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Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour la catégorie ‘Avions’

Les avions qui ont un Tourangeau pour nom de baptême (2)

C’est surtout après la Seconde Guerre mondiale que des avions ont reçu des noms de baptême. Il s’agissait d’honorer des membres de l’Aéro-Club qui ont trouvé la mort pendant le guerre. Cela concerne au moins quatre avions, de modèles différents. Et quatre pilotes : Paul Colin, Jean Tulasne, Paul Chocheprat et sans doute Jean Boy.

Le premier volet était consacré au MS-315 « Paul Colin ». La page est à lire ici. Deuxième volet, Jean Tulasne, le commandant de l’escadrille Normandie en Russie, après avoir dirigé l’Alsace.

Didier Lecoq

Piper J3 C65 Cub F-BDTO « Commandant Jean-Louis Tulasne »

Après la promotion 1944 de pilotes, à Châteauroux, le commandant Tulasne a donné son nom à un Piper Cub, le F-BDTO, n°12.223. Contrairement à ce qui est écrit sur le capot moteur de l’avion, le commandant Tulasne ne se prénommait pas Jean-Louis mais Jean, seulement, Louis étant son second prénom.

Le F-BDTO est actuellement en Suisse où il est immatriculé HB-OXY. Selon le registre des immatriculations suisses, il appartient à  Frédéric Chapuis, près de Lausanne. Une photo, qui a bientôt trente ans, le montre sous les couleurs helvétiques. Le F-BDTO sur Air Britain

 

Tours et la Touraine pour nom de baptême

Le 29 mars 1981, il y a trente ans, la Caravelle F-BHRY Touraine effectuait le dernier vol commercial officiel de cet avion sous les couleurs d’Air France. Petit tour d’horizon des avions qui ont eu Tours ou la Touraine pour nom de baptême.

La Caravelle.

Il faut remonter à l’année 1912 pour espérer voir un avion baptisé Touraine. On ne sait d’ailleurs pas comment il se serait appelé : Indre-et-Loire ou Touraine ? Cette année-là, à l’initiative du Comité national pour l’aviation, une souscription est lancée afin d’acheter des avions pour l’aéronautique (1). Malgré le soutien très actif des journaux tourangeaux, il ne semble pas que la somme nécessaire à l’achat d’un avion ait été réunie pour que le département – et encore moins la ville de Tours – puisse lui donner son nom. L’argent récolté en Touraine s’est donc contenté d’être un de ces petits ruisseaux qui font les grandes rivières (2). Lire la suite de cette entrée »

15 février 1961, T-33 et Ouragan quittent Meknès pour Tours

En Touraine, ce n’est plus un secret depuis le 8 février. Depuis la cérémonie pour l’arrivée du lieutenant-colonel Guillemin de Montplanet et le départ du colonel Fouchier, commandant la base aérienne de Tours : la 30e escadre de chasse tout temps quitte Tours pour Reims. Elle est remplacée par l’école de chasse de Meknès. Quelques jours plus tard, le 15 février – il y a donc 50 ans –, 75 avions quittent le Maroc pour la Touraine.  Il y a 45 T-33 – dont le 044 (WL) sans doute piloté par Roger Parodi, moniteur de l’école de chasse – et 30 MD-450 Ouragan. Roger Parodi met 2 h 25 min pour parcourir la distance.

Deuxième vague de départ le 23 février  avec 10 T-33 et 18 Ouragan. Cette fois, Roger Parodi est en MD-450 Ouragan, le premier chasseur à réacteur entièrement de conception française. Cet avion, le n°154, codé UU (F-TEUU) est particulier. C’est l’avion magasin, celui sur lequel on se sert quand il manque une pièce. A l’origine, cet avion devait être laissé à Meknès. Il n’en a rien été. Roger Parodi le conduit de Meknès à Tours, en deux jours, avec escales notamment à Oran et Cazaux.

Cet Ouragan terminera sa carrière sur un pylône, en exposition statique à la base de Tours. Restauré par les mécaniciens de la base, il quitte définitivement Tours pour faire son entrée, le 12 octobre 1978, au musée de l’Air, au Bourget. Il y est encore même s’il a perdu ses couleurs de l’école de chasse.

Ce 50e anniversaire de l’école de chasse à Tours sera marqué par la sortie d’un numéro collecteur d’Alpha 705 et une cérémonie, le jeudi 9 juin 2011.

On devine, sous le marquage des Sioux, le UU de Tours. Il est actuellement au musée de l'Air, au Bourget. (Photo Pyperpote)

Le site de Pyperpote

Le Tour de France du “ Tourbillon ”

Le premier avion acheté par l’Aéro-Club de Touraine (Union) a participé au tour de France 1932. Codé F-ALRE, il avait été baptisé le “ Tourbillon ”.

Battu d’une courte tête. Dans la lutte que se livrent les aéro-clubs d’Indre-et-Loire (1) en 1931, l’Aéro-Club de Touraine a été devancé par son rival, les Ailes de Touraine. En juin, en même temps qu’ils lui choisissaient un nom, les membres des Ailes passaient commande d’un Potez 36 (F-ALFZ) arrivé le 7 juillet, baptisé le 13. Un club devenait propriétaire. Une première en Touraine.

Paul Colin (à gauche) et Robert Dangoise encadrent Pierre Souvent. Avec le béret, Jean Anthonioz. A droite, Maillot. (Archives Aéro-Club de Touraine)

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Les Potez 25 de Tours victimes d’une légende tenace

Rendons au Potez 25 la place qui fut la sienne… Le Breguet 19 n’a jamais été l’avion d’armes du 31e RAO. C’était le Potez 25, le successeur du 15, l’avion des Victor Lasalle, Gustave Duroyon, Jacques Morisseau, William Hostein, François Tulasne, et de bien d’autres… Dès les premiers jours de 1927, des Potez 25 survolaient la Touraine.

« Mon Général

« J’ai l’honneur de vous faire connaître que j’ai terminé les essais officiels, devant le Service technique de l’Aéronautique, de mon appareil type 25-A2 équipé avec le moteur Lorraine 450 CV. » Ainsi commence un courrier d’Henry Potez, adressé le 26 mai 1925, depuis son usine de Levallois, au général Dumesnil, responsable de l’Aéronautique au ministère de la Guerre.(1)

Un Potez 25 à Tours. Son code se termine par 98. (Didier Lecoq)

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Le Spit de Tours

Après dix années de bons et loyaux services à l’entrée de la base de Tours, le Spitfire GW°B aux couleurs du 340 Squadron « Ile de France » est allé rejoindre le Musée de l’air du Bourget en 1978. Mais avant, il a fallu le restaurer. Les photos sont de Pierre Fitou.

Mai 1967 – Octobre 1978. Entre ces deux dates, une parenthèse dans la vie du Spitfire Supermarine Mk XVI RR263 codé GW°B qui se trouve actuellement au Musée de l’air au Bourget. Dix années pour ce Spit sorti en 1944 des usines de Castle Bromwich de Birmingham, en Angleterre, qui lui valent le surnom de « Spit de Tours ».

Pendant dix années, c’est lui – mais il n’était pas tout seul – qui était exposé près de l’entrée de la base de Tours, sous les couleurs du Squadron 340 « Ile-de-France ». Délicate attention de la Grande-Bretagne en souvenir des pilotes français qui avaient combattu à ses côtés lors de la Seconde Guerre mondiale.

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Le “ Rescapé ” échappe au tourbillon de la guerre

Le Caudron 230 d’Air Touraine a passé la guerre caché dans une ferme. Le 4 octobre 1944, arborant cocardes et Croix de Lorraine, il se posait sur le terrain où il avait servi à la formation des jeunes pilotes.

Vu dans la revue Air-Touraine d'avril 1939.

L’histoire du Caudron 230 d’Air Touraine n’est pas simple à suivre. Cet avion, précurseur du Luciole, a d’abord été la propriété de Maryse Bastié. Lorsqu’elle a battu le record du monde féminin de distance en ligne droite, les 28 et 29 juin 1931 (2.976 km, d’Orly à la région de Nijni-Novgorod, en URSS, en 30 heures) avec un Klemm-Salmson, Guy Bart – son moniteur – lui a fait un brin de conduite. Il était aux commandes de ce Caudron 230 (1). Le voyage s’est mal terminé pour Guy Bart, victime d’un accident au moment d’atterrir en Belgique. Et plus encore pour le F-ALDF dont le journal Les Ailes annonçait qu’il avait été détruit. Il faut croire que non. Lire la suite de cette entrée »