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Archive pour la catégorie ‘Ecole d’aviation de chasse’

Les commandants de l’École de chasse

Petit inventaire des commandants de l’École de l’aviation de chasse. Sur les tableaux qui se trouvent dans les locaux de l’École, à Tours, la liste commence à Meknès. Peut-être y a-t-il eu un autre commandant en 1943, à Marrakech, avant Saint-Albin. Dans cette liste manque le lieutenant-colonel Tomy Papin, fin 1944. Et un ou deux noms écorchés.

La carte de vœux 1959 de l’École de chasse. Il manque un « L » à Martel. (Didier Lecoq)

En avril 1943 est créée à Marrakech, au Maroc, une section « chasse » constituée d’une seule escadrille sur Curtiss H-75 A, déjà vétérans de la guerre. En juillet une seconde escadrille voit le jour avec les Dewoitine D.520 du groupe de chasse 3/6 qui a été rééquipé en matériel américain. Une troisième escadrille suit, toujours à Marrakech, sur A.24 Dauntless. A la fin de l’année, ce qui n’est pas encore l’École de chasse est transférée à Meknès, le terrain de Marrakech étant surchargé. Le 10 janvier 1944, les trois escadrilles mais aussi tout un inventaire d’avions militaires déménage à Meknès avec le lieutenant-colonel de Saint-Albin à sa tête. Bios express des commandants de l’École de chasse. Sans s’étendre sur ceux dont la carrière est encore en cours.

Didier Lecoq

A Meknès (1944-1961)

Lieutenant-colonel Gaston Raguenet de Saint-Albin (1944-1944). Né en 1901 à Saint-Cyr-en-Val (Loiret) où sa famille – des raffineurs de sucre – possédait le château de Reyville. 107e Promotion de Saint-Cyr 1920-1922. 3e régiment de chasse de Châteauroux. 8e escadre de chasse en 1936. Commandant du GC 1/4 de la mi-mai à la mi-juin 1940. Décédé en 2002, à Saint-Cyr-en-Val.

Tomy Papin

Tomy Papin
(Dessin Charles Bossu)

Colonel Tomy Papin Labazordière Ruillier Beaufond (1944-1944). Tomy Papin était d’abord un technicien. Ingénieur des Arts et manufactures, il a ensuite été diplômé de l’École supérieure de l’aéronautique, promotion 1930. Profitant de la préparation militaire spéciale (PMS), il s’est engagé puis est devenu pilote. Dans la reconnaissance notamment, chef de la 2e escadrille du GR I/33 ; puis dans la chasse, à la tête de la 3e escadrille du GC II/7. Sur MS.406 puis sur Dewoitine D.520, il obtient 7 victoires homologuées et 2 probables. Après le débarquement en Afrique du Nord, il reprend le combat à la tête du GC 2/7 puis de la 1re escadre de chasse qu’il commande. Il quitte son commandement après une algarade avec un général américain à propos des attaques anti-navires au large des côtes italiennes qu’il jugeait inutiles et dangereuses, selon Marguette Bouvier (1), de la revue L’Air qui l’a rencontré à Friedrichshafen en octobre 1945. Il est affecté au Centre instruction chasse (CIC) de Meknès le 11 juin 1944 mais ne doit pas y arriver avant juillet. En novembre, après la mort de Monraisse, il reprend le commandement de l’escadre de chasse n°1 qu’il retrouve à Luxeuil à la fin de l’année. Le lieutenant-colonel Tomy Papin a trouvé la mort , le 1er février 1946. Il a percuté la mer aux commandes de son Spitfire lors de l’attaque d’une jonque sur la côte Est de la Cochinchine.

L’article sur le lieutenant-colonel Papin dans L’Air du 5 novembre 1945 > Lire

Second article sur le lieutenant-colonel Papin dans L’Air du 5 septembre 1946 > Lire

Commandant Raymond Destaillac (1944-1945). Né en 1905. École militaire de l’air 1928. Il a participé au meeting de Zürich en 1937 à la tête de neuf Dewoitine D.501. De quoi impressionner au moment où était présenté le Messerschmitt Bf109. Adjoint au commandant du GC 2/5 en 1939.  2 victoires sûres et 2 probables . En 1942, il a pris le commandement du GC 3/6. Dans les années 60, devenu général de brigade, il a commandé la zone de défense aérienne en Algérie. Décédé en 1972.

Lieutenant-colonel Yves Ezanno (1945-1948). C’est une des grandes figures françaises de l’aviation de la Seconde Guerre mondiale. Né en 1915, Yves Ezanno a d’abord fait du droit avec un doctorat et une carrière d’avocat qui s’ouvrait devant lui. Mais à l’issue de la préparation militaire spéciale (PMS), il choisit de s’engager. Il fait partie de la promotion 1939 de l’École militaire de l’air. Il a été le parrain de la promotion 1996, année de son décès. Breveté pilote en 1939, il est à l’école de pilotage 101 comme instructeur au début de la guerre. Déplacée à Royan, c’est de là qu’il s’envole sur Caudron Simoun avec plusieurs de ses camarades de l’école, le 17 juin 1940, pour l’Angleterre. Il sera fait Compagnon de la Libération. Dans le bombardement (GMC 1, Lorraine) comme dans la chasse (Alsace), il accumule des missions en Afrique. En Angleterre, il commande même le 198 Squadron de la RAF sur Hawker Typhoon Ib, en 1944. Abattu et blessé au-dessus de la Belgique en novembre, il lui faut plusieurs mois pour récupérer. En juin 1945, il est nommé à la tête de l’École de chasse de Meknès avant de devenir inspecteur de la chasse en 1949. Il occupera de nombreux postes ensuite. Général de corps aérien en 1962, il devient commandant de la Défense aérienne, à Taverny, deux ans plus tard. Il quitte l’armée de l’air en 1967 avec 5.200 heures de vol et 412 missions de guerre. Il décède le 20 octobre 1996 à Nice.

Le portrait d’Yves Ezanno sur le site des compagnons de la Libération. > Lire

Yves Ezanno, en 1941, devant un Caudron Simoun des FAFL.
(Origine François Tulasne)

Lieutenant-colonel Henri Hoarau de la Source (1948-1949). Né en 1910 au Quesnoy (Nord). Commandant de la 5e escadrille du GC 2/7 en 1943-1944 puis du groupe. Sur la tableau des commandants, à l’École de chasse, il manque le O de Hoarau.

Commandant Gabriel Gauthier (1949-1950). Il était avec Hoarau de la Source au GC 2/7. Né en 1916, il était de la promotion de l’École de l’air 1926 « Capitaine Astier de Villate ». Grièvement blessé en décembre 1939 lors de la deuxième de ses neuf victoires. Commandant la 4e escadrille du GC 2/7, sur Spitfire. Après la guerre, il commande notamment la 2e escadre de chasse à Dijon et l’École de l’air. Chef d’état-major de l’armée de l’air en décembre 1968.

Sur le site de Henri Guyot, Traditions Air. > Lire

Sur Aérostories. > Lire

Yves Rupied

Yves Rupied.
(Dessin Charles Bossu)

Commandant Yves Rupied (1950-1951). Tout pilote de chasse est censé le connaître. C’est le Brigadier dans « Chasseurs, mes frères » de Marc Lissy (Marcelin Labas). Il commandait alors la 1re escadrille du GC 3/6 (Spa 89, le Masque africain). Né en 1917, son père était général de cavalerie.  Promotion 1937 (Commandant Mézergues) de l’École de l’air. Abattu le 12 mai 1940 alors qu’il était détaché au GC 3/2 il saute en parachute pour la deuxième fois (il a déjà été abattu le 31 mars). Si on y ajoute un atterrissage forcé le 15 juin 1940, le sous-lieutenant Rupied a eu de la chance de s’en sortir… Il a terminé sa carrière général de brigade.

Commandant Victor Tanguy (1951-1953). Né le 6 juillet 1915 à Plougastel-Daoulas (Finistère), Victor Tanguy a fait partie de la promotion 1939 de l’École militaire de l’air (avec Yves Ezanno). Il est le parrain de la promotion 2001 de l’EMA. Il a obtenu deux victoires sur Bloch 152 au sein du GC 1/8 (escadrille 3C2, le Trident ailé). Après un passage en Afrique du Nord, il rejoint l’Angleterre avec le groupe 1/2 Cigognes. En décembre 1944 il commande l’escadrille Strasbourg du Squadron 341 Alsace. Le 14 novembre 1951 à Meknès, il est aux commandes du T-33 A (c/n 50433) immatriculé TR433 avec le major américain Barrett. Première sortie, premier atterrissage sur un T-33 et premier accident. Il est gravement blessé six ans plus tard (le 7 novembre 1957), dans les Aurès, dans l’accident d’un MH-152 Broussard de l’ELO 03.045. Il est général de brigade au moment de la retraite. Il est décédé en 1997.

Commandant Jean-Marie Vauchy (1953-1955). École de l’air 1938. Engagé dans la Résistance au sein du maquis du Haut-Jura puis en Haute-Garonne. Commandant en second du groupe de chasse 1/5 Vendée en Indochine. Il a écrit un article dans la revue Icare (n°153), « Aviateurs dans la Résistance » sur son expérience au sein des maquis du Haut-Jura et de Haute-Garonne. Décédé en 2006.

Commandant Maurice Avon (1955-1957). Il venait de passer deux années à la tête de la 7e escadre lorsqu’il est venu à Tours. Il a également commandé la base de Metz-Frescaty (1960-1962).

Commandant Georges Rivory (1957-1959). École de l’air 1938. Pilote à la 6e escadrille du GC 3/6 (le Masque de comédie). Prisonnier au Levant le 9 juin 1941 après une collision avec un Hurricane britannique et récupéré en mer par le destroyer HMS Kandahar. Il reprendra le combat au sein du 2/6 Travail. Puis au 3/6 Roussillon. Lui aussi figure dans « Chasseurs, mes frères ». C’est Jojo. Commandant de l’EC 2/5 Ile-de-France de 1947 à 1949. Il est décédé en 2014 à Nancy (98 ans).

Commandant Roger Rombi (1959-1961)

L’auteur des caricatures est le général de brigade aérienne Charles Bossu, mécanicien, notamment à la 7e escadre. En 1968, l’Association des pilotes de chasse a publié un recueil de ses dessins sous le titre « Et vive la chasse, b….l! »

A Tours (1961-20..)

Commandant Roger Rombi (1959-1961). C’est sous son commandement que l’École quitte Meknès pour Tours. Formé aux États-Unis, il est breveté le 8 février 1944, terminant son parcours le 21 juillet 1944 sur P.47. Il rejoint, fin septembre, la 1re escadrille du GC 3/3 Ardennes alors que cette unité est à Salon-de-Provence. Le 2 décembre, parti d’Ambérieu pour une mission de bombardement à quatre P.47, en Alsace, il est abattu par la Flak. Caché par la population alsacienne, il est de retour en unité le 29 janvier et effectue son premier vol le 8 février, selon le Journal de marche.

La Nouvelle République du 28 mai 1962.

Commandant Georges Labaye (1961-1964). Promotion 1945 de l’École de l’air. En 1951 il a commandé l’escadrille Spa 3, à Dijon. Georges Labaye a été le leader de la Patrouille de France en 1954, baptisée ainsi l’année précédente. La PAF volait pour la première fois sur un avion français, l’Ouragan, qui était l’un des deux avions de l’École lors de son arrivée à Tours. La PAF n’alignait alors que quatre avions. Il a également été commandant de l’École des pupille de l’air, à Grenoble en 1970. Deux de ses enfants ont été pilotes de chasse. Laurent (EA 1973) a été général de corps aérien et a terminé sa carrière comme directeur de l’Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN), en 2009. Le colonel Georges Labaye est décédé en 2008, à 86 ans.

L’Ouragan du capitaine Labaye, leader de la Patrouille de France en 1954, sur le site Traditions Air > Voir

Commandant Eric Questiau (1964-1965). Promotion de l’École de l’air 1946. Général de brigade aérienne.

Commandant Michel Marchand (1965-1966). Promotion de l’École militaire de l’air 1949. Général de brigade. Décédé en 1983.

Commandant Édouard de Cressac de Soleuvre (1966-1967). Promotion de l’École de l’air 1950. Breveté en 1953, il a été affecté à la 12e escadre de Cambrai où il a commandé la 2e escadrille. Il est resté deux ans en Afrique du Nord, à la tête de l’EALA 15/72. Il a commandé l’escadron 2/3 Champagne avant de venir à Tours. Décédé en 1987.

Commandant André Vautier (1967-1968). École de l’air 1951. Décédé en 2011.

Lieutenant-colonel Jacques Dedieu (1968-1970). École de l’air 1952.

Lieutenant-colonel Pierre Guillermin (1970-1971). École de l’air 1953. A sa sortie de l’École de chasse, à Meknès, il est affecté à l’escadre de chasse tout-temps Normandie-Niemen, à Tours. Après deux séjours en Algérie, il prend le commandement du Normandie-Niemen, à Orange. Il a terminé sa carrière au grade de général.

Lieutenant-colonel Pierre Aimard (1971-1972). École de l’air 1954. Après un séjour en Algérie et à la 5e escadre de chasse, il prend le commandement de l’escadron 2/12 Cornouaille à Cambrai, sur Super-Mystère B2. Puis il est affecté à Taverny avant de venir à Tours. Décédé en 2011.

Lieutenant-colonel Jacques Beaugrand (1973-1974). École de l’air 1955. Commandant de la base aérienne d’Aulnat de 1981 à 1983. Général de brigade aérienne.

Commandant Jean-Pierre Boucher (1974-1976). École de l’air 1956.

Lieutenant-colonel Pierre Aluce (1976-1977). Prytanée militaire de La Flèche, de 1954 à 1957. École de l’air 1957. Commandant de l’EC 1/5 Vendée, sur Mirage III C.

Lieutenant-colonel Jean-Marie « Susu » Sudriez (1977-1978). École de l’air 1958. Commandant de l’EC 2/2 Côte-d’Or sur Mirage III C en 1973-1974.

Lieutenant-colonel Michel Gaillard (1978-1981). École de l’air 1961.

Lieutenant-colonel Jacques Ratié (1981-1982). École de l’air 1962. En 1991 il entre au Centre national d’études spatiales (CNES) comme manager des astronautes. En mars 1999, le général Jacques Ratié prend la direction du bureau des astronautes en remplacement du général Jean Loup Chrétien.

Lieutenant-colonel François Sido (1982-1984). École militaire de l’air 1963. Directeur des équipes de présentation de l’armée de l’air (EPAA) en 1985-1986. Décédé en 2005.

Lieutenant-colonel Didier L’Eleu de la Simone (1984-1985). École de l’air 1964. Commandant de l’EC 2/13 Alpes de 1978 à 1980, sur Mirage 5F. Sur le tableau, L’Eleu est en un seul mot.

Lieutenant-colonel Joël Agaisse (1985-1986). École de l’air 1966. Commandant la base aérienne de Dijon en 1990-1992.Commandant les forces françaises stationnées à Djibouti en 1996. Général de division aérienne.

Lieutenant-colonel François Bouchard (1986-1987). École de l’air 1968. Commandant du 1/8 Saintonge en 1982. Décédé en 2011.

Lieutenant-colonel Jean-Claude Derrien (1987-1988). École de l’air 1969. Général de brigade.

Lieutenant-colonel Edgard Veau (1988-1989). École de l’air 1971. Passé à Cambrai à l’EC 1/12.

Lieutenant-colonel Guy Maertens (1989-1991). École de l’air 1971. Passe par Cambrai où il effectue son dernier vol sur Mirage F1 et juin 1982. Général de brigade en 2001. Sous-directeur du personnel officier jusqu’en 2001.

Lieutenant-colonel Eric Moncany de Saint-Aignan (1991-1992). École de l’air 1971. Décédé en 2011.

Lieutenant-colonel Jean-Pierre Ollivier (1992-1993). École de l’air 1975.

Lieutenant-colonel Didier Ros (1993-1994). École de l’air 1976.

Lieutenant-colonel Henri Switzer (1994-1995). Il a passé son brevet alors qu’il n’était que sergent. École militaire de l’air 1978. Capitaine, il a commandé l’escadrille Spa 124 sur Mirage F1C. Commandant de la base aérienne 112 de Reims de 2000 à 2002. Il a également occupé les fonctions de chef de cellule de crise « Yougoslavie » à l’état-major des armées et d’’attaché de Défense à l’ambassade de France à New Delhi et à la Haye. Chef du Service de communication et des relations publiques de l’armée de l’air, directeur de la publication Air Actualités. Porte-parole du chef d’état-major de l’armée de l’air. Il a quitté le service actif depuis mai 2007 comme général de division aérienne, totalisant plus de 4.500 heures de vol, une cinquantaine de missions de guerre en opérations extérieures (Tchad, Centre Afrique).

Le général Gratien Maire.
(Photo O. Ravenel, Armée de l’Air)

Lieutenant-colonel Gratien Maire (1995-1996). École de l’air 1978. Commandant du régiment de chasse Normandie-Niemen, de l’école de l’aviation de chasse à Tours, il a également dirigé l’École de l’air à Salon-de-Provence. Comme pilote de chasse – nom de guerre « Ricco » – il a cumulé 3.117 heures de vol et 89 missions de guerre. Adjoint du chef de cabinet militaire du Premier ministre à Matignon, attaché de défense à l’ambassade de France à Washington, directeur adjoint à l’inspection des armées et sous-chef « relations internationales » de l’EMA. Il a terminé sa carrière militaire comme major général des armées, adjoint du chef d’état-major, et responsable de la transformation des armées.

Lieutenant-colonel Jean-Pierre Hestin (1996-1997). École de l’air 1979. Pilote de chasse à l’escadron de chasse 3/12 Cornouaille de 1983 à 1988, il participe à l’opération « Épervier » au Tchad, puis commande l’escadrille de la SPA 162 de 1988 à 1990. Commandant en second de l’EC 1/5 Vendée de 1990 à 1992, il participe à l’opération « Daguet » Après l’École de l’aviation de chasse, à Tours, il intègre la 5e promotion du collège interarmées de défense de 1997 à 1998. Commandant en second de la BA 701 de 2000 à 2002. Il occupe ensuite les postes de directeur adjoint de la direction de la circulation aérienne militaire de 2002 à 2004 puis chef d’état-major de l’inspecteur de l’armée de l’air de 2004 à 2006. En 2009, il devient commandant supérieur des forces armées en Guyane.

Lieutenant-colonel Philippe Aubignat (1997-1999). École militaire de l’air 1981. Commandant de l’escadron de chasse 2/2 Côte d’or 1994-1995, à Dijon. En septembre 2010 il est chargé de mission auprès du commandant des forces aériennes après avoir été commandant de la brigade aérienne de l’aviation de chasse.

Lieutenant-colonel Philippe Poireault (1999-2000). Promotion de l’École militaire de l’air 1983. Pilote au 3/12 Cornouaille lors de sa fermeture. Il a commandé le dispositif français lors du premier exercice Red Flag aux États-Unis auquel ont participé les Rafale, en 2008.

Lieutenant-colonel Étienne Patry (2000-2002). École de l’air 1983. Il a commandé la base de Cognac de 2008 à 2010. Général de brigade.

Lieutenant-colonel Frédéric Terrasson (2002-2003). École de l’air 1985.

Lieutenant-colonel Vincent de Gournay (2003-2006). Plus de 3.000 heures de vol sur Jaguar.

Lieutenant-colonel Franck Berring (2005-2006). École de l’air 1987.

Lieutenant-colonel Jean-Marc Blanckaert (2006-2007). École militaire de l’air 1989.

Lieutenant-colonel Thierry Coupeau (2007-2008). École de l’air 1990.

Lieutenant-colonel Xavier Harispe (2008-2009). École de l’air 1991.

Lieutenant-colonel Gilles Revel (2009-2010). École de l’air 1989.

Lieutenant-colonel Fabien Deynès (2010-2011). École de l’air 1993.

Lieutenant-colonel Pierre Quéant (2011-2012). École de l’air 1993.

Lieutenant-colonel Julien Moreau. 2012-2014. École de l’air 1995.

Lieutenant-colonel Xavier Hirschauer (2014-2015). Officier sous contrat. 17e promotion de l’École de guerre.

Lieutenant-colonel Matthieu Nicolas-Guerrero (2015-2016). École de l’air 1998.

Lieutenant-colonel Romain Béthoux (2016-2018). École de l’air 1999. Commandant de l’escadrille 2/33 Savoie 2009-2011. Leader de la Patrouille de France en 2015.

Lieutenant-colonel David Bocquier (2018-…). École de l’air 2000.

Les marins à Tours

On les oublie mais 645 pilotes de chasse de la Marine ont été breveté à tours  du 5 février 1962 au 28 octobre 1993. Ils ont dirigé la section Marine :

Capitaine de corvette de Corail 1962-1965

Capitaine de corvette Hamel de Montchenault. 1965-1968

Capitaine de corvette Imbert. 1968-1970

Capitaine de corvette Montigneaux. 1970-1972

Capitaine de corvette Wallet. 1972-1973

Capitaine de corvette Bonnissent. 1973-1976

Capitaine de corvette Boiteau. 1976-1978

Capitaine de corvette Bourgeois. 1978-1980

Capitaine de corvette Thominé-Desmazures. 1980-1983

Capitaine de corvette Baillot 1983-1986

Capitaine de corvette de Basquiat. 1986-1989

Capitaine de corvette Calais. 1989-1990

Capitaine de corvette Lebas. 1990-1992

Capitaine de corvette Didier. 1992-1993.

Notes

La biographie de Marguette Bouvier, skieuse, patineuse, pilote, journaliste, centenaire, etc. > Lire

Le brevet de tourisme de Marguerite Bouvier (Marguette) (Source DGAC)

De l’Aéro-Club de Touraine à l’École de chasse de Tours

Maracaronage à Tours

Brevet sur la poche, direction Cazaux. (Photo Didier Lecoq)

Ces occasions sont assez rares. Ce n’est pas dans toutes les promotions qu’un jeune pilote qui a commencé dans un aéroclub tourangeau peut décrocher son macaron de pilote de chasse à deux coups d’ailes de chez lui.

Paul G. a depuis toujours eu envie de voler, au point d’en faire son métier. Originaire de Sainte-Maure-de-Touraine, il lui suffisait de lever les yeux pour voir passer des Alpha-Jet. Mais d’abord, direction l’Aéro-Club de Touraine. Sur Robin, c’est déjà ça.

Il aurait pu s’arrêter là. Après son baccalauréat à Joué-lès-Tours, Paul G. a choisi de prendre un peu de temps pour s’assurer un avenir en passant un DUT de génie mécanique. Avant de tenter d’entrer dans l’armée de l’air.

Il y a deux voies pour devenir pilote dans l’armée : l’École de l’air pour les forts en thème, les futurs cadres, ou devenir officier sous contrat. Là, c’est moins difficile d’y entrer, mais on sait déjà quand on en sort – si tout va bien – puisque l’engagement porte sur deux contrats de dix ans, pas plus. Après, direction la sortie.

C’est le chemin qu’a emprunté Paul G. : un an à Salon-de-Provence, un an à Cognac puis l’École de chasse de Tours. Un parcours semé d’embûches, tout sauf un long fleuve tranquille où la passion est mise à rude épreuve. Il n’y a pas que dans un avion de chasse qu’il y a un siège éjectable.

Jeudi 1er février, c’était le grand jour pour Paul G., quatre autres aspirants et les six officiers koweïtiens en formation. Celui de la remise du macaron et, pour les Français, du poignard d’officier. Sous les yeux de la famille, des amis, de la famille des amis. Et touche de couleur inattendue, des familles koweïtiennes venues avec des colliers de fleurs et des bouquets. Le tout sous les yeux de l’ambassadeur du Koweït en France, du chef d’état-major de l’armée de l’air koweïtienne et de l’inspecteur général de l’armée de l’air, le général Adam.

Pour ces élèves, l’aventure n’est pas terminée. Direction Cazaux pour découvrir le combat et le tir notamment. C’est à Cazaux que se trouve le poste d’aiguillage, en fonction des résultats. Rafale ou Mirage 2000. Chaque modèle était présent pour cette cérémonie de remise des macarons. Devant lequel ont-ils tous choisi de poser ?

 

Un nouveau commandant à la base aérienne 705

Sébastien Vallette et Sébastien Mazoyer : passation de pouvoirs. (Photo Luc Bernard / Armée de l’air)

Le colonel Sébastien Vallette a pris le commandement de la base aérienne 705. Il prend la suite du colonel Sébastien Mazoyer qui, après deux ans en Touraine – c’est la durée de vie d’un tel commandement –, rejoint la direction des ressources humaines à Balard, à Paris.

Pilote de chasse – il a notamment commandé l’escadron 1/12 Cambrésis, à Cambrai justement –, il succède à deux colonels issus de la reconnaissance, Cyrille Duvivier (2013 à 2015) et Sébastien Mazoyer (2015 à 2017). Le colonel Duvivier était d’ailleurs présent à la prise de commandement, tout comme le général Pascal Delerce, commandant de la BA 705 de juin 2009 à août 2011.

Issu de la promotion 1993 « Général-Capillon » de L’École de l’air, il aura 45 ans cette année.

Quatre Alpha-Jet ont survolé le défilé alors que Jim, qui fait les présentations d’Alphajet Solo display avec Filou, a effectué son programme en fin de défilé.

Voir le diaporama de Julien Pruvost, sur le site de La Nouvelle République.

La page Facebook de la base aérienne 705

La page Facebook d’Alphajet Solo display

 

 

Chargé a rendu hommage à Maxime Lenoir

Si on devait ne retenir que deux temps forts de la magnifique journée d’hommages à Maxime Lenoir, enfant de la commune, à l’occasion des cérémonies du 11 Novembre, ce serait d’abord la joie des enfants qui ont chanté la Marseillaise au monument aux morts puis sur le perron de la mairie face à leur école qui depuis quelques minutes portait le nom d’un de ses anciens élèves, Maxime Lenoir. C’était l’aboutissement, pour eux, d’un long travail pédagogique illustré par l’exposition salle Julia Daudet, sous la direction de leur institutrice.

C’est ensuite les applaudissements spontanés après le passage des trois Alpha-Jet de l’école de chasse de Tours (ils sont passés deux fois), symboles d’un investissement précieux de la base aérienne et de l’armée de l’air pour fêter l’un des siens disparu voici 100 ans à Verdun. Présence lors de la cérémonie au monument aux morts avec un piquet d’honneur, présence d’aviateurs en uniforme devant la grille de l’école, présence d’une cabine de Jaguar dans laquelle les enfants ont pu grimper, jusqu’à la conférence-débat du lieutenant-colonel Romain Béthoux, commandant de l’école de chasse de Tours et ancien leader de la Patrouille de France. Et ils étaient nombreux, les anciens de l’armée de l’air, présents autour de la famille dans la salle Mangeant pour la conférence sur Maxime Lenoir.

Didier Lecoq

 

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100 villes, 100 héros, 100 drapeaux, en 2014 Maxime lenoir choisi pour la Touraine pour la commémoration de 1914

A lire

La Guerre aérienne illustrée, sur Gallica. A partir du numéro du 29 mars jusqu’à celui du 3 mai 1917, Jacques Mortane rend hommage à Maxime Lenoir.

Christophe Cony a publié une longue biographie de Maxime Lenoir sur les numéros de septembre-octobre et novembre-décembre de la La revue Avions.

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Une interview du colonel Mazoyer à la NR sur l’EAC

Les prochaines années verront le départ de l’École de chasse. pas la fermeture de la base aérienne. C’est ce qu’a expliqué le colonel Mazoyer, commandant de la base aérienne, à Pascal Denis.

L’interview du colonel Mazoyer

Les pilotes de Tours accueillent les pilotes du Mans

Journées d’échanges entre des pilotes des 24 Heures du Mans et ceux de la base aérienne de Tours.

A lire sur La Nouvelle République

 

Voir la vidéo sur Facebook.

Le match aller, au Mans

Une vidéo d’un NOSA sur Facebook et Youtube

Le navigateur officier systèmes d’armes (NOSA) est le bras droit du pilote. Il maîtrise les équipements de pointe tels que ordinateurs de bord, radars, guidage des armements laser… Découvrez le quotidien de Pierre, 22 ans, élève au sein de l’école de chasse sur la base aérienne de 705 de Tours. La vidéo a été réalisée par l’armée de l’air. Elle est visible sur Facebook ou sur Youtube.

Avec Roger Parodi, la Patrouille n’était pas encore de France

Lorsque la Patrouille de France est venue à Tours voici quelques années, les pilotes se sont donné rendez-vous chez Roger Parodi. Leur grand ancien – Ahmed, dans l’armée de l’air – a appartenu à la Patrouille d’Étampes en 1948 et 1949.

Roger Parodi

Roger Parodi, seul en piste lors du meeting de Pierre-de-Bresse, aux commandes du Stampe n°679.       (Collection Dan Gilberti, Histavia21)

La Patrouille de France fête ses 60 ans. Ou plutôt les 60 ans de son baptême, le 16 mai 1953 lorsque Jacques Noetinger, lors du meeting  national d’Alger, annonça la Patrouille de l’armée de l’air : « Et voici la Patrouille de France ». Le nom lui est resté.

La PAF est l’héritière d’une longue tradition – à l’échelle de l’aviation – commencée avec la Patrouille d’Étampes en 1931 ; qui a eu une seconde naissance en 1946 avec la Patrouille des moniteurs de Tours qui, en 1947, est redevenue la Patrouille d’Étampes quand elle a quitté la Touraine pour la Seine-et-Oise (1).

Trait d’union de la Patrouille d’Étampes avant et après-guerre, Roger Perrier a fait partie des deux. Il a reconstitué celle-ci à Tours (2). Lire la suite de cette entrée »

Reprise de traditions à l’école de chasse « Christian Martell »

Changement de commandement le matin et reprise de traditions l’après-midi. L’école de chasse « Christian Martel » a connu une journée chargée jeudi.

Annoncées depuis plus d’un an, les escadrons de Tours ont hérité de nouvelles traditions. Et donc de nouveaux insignes.

Lire la suite de cette entrée »

Le roi Ago dévoile une MV Agusta « 50 ans à Tours »

MV Agusta, la marque italienne de motos a renouvelé l’expérience de la série limitée avec la F4 aux couleurs de l’escadrille de voltige italienne, « Frecce Tricolori ». Cette fois, c’est une F4 aux couleurs des 50 ans de l’école de chasse à Tours que le tout aussi légendaire Giacomo Agostini – quinze fois champion du monde de vitesse – a présenté à la base aérienne de Tours. La moto est décorée comme l’a été un Alphajet, spécialement pour cet anniversaire. Un moment exceptionnel pour ceux qui aiment la moto et « Ago ».

Giacomo Agostini dévoile la F4. (Photo Raphaël Chambriard)

La MV Agusta F4 aux couleurs des 50 ans de l'école d'aviation de chasse à Tours (Photo Raphaël Chambriard)

Lire l’article de Raphaël Chambriard et voir le diaporama sur le site de la Nouvelle République

Pour voir la MV Agusta F4 aux couleurs des Frecce Tricolori