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31e escadre de bombardement

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Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

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Archive pour la catégorie ‘Actualités’

De l’Aéro-Club de Touraine à l’École de chasse de Tours

Maracaronage à Tours

Brevet sur la poche, direction Cazaux. (Photo Didier Lecoq)

Ces occasions sont assez rares. Ce n’est pas dans toutes les promotions qu’un jeune pilote qui a commencé dans un aéroclub tourangeau peut décrocher son macaron de pilote de chasse à deux coups d’ailes de chez lui.

Paul G. a depuis toujours eu envie de voler, au point d’en faire son métier. Originaire de Sainte-Maure-de-Touraine, il lui suffisait de lever les yeux pour voir passer des Alpha-Jet. Mais d’abord, direction l’Aéro-Club de Touraine. Sur Robin, c’est déjà ça.

Il aurait pu s’arrêter là. Après son baccalauréat à Joué-lès-Tours, Paul G. a choisi de prendre un peu de temps pour s’assurer un avenir en passant un DUT de génie mécanique. Avant de tenter d’entrer dans l’armée de l’air.

Il y a deux voies pour devenir pilote dans l’armée : l’École de l’air pour les forts en thème, les futurs cadres, ou devenir officier sous contrat. Là, c’est moins difficile d’y entrer, mais on sait déjà quand on en sort – si tout va bien – puisque l’engagement porte sur deux contrats de dix ans, pas plus. Après, direction la sortie.

C’est le chemin qu’a emprunté Paul G. : un an à Salon-de-Provence, un an à Cognac puis l’École de chasse de Tours. Un parcours semé d’embûches, tout sauf un long fleuve tranquille où la passion est mise à rude épreuve. Il n’y a pas que dans un avion de chasse qu’il y a un siège éjectable.

Jeudi 1er février, c’était le grand jour pour Paul G., quatre autres aspirants et les six officiers koweïtiens en formation. Celui de la remise du macaron et, pour les Français, du poignard d’officier. Sous les yeux de la famille, des amis, de la famille des amis. Et touche de couleur inattendue, des familles koweïtiennes venues avec des colliers de fleurs et des bouquets. Le tout sous les yeux de l’ambassadeur du Koweït en France, du chef d’état-major de l’armée de l’air koweïtienne et de l’inspecteur général de l’armée de l’air, le général Adam.

Pour ces élèves, l’aventure n’est pas terminée. Direction Cazaux pour découvrir le combat et le tir notamment. C’est à Cazaux que se trouve le poste d’aiguillage, en fonction des résultats. Rafale ou Mirage 2000. Chaque modèle était présent pour cette cérémonie de remise des macarons. Devant lequel ont-ils tous choisi de poser ?

 

Un nouveau commandant à la base aérienne 705

Sébastien Vallette et Sébastien Mazoyer : passation de pouvoirs. (Photo Luc Bernard / Armée de l’air)

Le colonel Sébastien Vallette a pris le commandement de la base aérienne 705. Il prend la suite du colonel Sébastien Mazoyer qui, après deux ans en Touraine – c’est la durée de vie d’un tel commandement –, rejoint la direction des ressources humaines à Balard, à Paris.

Pilote de chasse – il a notamment commandé l’escadron 1/12 Cambrésis, à Cambrai justement –, il succède à deux colonels issus de la reconnaissance, Cyrille Duvivier (2013 à 2015) et Sébastien Mazoyer (2015 à 2017). Le colonel Duvivier était d’ailleurs présent à la prise de commandement, tout comme le général Pascal Delerce, commandant de la BA 705 de juin 2009 à août 2011.

Issu de la promotion 1993 « Général-Capillon » de L’École de l’air, il aura 45 ans cette année.

Quatre Alpha-Jet ont survolé le défilé alors que Jim, qui fait les présentations d’Alphajet Solo display avec Filou, a effectué son programme en fin de défilé.

Voir le diaporama de Julien Pruvost, sur le site de La Nouvelle République.

La page Facebook de la base aérienne 705

La page Facebook d’Alphajet Solo display

 

 

Le RF-8 inauguré à Angers

François Tulasne nous a quittés

Dans la Nouvelle République du 15 juillet 1950.

Tous ceux qui se sont intéressés au Normandie-Niemen ont un jour croisé sa route et celle de ses archives. Mais pas seulement. Fils de Jean Tulasne (MPF), petit-fils de François Tulasne (MSAC), petit neveu du général Joseph Tulasne, François n’avait pas fait son service militaire dans l’armée de l’air, expliquant qu’avec un nom comme le sien cela n’aurait pas fait sérieux. Curieux de tout, plein d’humour, parfait camarade, François était toujours prêt à nous aider dans nos recherches, et le premier à se réjouir de ce qu’on avait écrit. Il était admiratif du culte que les Russes portaient au pilote du Normandie-Niemen en général, à son père en particulier et s’efforçait d’entretenir l’amitié entre les deux pays. François Tulasne est décédé samedi. Ses obsèques religieuses seront célébrées vendredi 18 août en l’église Sainte-Thérèse, à Nantes (10 h) où il demeurait.

Didier Lecoq

 

Louis Geoffroy a eu 100 ans

Louis Geoffroy est sans doute l’un des plus anciens pilotes de tourisme brevetés. Il est né le 4 mai 1917, à Lizant dans la Vienne. Il a donc fêté ses 100 ans, début mai, à Sainte-Gemmes-sur-loire, en Anjou, où il réside.

Louis Geoffroy

Brevet n°12.770.

Louis Geoffroy a obtenu son brevet de pilote de tourisme le 25 octobre 1938, à Tours (n°12.770). Il vivait alors à Saint-Cyr-sur-Loire. Issu du monde agricole – domestique de ferme –, c’est l’aviation populaire qui lui a permis de vivre son rêve. Le journal Ouest France, sous la plume de Benoît Robert, lui a consacré un article dans son édition du vendredi 12 mai (lire l’article). Louis Geoffroy a fait partie des premiers élèves de la Section d’aviation populaire de Tours à obtenir leur brevet. Ils étaient plusieurs de la SAP Air-Touraine, à voir leur 1er degré homologué ce 25 octobre 1938 : Eugène Bois (12.765) et Pierre Moreau (12.766). Louis Geoffroy aurait pu faire comme Albert Bouguereau (sur Albert Bouguereau), breveté l’année précédente, qui s’est engagé, a passé son brevet militaire puis a terminé sa formation juste à temps pour combattre au sein de la 51e escadre de Tours.

Louis Geoffroy a plutôt choisi l’option courte, est devenu mitrailleur, comme Jean Desneux (breveté le 28 octobre 1937). Tous les deux se sont retrouvés à la 31e escadre de Tours et ont participé ensemble aux bombardements sur LéO 451 contre les colonnes blindées allemandes en mai 1940, du côté de Montcornet ou Roye. Derrière leur canon HS-404 et son tambour de 60 obus… Abattu, Jean Desneux y a laissé sa santé et sa vie puisqu’il est décédé en 1946 à Tours des suites de ses blessures. D’autres de la SAP Air-Touraine, arrivés plus tard, sont arrivés trop tard pour la bataille de France. Jean Claveau (breveté le 15 novembre 1938) a rejoint les Forces aériennes françaises libres en 1942 pour combattre en 1944 au sein du groupe de chasse 3/3 Ardennes ; Louis Mangeant a été formé aux États-Unis, lui aussi a combattu en 1944-1945, avec le GC 2/6 Roussillon. Jean Besse et Ellis Boutin, brevetés militaires mais démobilisés en 1940, ont combattu bien plus tard, lors de la guerre d’Algérie.

 

Chargé a rendu hommage à Maxime Lenoir

Si on devait ne retenir que deux temps forts de la magnifique journée d’hommages à Maxime Lenoir, enfant de la commune, à l’occasion des cérémonies du 11 Novembre, ce serait d’abord la joie des enfants qui ont chanté la Marseillaise au monument aux morts puis sur le perron de la mairie face à leur école qui depuis quelques minutes portait le nom d’un de ses anciens élèves, Maxime Lenoir. C’était l’aboutissement, pour eux, d’un long travail pédagogique illustré par l’exposition salle Julia Daudet, sous la direction de leur institutrice.

C’est ensuite les applaudissements spontanés après le passage des trois Alpha-Jet de l’école de chasse de Tours (ils sont passés deux fois), symboles d’un investissement précieux de la base aérienne et de l’armée de l’air pour fêter l’un des siens disparu voici 100 ans à Verdun. Présence lors de la cérémonie au monument aux morts avec un piquet d’honneur, présence d’aviateurs en uniforme devant la grille de l’école, présence d’une cabine de Jaguar dans laquelle les enfants ont pu grimper, jusqu’à la conférence-débat du lieutenant-colonel Romain Béthoux, commandant de l’école de chasse de Tours et ancien leader de la Patrouille de France. Et ils étaient nombreux, les anciens de l’armée de l’air, présents autour de la famille dans la salle Mangeant pour la conférence sur Maxime Lenoir.

Didier Lecoq

 

En savoir plus

100 villes, 100 héros, 100 drapeaux, en 2014 Maxime lenoir choisi pour la Touraine pour la commémoration de 1914

A lire

La Guerre aérienne illustrée, sur Gallica. A partir du numéro du 29 mars jusqu’à celui du 3 mai 1917, Jacques Mortane rend hommage à Maxime Lenoir.

Christophe Cony a publié une longue biographie de Maxime Lenoir sur les numéros de septembre-octobre et novembre-décembre de la La revue Avions.

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Un monument pour Jean Tulasne… en Russie

Même si ce n’est pas surprenant de leur part tant les Russes cultivent la mémoire de ceux qui sont morts pour elle, c’est une jolie surprise qu’ils ont faite en juillet, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du commandant Tulasne. Ils ont inauguré un monument érigé à la mémoire du commandant Jean Tulasne, où il a trouvé la mort. Chapeau bas.

Les photos de la cérémonie :

http://orel-region.ru/index.php?head=1&unit=5780

Une jolie vidéo sur la cérémonie :

https://yadi.sk/i/j4IeHXbBjP5sF

La bénédiction du monument.

La bénédiction du monument.

L’aviation militaire en Indre-et-Loire

103392Voici quelques années, Claude Fillet de Jean-Pierre Bezard avaient publié « Cent ans d’aviation civile en Indre-et-Loire ». Suite logique, vient de sortir « L’Aviation militaire en Indre-et-Loire », chez Geste éditions. Ils ont reçu le renfort d’Yves Audren, spécialiste de la détection aérienne… et de moi-même. Il seront présents ce week-end pour le meeting du Centenaire.

Le synopsis de Geste éditions :

Voici la rétrospective de l’aviation militaire en Indre-et-Loire de ses débuts à nos jours. 4 spécialistes de la question, reviennent sur l’histoire de la base aérienne 705 à Tours, créée en 1915 par l’Armée de l’Air, mais aussi sur celle d’unités aériennes moins connues de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre ou encore de la Gendarmerie. L’histoire des lieux, les événements marquants, les personnages importants (connus ou moins connus)… Vous saurez tout de l’aéronautique militaire en Indre-et-Loire.

  • Réf. : LUP1662
  • Année d’édition : 2015
  • Edition : Brochée
  • Format : 21 x 29,7
  • Isbn : 978-2-36746-338-4
  • Nombre de pages : 288

Prix : € 29,90

Le bon de commande est téléchargeable sur le site de Geste éditions

Meeting du centenaire le 7 juin

L'affiche du meeting

L’affiche du meeting

La base aérienne 705 fête

Alpha Jet E173

L’Alpha Jet E173 avec sa livrée spéciale pour les 100 ans de la base

ses 100 ans (avec un peu d’avance car l’école a été ouverte en novembre 1915) avec un meeting dont le programme est sur Le site du meeting.

 

Une vidéo d’un NOSA sur Facebook et Youtube

Le navigateur officier systèmes d’armes (NOSA) est le bras droit du pilote. Il maîtrise les équipements de pointe tels que ordinateurs de bord, radars, guidage des armements laser… Découvrez le quotidien de Pierre, 22 ans, élève au sein de l’école de chasse sur la base aérienne de 705 de Tours. La vidéo a été réalisée par l’armée de l’air. Elle est visible sur Facebook ou sur Youtube.

100 villes, 100 héros, 100 drapeaux dont Maxime Lenoir

La cérémonie en souvenir du début de la Grande Guerre – 100  Villes, 100 Héros, 100 Drapeaux –, s’est déroulée le vendredi 19 septembre à Tours. Dans le reste de la France, l’opération s’est déroulée le 6 septembre dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre. La date n’a pas été choisie au hasard. Elle correspond au début de la bataille de la Marne. Un hommage a été rendu à Maxime Lenoir et à tous les combattants de la Grande Guerre.

Cent villes de France, une par département, à l’exception de la Marne qui a retenu deux villes, Reims et Châlons-en-Champagne, et des Pyrénées-Atlantiques avec Pau et Bayonne.

La carte de France de l’opération sur le site du ministère de la Défense

Pour l’Indre-et-Loire, Maxime Lenoir avait été retenu avec le 66e régiment d’infanterie, le Six-Six. Mais faute de pouvoir sortir le drapeau des Invalides, c’est celui du 5e cuirassiers qui a été présenté. La Touraine a deux héros puisque le choix de l’Indre s’est porté sur le capitaine Émile Pougnon, né à Civray-de-Touraine qui a vécu à Saint-Denis-Hors (commune rattachée à Amboise). Il repose d’ailleurs dans le carré militaire de cette ville.

Didier Lecoq

Le compte rendu de la cérémonie dans La Nouvelle République du samedi 20 septembre 2014.

Le portrait de Maxime Lenoir publié sur Aéroplane de Touraine en 2005. Sa photo figure en bonne place dans le logo du site, à gauche.

Le portrait de Maxime Lenoir dans La Nouvelle République du 7 août 2014.

Le Touraine est de retour

La cérémonie pour la réactivation de l’escadron de transport 1/61 Touraine, sur la base aérienne de Bricy, se déroulera le 17 septembre. L’escadron a sa page Facebook.

https://www.facebook.com/ET1.61Touraine

Les anciens du Touraine ont également leur page Facebook.