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Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

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Archive pour la catégorie ‘Ils sont passés par Tours’

Les commandants de l’École de chasse

Petit inventaire des commandants de l’École de l’aviation de chasse. Sur les tableaux qui se trouvent dans les locaux de l’École, à Tours, la liste commence à Meknès. Peut-être y a-t-il eu un autre commandant en 1943, à Marrakech, avant Saint-Albin. Dans cette liste manque le lieutenant-colonel Tomy Papin, fin 1944. Et un ou deux noms écorchés.

La carte de vœux 1959 de l’École de chasse. Il manque un « L » à Martel. (Didier Lecoq)

En avril 1943 est créée à Marrakech, au Maroc, une section « chasse » constituée d’une seule escadrille sur Curtiss H-75 A, déjà vétérans de la guerre. En juillet une seconde escadrille voit le jour avec les Dewoitine D.520 du groupe de chasse 3/6 qui a été rééquipé en matériel américain. Une troisième escadrille suit, toujours à Marrakech, sur A.24 Dauntless. A la fin de l’année, ce qui n’est pas encore l’École de chasse est transférée à Meknès, le terrain de Marrakech étant surchargé. Le 10 janvier 1944, les trois escadrilles mais aussi tout un inventaire d’avions militaires déménage à Meknès avec le lieutenant-colonel de Saint-Albin à sa tête. Bios express des commandants de l’École de chasse. Sans s’étendre sur ceux dont la carrière est encore en cours.

Didier Lecoq

A Meknès (1944-1961)

Lieutenant-colonel Gaston Raguenet de Saint-Albin (1944-1944). Né en 1901 à Saint-Cyr-en-Val (Loiret) où sa famille – des raffineurs de sucre – possédait le château de Reyville. 107e Promotion de Saint-Cyr 1920-1922. 3e régiment de chasse de Châteauroux. 8e escadre de chasse en 1936. Commandant du GC 1/4 de la mi-mai à la mi-juin 1940. Décédé en 2002, à Saint-Cyr-en-Val.

Tomy Papin

Tomy Papin
(Dessin Charles Bossu)

Colonel Tomy Papin Labazordière Ruillier Beaufond (1944-1944). Tomy Papin était d’abord un technicien. Ingénieur des Arts et manufactures, il a ensuite été diplômé de l’École supérieure de l’aéronautique, promotion 1930. Profitant de la préparation militaire spéciale (PMS), il s’est engagé puis est devenu pilote. Dans la reconnaissance notamment, chef de la 2e escadrille du GR I/33 ; puis dans la chasse, à la tête de la 3e escadrille du GC II/7. Sur MS.406 puis sur Dewoitine D.520, il obtient 7 victoires homologuées et 2 probables. Après le débarquement en Afrique du Nord, il reprend le combat à la tête du GC 2/7 puis de la 1re escadre de chasse qu’il commande. Il quitte son commandement après une algarade avec un général américain à propos des attaques anti-navires au large des côtes italiennes qu’il jugeait inutiles et dangereuses, selon Marguette Bouvier (1), de la revue L’Air qui l’a rencontré à Friedrichshafen en octobre 1945. Il est affecté au Centre instruction chasse (CIC) de Meknès le 11 juin 1944 mais ne doit pas y arriver avant juillet. En novembre, après la mort de Monraisse, il reprend le commandement de l’escadre de chasse n°1 qu’il retrouve à Luxeuil à la fin de l’année. Le lieutenant-colonel Tomy Papin a trouvé la mort , le 1er février 1946. Il a percuté la mer aux commandes de son Spitfire lors de l’attaque d’une jonque sur la côte Est de la Cochinchine.

L’article sur le lieutenant-colonel Papin dans L’Air du 5 novembre 1945 > Lire

Second article sur le lieutenant-colonel Papin dans L’Air du 5 septembre 1946 > Lire

Commandant Raymond Destaillac (1944-1945). Né en 1905. École militaire de l’air 1928. Il a participé au meeting de Zürich en 1937 à la tête de neuf Dewoitine D.501. De quoi impressionner au moment où était présenté le Messerschmitt Bf109. Adjoint au commandant du GC 2/5 en 1939.  2 victoires sûres et 2 probables . En 1942, il a pris le commandement du GC 3/6. Dans les années 60, devenu général de brigade, il a commandé la zone de défense aérienne en Algérie. Décédé en 1972.

Lieutenant-colonel Yves Ezanno (1945-1948). C’est une des grandes figures françaises de l’aviation de la Seconde Guerre mondiale. Né en 1915, Yves Ezanno a d’abord fait du droit avec un doctorat et une carrière d’avocat qui s’ouvrait devant lui. Mais à l’issue de la préparation militaire spéciale (PMS), il choisit de s’engager. Il fait partie de la promotion 1939 de l’École militaire de l’air. Il a été le parrain de la promotion 1996, année de son décès. Breveté pilote en 1939, il est à l’école de pilotage 101 comme instructeur au début de la guerre. Déplacée à Royan, c’est de là qu’il s’envole sur Caudron Simoun avec plusieurs de ses camarades de l’école, le 17 juin 1940, pour l’Angleterre. Il sera fait Compagnon de la Libération. Dans le bombardement (GMC 1, Lorraine) comme dans la chasse (Alsace), il accumule des missions en Afrique. En Angleterre, il commande même le 198 Squadron de la RAF sur Hawker Typhoon Ib, en 1944. Abattu et blessé au-dessus de la Belgique en novembre, il lui faut plusieurs mois pour récupérer. En juin 1945, il est nommé à la tête de l’École de chasse de Meknès avant de devenir inspecteur de la chasse en 1949. Il occupera de nombreux postes ensuite. Général de corps aérien en 1962, il devient commandant de la Défense aérienne, à Taverny, deux ans plus tard. Il quitte l’armée de l’air en 1967 avec 5.200 heures de vol et 412 missions de guerre. Il décède le 20 octobre 1996 à Nice.

Le portrait d’Yves Ezanno sur le site des compagnons de la Libération. > Lire

Yves Ezanno, en 1941, devant un Caudron Simoun des FAFL.
(Origine François Tulasne)

Lieutenant-colonel Henri Hoarau de la Source (1948-1949). Né en 1910 au Quesnoy (Nord). Commandant de la 5e escadrille du GC 2/7 en 1943-1944 puis du groupe. Sur la tableau des commandants, à l’École de chasse, il manque le O de Hoarau.

Commandant Gabriel Gauthier (1949-1950). Il était avec Hoarau de la Source au GC 2/7. Né en 1916, il était de la promotion de l’École de l’air 1926 « Capitaine Astier de Villate ». Grièvement blessé en décembre 1939 lors de la deuxième de ses neuf victoires. Commandant la 4e escadrille du GC 2/7, sur Spitfire. Après la guerre, il commande notamment la 2e escadre de chasse à Dijon et l’École de l’air. Chef d’état-major de l’armée de l’air en décembre 1968.

Sur le site de Henri Guyot, Traditions Air. > Lire

Sur Aérostories. > Lire

Yves Rupied

Yves Rupied.
(Dessin Charles Bossu)

Commandant Yves Rupied (1950-1951). Tout pilote de chasse est censé le connaître. C’est le Brigadier dans « Chasseurs, mes frères » de Marc Lissy (Marcelin Labas). Il commandait alors la 1re escadrille du GC 3/6 (Spa 89, le Masque africain). Né en 1917, son père était général de cavalerie.  Promotion 1937 (Commandant Mézergues) de l’École de l’air. Abattu le 12 mai 1940 alors qu’il était détaché au GC 3/2 il saute en parachute pour la deuxième fois (il a déjà été abattu le 31 mars). Si on y ajoute un atterrissage forcé le 15 juin 1940, le sous-lieutenant Rupied a eu de la chance de s’en sortir… Il a terminé sa carrière général de brigade.

Commandant Victor Tanguy (1951-1953). Né le 6 juillet 1915 à Plougastel-Daoulas (Finistère), Victor Tanguy a fait partie de la promotion 1939 de l’École militaire de l’air (avec Yves Ezanno). Il est le parrain de la promotion 2001 de l’EMA. Il a obtenu deux victoires sur Bloch 152 au sein du GC 1/8 (escadrille 3C2, le Trident ailé). Après un passage en Afrique du Nord, il rejoint l’Angleterre avec le groupe 1/2 Cigognes. En décembre 1944 il commande l’escadrille Strasbourg du Squadron 341 Alsace. Le 14 novembre 1951 à Meknès, il est aux commandes du T-33 A (c/n 50433) immatriculé TR433 avec le major américain Barrett. Première sortie, premier atterrissage sur un T-33 et premier accident. Il est gravement blessé six ans plus tard (le 7 novembre 1957), dans les Aurès, dans l’accident d’un MH-152 Broussard de l’ELO 03.045. Il est général de brigade au moment de la retraite. Il est décédé en 1997.

Commandant Jean-Marie Vauchy (1953-1955). École de l’air 1938. Engagé dans la Résistance au sein du maquis du Haut-Jura puis en Haute-Garonne. Commandant en second du groupe de chasse 1/5 Vendée en Indochine. Il a écrit un article dans la revue Icare (n°153), « Aviateurs dans la Résistance » sur son expérience au sein des maquis du Haut-Jura et de Haute-Garonne. Décédé en 2006.

Commandant Maurice Avon (1955-1957). Il venait de passer deux années à la tête de la 7e escadre lorsqu’il est venu à Tours. Il a également commandé la base de Metz-Frescaty (1960-1962).

Commandant Georges Rivory (1957-1959). École de l’air 1938. Pilote à la 6e escadrille du GC 3/6 (le Masque de comédie). Prisonnier au Levant le 9 juin 1941 après une collision avec un Hurricane britannique et récupéré en mer par le destroyer HMS Kandahar. Il reprendra le combat au sein du 2/6 Travail. Puis au 3/6 Roussillon. Lui aussi figure dans « Chasseurs, mes frères ». C’est Jojo. Commandant de l’EC 2/5 Ile-de-France de 1947 à 1949. Il est décédé en 2014 à Nancy (98 ans).

Commandant Roger Rombi (1959-1961)

L’auteur des caricatures est le général de brigade aérienne Charles Bossu, mécanicien, notamment à la 7e escadre. En 1968, l’Association des pilotes de chasse a publié un recueil de ses dessins sous le titre « Et vive la chasse, b….l! »

A Tours (1961-20..)

Commandant Roger Rombi (1959-1961). C’est sous son commandement que l’École quitte Meknès pour Tours. Formé aux États-Unis, il est breveté le 8 février 1944, terminant son parcours le 21 juillet 1944 sur P.47. Il rejoint, fin septembre, la 1re escadrille du GC 3/3 Ardennes alors que cette unité est à Salon-de-Provence. Le 2 décembre, parti d’Ambérieu pour une mission de bombardement à quatre P.47, en Alsace, il est abattu par la Flak. Caché par la population alsacienne, il est de retour en unité le 29 janvier et effectue son premier vol le 8 février, selon le Journal de marche.

La Nouvelle République du 28 mai 1962.

Commandant Georges Labaye (1961-1964). Promotion 1945 de l’École de l’air. En 1951 il a commandé l’escadrille Spa 3, à Dijon. Georges Labaye a été le leader de la Patrouille de France en 1954, baptisée ainsi l’année précédente. La PAF volait pour la première fois sur un avion français, l’Ouragan, qui était l’un des deux avions de l’École lors de son arrivée à Tours. La PAF n’alignait alors que quatre avions. Il a également été commandant de l’École des pupille de l’air, à Grenoble en 1970. Deux de ses enfants ont été pilotes de chasse. Laurent (EA 1973) a été général de corps aérien et a terminé sa carrière comme directeur de l’Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN), en 2009. Le colonel Georges Labaye est décédé en 2008, à 86 ans.

L’Ouragan du capitaine Labaye, leader de la Patrouille de France en 1954, sur le site Traditions Air > Voir

Commandant Eric Questiau (1964-1965). Promotion de l’École de l’air 1946. Général de brigade aérienne.

Commandant Michel Marchand (1965-1966). Promotion de l’École militaire de l’air 1949. Général de brigade. Décédé en 1983.

Commandant Édouard de Cressac de Soleuvre (1966-1967). Promotion de l’École de l’air 1950. Breveté en 1953, il a été affecté à la 12e escadre de Cambrai où il a commandé la 2e escadrille. Il est resté deux ans en Afrique du Nord, à la tête de l’EALA 15/72. Il a commandé l’escadron 2/3 Champagne avant de venir à Tours. Décédé en 1987.

Commandant André Vautier (1967-1968). École de l’air 1951. Décédé en 2011.

Lieutenant-colonel Jacques Dedieu (1968-1970). École de l’air 1952.

Lieutenant-colonel Pierre Guillermin (1970-1971). École de l’air 1953. A sa sortie de l’École de chasse, à Meknès, il est affecté à l’escadre de chasse tout-temps Normandie-Niemen, à Tours. Après deux séjours en Algérie, il prend le commandement du Normandie-Niemen, à Orange. Il a terminé sa carrière au grade de général.

Lieutenant-colonel Pierre Aimard (1971-1972). École de l’air 1954. Après un séjour en Algérie et à la 5e escadre de chasse, il prend le commandement de l’escadron 2/12 Cornouaille à Cambrai, sur Super-Mystère B2. Puis il est affecté à Taverny avant de venir à Tours. Décédé en 2011.

Lieutenant-colonel Jacques Beaugrand (1973-1974). École de l’air 1955. Commandant de la base aérienne d’Aulnat de 1981 à 1983. Général de brigade aérienne.

Commandant Jean-Pierre Boucher (1974-1976). École de l’air 1956.

Lieutenant-colonel Pierre Aluce (1976-1977). Prytanée militaire de La Flèche, de 1954 à 1957. École de l’air 1957. Commandant de l’EC 1/5 Vendée, sur Mirage III C.

Lieutenant-colonel Jean-Marie « Susu » Sudriez (1977-1978). École de l’air 1958. Commandant de l’EC 2/2 Côte-d’Or sur Mirage III C en 1973-1974.

Lieutenant-colonel Michel Gaillard (1978-1981). École de l’air 1961.

Lieutenant-colonel Jacques Ratié (1981-1982). École de l’air 1962. En 1991 il entre au Centre national d’études spatiales (CNES) comme manager des astronautes. En mars 1999, le général Jacques Ratié prend la direction du bureau des astronautes en remplacement du général Jean Loup Chrétien.

Lieutenant-colonel François Sido (1982-1984). École militaire de l’air 1963. Directeur des équipes de présentation de l’armée de l’air (EPAA) en 1985-1986. Décédé en 2005.

Lieutenant-colonel Didier L’Eleu de la Simone (1984-1985). École de l’air 1964. Commandant de l’EC 2/13 Alpes de 1978 à 1980, sur Mirage 5F. Sur le tableau, L’Eleu est en un seul mot.

Lieutenant-colonel Joël Agaisse (1985-1986). École de l’air 1966. Commandant la base aérienne de Dijon en 1990-1992.Commandant les forces françaises stationnées à Djibouti en 1996. Général de division aérienne.

Lieutenant-colonel François Bouchard (1986-1987). École de l’air 1968. Commandant du 1/8 Saintonge en 1982. Décédé en 2011.

Lieutenant-colonel Jean-Claude Derrien (1987-1988). École de l’air 1969. Général de brigade.

Lieutenant-colonel Edgard Veau (1988-1989). École de l’air 1971. Passé à Cambrai à l’EC 1/12.

Lieutenant-colonel Guy Maertens (1989-1991). École de l’air 1971. Passe par Cambrai où il effectue son dernier vol sur Mirage F1 et juin 1982. Général de brigade en 2001. Sous-directeur du personnel officier jusqu’en 2001.

Lieutenant-colonel Eric Moncany de Saint-Aignan (1991-1992). École de l’air 1971. Décédé en 2011.

Lieutenant-colonel Jean-Pierre Ollivier (1992-1993). École de l’air 1975.

Lieutenant-colonel Didier Ros (1993-1994). École de l’air 1976.

Lieutenant-colonel Henri Switzer (1994-1995). Il a passé son brevet alors qu’il n’était que sergent. École militaire de l’air 1978. Capitaine, il a commandé l’escadrille Spa 124 sur Mirage F1C. Commandant de la base aérienne 112 de Reims de 2000 à 2002. Il a également occupé les fonctions de chef de cellule de crise « Yougoslavie » à l’état-major des armées et d’’attaché de Défense à l’ambassade de France à New Delhi et à la Haye. Chef du Service de communication et des relations publiques de l’armée de l’air, directeur de la publication Air Actualités. Porte-parole du chef d’état-major de l’armée de l’air. Il a quitté le service actif depuis mai 2007 comme général de division aérienne, totalisant plus de 4.500 heures de vol, une cinquantaine de missions de guerre en opérations extérieures (Tchad, Centre Afrique).

Le général Gratien Maire.
(Photo O. Ravenel, Armée de l’Air)

Lieutenant-colonel Gratien Maire (1995-1996). École de l’air 1978. Commandant du régiment de chasse Normandie-Niemen, de l’école de l’aviation de chasse à Tours, il a également dirigé l’École de l’air à Salon-de-Provence. Comme pilote de chasse – nom de guerre « Ricco » – il a cumulé 3.117 heures de vol et 89 missions de guerre. Adjoint du chef de cabinet militaire du Premier ministre à Matignon, attaché de défense à l’ambassade de France à Washington, directeur adjoint à l’inspection des armées et sous-chef « relations internationales » de l’EMA. Il a terminé sa carrière militaire comme major général des armées, adjoint du chef d’état-major, et responsable de la transformation des armées.

Lieutenant-colonel Jean-Pierre Hestin (1996-1997). École de l’air 1979. Pilote de chasse à l’escadron de chasse 3/12 Cornouaille de 1983 à 1988, il participe à l’opération « Épervier » au Tchad, puis commande l’escadrille de la SPA 162 de 1988 à 1990. Commandant en second de l’EC 1/5 Vendée de 1990 à 1992, il participe à l’opération « Daguet » Après l’École de l’aviation de chasse, à Tours, il intègre la 5e promotion du collège interarmées de défense de 1997 à 1998. Commandant en second de la BA 701 de 2000 à 2002. Il occupe ensuite les postes de directeur adjoint de la direction de la circulation aérienne militaire de 2002 à 2004 puis chef d’état-major de l’inspecteur de l’armée de l’air de 2004 à 2006. En 2009, il devient commandant supérieur des forces armées en Guyane.

Lieutenant-colonel Philippe Aubignat (1997-1999). École militaire de l’air 1981. Commandant de l’escadron de chasse 2/2 Côte d’or 1994-1995, à Dijon. En septembre 2010 il est chargé de mission auprès du commandant des forces aériennes après avoir été commandant de la brigade aérienne de l’aviation de chasse.

Lieutenant-colonel Philippe Poireault (1999-2000). Promotion de l’École militaire de l’air 1983. Pilote au 3/12 Cornouaille lors de sa fermeture. Il a commandé le dispositif français lors du premier exercice Red Flag aux États-Unis auquel ont participé les Rafale, en 2008.

Lieutenant-colonel Étienne Patry (2000-2002). École de l’air 1983. Il a commandé la base de Cognac de 2008 à 2010. Général de brigade.

Lieutenant-colonel Frédéric Terrasson (2002-2003). École de l’air 1985.

Lieutenant-colonel Vincent de Gournay (2003-2006). Plus de 3.000 heures de vol sur Jaguar.

Lieutenant-colonel Franck Berring (2005-2006). École de l’air 1987.

Lieutenant-colonel Jean-Marc Blanckaert (2006-2007). École militaire de l’air 1989.

Lieutenant-colonel Thierry Coupeau (2007-2008). École de l’air 1990.

Lieutenant-colonel Xavier Harispe (2008-2009). École de l’air 1991.

Lieutenant-colonel Gilles Revel (2009-2010). École de l’air 1989.

Lieutenant-colonel Fabien Deynès (2010-2011). École de l’air 1993.

Lieutenant-colonel Pierre Quéant (2011-2012). École de l’air 1993.

Lieutenant-colonel Julien Moreau. 2012-2014. École de l’air 1995.

Lieutenant-colonel Xavier Hirschauer (2014-2015). Officier sous contrat. 17e promotion de l’École de guerre.

Lieutenant-colonel Matthieu Nicolas-Guerrero (2015-2016). École de l’air 1998.

Lieutenant-colonel Romain Béthoux (2016-2018). École de l’air 1999. Commandant de l’escadrille 2/33 Savoie 2009-2011. Leader de la Patrouille de France en 2015.

Lieutenant-colonel David Bocquier (2018-…). École de l’air 2000.

Les marins à Tours

On les oublie mais 645 pilotes de chasse de la Marine ont été breveté à tours  du 5 février 1962 au 28 octobre 1993. Ils ont dirigé la section Marine :

Capitaine de corvette de Corail 1962-1965

Capitaine de corvette Hamel de Montchenault. 1965-1968

Capitaine de corvette Imbert. 1968-1970

Capitaine de corvette Montigneaux. 1970-1972

Capitaine de corvette Wallet. 1972-1973

Capitaine de corvette Bonnissent. 1973-1976

Capitaine de corvette Boiteau. 1976-1978

Capitaine de corvette Bourgeois. 1978-1980

Capitaine de corvette Thominé-Desmazures. 1980-1983

Capitaine de corvette Baillot 1983-1986

Capitaine de corvette de Basquiat. 1986-1989

Capitaine de corvette Calais. 1989-1990

Capitaine de corvette Lebas. 1990-1992

Capitaine de corvette Didier. 1992-1993.

Notes

La biographie de Marguette Bouvier, skieuse, patineuse, pilote, journaliste, centenaire, etc. > Lire

Le brevet de tourisme de Marguerite Bouvier (Marguette) (Source DGAC)

Le bref passage à Tours de Roger Saussol

Un pilote de chasse dans la Seconde Guerre mondialeCrédité de cinq victoires en mai 1940, Roger Saussol était venu en Touraine avec l’escadrille des Chimères en 1934.

Ce n’est qu’un petit paragraphe dans la carrière de Roger Saussol. Quelques lignes qui témoignent de la présence des escadrilles des Cigognes, à Tours, au milieu des années 30. Roger Saussol était à la 5e escadrille du 2e régiment d’aviation de chasse – la Spa 65, l’escadrille des Chimères –  lorsqu’il a quitté Strasbourg pour la Touraine. Il a repris son envol avant celui de la 2e escadre fin 1936. En janvier 1935, il a rejoint Bizerte et le 4e GAA (escadrille Spa 93) où il a retrouvé les Ni-D.622 avant d’y découvrir le Dewoitine D.510.

Son fils, Alain Saussol a publié un livre qui dépasse très largement le cadre familial : « Un pilote de chasse dans la Seconde Guerre mondiale – Mes combats, ma captivité » (1), aux éditions L’Harmattan (collection Graveurs de Mémoire). Il y retrace la carrière de son père, originaire de Salmiech, dans l’Aveyron, ses débuts dans l’aviation comme mécanicien, au 3e régiment de chasse de Châteauroux, son passage à Tours puis à Bizerte, en Tunisie.

Le récit de Roger Saussol commence en 1939 avec les premiers signes de la guerre. Il a participé à la campagne de France, toujours avec la Spa 93 au sein du groupe de chasse III/1, sur Morane-Saulnier MS.406. Il a obtenu cinq victoires. Il y a côtoyé deux futurs pilotes du Normandie-Niemen, Albert Durand et Pierre Dechanet, bien d’autres encore. Roger Saussol a été abattu le 26 mai 1940, sévèrement brûlé (2) et fait prisonnier. S’ensuivit la captivité, jusqu’en 1941 où il est libéré pour raisons sanitaires. Mis en congé d’armistice il a participé à la libération de Millau au sein de la Résistance avant de reprendre sa place dans l’armée de l’air.

Tout au long de sa carrière, Roger Saussol a pris des photos. De nombreuses sont dans le livre. Merci à son fils de nous en avoir envoyé quelques-unes. Elles ont permis de faire le lien avec d’autres photos, trouvées sur Internet, sans nom d’auteur mais bien légendées au dos, et de mettre un nom : Faublée. Mais pas encore un prénom.

Didier Lecoq

Les documents de Roger Saussol
Les documents de René (?) Faublée
Profil de Patrice Gaubert.

Profil de Patrice Gaubert (3)

Lire également

Quand les Cigognes faisaient leur NiD en Touraine > Lire

Le site de Patrice Gaubert, rurique Profils > Patrice Gaubert

Des photos de la Spa 65 sur le site Traditions-Air, de Henri Guyot > Voir

Notes

(1) Roger Saussol, Un pilote de chasse dans la Seconde Guerre mondiale, aux Éditions L’Harmattan, 20 € en version brochée, 14,99 € en PDF compatible avec toutes les liseuses.

(2) En 1942 il est à l’hôpital de Montpellier avec d’autres grands brûlés dont Abel Verna, originaire de Balesmes, dans le sud de l’Indre-et-Loire, et pilote au GB 1/31 capturé et fusillé par les supplétifs de l’armée allemande avec le maquis le l’Ain.

(3) Ce profil a été publié dans le livre sur l’histoire de la BA 705 (Jean-Pierre Bézard, Michel Fillet, Yves Audren et Didier Lecoq). Lien

 

Eugene James Bullard, brevet n°6.259, à Tours

Eugene Bullard

Eugene Bullard lorsqu’il était au 170e régiment d’infanterie, après s’être engagé dans la Légion.

Après deux années à combattre avec l’infanterie française, Eugene Bullard a rejoint l’aviation. C’est à Tours qu’il a obtenu son macaron de pilote.

Le 14 Juillet a été l’occasion de commémorer le centenaire de l’entrée en guerre des États-Unis. La fête nationale a également été l’occasion de se souvenir du premier pilote noir américain, Eugene James Bullard. C’était sur Caudron G3, le 5 mai 1917, et c’était à Tours. Ils n’étaient que deux à obtenir leur brevet de pilote militaire ce jour-là : lui et Jacques Thabaud-Deshoulières, né dans l’usine familiale de la Grande Bretèche, en bas de la Tranchée. Le capitaine Jean Mortureux (de Faudouas) avait dirigé l’école jusqu’en avril. Son successeur, le capitaine Olivier de Villepin n’était pas encore arrivé. Le chef pilote était sans doute le lieutenant Georges Gayral.

D’origine antillaise par son grand-père qui était esclave, il avait fuit les États-Unis et la ségrégation alors qu’il n’était qu’adolescent, multipliant les petits boulots – garçon d’écurie, jockey – pour espérer se rapprocher du pays qui ne le jugerait pas en raison de la couleur de sa peau, la France. C’est comme boxeur qu’il a fini pour rejoindre sa terre promise. A 19 ans, il veut participer à la guerre dans l’armée française. Il s’engage, comme tout étranger, dans la Légion.

Après deux blessures et deux citations, inapte pour l’infanterie, il demande à passer dans l’aviation. Après un stage de mitrailleur à Cazaux, il est accepté comme élève-pilote. Passage à Dijon en décembre 1916 pour la formation théorique, puis Tours pour sa formation de pilote sur Caudron G3. S’ensuit le circuit habituel après son brevet, Châteauroux puis Avord.  Après un passage au GDE, il est affecté à l’escadrille N93 où il arrive le 27 août 1917. Moins d’un mois plus tard, il est à la N85, le 13 septembre 1917. Qu’il quittera le 16 novembre 1917, finissant la guerre en retrouvant le 170e régiment d’infanterie.

A Tours, le portrait d’Eugene Bullard figure sur la dérive de l’Alpha-Jet aux couleurs de la Spa 85 à laquelle il a appartenu. Un juste retour des choses. (Photo Armée de l’Air)

Après la guerre, il s’est consacré au music-hall, en France. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il s’est de nouveau engagé sous les couleurs françaises. Blessé en 1940 au Blanc, dans l’Indre, il est évacué, d’abord vers l’Espagne puis les États-Unis. Il devient alors un ardent propagandiste de la France Libre. La France n’a pas oublié Eugene Bullard. Il est invité pour ranimer la Flamme sous l’Arc de triomphe puis est fait chevalier de la Légion d’honneur, deux ans avant sa mort en 1961 à New York.

Le 5 mai 1917, Eugene Bullard a donc obtenu son macaron de pilote. Quelques semaines plus tard débarquaient les premiers élèves américains, des élèves pilotes de l’US Navy dont le quartier-maître Thomas W. Barrett qui sera le premier marin US à trouver la mort lors de cette guerre, le 28 juin 1917. Le 28 septembre, un autre Américain y obtient son macaron de pilote, Edward V. Rickenbaker qui sera l’as américain de la guerre avec 26 victoires. Début novembre, l’école d’aviation de Tours devenait américaine.

En 1944, les élèves français ont fait le chemin inverse. Ils sont allés aux États-Unis pour y être formés. Mais les rares élèves noirs n’ont pas eu droit aux mêmes écoles que les élèves blancs.

Eugene Bullard

La fiche d’Eugene Bullard du le site Mémoire des Hommes. Il avait alors triché sur son âge, déclarant être né au 1894 au lieu de 1895.

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Robert Poirier, un aviateur sur la route de la Das Reich

Cet aviateur tourangeau est devenu officier de l’Ordre de l’Empire britannique pour avoir contribué, avec son réseau, à ralentir la remontée de la division Das Reich, du Périgord vers la Normandie, il y soixante-dix ans. Le point d’orgue d’une longue carrière.

L’histoire est belle. Elle est racontée par Jacques Poirier – Captain Jack pour la Résistance –, dans son livre La girafe a un long cou (1). Officier du SOE britannique dans le Sud-Ouest (2), il est alors chargé de recueillir un résistant français, officier de surcroit, sur qui l’étau allemand se resserre en Savoie. Méfiant, Jacques Poirier  l’attend dans la cave qui lui sert de bureau, un revolver à portée de main. Et quand il aperçoit, de dos, cet homme descendre l’échelle, son sang ne fait qu’un tour. C’est son père, Robert Poirier. Extraordinaire rencontre du père et de son fils qui conjuguent le verbe résister chacun à l’insu de l’autre. Une histoire d’autant plus rocambolesque que tout le monde, dans le réseau Nestor qu’il dirige, est convaincu que le Captain Jack est anglais. Un double secret qu’ils vont devoir garder jusqu’à la Libération.

Robert Poirier est fait commandeur de la Légion d'honneur, en 1949 à Rabat. Il arbore la Médaille militaire, la Croix de guerre 14-18, la Croix de guerre 39-45, la Médaille de la Libération avec rosette, la médaille de l'Aéronautique, la croix d'officier de l'Empire britannique et la Croix de la vaillance polonaise. (Photo famille Poirier)

Robert Poirier est fait commandeur de la Légion d’honneur, en 1949 à Rabat. Il arbore la Médaille militaire, la Croix de guerre 14-18 (avec palmes et étoile), la Croix de guerre 39-45 (avec palmes et étoile), la Médaille de la Libération avec rosette, la médaille de l’Aéronautique, la croix d’officier de l’Empire britannique et la Croix de la vaillance polonaise. Et il en manque! (Photo famille Poirier)

C’est un nouvel épisode d’une vie déjà riche. Robert Poirier est né à Tours, le 8 octobre 1894, au 10 de la rue Saint-Louis. Ne la cherchez pas. En 1905, elle a changé de nom. Elle est devenue la rue Philippe-le-Bon, pas très loin des Halles. Son père, Édouard, était employé de commerce. Sa mère, Cécile Weil, s’occupait du foyer. Si son père est né à Céré-la-Ronde, en Indre-et-Loire, sa famille paternelle venait un peu du Chinonais mais surtout du sud de la Touraine et notamment Antogny-le-Tillac où son aïeul vivait au début du 18e siècle.

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L’école des observateurs : Tours – Londres avec escales

Il y a eu des départs collectifs vers la France Libre. Les plus connus sont le Farman de Saint-Jean-d’Angély, le « Trébouliste » de l’école de pilotage de Morlaix, le « Buhara », etc. 17 officiers de l’armée de terre (et sans doute 18), élèves de l’école des observateurs (en avion) de Tours ont rallié Londres. Comme ils ont pu.

Il étaient 140 en ce début juin 1940 à l’école d’observateurs de Tours. Ils venaient tous de l’armée de terre et sous les ordres du commandant Maurice Jeannin (ancien commandant du groupe 2/51 en 1937), commençaient leur exode. Pour cent d’entre eux, ce sera Aulnat. Pour les quarante autres, ce sera Rennes avant de prendre également la route de Clermont-Ferrand. Parmi ces 140 officiers brevetés observateurs en avion à Tours, dix-sept choisiront le chemin de l’exil. Six seront faits Compagnons de la Libération.

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Avec Roger Parodi, la Patrouille n’était pas encore de France

Lorsque la Patrouille de France est venue à Tours voici quelques années, les pilotes se sont donné rendez-vous chez Roger Parodi. Leur grand ancien – Ahmed, dans l’armée de l’air – a appartenu à la Patrouille d’Étampes en 1948 et 1949.

Roger Parodi

Roger Parodi, seul en piste lors du meeting de Pierre-de-Bresse, aux commandes du Stampe n°679.       (Collection Dan Gilberti, Histavia21)

La Patrouille de France fête ses 60 ans. Ou plutôt les 60 ans de son baptême, le 16 mai 1953 lorsque Jacques Noetinger, lors du meeting  national d’Alger, annonça la Patrouille de l’armée de l’air : « Et voici la Patrouille de France ». Le nom lui est resté.

La PAF est l’héritière d’une longue tradition – à l’échelle de l’aviation – commencée avec la Patrouille d’Étampes en 1931 ; qui a eu une seconde naissance en 1946 avec la Patrouille des moniteurs de Tours qui, en 1947, est redevenue la Patrouille d’Étampes quand elle a quitté la Touraine pour la Seine-et-Oise (1).

Trait d’union de la Patrouille d’Étampes avant et après-guerre, Roger Perrier a fait partie des deux. Il a reconstitué celle-ci à Tours (2). Lire la suite de cette entrée »

L’après-guerre en Touraine ou le repos des guerriers

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, plusieurs aviateurs de renom sont arrivés à Tours : Henry de Slade, Paul de Langlade, Armand de Turenne, Pierre Ducornet, Guy Tourangin, Jean Carayon, René Simon, le régiment d’aviation d’observation de Tours avait ses stars. Portraits.

Les officiers du 31e régiment en 1921. (Album L. Guillot, Rennes)

Les officiers du 31e régiment en 1921. (Album L. Guillot, Rennes)

A l’issue de la guerre, certains aviateurs ont repris leur vie d’avant ; d’autres ont choisi de rester dans l’aviation faute de trouver leur place dans la société ; d’autres enfin ont voulu conserver cette place au soleil. Mais entre l’aviation de guerre qu’ils ont si bien défendue et l’aviation militaire de paix, les places ont été chères. Et le « travail » parfois très ennuyeux. A Tours, au 31e régiment d’aviation d’observation comme ailleurs. Galerie de portraits des aviateurs tourangeaux en 1921. Lire la suite de cette entrée »

La Croisière noire de Crestey et Würthèle, du 31e régiment

Le capitaine Crestey, pilote, et le sergent-chef Würthèle, mécanicien, du 31e régiment d’aviation de Tours, participèrent à la Croisière africaine du général Vuillemin, du 8 novembre au 24 décembre. Un raid d’escadre baptisé la Croisière noire par les journalistes.

Elles sont bleus, blanches ou rouges, les cocottes en papier peintes sur les flancs des trente Potez 25 TOE qui participèrent, fin 1933, à la Croisière noire. 22.500 km d’Istres à Istres en faisant le tour du propriétaire au-dessus du continent africain. Le général Vuillemin, commandant de cette expédition au long cours, avait choisi cet insigne en souvenir de son escadrille, la Br 11, qu’il avait commandée lors de la Grande Guerre. L’objectif de cette expédition était de « faire la démonstration avec un matériel de série des possibilités de notre aviation », a écrit le capitaine Jean Crestey, chef d’escadrille au 31e régiment de Tours. Lire la suite de cette entrée »

Albert Bouguereau, de l’aviation populaire au delta du Tonkin

Le capitaine Albert Bouguereau a trouvé la mort en Indochine, le 30 mars 1954. Il avait participé à la bataille de France dans l’aviation d’assaut, au GB I/51. Il avait également été un des pilotes du B-17 du général Koenig.

Albert Bouguereau, breveté à 19 ans, avec le numéro 9683.

Voler. Un rêve inaccessible pour beaucoup de jeunes au milieu des années 30. Trop cher, surtout en cette période de crise. Puis l’aviation populaire est arrivée qui a créé un vaste élan.

A Tours, le club Air-Touraine, dirigé par le général Muiron, s’est lancé à fond dans le projet. Sans se soucier de politique. Plusieurs centaines de jeunes se sont inscrits. Ils venaient de l’école des cheminots de Saint-Pierre-des-Corps, de familles de commerçants, d’artisans, parfois de milieux plutôt aisés. Albert Bouguereau – Claude pour sa famille – avait suivi une formation d’ajusteur  à Tours après des études au collège Quinot, à Amboise. Son père était régisseur au château de Valmer. (1)

Parmi les premiers à s’inscrire, Albert Bouguereau est parmi les premiers à voler. Il obtient son brevet de tourisme 1er degré, en décembre 1937. Lire la suite de cette entrée »

Marcel Demesmay, du Val de Loire à la Vallée heureuse

Marcel Demesmay

Une dédicace, à la veille de la première mission avec le Guyenne. (Collection Jacques Demesmay)

Le commandant Marcel Demesmay a fait l’essentiel de sa carrière à Tours. Arrivé comme mitrailleur au 31e RAO en 1934, il a terminé comme responsable de la tour de contrôle en 1962. Mais entre-temps…

15 septembre 1939, le sergent-chef Marcel Demesmay quitte la base de Tours pour Nancy. Le  groupe aérien d’observation 509, constitué pour partie d’aviateurs engagés, pour partie de réservistes, est la dernière escadrille à quitter Tours. Il suit le 9e corps d’armée – dont le commandement est à Tours – parti sur la ligne Maginot, près de Saint-Avold.

Les deux escadres de bombardement sont déjà installées en Champagne. Marcel Demesmay auraient pu partir avec le GB I/31 où il est resté de 1934 jusqu’en 1939, comme mitrailleur (1) avec une interruption de deux ans – fin 1934-1936 – à la 12e escadre de bombardement de Reims (1). Mais juste avant la guerre, il est affecté à cette unité nouvelle destinée à travailler au profit des forces terrestres du 9e corps d’armée. Même si les bimoteurs Bloch 200 de la 31e escadre sont déjà dépassés au moment de leur sortie, cette affectation au GAO constitue un net retour en arrière, sur Breguet 270 – surnommé l’avion sans queue par les Tourangeaux. Lire la suite de cette entrée »

Le voyage à Prague du général et du député

En 1928, l’aviation tchèque invite le général Pujo à Prague. Celui-ci désigne le 31e régiment de Tours pour l’accompagner. C’est la 14e escadrille (C 56) qui est retenue.

Le 18 juin 1928, six Potez 25 quittent Tours, sous les ordres de Paul Canonne, commandant le groupe d’observation n°4 auquel la 14e escadrille appartient. Ce voyage n’a rien d’un exploit sportif. Il s’agit de répondre à l’invitation amicale adressée par les aviateurs tchèques au général Pujo, directeur de l’aéronautique militaire et ancien commandant de la 9e brigade de Tours.

Un Potez 25 de Tours à La Courtine

Un Potez 25 (1) de Tours à La Courtine. (Didier Lecoq)

Un voyage sans histoires si ce n’est quelques bourrasques de pluie qui contraignent les Potez 25 à une escale non prévue, à Nuremberg (Allemagne), où les aviateurs français ont pu remarquer « la belle ordonnance des hangars, l’autorité du starter, l’uniforme brillant des policiers et même… la propreté des mécaniciens » !

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Les commandants de la base aérienne de Tours

Le 1er septembre, le colonel Bernard Lebrun a succédé au colonel Pascal Delerce à la tête de la base aérienne 705. C’est l’occasion de passer en revue les commandants de base qui se sont succédé à Tours. Une tentative qui n’est pas exhaustive tant les périodes avant et après-guerre sont peu documentées.

La base aérienne de Tours a été créée le 1er janvier 1934, au moment de la transformation des deux régiments présents à Tours – 2e de chasse et 31e d’observation – en escadres. A cette date, le lieutenant-colonel de Castel, commandant le 31e par intérim, est nommé à la tête de la nouvelle 31e demi-brigade qui chapeaute les 2e et 31e escadres et la base aérienne 131.

Une carte qui date sans doute de 1934.

La base aérienne change de nom le 1er juillet 1936 pour devenir «base aérienne 109 » (décision ministérielle du 14 mai 1936). Pas pour longtemps car elle change rétroactivement d’appellation le 15 octobre 1936 pour prendre officiellement le nom de « base aérienne de Tours » (décision ministérielle du 22 octobre 1936), nom qu’elle conservera officiellement jusqu’à l’occupation allemande.

Une carte identique à la première, plus tardive, au nom de la base aérienne de Tours.

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