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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

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août 2017
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Archive pour la catégorie ‘Aviation populaire’

Louis Geoffroy a eu 100 ans

Louis Geoffroy est sans doute l’un des plus anciens pilotes de tourisme brevetés. Il est né le 4 mai 1917, à Lizant dans la Vienne. Il a donc fêté ses 100 ans, début mai, à Sainte-Gemmes-sur-loire, en Anjou, où il réside.

Louis Geoffroy

Brevet n°12.770.

Louis Geoffroy a obtenu son brevet de pilote de tourisme le 25 octobre 1938, à Tours (n°12.770). Il vivait alors à Saint-Cyr-sur-Loire. Issu du monde agricole – domestique de ferme –, c’est l’aviation populaire qui lui a permis de vivre son rêve. Le journal Ouest France, sous la plume de Benoît Robert, lui a consacré un article dans son édition du vendredi 12 mai (lire l’article). Louis Geoffroy a fait partie des premiers élèves de la Section d’aviation populaire de Tours à obtenir leur brevet. Ils étaient plusieurs de la SAP Air-Touraine, à voir leur 1er degré homologué ce 25 octobre 1938 : Eugène Bois (12.765) et Pierre Moreau (12.766). Louis Geoffroy aurait pu faire comme Albert Bouguereau (sur Albert Bouguereau), breveté l’année précédente, qui s’est engagé, a passé son brevet militaire puis a terminé sa formation juste à temps pour combattre au sein de la 51e escadre de Tours.

Louis Geoffroy a plutôt choisi l’option courte, est devenu mitrailleur, comme Jean Desneux (breveté le 28 octobre 1937). Tous les deux se sont retrouvés à la 31e escadre de Tours et ont participé ensemble aux bombardements sur LéO 451 contre les colonnes blindées allemandes en mai 1940, du côté de Montcornet ou Roye. Derrière leur canon HS-404 et son tambour de 60 obus… Abattu, Jean Desneux y a laissé sa santé et sa vie puisqu’il est décédé en 1946 à Tours des suites de ses blessures. D’autres de la SAP Air-Touraine, arrivés plus tard, sont arrivés trop tard pour la bataille de France. Jean Claveau (breveté le 15 novembre 1938) a rejoint les Forces aériennes françaises libres en 1942 pour combattre en 1944 au sein du groupe de chasse 3/3 Ardennes ; Louis Mangeant a été formé aux États-Unis, lui aussi a combattu en 1944-1945, avec le GC 2/6 Roussillon. Jean Besse et Ellis Boutin, brevetés militaires mais démobilisés en 1940, ont combattu bien plus tard, lors de la guerre d’Algérie.

 

Bon anniversaire, René Fournier

Ils sont venus d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de France avec leur Fournier. En tout près d’une trentaine d’avions, essentiellement des avions conçus par René Fournier, du RF3 au RF10. Ils sont venus pour les 95 ans du constructeur tourangeau, 160 amis réunis sous un hangar de l’aérodrome d’Amboise-Dierre pour un week-end de convivialité. Voire de fraternité. Moteur.

A lire également

L’article consacré aux 95 ans de René Fournier dans La Nouvelle République

L’article de jean-Marie Klinka pour Aerobuzz

L’article de The Telegraph pour le lâché du prince Harry sur une variante du RF6D construit sous licence en Grande-Bretagne.

Albert Bouguereau, de l’aviation populaire au delta du Tonkin

Le capitaine Albert Bouguereau a trouvé la mort en Indochine, le 30 mars 1954. Il avait participé à la bataille de France dans l’aviation d’assaut, au GB I/51. Il avait également été un des pilotes du B-17 du général Koenig.

Albert Bouguereau, breveté à 19 ans, avec le numéro 9683.

Voler. Un rêve inaccessible pour beaucoup de jeunes au milieu des années 30. Trop cher, surtout en cette période de crise. Puis l’aviation populaire est arrivée qui a créé un vaste élan.

A Tours, le club Air-Touraine, dirigé par le général Muiron, s’est lancé à fond dans le projet. Sans se soucier de politique. Plusieurs centaines de jeunes se sont inscrits. Ils venaient de l’école des cheminots de Saint-Pierre-des-Corps, de familles de commerçants, d’artisans, parfois de milieux plutôt aisés. Albert Bouguereau – Claude pour sa famille – avait suivi une formation d’ajusteur  à Tours après des études au collège Quinot, à Amboise. Son père était régisseur au château de Valmer. (1)

Parmi les premiers à s’inscrire, Albert Bouguereau est parmi les premiers à voler. Il obtient son brevet de tourisme 1er degré, en décembre 1937. Lire la suite de cette entrée »

Du côté de Tobrouk

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La Nouvelle République du 28 juin 1947. (2)

Aéroplane de Touraine est un site d’histoire, pas d’actualité. Mais, bon, il n’est pas interdit de relier le présent au passé. Ne serait-ce que pour rappeler que Victor Lasalle, pilote au 31e régiment d’aviation de Tours est décédé le 15 décembre1929, sur les dunes du golfe de Syrte, lors d’un vol sur un petit avion de transport civil – un NiD-641 – entre Paris et Saigon (1).

Plus près de nous, deux pilotes nés en Touraine ont combattu en Libye, lors de la Seconde Guerre mondiale.

Louis Ferrant est né à Yzeures-sur-Creuse. Il a été pilote à la 3e escadre de chasse, à Châteauroux. Il rallie l’Angleterre le 20 juin 1940 avec une vingtaine de membres de l’école de Saint-Jean-d’Angély. Louis Ferrant a appartenu à la 1re escadrille française de chasse après avoir participé au raid manqué sur Dakar. A Tobrouk, Louis Ferrant a été crédité de deux victoires probables mais des problèmes de vue lui ont interdit de rester opérationnel. Louis Ferrant a été fait Compagnon de la Libération en 1941. Il a terminé la guerre comme instructeur.

Gérard Houdin est né en septembre 1920 à Rigny-Ussé. Il a fait partie de la Section d’aviation populaire de Tours. Trop tard sans doute pour passer le brevet de pilote. Il a suivi les stages radio au sein du groupe R1 en 1938, avec Louis Le Bescam et Hubert Auclair, le quincailler du haut de la Tranchée, à Tours. Gérard Houdin s’est engagé pour trois ans, en juin 1939. En juin 1940, il est à Morlaix où se sont repliées les écoles élémentaires de pilotage du Mans et de Vannes. Il appartient à cette promotion qui décide, suivant en cela le lieutenant Édouard Pinot, de rejoindre l’Angleterre à bord d’un langoustier, le Trébouliste. Après y avoir terminé sa formation de pilote, Gérard Houdin (alias Gaël Jack)  est affecté au 236 puis au 272 Squadron, sur Bristol Beaufighter. Il disparaît le 14 juin 1942 avec son navigateur, le sergeant Amos, au large de Tobrouk, lors d’une mission de protection d’un convoi naval. Sa mère demeurait rue Colbert, à Tours.

Notes

(1) Sa statue, sur sa tombe au cimetière La Salle, de Tours, apparaît dans le bandeau du site.

(2) C’est bien le 14 juin 1942 et non en 1941 comme indiqué par erreur dans l’article que Gérard Houdin est porté disparu. Son avion a été vu en flammes, piquant vers la mer selon Aviateurs de la liberté (Mémorial des Forces Aériennes Françaises Libres), du colonel Henry Lafont, édité par le Service historique de l’armée de l’air en 2002.