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31e escadre de bombardement

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Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

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Archive pour la catégorie ‘La base aérienne de Tours’

Nicolas Bouisson, le mitrailleur provençal devenu pilote

Montlouis est au sud. Au sud de la Loire. Le Grand Nord pour Nicolas Bouisson, originaire du Var. Il a appris à piloter en Touraine. Et il y a fait sa vie.

Nicolas Bouisson

Nicolas Bouisson devant un Voisin LAS de l’escadrille VB 106, après son exploit. Les six bombes sont prêtes à être chargées. (Origine Nicolas Bouisson via son petit-fils Pascal Ordoquy)

En juillet 1937, la revue Air Touraine, organe de l’aéro-club tourangeau du même nom, reproduit un article envoyé par Eugène Rouzier-Dorcières au journal Le Petit Marseillais le 17 juin 1915. Eugène Rouzier-Dorcières était journaliste et écrivain. Il avait publié un livre « Sur le pré, souvenirs de duels ». Il avait été escrimeur et aurait organisé plus de 200 duels, une activité à la mode à cette époque. Il était provençal, comme Nicolas Bouisson, puisqu’il était originaire de Meyrargues, dans les Bouches-du-Rhône. Il est décédé à Gap, le 5 décembre 1916, « d’une maladie contractée au cours des opérations ». Il était sergent bombardier. Le 17 juin 1915, il relate l’exploit de Nicolas Bouisson sous le titre: « Le mitrailleur provençal sauve le pilote blessé ».

Charpentier en fer

Mais auparavant,précisons le contexte.

Nicolas Bouisson est né en 1891 à Toulon. Orphelin, il habitait avec son oncle à La Seyne-sur-Mer. Celui-ci était contremaître aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, la plus ancienne des sociétés françaises de constructions navales. Nicolas Bouisson y était charpentier en fer.

Il a été incorporé comme mécanicien fin 1912 pour son service militaire. Notamment à Avord jusqu’en mai 1914 puis dans une école de pilotage en région parisienne. Au début de la guerre, Nicolas Bouisson était affecté comme mécanicien à l’escadrille V 29 (sur Voisin, donc), escadrille dissoute sous cette forme le 17 mai 1915. « Là, ne croyez pas qu’il fut uniquement un mécanicien. Avec son accent chantant et son esprit de décision et d’énergie, il monta souvent en appareil comme mitrailleur. C’est par les yeux qu’il fit son apprentissage de pilote », a écrit notre escrimeur-bombardier.

Mécanicien à Avord. Il est au deuxième rang, au centre. (Origine Nicolas Bouisson via son petit-fils Pascal Ordoquy)

Nicolas Bouisson était alors affecté à l’escadrille VB 106, avec le capitaine René Roux (1), lui aussi de la 29. Ils partaient dès le lendemain de son arrivée, en fin d’après-midi, bombarder la gare de Somain, à l’est de Douai, et Farbus, au sud de Lens, sur le chemin du retour à Humières. « Ils abandonnent car l’appareil ne monte pas », est-il noté dans le Journal de marche et d’opérations au GB 2. Jusqu’au 13 juin, objet de la lettre de Rouzier-Dorcières, Roux et Bouisson effectuent dix bombardements. La gare de Cambrai, des voies ferrées, des batteries d’artillerie, le Drachen (2) de Vimy, le terrain d’aviation de La Brayelle, terre d’envol de la famille Breguet mais qui était occupé par les Allemands, etc. Souvent dès les premières lueurs, rarement en fin d’après-midi. Car la VB 106 était une escadrille de bombardement de jour. Elle formait, avec les VB104 et VB105, le GB2. Et il y avait du beau monde, rien qu’à la VB 106 : le capitaine François de Castel (3), le sergent Pierre Beauté (4) et un adjudant qui volait parfois seul, qui partait en chasse avec son Voisin dès qu’il voyait un Allemand, Charles Nungesser. L’avion était le Voisin III puis un Voisin LAS, un biplan à moteur propulsif tout juste capable de dépasser les 100 km/h, qui plafonnait à 3000 m et emportait 60 kg de bombes… Vu la vitesse et la hauteur, une belle cible pour la DCA. Et dès que la chasse allait pointer son nez, son moteur à l’arrière en faisait une proie facile. Lire la suite de cette entrée »

Les commandants de l’École de chasse

Petit inventaire des commandants de l’École de l’aviation de chasse. Sur les tableaux qui se trouvent dans les locaux de l’École, à Tours, la liste commence à Meknès. Peut-être y a-t-il eu un autre commandant en 1943, à Marrakech, avant Saint-Albin. Dans cette liste manque le lieutenant-colonel Tomy Papin, fin 1944. Et un ou deux noms écorchés.

La carte de vœux 1959 de l’École de chasse. Il manque un « L » à Martel. (Didier Lecoq)

En avril 1943 est créée à Marrakech, au Maroc, une section « chasse » constituée d’une seule escadrille sur Curtiss H-75 A, déjà vétérans de la guerre. En juillet une seconde escadrille voit le jour avec les Dewoitine D.520 du groupe de chasse 3/6 qui a été rééquipé en matériel américain. Une troisième escadrille suit, toujours à Marrakech, sur A.24 Dauntless. A la fin de l’année, ce qui n’est pas encore l’École de chasse est transférée à Meknès, le terrain de Marrakech étant surchargé. Le 10 janvier 1944, les trois escadrilles mais aussi tout un inventaire d’avions militaires déménage à Meknès avec le lieutenant-colonel de Saint-Albin à sa tête. Bios express des commandants de l’École de chasse. Sans s’étendre sur ceux dont la carrière est encore en cours.

Didier Lecoq Lire la suite de cette entrée »

Le bref passage à Tours de Roger Saussol

Un pilote de chasse dans la Seconde Guerre mondialeCrédité de cinq victoires en mai 1940, Roger Saussol était venu en Touraine avec l’escadrille des Chimères en 1934.

Ce n’est qu’un petit paragraphe dans la carrière de Roger Saussol. Quelques lignes qui témoignent de la présence des escadrilles des Cigognes, à Tours, au milieu des années 30. Roger Saussol était à la 5e escadrille du 2e régiment d’aviation de chasse – la Spa 65, l’escadrille des Chimères –  lorsqu’il a quitté Strasbourg pour la Touraine. Il a repris son envol avant celui de la 2e escadre fin 1936. En janvier 1935, il a rejoint Bizerte et le 4e GAA (escadrille Spa 93) où il a retrouvé les Ni-D.622 avant d’y découvrir le Dewoitine D.510.

Son fils, Alain Saussol a publié un livre qui dépasse très largement le cadre familial : « Un pilote de chasse dans la Seconde Guerre mondiale – Mes combats, ma captivité » (1), aux éditions L’Harmattan (collection Graveurs de Mémoire). Il y retrace la carrière de son père, originaire de Salmiech, dans l’Aveyron, ses débuts dans l’aviation comme mécanicien, au 3e régiment de chasse de Châteauroux, son passage à Tours puis à Bizerte, en Tunisie.

Le récit de Roger Saussol commence en 1939 avec les premiers signes de la guerre. Il a participé à la campagne de France, toujours avec la Spa 93 au sein du groupe de chasse III/1, sur Morane-Saulnier MS.406. Il a obtenu cinq victoires. Il y a côtoyé deux futurs pilotes du Normandie-Niemen, Albert Durand et Pierre Dechanet, bien d’autres encore. Roger Saussol a été abattu le 26 mai 1940, sévèrement brûlé (2) et fait prisonnier. S’ensuivit la captivité, jusqu’en 1941 où il est libéré pour raisons sanitaires. Mis en congé d’armistice il a participé à la libération de Millau au sein de la Résistance avant de reprendre sa place dans l’armée de l’air.

Tout au long de sa carrière, Roger Saussol a pris des photos. De nombreuses sont dans le livre. Merci à son fils de nous en avoir envoyé quelques-unes. Elles ont permis de faire le lien avec d’autres photos, trouvées sur Internet, sans nom d’auteur mais bien légendées au dos, et de mettre un nom : Faublée. Mais pas encore un prénom.

Didier Lecoq

Les documents de Roger Saussol
Les documents de René (?) Faublée
Profil de Patrice Gaubert.

Profil de Patrice Gaubert (3)

Lire également

Quand les Cigognes faisaient leur NiD en Touraine > Lire

Le site de Patrice Gaubert, rurique Profils > Patrice Gaubert

Des photos de la Spa 65 sur le site Traditions-Air, de Henri Guyot > Voir

Notes

(1) Roger Saussol, Un pilote de chasse dans la Seconde Guerre mondiale, aux Éditions L’Harmattan, 20 € en version brochée, 14,99 € en PDF compatible avec toutes les liseuses.

(2) En 1942 il est à l’hôpital de Montpellier avec d’autres grands brûlés dont Abel Verna, originaire de Balesmes, dans le sud de l’Indre-et-Loire, et pilote au GB 1/31 capturé et fusillé par les supplétifs de l’armée allemande avec le maquis le l’Ain.

(3) Ce profil a été publié dans le livre sur l’histoire de la BA 705 (Jean-Pierre Bézard, Michel Fillet, Yves Audren et Didier Lecoq). Lien

 

De l’Aéro-Club de Touraine à l’École de chasse de Tours

Maracaronage à Tours

Brevet sur la poche, direction Cazaux. (Photo Didier Lecoq)

Ces occasions sont assez rares. Ce n’est pas dans toutes les promotions qu’un jeune pilote qui a commencé dans un aéroclub tourangeau peut décrocher son macaron de pilote de chasse à deux coups d’ailes de chez lui.

Paul G. a depuis toujours eu envie de voler, au point d’en faire son métier. Originaire de Sainte-Maure-de-Touraine, il lui suffisait de lever les yeux pour voir passer des Alpha-Jet. Mais d’abord, direction l’Aéro-Club de Touraine. Sur Robin, c’est déjà ça.

Il aurait pu s’arrêter là. Après son baccalauréat à Joué-lès-Tours, Paul G. a choisi de prendre un peu de temps pour s’assurer un avenir en passant un DUT de génie mécanique. Avant de tenter d’entrer dans l’armée de l’air.

Il y a deux voies pour devenir pilote dans l’armée : l’École de l’air pour les forts en thème, les futurs cadres, ou devenir officier sous contrat. Là, c’est moins difficile d’y entrer, mais on sait déjà quand on en sort – si tout va bien – puisque l’engagement porte sur deux contrats de dix ans, pas plus. Après, direction la sortie.

C’est le chemin qu’a emprunté Paul G. : un an à Salon-de-Provence, un an à Cognac puis l’École de chasse de Tours. Un parcours semé d’embûches, tout sauf un long fleuve tranquille où la passion est mise à rude épreuve. Il n’y a pas que dans un avion de chasse qu’il y a un siège éjectable.

Jeudi 1er février, c’était le grand jour pour Paul G., quatre autres aspirants et les six officiers koweïtiens en formation. Celui de la remise du macaron et, pour les Français, du poignard d’officier. Sous les yeux de la famille, des amis, de la famille des amis. Et touche de couleur inattendue, des familles koweïtiennes venues avec des colliers de fleurs et des bouquets. Le tout sous les yeux de l’ambassadeur du Koweït en France, du chef d’état-major de l’armée de l’air koweïtienne et de l’inspecteur général de l’armée de l’air, le général Adam.

Pour ces élèves, l’aventure n’est pas terminée. Direction Cazaux pour découvrir le combat et le tir notamment. C’est à Cazaux que se trouve le poste d’aiguillage, en fonction des résultats. Rafale ou Mirage 2000. Chaque modèle était présent pour cette cérémonie de remise des macarons. Devant lequel ont-ils tous choisi de poser ?

 

Un nouveau commandant à la base aérienne 705

Sébastien Vallette et Sébastien Mazoyer : passation de pouvoirs. (Photo Luc Bernard / Armée de l’air)

Le colonel Sébastien Vallette a pris le commandement de la base aérienne 705. Il prend la suite du colonel Sébastien Mazoyer qui, après deux ans en Touraine – c’est la durée de vie d’un tel commandement –, rejoint la direction des ressources humaines à Balard, à Paris.

Pilote de chasse – il a notamment commandé l’escadron 1/12 Cambrésis, à Cambrai justement –, il succède à deux colonels issus de la reconnaissance, Cyrille Duvivier (2013 à 2015) et Sébastien Mazoyer (2015 à 2017). Le colonel Duvivier était d’ailleurs présent à la prise de commandement, tout comme le général Pascal Delerce, commandant de la BA 705 de juin 2009 à août 2011.

Issu de la promotion 1993 « Général-Capillon » de L’École de l’air, il aura 45 ans cette année.

Quatre Alpha-Jet ont survolé le défilé alors que Jim, qui fait les présentations d’Alphajet Solo display avec Filou, a effectué son programme en fin de défilé.

Voir le diaporama de Julien Pruvost, sur le site de La Nouvelle République.

La page Facebook de la base aérienne 705

La page Facebook d’Alphajet Solo display

 

 

Eugene James Bullard, brevet n°6.259, à Tours

Eugene Bullard

Eugene Bullard lorsqu’il était au 170e régiment d’infanterie, après s’être engagé dans la Légion.

Après deux années à combattre avec l’infanterie française, Eugene Bullard a rejoint l’aviation. C’est à Tours qu’il a obtenu son macaron de pilote.

Le 14 Juillet a été l’occasion de commémorer le centenaire de l’entrée en guerre des États-Unis. La fête nationale a également été l’occasion de se souvenir du premier pilote noir américain, Eugene James Bullard. C’était sur Caudron G3, le 5 mai 1917, et c’était à Tours. Ils n’étaient que deux à obtenir leur brevet de pilote militaire ce jour-là : lui et Jacques Thabaud-Deshoulières, né dans l’usine familiale de la Grande Bretèche, en bas de la Tranchée. Le capitaine Jean Mortureux (de Faudouas) avait dirigé l’école jusqu’en avril. Son successeur, le capitaine Olivier de Villepin n’était pas encore arrivé. Le chef pilote était sans doute le lieutenant Georges Gayral.

D’origine antillaise par son grand-père qui était esclave, il avait fuit les États-Unis et la ségrégation alors qu’il n’était qu’adolescent, multipliant les petits boulots – garçon d’écurie, jockey – pour espérer se rapprocher du pays qui ne le jugerait pas en raison de la couleur de sa peau, la France. C’est comme boxeur qu’il a fini pour rejoindre sa terre promise. A 19 ans, il veut participer à la guerre dans l’armée française. Il s’engage, comme tout étranger, dans la Légion.

Après deux blessures et deux citations, inapte pour l’infanterie, il demande à passer dans l’aviation. Après un stage de mitrailleur à Cazaux, il est accepté comme élève-pilote. Passage à Dijon en décembre 1916 pour la formation théorique, puis Tours pour sa formation de pilote sur Caudron G3. S’ensuit le circuit habituel après son brevet, Châteauroux puis Avord.  Après un passage au GDE, il est affecté à l’escadrille N93 où il arrive le 27 août 1917. Moins d’un mois plus tard, il est à la N85, le 13 septembre 1917. Qu’il quittera le 16 novembre 1917, finissant la guerre en retrouvant le 170e régiment d’infanterie.

A Tours, le portrait d’Eugene Bullard figure sur la dérive de l’Alpha-Jet aux couleurs de la Spa 85 à laquelle il a appartenu. Un juste retour des choses. (Photo Armée de l’Air)

Après la guerre, il s’est consacré au music-hall, en France. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il s’est de nouveau engagé sous les couleurs françaises. Blessé en 1940 au Blanc, dans l’Indre, il est évacué, d’abord vers l’Espagne puis les États-Unis. Il devient alors un ardent propagandiste de la France Libre. La France n’a pas oublié Eugene Bullard. Il est invité pour ranimer la Flamme sous l’Arc de triomphe puis est fait chevalier de la Légion d’honneur, deux ans avant sa mort en 1961 à New York.

Le 5 mai 1917, Eugene Bullard a donc obtenu son macaron de pilote. Quelques semaines plus tard débarquaient les premiers élèves américains, des élèves pilotes de l’US Navy dont le quartier-maître Thomas W. Barrett qui sera le premier marin US à trouver la mort lors de cette guerre, le 28 juin 1917. Le 28 septembre, un autre Américain y obtient son macaron de pilote, Edward V. Rickenbaker qui sera l’as américain de la guerre avec 26 victoires. Début novembre, l’école d’aviation de Tours devenait américaine.

En 1944, les élèves français ont fait le chemin inverse. Ils sont allés aux États-Unis pour y être formés. Mais les rares élèves noirs n’ont pas eu droit aux mêmes écoles que les élèves blancs.

Eugene Bullard

La fiche d’Eugene Bullard du le site Mémoire des Hommes. Il avait alors triché sur son âge, déclarant être né au 1894 au lieu de 1895.

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En savoir plus sur Wikipedia

Les planeurs de l’Aéro-club de Touraine sur cicilc.fr

Ce petit film de Maurice Auclair, le quincaillier du haut de la Tranchée, qui a consacré beaucoup de temps et de pellicule à l’aviation, est un peu déroutant. Il semble nous emmener vers Château-Renault pour l’aérodrome de Blois-Vendôme. En fait, il n’en est rien. Dès le premier avion, on voit bien qu’on est sur le terrain de la base aérienne de Tours, au temps de la 30e escadre, en 1960. On y voit notamment un MS.472 Vanneau de l’unité de réservistes CER 311 (avec l’insigne qu’on peut mieux voir sur le site Traditions Air d’Henri Guyot), des Dassault Flamant, un Meteor NF.11 en vol. Mais ce film est surtout consacré aux planeurs de l’Aéro-Club de Touraine. On ne peut pas manquer la grande silhouette d’Albert Carraz.
Encore une pépite de ciclic.fr.

     

Du terrain d’aviation de Chargé au fil d’Ariane

Créé pour desservir les services du ministère de l’Air en 1939, le terrain de Chargé a servi à l’école des moniteurs de Tours après la guerre avant d’accueillir une des stations Decca chargées de guider les avions de ligne (1953). L’ancêtre du GPS.

Dès le début de l’aviation, les aviateurs ont eu un faible pour les châteaux. La panne de château a longtemps fait partie de leur imaginaire. Pas sans raison. Venir se poser près d’un château était l’assurance de trouver une bonne pelouse pour l’aéroplane, des hôtes pour le gîte et le couvert, et un téléphone pour demander aux mécaniciens de venir (pas trop vite). Sans oublier l’admiration et l’envie de toute la maisonnée au moment de l’envol. Lors des années 30, la panne de château n’étant plus qu’un lointain souvenir, ce sont les bruits de botte qui ont rapproché les aviateurs et les châteaux de Touraine.

L’ancien terrain se situe en lisière du bois, au-dessus de la Girardière, jusqu’à la Boitardière. Amboise est à droite de la carte postale. La Loire est derrière le photographe.

En octobre 1938, le général commandant les forces aériennes en Touraine, reçoit de l’état-major de l’armée de l’air un document estampillé « Secret » relatif aux immeubles réquisitionnés en cas de déclaration de guerre. Y figurent le château de Fontenailles (1), destiné à l’inspection technique, et le château d’Amboise, notamment pour le service historique de l’armée de l’air. Dès avril 1939, l’administration centrale sait que l’Indre-et-Loire accueillera un échelon gouvernemental lourd : ELOGA. Cela restera le nom de guerre du dispositif amboisien.

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Chargé a rendu hommage à Maxime Lenoir

Si on devait ne retenir que deux temps forts de la magnifique journée d’hommages à Maxime Lenoir, enfant de la commune, à l’occasion des cérémonies du 11 Novembre, ce serait d’abord la joie des enfants qui ont chanté la Marseillaise au monument aux morts puis sur le perron de la mairie face à leur école qui depuis quelques minutes portait le nom d’un de ses anciens élèves, Maxime Lenoir. C’était l’aboutissement, pour eux, d’un long travail pédagogique illustré par l’exposition salle Julia Daudet, sous la direction de leur institutrice.

C’est ensuite les applaudissements spontanés après le passage des trois Alpha-Jet de l’école de chasse de Tours (ils sont passés deux fois), symboles d’un investissement précieux de la base aérienne et de l’armée de l’air pour fêter l’un des siens disparu voici 100 ans à Verdun. Présence lors de la cérémonie au monument aux morts avec un piquet d’honneur, présence d’aviateurs en uniforme devant la grille de l’école, présence d’une cabine de Jaguar dans laquelle les enfants ont pu grimper, jusqu’à la conférence-débat du lieutenant-colonel Romain Béthoux, commandant de l’école de chasse de Tours et ancien leader de la Patrouille de France. Et ils étaient nombreux, les anciens de l’armée de l’air, présents autour de la famille dans la salle Mangeant pour la conférence sur Maxime Lenoir.

Didier Lecoq

 

En savoir plus

100 villes, 100 héros, 100 drapeaux, en 2014 Maxime lenoir choisi pour la Touraine pour la commémoration de 1914

A lire

La Guerre aérienne illustrée, sur Gallica. A partir du numéro du 29 mars jusqu’à celui du 3 mai 1917, Jacques Mortane rend hommage à Maxime Lenoir.

Christophe Cony a publié une longue biographie de Maxime Lenoir sur les numéros de septembre-octobre et novembre-décembre de la La revue Avions.

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Le sacrifice du GAO 509, de Tours à Alger

Le GAO 509 a perpétué le lien fort entre Tours et l’observation. Créé en 1938, il a compté dans ses rangs plusieurs réservistes de l’Aéro-Club de Touraine : Marcel Lévy, Jean Anthonioz, Jean Rideau et Paul Colin, abattu en juin 1940 par la chasse allemande.

Tours a longtemps compté quatre escadrilles d’observation et deux de reconnaissance au sein du 31e régiment d’aviation. Entre 1930 et 1933, il y avait même huit escadrilles (quatre d’observation, quatre de reconnaissance) après le départ des forces françaises de la partie allemande occupée. Ce régiment travaillait au profit des 9e (Tours), 10e et 11e corps d’armée et, plus particulièrement, pour l’école d’infanterie de Saint-Maixent (Deux-Sèvres), l’école d’artillerie de Poitiers (Vienne) et l’école de cavalerie de Saumur (Maine-et-Loire).

Les éuquipages du GAO 508

Au moment du départ de la Lorraine vers la Somme, le 31 mai 1940. Debout, de gauche à droite : Giron (pilote), Desprez (mitrailleurs), Berthet (observateur), Tronyo (commandant du GAO), Colin (pil.), Demesmay (mit.), Rideau (mécanicien), Boudinier (obs.); accroupis, Corneille (pil.), Guillerme (obs.), O’Kelly (pil. commandant l’escadrille), Blanchet (mit.)

Changement de donne avant la guerre. Les huit escadrilles de Tours sont devenues des escadrilles de bombardement. Si dans l’armée de l’air, la reconnaissance (dans la profondeur) est restée l’apanage d’unités spécialisées, l’observation, au plus près des lignes et des unités, a été confiée à des unités dites de collaboration avec les unités terrestres.

Ainsi sont nés, dans la continuité des centres aériens régionaux chargés d’entraîner les réservistes, les groupes aériens régionaux (GAR). Lire la suite de cette entrée »

Une interview du colonel Mazoyer à la NR sur l’EAC

Les prochaines années verront le départ de l’École de chasse. pas la fermeture de la base aérienne. C’est ce qu’a expliqué le colonel Mazoyer, commandant de la base aérienne, à Pascal Denis.

L’interview du colonel Mazoyer

Les pilotes de Tours accueillent les pilotes du Mans

Journées d’échanges entre des pilotes des 24 Heures du Mans et ceux de la base aérienne de Tours.

A lire sur La Nouvelle République

 

Voir la vidéo sur Facebook.

Le match aller, au Mans