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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour la catégorie ‘Ils sont passés par Tours’

Robert Poirier, un aviateur sur la route de la Das Reich

Cet aviateur tourangeau est devenu officier de l’Ordre de l’Empire britannique pour avoir contribué, avec son réseau, à ralentir la remontée de la division Das Reich, du Périgord vers la Normandie, il y soixante-dix ans. Le point d’orgue d’une longue carrière.

L’histoire est belle. Elle est racontée par Jacques Poirier – Captain Jack pour la Résistance –, dans son livre La girafe a un long cou (1). Officier du SOE britannique dans le Sud-Ouest (2), il est alors chargé de recueillir un résistant français, officier de surcroit, sur qui l’étau allemand se resserre en Savoie. Méfiant, Jacques Poirier  l’attend dans la cave qui lui sert de bureau, un revolver à portée de main. Et quand il aperçoit, de dos, cet homme descendre l’échelle, son sang ne fait qu’un tour. C’est son père, Robert Poirier. Extraordinaire rencontre du père et de son fils qui conjuguent le verbe résister chacun à l’insu de l’autre. Une histoire d’autant plus rocambolesque que tout le monde, dans le réseau Nestor qu’il dirige, est convaincu que le Captain Jack est anglais. Un double secret qu’ils vont devoir garder jusqu’à la Libération.

Robert Poirier est fait commandeur de la Légion d'honneur, en 1949 à Rabat. Il arbore la Médaille militaire, la Croix de guerre 14-18, la Croix de guerre 39-45, la Médaille de la Libération avec rosette, la médaille de l'Aéronautique, la croix d'officier de l'Empire britannique et la Croix de la vaillance polonaise. (Photo famille Poirier)

Robert Poirier est fait commandeur de la Légion d’honneur, en 1949 à Rabat. Il arbore la Médaille militaire, la Croix de guerre 14-18 (avec palmes et étoile), la Croix de guerre 39-45 (avec palmes et étoile), la Médaille de la Libération avec rosette, la médaille de l’Aéronautique, la croix d’officier de l’Empire britannique et la Croix de la vaillance polonaise. Et il en manque! (Photo famille Poirier)

C’est un nouvel épisode d’une vie déjà riche. Robert Poirier est né à Tours, le 8 octobre 1894, au 10 de la rue Saint-Louis. Ne la cherchez pas. En 1905, elle a changé de nom. Elle est devenue la rue Philippe-le-Bon, pas très loin des Halles. Son père, Édouard, était employé de commerce. Sa mère, Cécile Weil, s’occupait du foyer. Si son père est né à Céré-la-Ronde, en Indre-et-Loire, sa famille paternelle venait un peu du Chinonais mais surtout du sud de la Touraine et notamment Antogny-le-Tillac où son aïeul vivait au début du 18e siècle.

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L’école des observateurs : Tours – Londres avec escales

Il y a eu des départs collectifs vers la France Libre. Les plus connus sont le Farman de Saint-Jean-d’Angély, le « Trébouliste » de l’école de pilotage de Morlaix, le « Buhara », etc. 17 officiers de l’armée de terre (et sans doute 18), élèves de l’école des observateurs (en avion) de Tours ont rallié Londres. Comme ils ont pu.

Il étaient 140 en ce début juin 1940 à l’école d’observateurs de Tours. Ils venaient tous de l’armée de terre et sous les ordres du commandant Maurice Jeannin (ancien commandant du groupe 2/51 en 1937), commençaient leur exode. Pour cent d’entre eux, ce sera Aulnat. Pour les quarante autres, ce sera Rennes avant de prendre également la route de Clermont-Ferrand. Parmi ces 140 officiers brevetés observateurs en avion à Tours, dix-sept choisiront le chemin de l’exil. Six seront faits Compagnons de la Libération.

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Avec Roger Parodi, la Patrouille n’était pas encore de France

Lorsque la Patrouille de France est venue à Tours voici quelques années, les pilotes se sont donné rendez-vous chez Roger Parodi. Leur grand ancien – Ahmed, dans l’armée de l’air – a appartenu à la Patrouille d’Étampes en 1948 et 1949.

Roger Parodi

Roger Parodi, seul en piste lors du meeting de Pierre-de-Bresse, aux commandes du Stampe n°679.       (Collection Dan Gilberti, Histavia21)

La Patrouille de France fête ses 60 ans. Ou plutôt les 60 ans de son baptême, le 16 mai 1953 lorsque Jacques Noetinger, lors du meeting  national d’Alger, annonça la Patrouille de l’armée de l’air : « Et voici la Patrouille de France ». Le nom lui est resté.

La PAF est l’héritière d’une longue tradition – à l’échelle de l’aviation – commencée avec la Patrouille d’Étampes en 1931 ; qui a eu une seconde naissance en 1946 avec la Patrouille des moniteurs de Tours qui, en 1947, est redevenue la Patrouille d’Étampes quand elle a quitté la Touraine pour la Seine-et-Oise (1).

Trait d’union de la Patrouille d’Étampes avant et après-guerre, Roger Perrier a fait partie des deux. Il a reconstitué celle-ci à Tours (2). Lire la suite de cette entrée »

L’après-guerre en Touraine ou le repos des guerriers

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, plusieurs aviateurs de renom sont arrivés à Tours : Henry de Slade, Paul de Langlade, Armand de Turenne, Pierre Ducornet, Guy Tourangin, Jean Carayon, René Simon, le régiment d’aviation d’observation de Tours avait ses stars. Portraits.

Les officiers du 31e régiment en 1921. (Album L. Guillot, Rennes)

Les officiers du 31e régiment en 1921. (Album L. Guillot, Rennes)

A l’issue de la guerre, certains aviateurs ont repris leur vie d’avant ; d’autres ont choisi de rester dans l’aviation faute de trouver leur place dans la société ; d’autres enfin ont voulu conserver cette place au soleil. Mais entre l’aviation de guerre qu’ils ont si bien défendue et l’aviation militaire de paix, les places ont été chères. Et le « travail » parfois très ennuyeux. A Tours, au 31e régiment d’aviation d’observation comme ailleurs. Galerie de portraits des aviateurs tourangeaux en 1921. Lire la suite de cette entrée »

La Croisière noire de Crestey et Würthèle, du 31e régiment

Le capitaine Crestey, pilote, et le sergent-chef Würthèle, mécanicien, du 31e régiment d’aviation de Tours, participèrent à la Croisière africaine du général Vuillemin, du 8 novembre au 24 décembre. Un raid d’escadre baptisé la Croisière noire par les journalistes.

Elles sont bleus, blanches ou rouges, les cocottes en papier peintes sur les flancs des trente Potez 25 TOE qui participèrent, fin 1933, à la Croisière noire. 22.500 km d’Istres à Istres en faisant le tour du propriétaire au-dessus du continent africain. Le général Vuillemin, commandant de cette expédition au long cours, avait choisi cet insigne en souvenir de son escadrille, la Br 11, qu’il avait commandée lors de la Grande Guerre. L’objectif de cette expédition était de « faire la démonstration avec un matériel de série des possibilités de notre aviation », a écrit le capitaine Jean Crestey, chef d’escadrille au 31e régiment de Tours. Lire la suite de cette entrée »

Albert Bouguereau, de l’aviation populaire au delta du Tonkin

Le capitaine Albert Bouguereau a trouvé la mort en Indochine, le 30 mars 1954. Il avait participé à la bataille de France dans l’aviation d’assaut, au GB I/51. Il avait également été un des pilotes du B-17 du général Koenig.

Albert Bouguereau, breveté à 19 ans, avec le numéro 9683.

Voler. Un rêve inaccessible pour beaucoup de jeunes au milieu des années 30. Trop cher, surtout en cette période de crise. Puis l’aviation populaire est arrivée qui a créé un vaste élan.

A Tours, le club Air-Touraine, dirigé par le général Muiron, s’est lancé à fond dans le projet. Sans se soucier de politique. Plusieurs centaines de jeunes se sont inscrits. Ils venaient de l’école des cheminots de Saint-Pierre-des-Corps, de familles de commerçants, d’artisans, parfois de milieux plutôt aisés. Albert Bouguereau – Claude pour sa famille – avait suivi une formation d’ajusteur  à Tours après des études au collège Quinot, à Amboise. Son père était régisseur au château de Valmer. (1)

Parmi les premiers à s’inscrire, Albert Bouguereau est parmi les premiers à voler. Il obtient son brevet de tourisme 1er degré, en décembre 1937. Lire la suite de cette entrée »

Marcel Demesmay, du Val de Loire à la Vallée heureuse

Marcel Demesmay

Une dédicace, à la veille de la première mission avec le Guyenne. (Collection Jacques Demesmay)

Le commandant Marcel Demesmay a fait l’essentiel de sa carrière à Tours. Arrivé comme mitrailleur au 31e RAO en 1934, il a terminé comme responsable de la tour de contrôle en 1962. Mais entre-temps…

15 septembre 1939, le sergent-chef Marcel Demesmay quitte la base de Tours pour Nancy. Le  groupe aérien d’observation 509, constitué pour partie d’aviateurs engagés, pour partie de réservistes, est la dernière escadrille à quitter Tours. Il suit le 9e corps d’armée – dont le commandement est à Tours – parti sur la ligne Maginot, près de Saint-Avold.

Les deux escadres de bombardement sont déjà installées en Champagne. Marcel Demesmay auraient pu partir avec le GB I/31 où il est resté de 1934 jusqu’en 1939, comme mitrailleur (1) avec une interruption de deux ans – fin 1934-1936 – à la 12e escadre de bombardement de Reims (1). Mais juste avant la guerre, il est affecté à cette unité nouvelle destinée à travailler au profit des forces terrestres du 9e corps d’armée. Même si les bimoteurs Bloch 200 de la 31e escadre sont déjà dépassés au moment de leur sortie, cette affectation au GAO constitue un net retour en arrière, sur Breguet 270 – surnommé l’avion sans queue par les Tourangeaux. Lire la suite de cette entrée »

Le voyage à Prague du général et du député

En 1928, l’aviation tchèque invite le général Pujo à Prague. Celui-ci désigne le 31e régiment de Tours pour l’accompagner. C’est la 14e escadrille (C 56) qui est retenue.

Le 18 juin 1928, six Potez 25 quittent Tours, sous les ordres de Paul Canonne, commandant le groupe d’observation n°4 auquel la 14e escadrille appartient. Ce voyage n’a rien d’un exploit sportif. Il s’agit de répondre à l’invitation amicale adressée par les aviateurs tchèques au général Pujo, directeur de l’aéronautique militaire et ancien commandant de la 9e brigade de Tours.

Un Potez 25 de Tours à La Courtine

Un Potez 25 (1) de Tours à La Courtine. (Didier Lecoq)

Un voyage sans histoires si ce n’est quelques bourrasques de pluie qui contraignent les Potez 25 à une escale non prévue, à Nuremberg (Allemagne), où les aviateurs français ont pu remarquer « la belle ordonnance des hangars, l’autorité du starter, l’uniforme brillant des policiers et même… la propreté des mécaniciens » !

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Les commandants de la base aérienne de Tours

Le 1er septembre, le colonel Bernard Lebrun a succédé au colonel Pascal Delerce à la tête de la base aérienne 705. C’est l’occasion de passer en revue les commandants de base qui se sont succédé à Tours. Une tentative qui n’est pas exhaustive tant les périodes avant et après-guerre sont peu documentées.

La base aérienne de Tours a été créée le 1er janvier 1934, au moment de la transformation des deux régiments présents à Tours – 2e de chasse et 31e d’observation – en escadres. A cette date, le lieutenant-colonel de Castel, commandant le 31e par intérim, est nommé à la tête de la nouvelle 31e demi-brigade qui chapeaute les 2e et 31e escadres et la base aérienne 131.

Une carte qui date sans doute de 1934.

La base aérienne change de nom le 1er juillet 1936 pour devenir «base aérienne 109 » (décision ministérielle du 14 mai 1936). Pas pour longtemps car elle change rétroactivement d’appellation le 15 octobre 1936 pour prendre officiellement le nom de « base aérienne de Tours » (décision ministérielle du 22 octobre 1936), nom qu’elle conservera officiellement jusqu’à l’occupation allemande.

Une carte identique à la première, plus tardive, au nom de la base aérienne de Tours.

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Le raid de Victor Lasalle se termine dans le désert de Libye

Officier au 31e régiment d’aviation de Tours, Victor Lasalle a trouvé la mort dans le désert qui borde le golfe de Syrte en percutant des dunes, le 15 décembre 1929, lors d’une liaison rapide entre Paris et Saigon.

Lasalle, Rébart et Faltot avant leur dernier départ. (Collection Yvette Morel-Lasalle)

1929, horrible année pour le 31e régiment d’aviation de Tours. Vendredi 23 août, un Potez 25 peine au décollage et vient en percuter un autre autour duquel s’affairent trois aviateurs. Deux sont tués, le sergent Fond et le caporal Dambricourt.

Samedi 5 octobre, deux Potez 25 rentrent de mission, en Roumanie et en Yougoslavie. Ils se percutent dans le mauvais temps, dans l’Allier : quatre morts, le commandant François Tulasne, l’adjudant-chef Favier dans l’un ; le sergent-chef Vergnaud et le sergent Josserand dans l’autre.

Dimanche 15 décembre, le 31e perd son « champion », le capitaine Victor Lasalle, qui trouve la mort en Libye lors d’une liaison rapide entre la France et l’Indochine. Lire la suite de cette entrée »

Le dernier raid de l’adjudant-chef Jean Foiny

19 mai 1925 Peu de temps après avoir décollé de l’aérodrome de Parçay-Meslay pour reconquérir la coupe Zenith, l’adjudant-chef Jean Foiny, pris dans le brouillard, s’écrasait à quelques kilomètres du terrain après avoir fait demi-tour.

Jean Foiny

A la sortie de la Monnaie, dans la direction de Tours, sur la droite. Un monument rappelle qu’ici, aux Belles-Ruries, le 19 mai 1925, l’adjudant-chef aviateur Jean Foiny et son mécanicien Jean Foucher, ont trouvé la mort. L’adjudant-chef Foiny appartenait au 31e régiment d’aviation de Parçay-Meslay, comme Jean Foucher, un conscrit bordelais qui l’accompagnait. Ce matin-là, ils ont décollé à 4 h 28’27’’, dans le brouillard. L’heure est précise. Jean Foiny partait pour reconquérir la coupe Zenith, une épreuve réservée aux militaires dont il avait pris la tête en 1924, et des chronométreurs de l’Aéro-Club de France – MM. Deslis et Baconnier – étaient présents pour donner le signal du départ.

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Neuf tués dans la collision de deux Bloch 210 de Tours

C’est l’accident aérien le plus grave qu’a connu la Touraine. Le 22 avril 1939, le lieutenant-colonel Mailloux, commandant la 51e escadre, rentre de manœuvres avec trois autres Bloch 210. Au moment de la séparation, deux avions se percutent. Ainsi disparaissent neuf aviateurs dont le compagnon de Jean Mermoz sur l’Arc-en-ciel.

Louis Mailloux alors qu'il commande le 2e groupe de la 31e escadre (janvier 1937)

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