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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour la catégorie ‘Les installations’

La base aérienne de Tours en images

Une photo a été ajoutée au diaporama de l’entrée du camp d’aviation de Tours. Cette carte postale a voyagé en mars 1926. Le portique porte le nom du 31e régiment d’aviation.

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Base aérienne de Tours

Le portique a été fraîchement repeint. (Didier Lecoq)

Un bruit d’avion qui vient de loin…

« Un certain nombre de lecteurs nous signalent qu’il serait tout à fait désirable que les exercices nocturnes d’aviation se fassent en dehors de notre ville, où des nuits entières on entend les avions ronronner inlassablement dans le ciel ».

Ces quelques lignes ne sont pas extraites de La Nouvelle République qui vient de publier, le 5 mars, une page sur la fin de l’enquête publique sur le plan d’exposition au bruit autour de la base aérienne et de l’aéroport de Tours-Nord. Ces quelques lignes viennent de la Dépêche du Centre… en août 1932.  Et de préciser : « Ce bruit continu dérange les malades, et par ces jours de chaleur où les fenêtres demeurent ouvertes, il gène également tous les gens qui cherchent le sommeil […] Ne pourrait-on pas donner des ordres aux pilotes pour qu’ils évoluent au-dessus des plaines inhabitées et des champs, à partir de 10 à 11 heures du soir ? » Au début des années 30, le 31e régiment d’aviation d’observation de Tours était composé de quatre groupes de deux escadrilles, équipés de monomoteurs – à hélice, bien sûr – Potez 25 (pour les trois quarts) et Breguet 19.

L'opinion de nos lecteurs

Le problème a refait surface en septembre 1937, dans « L’opinion de nos lecteurs » de La Dépêche du Centre, ancêtre des courriers, réactions et autres  Tweets. Et pour cause : cette année-là, la base de Tours – créée en novembre 1915, qui a pris le nom de base aérienne en 1934 – change de « format ». Adieu l’observation, place au bombardement. Les escadres de Tours laissent leurs anciennes montures et sont désormais équipées de gros bimoteurs – Potez 540, Bloch 200 puis 210 – qui doivent voler par tous les temps et à toute heure, comme le démontrera la guerre à venir. Ce qui fait écrire à une lectrice : « Cent fois mieux habiter Paris en plein centre où tout est réglementé, que la Touraine avec son camp d’aviation ». Ce à quoi un « officier aviateur » répond : « L’aviateur qui fait, bien malgré lui, du tapage nocturne aimerait tout autant être dans son lit, ou auprès de son appareil de T.S.F. […] Songeons que l’avion d’aujourd’hui, qui empêche les petits enfants de dormir, protégera peut-être, demain… leur sommeil et leur existence ».

Comme quoi, l’aviation est depuis longtemps… à réactions.

Didier Lecoq

Les avions à réaction ont fait leur apparition à Tours dès avril 1953 avec les premiers Gloster Meteor NF 11 arrivés directement de Grande-Bretagne (cette photo date de 1956).

Radiographie de la base aérienne de Tours en 1939

Été 1939, la guerre approche. Pour beaucoup, c’est une certitude. Les accords de Munich, l’année précédente, ont été un coup de semonce. L’armée française a pris conscience de son retard, notamment l’armée de l’air. Pour la base aérienne de Tours, manœuvres et inspections se succèdent. Les rapports de ceux qui sont chargés de prendre son pouls montrent ce qu’était la base à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. État des lieux.

 

Bloch 200 de la 31e escadre

Pochart, Abgrall, Veaux et Demesmay devant un Bloch 200 de la 31e escadre. (Famille Laurent Pochart)

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Quand le quartier Tulasne et le terrain faisaient base à part

Créé par les Américains en 1918, le camp situé à l’ouest de la route de Paris, a été reconstruit en dur dans les années 30. En 1984 seulement, il a été réuni au reste du terrain.

Partira, partira pas ? La guerre terminée et les Américains repartis, propriétaires des terrains et conseils municipaux comptaient bien récupérer les terres agricoles. Un avis que ne partageait pas l’agent voyer cantonal, qui écrit en 1919, que « cette ville nouvelle édifiée, représente un capital fort élevé. Nous estimons que les frais de remise en l’état primitif, dépasserait de beaucoup la valeur des terrains occupés. » Et de conclure : « Dans ces conditions, nous estimons qu’il y a tout intérêt, pour l’État Français, à conserver cette installation comme école d’aviation. »

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Louis Greuet lève le voile sur le retour à Tours

1919 – 1921. Muté à l’escadrille Br 226, Louis Greuet l’a suivie de Mérignac à Tours. Il a connu les débuts du 1er régiment d’aviation d’observation, devenu 31e RA en août 1920. Électricien de métier, il a profité de son service militaire pour prendre l’air.

Les courriers de Louis Greuet sont marqués de l'insigne de l'escadrille Br 226.

Quelques lignes dans le courrier qu’il adresse à son épouse, Jeanne ; quelques photos et des dessins. C’est à la fois peu de chose mais aussi un précieux témoignage que nous offre Louis Greuet, mobilisé à la fin de la guerre et qui, la paix revenue, a effectué son service militaire au camp d’aviation de Tours. Un témoignage précieux car cette période, qui suit le départ des Américains (1), est peu connue. Floue. C’est celle du retour de l’aviation française sur le terrain qu’elle a créé en octobre 1915, avec la mise en place du groupement aéronautique n° 1 qui va donner naissance au 1er régiment d’aviation d’observation le 1er janvier 1920, avant de devenir 31e régiment le 1er août. Les quelques lettres que Louis Greuet a laissées, sont l’occasion de lever un coin du voile. Lire la suite de cette entrée »