Archive pour la catégorie ‘Ils sont passés par Tours’
Albert Bouguereau, de l’aviation populaire au delta du Tonkin
Le capitaine Albert Bouguereau a trouvé la mort en Indochine, le 30 mars 1954. Il avait participé à la bataille de France dans l’aviation d’assaut, au GB I/51. Il avait également été un des pilotes du B-17 du général Koenig.
Voler. Un rêve inaccessible pour beaucoup de jeunes au milieu des années 30. Trop cher, surtout en cette période de crise. Puis l’aviation populaire est arrivée qui a créé un vaste élan.
A Tours, le club Air-Touraine, dirigé par le général Muiron, s’est lancé à fond dans le projet. Sans se soucier de politique. Plusieurs centaines de jeunes se sont inscrits. Ils venaient de l’école des cheminots de Saint-Pierre-des-Corps, de familles de commerçants, d’artisans, parfois de milieux plutôt aisés. Albert Bouguereau – Claude pour sa famille – avait suivi une formation d’ajusteur à Tours après des études au collège Quinot, à Amboise. Son père était régisseur au château de Valmer. (1)
Parmi les premiers à s’inscrire, Albert Bouguereau est parmi les premiers à voler. Il obtient son brevet de tourisme 1er degré, en décembre 1937. Lire la suite de cette entrée »
Marcel Demesmay, du Val de Loire à la Vallée heureuse
Le commandant Marcel Demesmay a fait l’essentiel de sa carrière à Tours. Arrivé comme mitrailleur au 31e RAO en 1934, il a terminé comme responsable de la tour de contrôle en 1962. Mais entre-temps…
15 septembre 1939, le sergent-chef Marcel Demesmay quitte la base de Tours pour Nancy. Le groupe aérien d’observation 509, constitué pour partie d’aviateurs engagés, pour partie de réservistes, est la dernière escadrille à quitter Tours. Il suit le 9e corps d’armée – dont le commandement est à Tours – parti sur la ligne Maginot, près de Saint-Avold.
Les deux escadres de bombardement sont déjà installées en Champagne. Marcel Demesmay auraient pu partir avec le GB I/31 où il est resté de 1934 jusqu’en 1939, comme mitrailleur (1) avec une interruption de deux ans – fin 1934-1936 – à la 12e escadre de bombardement de Reims (1). Mais juste avant la guerre, il est affecté à cette unité nouvelle destinée à travailler au profit des forces terrestres du 9e corps d’armée. Même si les bimoteurs Bloch 200 de la 31e escadre sont déjà dépassés au moment de leur sortie, cette affectation au GAO constitue un net retour en arrière, sur Breguet 270 – surnommé l’avion sans queue par les Tourangeaux. Lire la suite de cette entrée »
Le voyage à Prague du général et du député
En 1928, l’aviation tchèque invite le général Pujo à Prague. Celui-ci désigne le 31e régiment de Tours pour l’accompagner. C’est la 14e escadrille (C 56) qui est retenue.
Le 18 juin 1928, six Potez 25 quittent Tours, sous les ordres de Paul Canonne, commandant le groupe d’observation n°4 auquel la 14e escadrille appartient. Ce voyage n’a rien d’un exploit sportif. Il s’agit de répondre à l’invitation amicale adressée par les aviateurs tchèques au général Pujo, directeur de l’aéronautique militaire et ancien commandant de la 9e brigade de Tours.
Un voyage sans histoires si ce n’est quelques bourrasques de pluie qui contraignent les Potez 25 à une escale non prévue, à Nuremberg (Allemagne), où les aviateurs français ont pu remarquer « la belle ordonnance des hangars, l’autorité du starter, l’uniforme brillant des policiers et même… la propreté des mécaniciens » !
Un nouveau commandant à la base aérienne de Tours
Le 1er septembre, le colonel Bernard Lebrun a succédé au colonel Pascal Delerce à la tête de la base aérienne 705. C’est l’occasion de passer en revue les commandants de base qui se sont succédé à Tours. Une tentative qui n’est pas exhaustive tant les périodes avant et après-guerre sont peu documentées.
La base aérienne de Tours a été créée le 1er janvier 1934, au moment de la transformation des deux régiments présents à Tours – 2e de chasse et 31e d’observation – en escadres. A cette date, le lieutenant-colonel de Castel, commandant le 31e par intérim, est nommé à la tête de la nouvelle 31e demi-brigade qui chapeaute les 2e et 31e escadres et la base aérienne 131.
La base aérienne change de nom le 1er juillet 1936 pour devenir «base aérienne 109 » (décision ministérielle du 14 mai 1936). Pas pour longtemps car elle change rétroactivement d’appellation le 15 octobre 1936 pour prendre officiellement le nom de « base aérienne de Tours » (décision ministérielle du 22 octobre 1936), nom qu’elle conservera officiellement jusqu’à l’occupation allemande.
Le raid de Victor Lasalle se termine dans le désert de Libye
Officier au 31e régiment d’aviation de Tours, Victor Lasalle a trouvé la mort dans le désert qui borde le golfe de Syrte en percutant des dunes, le 15 décembre 1929, lors d’une liaison rapide entre Paris et Saigon.
1929, horrible année pour le 31e régiment d’aviation de Tours. Vendredi 23 août, un Potez 25 peine au décollage et vient en percuter un autre autour duquel s’affairent trois aviateurs. Deux sont tués, le sergent Fond et le caporal Dambricourt.
Samedi 5 octobre, deux Potez 25 rentrent de mission, en Roumanie et en Yougoslavie. Ils se percutent dans le mauvais temps, dans l’Allier : quatre morts, le commandant François Tulasne, l’adjudant-chef Favier dans l’un ; le sergent-chef Vergnaud et le sergent Josserand dans l’autre.
Dimanche 15 décembre, le 31e perd son « champion », le capitaine Victor Lasalle, qui trouve la mort en Libye lors d’une liaison rapide entre la France et l’Indochine. Lire la suite de cette entrée »
Le dernier raid de l’adjudant-chef Jean Foiny
19 mai 1925 Peu de temps après avoir décollé de l’aérodrome de Parçay-Meslay pour reconquérir la coupe Zenith, l’adjudant-chef Jean Foiny, pris dans le brouillard, s’écrasait à quelques kilomètres du terrain après avoir fait demi-tour.
A la sortie de la Monnaie, dans la direction de Tours, sur la droite. Un monument rappelle qu’ici, aux Belles-Ruries, le 19 mai 1925, l’adjudant-chef aviateur Jean Foiny et son mécanicien Jean Foucher, ont trouvé la mort. L’adjudant-chef Foiny appartenait au 31e régiment d’aviation de Parçay-Meslay, comme Jean Foucher, un conscrit bordelais qui l’accompagnait. Ce matin-là, ils ont décollé à 4 h 28’27’’, dans le brouillard. L’heure est précise. Jean Foiny partait pour reconquérir la coupe Zenith, une épreuve réservée aux militaires dont il avait pris la tête en 1924, et des chronométreurs de l’Aéro-Club de France – MM. Deslis et Baconnier – étaient présents pour donner le signal du départ.
Neuf tués dans la collision de deux Bloch 210 de Tours
C’est l’accident aérien le plus grave qu’a connu la Touraine. Le 22 avril 1939, le lieutenant-colonel Mailloux, commandant la 51e escadre, rentre de manœuvres avec trois autres Bloch 210. Au moment de la séparation, deux avions se percutent. Ainsi disparaissent neuf aviateurs dont le compagnon de Jean Mermoz sur l’Arc-en-ciel.
L’envol du général Alain de Maricourt
Créateur des commandos parachutistes de l’air, directeur de l’École de l’air, major général de l’armée de l’air, Alain Dumesnil de Maricourt a commencé sa carrière d’aviateur à Tours, en 1931.
Il faudrait davantage qu’un article pour parler de la carrière du général de Maricourt. Ne serait-ce que pour aligner ses citations (six), ses décorations (commandeur de la Légion d’honneur, Silver Star américaine notamment) et ses états de service qui font penser aux Croix de guerre des as de la Première Guerre dont le ruban s’allongeait au rythme des exploits : commandant du GB 1/32 Bourgogne puis de la 31e escadre de 1943 à 1945 avec lesquels il se distingue en Italie puis en Allemagne ; il commande deux fois l’École de l’air ; au Tonkin, il est à la tête du groupement aérien tactique du Nord ; il quitte l’armée en 1961 alors qu’il commande les Forces aériennes tactiques.
Les deux vies de Charles Renard-Duverger
Porté disparu en octobre 1918, le Lochois, chef de l’escadrille Br 117 était prisonnier en Allemagne. Libéré avant la fin de l’année, il a choisi de faire carrière dans l’aviation, notamment au 31e régiment d’aviation d’observation de Tours.
C’est le genre d’anecdote qui marque une vie. De quoi découper l’article et le mettre dans un cadre, en face de son lit, pour démarrer chaque journée avec le sourire. Le 12 décembre 1918, le lieutenant Renard-Duverger fait la une de la Guerre Aérienne Illustrée, le précieux hebdomadaire de Jacques Mortane. Sous le titre « Deux héros disparus » apparaît son portrait ainsi que celui du lieutenant des Forts. Jacques Mortane et Jean Grégoire publient, en page 909, la nécrologie du commandant de l’escadrille Br 117, disparu lors d’une mission de bombardement le 29 octobre 1918, au-dessus de l’Allemagne. L’adjudant-chef Gaston Guyot l’accompagnait. Lire la suite de cette entrée »
François Tulasne, un destin lié aux Balkans
Commandant du groupe de reconnaissance n°5 du 31e régiment de Tours, François Tulasne a trouvé la mort avec trois autres aviateurs, lors de la collision des deux Potez 25 qui rentraient d’une mission dans les Balkans. Il avait quatre enfants dont Jean, futur commandant de l’escadrille Normandie.
Samedi 5 octobre 1929. Deux Potez 25 du 31e régiment d’aviation, partis de Lyon, se dirigent vers Tours. Ils rentrent d’un long voyage qui leur a fait prendre la route des Balkans, jusqu’en Roumanie pour les obsèques du colonel Protopopescu, puis Belgrade, en Yougoslavie. Ils rentrent en passant par Venise et Lyon. Dans leurs foyers comme sur la base de Parçay-Meslay, tout le monde les attend.









