jauneaud démissionne. Il a laissé sa famille en Touraine : il y retourne. Pas très loin de la base aérienne mais pas trop près quand même. Il crée une entreprise de couveuses automatiques, la société Bekauto, près de son moulin de Mettray.
Son incompréhension avec l’armée ne s’arrête pas à son départ du Service historique.  Arrive la guerre. Il commande le Centre d’instruction des renseignements et la base aérienne de Tours. Pas longtemps. Ses méthodes n’ont pas changé. Il a été « dégagé » de ses obligations – le mot n’est pas trop fort – par le général de Marancour qui n’a pas supporté l’attitude hautaine et indépendante de ce subalterne. Jusqu’à lui rappeler qu’il n’avait plus droit au port de l’uniforme après qu’on l’a vu se déplacer ainsi dans Paris.
L’histoire de Marcel Jauneaud, c’est aussi celle de son frère, Henri. La clé pour comprendre Marcel Jauneaud est peut-être dans les rapports avec ce frère. Le même parcours, le même talent, la même ambition. Mais pas les mêmes opinions. Marcel a tourné le dos à Henri lorsque ce dernier est devenu chef de cabinet de Pierre Cot, le ministre de l’Air du Front populaire. Et ce n’est pas la nomination de son jeune frère comme général, avant lui, qui les a rapprochés… Lorsque Henri Jauneaud a été jugé pour avoir mal tourné pendant la guerre, Marcel Jauneaud est pourtant venu témoigner en sa faveur. Mais le lien entre les frères ne s’est jamais renoué pour autant.

Émile Muiron

30 août 1931 – 25 février 1933

Lire plus haut.

François de Castel

1er avril 1933 – 31 décembre 1933

Avant Tours Comme beaucoup de commandants du 31e RA, François de Castel est passé par Saint-Cyr. Et l’infanterie (118e RI). Mais il n’a pas attendu la guerre pour rejoindre l’aéronautique. Breveté en juin 1914, affecté à l’escadrille 21, il la quitte à la déclaration de guerre pour commander une compagnie de son 118e RI. Un retour aux sources qui est sans doute assez rare. Ce n’est qu’en mars 1915 qu’il revient dans l’aviation. François de Castel collectionne alors les commandements d’escadrilles : VB 105 puis VB 84 (en Orient), N 95, N 97 après avoir été chef du pilotage de l’école d’Ambérieu. Il termine la guerre comme chef de division au GDE. Après la guerre, il « voyage » : avec la mission française en Chine puis au Maroc comme adjoint technique. Lorsque le 2e régiment de chasse arrive à Tours, ce n’est pas une découverte pour lui puisqu’il a commandé le parc de ce régiment de 1922 à 1930.
A Tours Lorsqu’il succède à Émile Muiron dont il est l’adjoint, la réforme du régiment est en marche. Le compte à rebours est même lancé. Le 1er janvier 1934 sera créée la base aérienne 131. François de Castel accompagne le mouvement. Il dirige provisoirement le régiment du 1er octobre 1932 au 31 mars 1933 puis par intérim du 1er avril au 31 décembre 1933. Il est alors nommé, toujours par intérim, pour installer la 31e demi-brigade, jusqu’en septembre 1934.
Après Tours Il est nommé au poste de directeur de l’entrepôt spécial d’aviation n°3. En 1936, il prend la tête de l’Air régional n°11 puis, par intérim toujours, la 2e subdivision aérienne (1937). Il est nommé à la tête de la 6e brigade aérienne d’Avord, en octobre 1938.  C’est une brigade de bombardement, une spécialité qui n’était pas la sienne (à Tours, Paul Canonne était également dans ce cas) : du coup, il est remplacé par le général Girier le 20 septembre 1939, quelques semaines après le début du conflit. Il est nommé commandant de la 2e subdivision aérienne. Puis, en juillet 1940, à la tête de la base de Périgueux. Il décède le 15 octobre 1968 en son château de Castel, à Saint-Servant-sur-Oust (Morbihan).

Le 31 décembre 1933 disparaît donc le 31e régiment. Lui succède la 31e escadre.
C’est un nouveau chapitre qui s’écrira.

Didier Lecoq

Aéroplane de Touraine – juin 2009

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