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31e escadre de bombardement

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Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour la catégorie ‘Portraits’

Bon anniversaire, René Fournier

Ils sont venus d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de France avec leur Fournier. En tout près d’une trentaine d’avions, essentiellement des avions conçus par René Fournier, du RF3 au RF10. Ils sont venus pour les 95 ans du constructeur tourangeau, 160 amis réunis sous un hangar de l’aérodrome d’Amboise-Dierre pour un week-end de convivialité. Voire de fraternité. Moteur.

A lire également

L’article consacré aux 95 ans de René Fournier dans La Nouvelle République

L’article de jean-Marie Klinka pour Aerobuzz

L’article de The Telegraph pour le lâché du prince Harry sur une variante du RF6D construit sous licence en Grande-Bretagne.

Robert Poirier, un aviateur sur la route de la Das Reich

Cet aviateur tourangeau est devenu officier de l’Ordre de l’Empire britannique pour avoir contribué, avec son réseau, à ralentir la remontée de la division Das Reich, du Périgord vers la Normandie, il y soixante-dix ans. Le point d’orgue d’une longue carrière.

L’histoire est belle. Elle est racontée par Jacques Poirier – Captain Jack pour la Résistance –, dans son livre La girafe a un long cou (1). Officier du SOE britannique dans le Sud-Ouest (2), il est alors chargé de recueillir un résistant français, officier de surcroit, sur qui l’étau allemand se resserre en Savoie. Méfiant, Jacques Poirier  l’attend dans la cave qui lui sert de bureau, un revolver à portée de main. Et quand il aperçoit, de dos, cet homme descendre l’échelle, son sang ne fait qu’un tour. C’est son père, Robert Poirier. Extraordinaire rencontre du père et de son fils qui conjuguent le verbe résister chacun à l’insu de l’autre. Une histoire d’autant plus rocambolesque que tout le monde, dans le réseau Nestor qu’il dirige, est convaincu que le Captain Jack est anglais. Un double secret qu’ils vont devoir garder jusqu’à la Libération.

Robert Poirier est fait commandeur de la Légion d'honneur, en 1949 à Rabat. Il arbore la Médaille militaire, la Croix de guerre 14-18, la Croix de guerre 39-45, la Médaille de la Libération avec rosette, la médaille de l'Aéronautique, la croix d'officier de l'Empire britannique et la Croix de la vaillance polonaise. (Photo famille Poirier)

Robert Poirier est fait commandeur de la Légion d’honneur, en 1949 à Rabat. Il arbore la Médaille militaire, la Croix de guerre 14-18 (avec palmes et étoile), la Croix de guerre 39-45 (avec palmes et étoile), la Médaille de la Libération avec rosette, la médaille de l’Aéronautique, la croix d’officier de l’Empire britannique et la Croix de la vaillance polonaise. Et il en manque! (Photo famille Poirier)

C’est un nouvel épisode d’une vie déjà riche. Robert Poirier est né à Tours, le 8 octobre 1894, au 10 de la rue Saint-Louis. Ne la cherchez pas. En 1905, elle a changé de nom. Elle est devenue la rue Philippe-le-Bon, pas très loin des Halles. Son père, Édouard, était employé de commerce. Sa mère, Cécile Weil, s’occupait du foyer. Si son père est né à Céré-la-Ronde, en Indre-et-Loire, sa famille paternelle venait un peu du Chinonais mais surtout du sud de la Touraine et notamment Antogny-le-Tillac où son aïeul vivait au début du 18e siècle.

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La première Tourangelle brevetée pilote

Liliane Fragsy

Si les Tourangeaux ont très tôt pu apercevoir la première Française brevetée, Elise Deroche – alias la Baronne de La Roche – lors de la Semaine

Jan Jossinet

d’aviation de Touraine, en 1910, il faut attendre longtemps pour voir une Tourangelle prendre les commandes d’un avion. La première femme brevetée à l’Aéro-Club de Touraine a été Jeanne Laurelli, l’épouse du docteur Jossinet, de Châbris, dans l’Indre, le 19 décembre 1932, brevet de tourisme n°1387. « Jan » Jossinet, originaire de Lambezellec dans le Finistère, avait alors 23 ans.

Il faut encore attendre près d’un an pour voir la première Tourangelle brevetée. Il s’agit de Renée Pinchaud qui, à 30 ans, a obtenu son brevet de pilote de tourisme le 9 octobre 1933 (n°2176). Elle n’était déjà plus en Touraine puisqu’elle demeurait à Bourg-la-Reine. Renée Pinchaud, originaire d’Esvres-sur-Indre (1), connaissait à l’époque une petite célébrité sur scène sous le nom de Liliane Fragsy.

D’autres premières se sont déroulées sur la base aérienne de Tours. Notamment à l’école des moniteurs. Le 12 décembre 1945, Suzanne Melk est la première femme à être brevetée sur Dewoitine D-520 (brevet n°32938) – un avion de chasse pour un brevet qui ne l’est pas, de chasse – devançant d’un souffle Elisabeth Boselli (brevet n°32939 le même jour).

Suzanne Melk (à gauche) et Elisabeth Boselli (à droite). Avec les lunettes, le commandant Duval. (Origine Ernest Louis)

Mais il faudra attendre plus d’un demi-siècle, le 28 mai 1999, pour voir, sur le même terrain, la première femme macaronée à l’école de chasse de Tours. Depuis, elles sont nombreuses à suivre l’exemple de Caroline Aigle. A l’image du lieutenant Mathilde Chapon, de Saint-Cyr-sur-Loire, qui a reçu son brevet de pilote de chasse le 25 juin. La première Tourangelle.

Didier Lecoq

Le lieutenant Chapon, entourée du colonel Cyrille Duvivier, de l'adjoint au maire de Saint-Cyr et du général Serge Soulet, commandant des Forces aériennes. (Photo Didier Lecoq)

Le lieutenant Chapon, entourée du colonel Cyrille Duvivier, de l’adjoint au maire de Saint-Cyr et du général Serge Soulet, commandant des Forces aériennes. (Photo Didier Lecoq)

Notes

(1) Son père, Albert, originaire de La Croix-en-Touraine, était carrier au lieu dit Les Reçais, à Esvres-sur-Indre. Il est décédé en 1914. Sa mère, Léontine Durand était de Civray-de-Touraine.

A lire également

Jan Jossinet a fait le récit de ses débuts dans l’aviation. Lire l’article

Voir également la vidéo sur Caroline Aigle, sur le site de l’INA. Voir la vidéo

20.000 km en Afrique pour le député tourangeau

Drôle de Nouvel An pour Louis Proust. Le 31 décembre 1927, c’est assis à l’arrière d’un Breguet 19 qu’il voyagea vers l’Afrique. Parmi ses objectifs : étudier la création d’un service postal en AOF.

Ah ! le ciel d’Afrique. Ils en ont rêvé. Le premier en Touraine fut sans doute le comte René Le More, en 1912. Il voulait traverser le Sahara en aéroplane, mais se contenta – si l’on peut dire – de le traverser à pied (aller et retour). Il revint en Afrique un an plus tard comme administrateur colonial. Pour y mourir (1).

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Henri Lemaître, une vie consacrée à l’aviation… et à Breguet

Breveté en 1912, le Tourangeau a définitivement replié ses ailes en 1931. Vingt années seulement mais plusieurs vies : as du bombardement crédité de deux victoires, précurseur de l’Aéropostale, pilote-essayeur, recordman du monde de distance en ligne droite, conseiller technique en Bolivie…

Henri Lemaître, à la fin de la guerre.

En ce 15 février 1913, ils se sont mis sur leur trente-et-un pour poser, en famille, devant les photographes. Ils sont aux côtés de leur fiston de pilote, au pied du Maurice-Farman. Ce samedi, sur le champ de manœuvres du Menneton, la famille Lemaître a de quoi être fière. Henri, le premier pilote breveté de l’Aéro-Club de Touraine, n° 1168 du 6 décembre 1912 (18 ans depuis le 6 juillet), est à Tours pour passer la seconde épreuve de son brevet militaire : Étampes – Tours et retour.

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Elles de Touraine

6 décembre 1912, Henri Lemaître devient le premier membre de l’Aéro-Club de Touraine breveté. 8 novembre 1932, Jan Jossinet fait de même chez les femmes. Elle a fait le récit de sa formation.

Et les femmes dans l’aviation ? La première à voler dans le ciel de Touraine a été Raymonde de Laroche (Elise Deroche), première femme brevetée dans le monde (n°36 de l’Aéro-Club de France), pour le dernier jour de la Semaine de Touraine, en mai 1910. Un tout petit tour de piste pour récupérer sa prime d’engagement (1).

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Le looping du directeur de “ la Touraine Républicaine ”

André Chevalier avait attiré l’attention avant le meeting de 1922, en demandant son annulation à quelques heures de l’ouverture. En cause, une publicité pour le journal Le Merle Blanc qu’il accusait de propagande communiste ! Deux années plus tard, l’incident est oublié. Et lors du meeting de 1924, à la Gloriette, Pitot sur un Amiot-SECM l’emmène faire un peu de voltige dans le ciel de Tours. Récit.

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Louis Agnus, millionnaire… en kilomètres

Parisien de naissance, Louis Agnus avait choisi Amboise pour sa retraite. Il y est inhumé. Quelques années avant sa mort, la revue Icare, qui consacrait deux numéros à Air Union, lui avait demandé de raconter quelques souvenirs de sa longue carrière. Suivez le guide.

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Paris – Dakar en Goliath avec Maurice Guillemot

C’est à Bléré que Maurice Guillemot, originaire de Paris, est décédé. Au sortir de la Première Guerre mondiale, il avait participé à la tentative malheureuse de liaison entre Paris et Dakar avec un Farman Goliath. Il en avait fait le récit dans la revue Je Sait Tout, en 1919.

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