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Archive pour la catégorie ‘Aviation civile’

Bon anniversaire, René Fournier

Ils sont venus d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de France avec leur Fournier. En tout près d’une trentaine d’avions, essentiellement des avions conçus par René Fournier, du RF3 au RF10. Ils sont venus pour les 95 ans du constructeur tourangeau, 160 amis réunis sous un hangar de l’aérodrome d’Amboise-Dierre pour un week-end de convivialité. Voire de fraternité. Moteur.

A lire également

L’article consacré aux 95 ans de René Fournier dans La Nouvelle République

L’article de jean-Marie Klinka pour Aerobuzz

L’article de The Telegraph pour le lâché du prince Harry sur une variante du RF6D construit sous licence en Grande-Bretagne.

Robert Poirier, un aviateur sur la route de la Das Reich

Cet aviateur tourangeau est devenu officier de l’Ordre de l’Empire britannique pour avoir contribué, avec son réseau, à ralentir la remontée de la division Das Reich, du Périgord vers la Normandie, il y soixante-dix ans. Le point d’orgue d’une longue carrière.

L’histoire est belle. Elle est racontée par Jacques Poirier – Captain Jack pour la Résistance –, dans son livre La girafe a un long cou (1). Officier du SOE britannique dans le Sud-Ouest (2), il est alors chargé de recueillir un résistant français, officier de surcroit, sur qui l’étau allemand se resserre en Savoie. Méfiant, Jacques Poirier  l’attend dans la cave qui lui sert de bureau, un revolver à portée de main. Et quand il aperçoit, de dos, cet homme descendre l’échelle, son sang ne fait qu’un tour. C’est son père, Robert Poirier. Extraordinaire rencontre du père et de son fils qui conjuguent le verbe résister chacun à l’insu de l’autre. Une histoire d’autant plus rocambolesque que tout le monde, dans le réseau Nestor qu’il dirige, est convaincu que le Captain Jack est anglais. Un double secret qu’ils vont devoir garder jusqu’à la Libération.

Robert Poirier est fait commandeur de la Légion d'honneur, en 1949 à Rabat. Il arbore la Médaille militaire, la Croix de guerre 14-18, la Croix de guerre 39-45, la Médaille de la Libération avec rosette, la médaille de l'Aéronautique, la croix d'officier de l'Empire britannique et la Croix de la vaillance polonaise. (Photo famille Poirier)

Robert Poirier est fait commandeur de la Légion d’honneur, en 1949 à Rabat. Il arbore la Médaille militaire, la Croix de guerre 14-18 (avec palmes et étoile), la Croix de guerre 39-45 (avec palmes et étoile), la Médaille de la Libération avec rosette, la médaille de l’Aéronautique, la croix d’officier de l’Empire britannique et la Croix de la vaillance polonaise. Et il en manque! (Photo famille Poirier)

C’est un nouvel épisode d’une vie déjà riche. Robert Poirier est né à Tours, le 8 octobre 1894, au 10 de la rue Saint-Louis. Ne la cherchez pas. En 1905, elle a changé de nom. Elle est devenue la rue Philippe-le-Bon, pas très loin des Halles. Son père, Édouard, était employé de commerce. Sa mère, Cécile Weil, s’occupait du foyer. Si son père est né à Céré-la-Ronde, en Indre-et-Loire, sa famille paternelle venait un peu du Chinonais mais surtout du sud de la Touraine et notamment Antogny-le-Tillac où son aïeul vivait au début du 18e siècle.

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La première Tourangelle brevetée pilote

Liliane Fragsy

Si les Tourangeaux ont très tôt pu apercevoir la première Française brevetée, Elise Deroche – alias la Baronne de La Roche – lors de la Semaine

Jan Jossinet

d’aviation de Touraine, en 1910, il faut attendre longtemps pour voir une Tourangelle prendre les commandes d’un avion. La première femme brevetée à l’Aéro-Club de Touraine a été Jeanne Laurelli, l’épouse du docteur Jossinet, de Châbris, dans l’Indre, le 19 décembre 1932, brevet de tourisme n°1387. « Jan » Jossinet, originaire de Lambezellec dans le Finistère, avait alors 23 ans.

Il faut encore attendre près d’un an pour voir la première Tourangelle brevetée. Il s’agit de Renée Pinchaud qui, à 30 ans, a obtenu son brevet de pilote de tourisme le 9 octobre 1933 (n°2176). Elle n’était déjà plus en Touraine puisqu’elle demeurait à Bourg-la-Reine. Renée Pinchaud, originaire d’Esvres-sur-Indre (1), connaissait à l’époque une petite célébrité sur scène sous le nom de Liliane Fragsy.

D’autres premières se sont déroulées sur la base aérienne de Tours. Notamment à l’école des moniteurs. Le 12 décembre 1945, Suzanne Melk est la première femme à être brevetée sur Dewoitine D-520 (brevet n°32938) – un avion de chasse pour un brevet qui ne l’est pas, de chasse – devançant d’un souffle Elisabeth Boselli (brevet n°32939 le même jour).

Suzanne Melk (à gauche) et Elisabeth Boselli (à droite). Avec les lunettes, le commandant Duval. (Origine Ernest Louis)

Mais il faudra attendre plus d’un demi-siècle, le 28 mai 1999, pour voir, sur le même terrain, la première femme macaronée à l’école de chasse de Tours. Depuis, elles sont nombreuses à suivre l’exemple de Caroline Aigle. A l’image du lieutenant Mathilde Chapon, de Saint-Cyr-sur-Loire, qui a reçu son brevet de pilote de chasse le 25 juin. La première Tourangelle.

Didier Lecoq

Le lieutenant Chapon, entourée du colonel Cyrille Duvivier, de l'adjoint au maire de Saint-Cyr et du général Serge Soulet, commandant des Forces aériennes. (Photo Didier Lecoq)

Le lieutenant Chapon, entourée du colonel Cyrille Duvivier, de l’adjoint au maire de Saint-Cyr et du général Serge Soulet, commandant des Forces aériennes. (Photo Didier Lecoq)

Notes

(1) Son père, Albert, originaire de La Croix-en-Touraine, était carrier au lieu dit Les Reçais, à Esvres-sur-Indre. Il est décédé en 1914. Sa mère, Léontine Durand était de Civray-de-Touraine.

A lire également

Jan Jossinet a fait le récit de ses débuts dans l’aviation. Lire l’article

Voir également la vidéo sur Caroline Aigle, sur le site de l’INA. Voir la vidéo

“ Nous n’aurions pas cédé notre place ”

En 1934, René Roncin obtient son brevet de pilote avec les Ailes de Touraine, n°3.240. Trois ans après son baptême de l’air. La revue “Air Touraine” publie, en mai 1937, le récit de ses premiers pas dans l’aviation. Voici de larges extraits de… cette véritable déclaration d’amour.

René Roncin.

C’était pendant l’été 1916, j’avais 6 ans, je passais mes vacances chez mon grand-père, dans une propriété qu’il possédait sur les hauteurs de Saint-Symphorien, près de la Petite Arche. Un jour, je vis mes cousins, plus âgés que moi, en conciliabule sous un cèdre, organisant une expédition secrète. Ils voulaient aller au camp de Parçay-Meslay, voir ces aéroplanes, qui toute la journée passaient au-dessus de nos têtes en nous émerveillant, mais dont le bruit des « rototos » nous effrayait bien un peu. J’étais de la partie ; c’est ainsi qu’après deux kilomètres de marche, je vis pour la première fois,  un avion décoller et atterrir. Affirmer que je revins enthousiasmé, c’est beaucoup dire, j’étais surtout très las. Et la famille inquiète de notre absence, guettait notre retour, qui fut un peu « piteux ».

Le lendemain, nous avions tellement donné d’explications enthousiastes sur ce spectacle pour nous imprévu, que quelques jours après, mon grand-père décida que nous irions tous voir les avions, mais cette fois en voiture.

La famille fut immédiatement conquise à l’aviation. Lire la suite de cette entrée »

Bon anniversaire, René Fournier

René Fournier

René Fournier venu saluer ses amis au moment du départ.

Près de vingt-cinq Fournier étaient à Amboise-Dierre, samedi et dimanche. Un rassemblement organisé par le Club Fournier International, à deux pas de Nitray, pour souffler les 90 bougies de René Fournier. Au menu, amitié, convivialité et avions. Alors, bon anniversaire, M. Fournier.

Les photographies ont été prises le dimanche 8 mai, le matin, au moment des départs.

D’autres photos, à ne pas manquer sur Delta Reflex, œuvres de M. Barelli et Damien Defever. Elles ont été prises samedi.

Ainsi qu’un article dans la Nouvelle République.

Tours et la Touraine pour nom de baptême

Le 29 mars 1981, il y a trente ans, la Caravelle F-BHRY Touraine effectuait le dernier vol commercial officiel de cet avion sous les couleurs d’Air France. Petit tour d’horizon des avions qui ont eu Tours ou la Touraine pour nom de baptême.

La Caravelle.

Il faut remonter à l’année 1912 pour espérer voir un avion baptisé Touraine. On ne sait d’ailleurs pas comment il se serait appelé : Indre-et-Loire ou Touraine ? Cette année-là, à l’initiative du Comité national pour l’aviation, une souscription est lancée afin d’acheter des avions pour l’aéronautique (1). Malgré le soutien très actif des journaux tourangeaux, il ne semble pas que la somme nécessaire à l’achat d’un avion ait été réunie pour que le département – et encore moins la ville de Tours – puisse lui donner son nom. L’argent récolté en Touraine s’est donc contenté d’être un de ces petits ruisseaux qui font les grandes rivières (2). Lire la suite de cette entrée »

Rallye et tourisme pour Air Touraine chez Randolph Trafford

En 1937, Richard L’Estrange Malone et Randolph Trafford remportent le Rallye des Grands Vins de Touraine organisé par Air Touraine. Fin août, trois avions ont répondu à l’invitation des pilotes britanniques. La mère de René Roncin en a fait le récit pour la revue du club. C’est cet article que nous reproduisons.

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Le Tour de France du “ Tourbillon ”

Le premier avion acheté par l’Aéro-Club de Touraine (Union) a participé au tour de France 1932. Codé F-ALRE, il avait été baptisé le “ Tourbillon ”.

Battu d’une courte tête. Dans la lutte que se livrent les aéro-clubs d’Indre-et-Loire (1) en 1931, l’Aéro-Club de Touraine a été devancé par son rival, les Ailes de Touraine. En juin, en même temps qu’ils lui choisissaient un nom, les membres des Ailes passaient commande d’un Potez 36 (F-ALFZ) arrivé le 7 juillet, baptisé le 13. Un club devenait propriétaire. Une première en Touraine.

Paul Colin (à gauche) et Robert Dangoise encadrent Pierre Souvent. Avec le béret, Jean Anthonioz. A droite, Maillot. (Archives Aéro-Club de Touraine)

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20.000 km en Afrique pour le député tourangeau

Drôle de Nouvel An pour Louis Proust. Le 31 décembre 1927, c’est assis à l’arrière d’un Breguet 19 qu’il voyagea vers l’Afrique. Parmi ses objectifs : étudier la création d’un service postal en AOF.

Ah ! le ciel d’Afrique. Ils en ont rêvé. Le premier en Touraine fut sans doute le comte René Le More, en 1912. Il voulait traverser le Sahara en aéroplane, mais se contenta – si l’on peut dire – de le traverser à pied (aller et retour). Il revint en Afrique un an plus tard comme administrateur colonial. Pour y mourir (1).

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“ Moi aussi je fais de l’avion ”

L’auteur nous est inconnu, hormis ses initiales : Y.L. Ce petit texte a été publié le 15 mai 1931 par la Touraine Républicaine. Son objectif : donner envie de passer son baptême de l’air. A l’occasion de la Grande Semaine, l’Aéro-Club de Touraine avait fait venir un Farman. Le constructeur avait dépêché un pilote, Henri Guy, et un mécanicien, André Bruneau.

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Aux Ailes de Touraine le premier avion de tourisme

Ce devait être l’année de la fusion. Et c’est le début de la bataille de Touraine qui, pendant quatre ans, a agité les cieux. En 1931, un nouveau club voit le jour, avec l’aviation de tourisme comme credo. Mais plaie d’argent lui sera mortelle.

Le premier avion de tourisme d'un aéro-club : le Potez 36 F-ALFZ, ici à Parçay-Meslay. (Collection Aéro-Club de Touraine)

Lorsque le 29 mai 1930, Laurent-Eynac, ministre de l’Air, quitte la Fête du 31e régiment (1)(2, il emporte avec lui la promesse que les deux clubs d’aviation d’Indre-et-Loire – l’Aéro-Club de Touraine et l’Aviation-Club de Touraine – vont bientôt n’en faire qu’un. De fait, les choses se précipitent. Le 10 janvier 1931, reprenant le dossier n°184 de l’Aéro-Club, naît… l’Aéro-Club de Touraine (union de l’Aéro-Club et de l’Aviation-Club)(2). Mais les aérostiers dont l’avenir de l’aviation n’est sans doute pas le souci premier, ne l’entendent pas ainsi. Dans le ciel d’Indre-et-Loire, 2 moins 1 ne vont pas faire 1 mais 3.

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Henri Lemaître, une vie consacrée à l’aviation… et à Breguet

Breveté en 1912, le Tourangeau a définitivement replié ses ailes en 1931. Vingt années seulement mais plusieurs vies : as du bombardement crédité de deux victoires, précurseur de l’Aéropostale, pilote-essayeur, recordman du monde de distance en ligne droite, conseiller technique en Bolivie…

Henri Lemaître, à la fin de la guerre.

En ce 15 février 1913, ils se sont mis sur leur trente-et-un pour poser, en famille, devant les photographes. Ils sont aux côtés de leur fiston de pilote, au pied du Maurice-Farman. Ce samedi, sur le champ de manœuvres du Menneton, la famille Lemaître a de quoi être fière. Henri, le premier pilote breveté de l’Aéro-Club de Touraine, n° 1168 du 6 décembre 1912 (18 ans depuis le 6 juillet), est à Tours pour passer la seconde épreuve de son brevet militaire : Étampes – Tours et retour.

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