Sites associés

Aéroforums

Aéroplane de Touraine est adhérent des Aéroforums, indispensable lieu d'échanges sur l'aviation.

31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour la catégorie ‘militaires’

Un AAB 1 sur le ventre dans le nord de la Touraine

ciclic.fr – Mémoire en région Centre – propose un nouveau film amateur qui a l’aviation pour objet. Ce film, tourné par Bernard Loison, date de 1946, après l’atterrissage forcé, juste à la limite des Hermites et du département, d’un AAB 1 (un Ju-88 construit en France). Nous devons l’identification à Pierre Dumollard, auteur de « Ju-88 et Ju-188 français » chez Avia-Éditions.

L’AAB 1 n°35 s’est posé sur le ventre aux Hayes (Loir-et-Cher), le 15 mai 1946. L’avion appartenait à la Section de sondage météorologique et était basé à Brétigny, sous les ordres du capitaine Israël. Au cours d’une mission de sondage météo, l’avion piloté par le sous-lieutenant Delmares a été victime d’une perte de puissance des moteurs à cause du froid. L’accompagnaient le lieutenant Maubert et un civil, M. Veber.

 Merci à Pierre Dumollard pour cette identification

Le site Mémoires en région Centre

La légende du Heinkel 111 du château de Chatenay

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, un Heinkel 111, de retour d’un bombardement sur l’Angleterre, s’écrase sur le château de Chatenay, à Sainte-Radegonde. Il y a cinq morts dans l’avion, treize dans le bâtiment. En est née une légende. Un fantasme.

Si vous circulez boulevard Abel-Gance en direction du nord,  juste avant d’arriver au rond-point qui mène à l’aérogare, vous passez sans le savoir sur le château de Chatenay. Une ferme, à droite, l’éolienne et plusieurs cèdres marquent encore l’emplacement de l’ancienne demeure. Le terme de château est un peu pompeux pour ce  manoir du XIXe siècle, en forme de U (1). Il appartenait à la famille Reuter, dont une des filles – Hélène – a connu un moment de prestige à la fin des années 20 comme sculpteur.

Un He-111 du I./KG 27, à Tours, dans une alvéole provisoire. (Collection Dan Gilberti)

Chatenay a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsqu’un Heinkel 111 du I./KG 27 est venu le percuter, en pleine nuit. Depuis circule une rumeur sur la destruction du château : l’avion n’est pas tombé là par hasard. Le pilote allemand se serait suicidé, comme l’affirme une revue publiée en 1995 « Parçay-Meslay se souvient ». Les raisons avancées : le « surmenage des équipages » et des « pertes subies ». Dans le livre de la collection « Mémoire en images » consacré à Sainte-Radegonde (2), l’auteur se fait plus précis : c’est en 1943 qu’a eu lieu le drame, après que le pilote eut semble-t-il appris son départ pour le front de l’Est.

En fermant les yeux, on imagine assez bien cette version aérienne des « 12 Salopards ». On voit bien un « moustachu », fatigué par une guerre sans fin et sans issue, qui en finit en jetant un avion chargé de bombes sur une résidence de l’état-major.
Bon, assez rêvé…

Lire la suite de cette entrée »

Les accidents de l’entre-deux-guerres

Premier volet de la liste des accidents d’aviation qui ont touché la Touraine : ils ont eu lieu en Touraine, ils ont touché des unités de Tours ou des Tourangeaux. Ces listes seront coupées en cinq parties :

– avant 1914 ;

– pendant la Grande Guerre (essentiellement à l’école d’aviation de Tours) ;

– entre les deux guerres ;

– pendant la Seconde Guerre mondiale ;

– après 1945.

Il ne s’agira que d’accidents, cela ne concernera pas les « Morts pour la France ».

La première « livraison » est consacrée à l’entre-deux-guerres. Si la liste se veut exhaustive, elle est sans doute loin de l’être, de nombreux accidents – notamment pylônes et chevaux de bois – n’ayant pas franchi les limites de la base aérienne.

Les pages « accidents » ont trouvé leur place dans les listes (au-dessus du bandeau d’Aéroplane de Touraine).

Il y a une version détaillée, avec des photos et des liens vers des articles : l’entre-deux-guerres.

Et une version listing : les relevés d’accidents 1919-1939

 

Un jeune ingénieur de l’aéronautique victime de la tempête

Monument Jean Devaud 1939

Le monument, en retrait du chemin. (Photo Didier Lecoq)

23 février 1939 Le temps, au-dessus de la forêt de Chinon n’était pas à mettre un avion dehors. Plafond bas et pluie intense rendaient le vol hasardeux. Sans doute le lieutenant Jean Devaud, du Service technique de l’armée de l’air, a-t-il cherché le camp du Ruchard, qu’il a dépassé de peu, puisqu’un témoin a entendu le Caudron Simoun tourner en rond. Il volait à très basse altitude et finit par percuter les arbres. Le lieutenant Jean Devaud est mort sur le coup. Il venait de Cazaux et regagnait la base aérienne de Villacoublay.

Jean Devaud avait 29 ans, il était originaire de Roanne (Loire). Polytechnicien, il avait appartenu à la promotion 1935 de l’École nationale supérieure de l’aéronautique. Un monument marque toujours le lieu de la chute. C’est, avec ceux de Monnaie (pour Foiny et Foucher), Beaumont-la-Ronce et Saint-Laurent-en-Gâtines, le seul monument d’avant la Deuxième Guerre qui existe.

La carte

Afficher

Monument_39_Devaud_Jean sur une carte plus grande

Le raid de Victor Lasalle se termine dans le désert de Libye

Officier au 31e régiment d’aviation de Tours, Victor Lasalle a trouvé la mort dans le désert qui borde le golfe de Syrte en percutant des dunes, le 15 décembre 1929, lors d’une liaison rapide entre Paris et Saigon.

Lasalle, Rébart et Faltot avant leur dernier départ. (Collection Yvette Morel-Lasalle)

1929, horrible année pour le 31e régiment d’aviation de Tours. Vendredi 23 août, un Potez 25 peine au décollage et vient en percuter un autre autour duquel s’affairent trois aviateurs. Deux sont tués, le sergent Fond et le caporal Dambricourt.

Samedi 5 octobre, deux Potez 25 rentrent de mission, en Roumanie et en Yougoslavie. Ils se percutent dans le mauvais temps, dans l’Allier : quatre morts, le commandant François Tulasne, l’adjudant-chef Favier dans l’un ; le sergent-chef Vergnaud et le sergent Josserand dans l’autre.

Dimanche 15 décembre, le 31e perd son « champion », le capitaine Victor Lasalle, qui trouve la mort en Libye lors d’une liaison rapide entre la France et l’Indochine. Lire la suite de cette entrée »

L’accident d’Ingrandes inaugure le questionnaire D

3 juillet 1921. « Conformément aux instructions contenues dans la circulaire 3/1, en date du 25 avril 1921de Mr le sous-secrétaire d’État de l’Aéronautique et des transports aériens… » Les rapports de gendarmerie commencent toujours ainsi dès qu’il s’agit de faire le récit d’un accident d’avion. Ce formulaire porte un nom : le questionnaire D. Il s’agit d’une procédure qui permet de préciser les circonstances d’un accident aérien.

Lire la suite de cette entrée »

Pour l’adjudant Foiny, le meeting de Loches tourne court

6 décembre 1920. Un Nieuport et Sopwith. Pour ses deux jours de meeting, les 5 et 8 décembre 1920,  Loches avait encore un arrière-goût de guerre mondiale. Sûr qu’à défaut de Spad XIII, ces deux avions faisaient une belle affiche. Les deux organisateurs, MM. Compagnon et Labatut, avaient obtenu l’autorisation de faire évoluer le Nieuport n° 8177 immatriculé F-ABGK et le Sopwith n° 1245 F-ABGI (1). Le pilote était Roger Pailloux.

Lire la suite de cette entrée »

Le dernier raid de l’adjudant-chef Jean Foiny

19 mai 1925 Peu de temps après avoir décollé de l’aérodrome de Parçay-Meslay pour reconquérir la coupe Zenith, l’adjudant-chef Jean Foiny, pris dans le brouillard, s’écrasait à quelques kilomètres du terrain après avoir fait demi-tour.

Jean Foiny

A la sortie de la Monnaie, dans la direction de Tours, sur la droite. Un monument rappelle qu’ici, aux Belles-Ruries, le 19 mai 1925, l’adjudant-chef aviateur Jean Foiny et son mécanicien Jean Foucher, ont trouvé la mort. L’adjudant-chef Foiny appartenait au 31e régiment d’aviation de Parçay-Meslay, comme Jean Foucher, un conscrit bordelais qui l’accompagnait. Ce matin-là, ils ont décollé à 4 h 28’27’’, dans le brouillard. L’heure est précise. Jean Foiny partait pour reconquérir la coupe Zenith, une épreuve réservée aux militaires dont il avait pris la tête en 1924, et des chronométreurs de l’Aéro-Club de France – MM. Deslis et Baconnier – étaient présents pour donner le signal du départ.

Lire la suite de cette entrée »

Un Bloch 210 dans les hangars d’Air-Touraine

29 juillet 1939 Atterrissage manqué pour un Bloch 210 de la 1e escadre qui termine sa course entre les hangars d’Air-Touraine.

Le n°2 du GB I/51a bien abîmé les hangars. (Collection Aéro-Club de Touraine)

Lire la suite de cette entrée »

Sept morts dans l’accident du Potez du ministère de l’Air

Au téléphone, notre interlocuteur nous avait prévenu. « Le monument des aviateurs à Beaumont-la-Ronce ? Avec le Souvenir français nous voulions le rénover. Mais comme cela s’est passé en temps de paix… » Le temps a effacé les sept noms gravés sur le monument commémorant l’accident. Les seuls hommages qu’il reçoit encore sont ceux des voisins et des randonneurs…

Le lieutenant Georges Raynaud, devant le Potez 540 du ministère. (collection Jeanne Raynaud via Jean-Christian Bouhours)

Lire la suite de cette entrée »

Neuf tués dans la collision de deux Bloch 210 de Tours

C’est l’accident aérien le plus grave qu’a connu la Touraine. Le 22 avril 1939, le lieutenant-colonel Mailloux, commandant la 51e escadre, rentre de manœuvres avec trois autres Bloch 210. Au moment de la séparation, deux avions se percutent. Ainsi disparaissent neuf aviateurs dont le compagnon de Jean Mermoz sur l’Arc-en-ciel.

Louis Mailloux alors qu'il commande le 2e groupe de la 31e escadre (janvier 1937)

Lire la suite de cette entrée »

Peur sur la ville

La peur de voir un avion tomber sur la ville remonte à la fin de la Première Guerre mondiale, lorsque le camp d’aviation était américain. Jusque-là, des avions avaient bien fait des atterrissages forcés mais sans inquiéter la population. C’était en général dans les jardins. Le premier atterrissage « involontaire » sur Tours (ou l’agglomération) remonte à septembre 1913. Un sapeur, sur un Blériot XI militaire, se posa dans la jardin de M. Dupond, à la Rabaterie. Une arrivée sans mal pour le pilote et le propriétaire du jardin. Seules victimes, quelques pieds de tomates.

Lire la suite de cette entrée »