Sites associés

Aéroforums

Aéroplane de Touraine est adhérent des Aéroforums, indispensable lieu d'échanges sur l'aviation.

31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour la catégorie ‘Les escadrilles’

Le sacrifice du GAO 509, de Tours à Alger

Le GAO 509 a perpétué le lien fort entre Tours et l’observation. Créé en 1938, il a compté dans ses rangs plusieurs réservistes de l’Aéro-Club de Touraine : Marcel Lévy, Jean Anthonioz, Jean Rideau et Paul Colin, abattu en juin 1940 par la chasse allemande.

Tours a longtemps compté quatre escadrilles d’observation et deux de reconnaissance au sein du 31e régiment d’aviation. Entre 1930 et 1933, il y avait même huit escadrilles (quatre d’observation, quatre de reconnaissance) après le départ des forces françaises de la partie allemande occupée. Ce régiment travaillait au profit des 9e (Tours), 10e et 11e corps d’armée et, plus particulièrement, pour l’école d’infanterie de Saint-Maixent (Deux-Sèvres), l’école d’artillerie de Poitiers (Vienne) et l’école de cavalerie de Saumur (Maine-et-Loire).

Les éuquipages du GAO 508

Au moment du départ de la Lorraine vers la Somme, le 31 mai 1940. Debout, de gauche à droite : Giron (pilote), Desprez (mitrailleurs), Berthet (observateur), Tronyo (commandant du GAO), Colin (pil.), Demesmay (mit.), Rideau (mécanicien), Boudinier (obs.); accroupis, Corneille (pil.), Guillerme (obs.), O’Kelly (pil. commandant l’escadrille), Blanchet (mit.)

Changement de donne avant la guerre. Les huit escadrilles de Tours sont devenues des escadrilles de bombardement. Si dans l’armée de l’air, la reconnaissance (dans la profondeur) est restée l’apanage d’unités spécialisées, l’observation, au plus près des lignes et des unités, a été confiée à des unités dites de collaboration avec les unités terrestres.

Ainsi sont nés, dans la continuité des centres aériens régionaux chargés d’entraîner les réservistes, les groupes aériens régionaux (GAR). Lire la suite de cette entrée »

Un bruit d’avion qui vient de loin…

« Un certain nombre de lecteurs nous signalent qu’il serait tout à fait désirable que les exercices nocturnes d’aviation se fassent en dehors de notre ville, où des nuits entières on entend les avions ronronner inlassablement dans le ciel ».

Ces quelques lignes ne sont pas extraites de La Nouvelle République qui vient de publier, le 5 mars, une page sur la fin de l’enquête publique sur le plan d’exposition au bruit autour de la base aérienne et de l’aéroport de Tours-Nord. Ces quelques lignes viennent de la Dépêche du Centre… en août 1932.  Et de préciser : « Ce bruit continu dérange les malades, et par ces jours de chaleur où les fenêtres demeurent ouvertes, il gène également tous les gens qui cherchent le sommeil […] Ne pourrait-on pas donner des ordres aux pilotes pour qu’ils évoluent au-dessus des plaines inhabitées et des champs, à partir de 10 à 11 heures du soir ? » Au début des années 30, le 31e régiment d’aviation d’observation de Tours était composé de quatre groupes de deux escadrilles, équipés de monomoteurs – à hélice, bien sûr – Potez 25 (pour les trois quarts) et Breguet 19.

L'opinion de nos lecteurs

Le problème a refait surface en septembre 1937, dans « L’opinion de nos lecteurs » de La Dépêche du Centre, ancêtre des courriers, réactions et autres  Tweets. Et pour cause : cette année-là, la base de Tours – créée en novembre 1915, qui a pris le nom de base aérienne en 1934 – change de « format ». Adieu l’observation, place au bombardement. Les escadres de Tours laissent leurs anciennes montures et sont désormais équipées de gros bimoteurs – Potez 540, Bloch 200 puis 210 – qui doivent voler par tous les temps et à toute heure, comme le démontrera la guerre à venir. Ce qui fait écrire à une lectrice : « Cent fois mieux habiter Paris en plein centre où tout est réglementé, que la Touraine avec son camp d’aviation ». Ce à quoi un « officier aviateur » répond : « L’aviateur qui fait, bien malgré lui, du tapage nocturne aimerait tout autant être dans son lit, ou auprès de son appareil de T.S.F. […] Songeons que l’avion d’aujourd’hui, qui empêche les petits enfants de dormir, protégera peut-être, demain… leur sommeil et leur existence ».

Comme quoi, l’aviation est depuis longtemps… à réactions.

Didier Lecoq

Les avions à réaction ont fait leur apparition à Tours dès avril 1953 avec les premiers Gloster Meteor NF 11 arrivés directement de Grande-Bretagne (cette photo date de 1956).

Radiographie de la base aérienne de Tours en 1939

Été 1939, la guerre approche. Pour beaucoup, c’est une certitude. Les accords de Munich, l’année précédente, ont été un coup de semonce. L’armée française a pris conscience de son retard, notamment l’armée de l’air. Pour la base aérienne de Tours, manœuvres et inspections se succèdent. Les rapports de ceux qui sont chargés de prendre son pouls montrent ce qu’était la base à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. État des lieux.

 

Bloch 200 de la 31e escadre

Pochart, Abgrall, Veaux et Demesmay devant un Bloch 200 de la 31e escadre. (Famille Laurent Pochart)

Lire la suite de cette entrée »

Quand les NiD des Cigognes se posaient en Touraine

Venues de Strasbourg en 1933, les escadrilles du 2e régiment de chasse sont restées trois années à Tours. Les Cigognes de Guynemer et de Fonck annonçaient une relation étroite entre Tours et la chasse, qui se poursuit de nos jours.

Trois personnes non identifiées, devant un Nieuport 62 de la Spa 65. (Didier Lecoq)

Lire la suite de cette entrée »

Recherche 51e escadre désespérément

Après le Breguet 19 présenté comme l’avion d’armes du 31e régiment, place à une autre légende, celle de la 51e escadre. Celle qui aurait stationné à Tours en 1932 et 1933. Sans laisser de traces. Furtive avant l’heure, cette 51e escadre n’a vraiment existé qu’en 1937.

Photo qui a aussi jeté le trouble : les deux groupes de reconnaissance du 31e RAO, à Rochefort, le 23 juin 1930, sur le route de Cazaux : des Breguet 19 de la Sal 104, les Potez 25 des Spa bi 42 et Sal 39. (Didier Lecoq)

Lire la suite de cette entrée »

Un Bloch 210 dans les hangars d’Air-Touraine

29 juillet 1939 Atterrissage manqué pour un Bloch 210 de la 1e escadre qui termine sa course entre les hangars d’Air-Touraine.

Le n°2 du GB I/51a bien abîmé les hangars. (Collection Aéro-Club de Touraine)

Lire la suite de cette entrée »

Les Hérissons de la douzième escadrille

La Sal 10, comme son numéro l’indique, est une des plus anciennes escadrilles de l’aviation française. A Tours, entre les deux guerres, elle a été escadrille 3 au moment de son arrivée et 2e escadrille lors de son départ. Mais c’est sous son nom de 12e escadrille – de 1924 à 1934 – que son souvenir est longtemps resté. Lire la suite de cette entrée »

Louis Greuet lève le voile sur le retour à Tours

1919 – 1921. Muté à l’escadrille Br 226, Louis Greuet l’a suivie de Mérignac à Tours. Il a connu les débuts du 1er régiment d’aviation d’observation, devenu 31e RA en août 1920. Électricien de métier, il a profité de son service militaire pour prendre l’air.

Les courriers de Louis Greuet sont marqués de l'insigne de l'escadrille Br 226.

Quelques lignes dans le courrier qu’il adresse à son épouse, Jeanne ; quelques photos et des dessins. C’est à la fois peu de chose mais aussi un précieux témoignage que nous offre Louis Greuet, mobilisé à la fin de la guerre et qui, la paix revenue, a effectué son service militaire au camp d’aviation de Tours. Un témoignage précieux car cette période, qui suit le départ des Américains (1), est peu connue. Floue. C’est celle du retour de l’aviation française sur le terrain qu’elle a créé en octobre 1915, avec la mise en place du groupement aéronautique n° 1 qui va donner naissance au 1er régiment d’aviation d’observation le 1er janvier 1920, avant de devenir 31e régiment le 1er août. Les quelques lettres que Louis Greuet a laissées, sont l’occasion de lever un coin du voile. Lire la suite de cette entrée »