Archive pour la catégorie ‘Actualités’
Jean Barbaud sur Case Départ
« Pour Manchu, n’existent que les supersoniques. A Barbaud, parlez plutôt de l’aviation à hélice ». Pierre Favre parlait ainsi du duo de dessinateurs tourangeaux, dans un article publié en février 1983 dans la Nouvelle République. Près de trente années plus tard, autres journalistes – Nicolas Albert et Patrick Lavaud – autre support mais même média. C’est sur Case Depart (sur nrblog.fr), un blog consacré à la bande dessinée, qu’on peut découvrir Jean Barbaud (Mc Fly, les Dézingueurs, le Fana de l’aviation, Il était une fois l’homme, Il était une fois l’espace, Il était une fois la vie…). Le premier volet de « Dans l’atelier de Jean Barbaud » a été mis en ligne le 2 mai (État des lieux). Seconde partie : la documentation. Le troisième volet, A la table a dessin est en ligne depuis le 16 mai. Des vidéos permettent mieux rentrer dans l’univers de Jean Barbaud.
Didier Lecoq
Un bruit d’avion qui vient de loin…
« Un certain nombre de lecteurs nous signalent qu’il serait tout à fait désirable que les exercices nocturnes d’aviation se fassent en dehors de notre ville, où des nuits entières on entend les avions ronronner inlassablement dans le ciel ».
Ces quelques lignes ne sont pas extraites de La Nouvelle République qui vient de publier, le 5 mars, une page sur la fin de l’enquête publique sur le plan d’exposition au bruit autour de la base aérienne et de l’aéroport de Tours-Nord. Ces quelques lignes viennent de la Dépêche du Centre… en août 1932. Et de préciser : « Ce bruit continu dérange les malades, et par ces jours de chaleur où les fenêtres demeurent ouvertes, il gène également tous les gens qui cherchent le sommeil […] Ne pourrait-on pas donner des ordres aux pilotes pour qu’ils évoluent au-dessus des plaines inhabitées et des champs, à partir de 10 à 11 heures du soir ? » Au début des années 30, le 31e régiment d’aviation d’observation de Tours était composé de quatre groupes de deux escadrilles, équipés de monomoteurs – à hélice, bien sûr – Potez 25 (pour les trois quarts) et Breguet 19.
Le problème a refait surface en septembre 1937, dans « L’opinion de nos lecteurs » de La Dépêche du Centre, ancêtre des courriers, réactions et autres Tweets. Et pour cause : cette année-là, la base de Tours – créée en novembre 1915, qui a pris le nom de base aérienne en 1934 – change de « format ». Adieu l’observation, place au bombardement. Les escadres de Tours laissent leurs anciennes montures et sont désormais équipées de gros bimoteurs – Potez 540, Bloch 200 puis 210 – qui doivent voler par tous les temps et à toute heure, comme le démontrera la guerre à venir. Ce qui fait écrire à une lectrice : « Cent fois mieux habiter Paris en plein centre où tout est réglementé, que la Touraine avec son camp d’aviation ». Ce à quoi un « officier aviateur » répond : « L’aviateur qui fait, bien malgré lui, du tapage nocturne aimerait tout autant être dans son lit, ou auprès de son appareil de T.S.F. […] Songeons que l’avion d’aujourd’hui, qui empêche les petits enfants de dormir, protégera peut-être, demain… leur sommeil et leur existence ».
Comme quoi, l’aviation est depuis longtemps… à réactions.
Didier Lecoq
Alpha Jet Solo Display : the end
L’information a été donnée sur le (très beau) site d’Alpha Jet Solo Display. Elle a été diffusée par Damien Defever sur le forum de Delta reflex. « Compte tenu des contraintes rencontrées (…) et de la nécessité de maitriser l’activité de formation du personnel navigant, (…) l’armée de l’air a décidé l’arrêt de la présentation technique de l’Alphajet ».
L’Alphajet sera encore présent, mais en statique. Après la « dématérialisation » d’Alpha 705, c’est une autre fenêtre sur l’armée de l’air à Tours qui se ferme.
Le roi Ago dévoile une MV Agusta « 50 ans à Tours »
MV Agusta, la marque italienne de motos a renouvelé l’expérience de la série limitée avec la F4 aux couleurs de l’escadrille de voltige italienne, « Frecce Tricolori ». Cette fois, c’est une F4 aux couleurs des 50 ans de l’école de chasse à Tours que le tout aussi légendaire Giacomo Agostini – quinze fois champion du monde de vitesse – a présenté à la base aérienne de Tours. La moto est décorée comme l’a été un Alphajet, spécialement pour cet anniversaire. Un moment exceptionnel pour ceux qui aiment la moto et « Ago ».

La MV Agusta F4 aux couleurs des 50 ans de l'école d'aviation de chasse à Tours (Photo Raphaël Chambriard)
Lire l’article de Raphaël Chambriard et voir le diaporama sur le site de la Nouvelle République
Pour voir la MV Agusta F4 aux couleurs des Frecce Tricolori
L’Ecole de chasse s’expose à l’hôtel de ville de Tours
Une exposition, créée par le Centre de recherche de l’armée de l’air (CREA) et les archives municipales de Tours, retrace l’histoire de cette école qui fête ses cinquante ans de présence en Touraine. Cette exposition se tient dans le péristyle de l’hôtel de ville de Tours jusqu’au 24 juin.
L’année 1938 est en ligne
L’année 1938 est en ligne. L’année est marquée par la création de l’aérogare au nord-est de la base aérienne. A un peu plus d’un an de la déclaration de guerre. Cette aérogare aura donc une vie éphémère. A Tours, la section d’aviation populaire s’est encore développée et les deux premiers brevets militaires ont été obtenus à Angers pour deux membres de la SAP, Robert Bossy et Albert Bouguereau.

De gauche à droite : Raymond Guillon, Charles Dorlencourt, X, Pierre Dietrichs, Albert Bouguereau, X et Roger Hardouin. Séance de patates pour les élèves de l'école d'aviation d'Angers en 1938. (Collection famille Bouguereau)
Toujours à Tours, les deux escadres ont connu les joies des Bloch 200 et 210 : pannes, accidents… Même si pour cette fois, ce ne sont pas des avions de Tours qui sont impliqués dans les deux catastrophes aériennes en Touraine, à Saint-Laurent-en-Gâtines et Beaumont-la-Ronce. La base aérienne a vécu au rythme des tensions politiques puis des tensions diplomatiques (accords de Munich le 29 septembre 1938).
Jean Danis, un résistant de l’air disparaît
Jean Danis est décédé, samedi, chez lui, à Veigné. Il venait de publier récemment son livre sur « Les Espions de l’armée de l’air – le SR Air 1935-1945″, pour lequel il avait obtenu un coup de coeur de l’Aérobibliothèque 2011 :
http://www.aerostories.org/~aerobiblio/article3165.html
Jean Danis avait appartenu à ces agents secrets de l’armée de l’air dont il a, inlassablement, recueilli les témoignages pour les sortir de l’oubli. Il avait terminé sa carrière militaire à la base aérienne de Tours. Il était commandant de réserve.
125e et dernier numéro d’Alpha 705
Le colonel Delerce, commandant la base aérienne de Tours, le confirme : le numéro 125 d’Alpha 705 – qui vient de sortir –, sera le dernier sous sa forme papier. Le premier numéro d’Alpha 705 date de mars 1978. Cela répond à une consigne du chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Paloméros : « Il faut adapter notre communication aux réalités du moment ». Et la réalité du moment, c’est moins d’argent pour l’armée. C’est aussi de nouvelles technologies qui permettent de diffuser l’information autrement. Le magazine officiel de la BA 705 va donc se dématérialiser et laisser place à @lpha 705, la future newsletter de la base aérienne nouvelle génération (Bang) pour le deuxième semestre de l’année 2011. Elle sera disponible sous forme d’e-mailing. Cependant, un numéro spécial d’Alpha 705 sortira en mai, un collector consacré au 50e anniversaire de l’école de chasse à Tours. Peut-être un jour pourra-t-on relire les 124 numéros précédents sous forme elle aussi dématérialisée…
Vous pouvez télécharger le PDF et consulter le numéro 125 à cette adresse : Alpha 705 n°125.
Chez Classique Aéro Service à Orbigny
Patrick Siegwald restaure et construit des avions à Orbigny, aux confins de l’Indre-et-Loire, de l’Indre et du Loir-et-Cher. Un article et une (première) vidéo lui sont consacrés sur le site de la Nouvelle République.
Une autre vidéo suivra.
L’hommage russe à Jean Tulasne
La Nouvelle République a consacré un article à la visite de la base aérienne de Tours par une délégation russe.Cet article est consultable sur le site du journal à cette adresse :
La délégation voulait voir la base qui porte le nom de Jean Tulasne (associé à celui de son père, François) et Tours. C’est dire le souvenir que conservent les Russes de l’ancien commandant du régiment Normandie-Niemen. Parmi les personnes présentes se trouvait Nadejda Nazarenko, la directrice d’un des musées consacrés au régiment, celui de Fryazyno, près de Moscou. Un musée bien vivant comme en témoignent ces jeunes élèves venus le visiter.
La base a montré qu’elle avait le sens de l’accueil, mettant en avant les pilotes qui sont passés par le Neu-Neu. Qu’il s’agisse que lieutenant-colonel Philippe Despres, commandant en second de la base, qui était allé en Russie, en Mirage F1 à l’occasion du cinquantième anniversaire du régiment. Ou les moniteurs qui ont participé à la visite.







