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Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour la catégorie ‘L’école d’aviation 1915-1919’

Née sous X et abandonnée à l’âge de 2 ans

5 novembre 1915 – 1er novembre 1917, l’école militaire de Parçay-Meslay a promené ses cocardes dans le ciel de la Touraine. Elle a ensuite passé le relais à l’US Air Service (l’aviation américaine). Peu d’informations ont filtré. En Touraine, la censure veillait.

Une lettre de l'école de Tours datée des débuts : 27 novembre 1915. La signature est celle du capitaine Münch, commandant de l'école. (Didier Lecoq)

« J’ai l’honneur de vous faire connaître qu’une école d’aviation militaire va être créée incessamment à Tours. » Ainsi commence ce qui peut être considéré comme un acte de naissance. Ce courrier que le sous-secrétariat d’état de l’Aéronautique envoie au général commandant en chef (aéronautique), est daté du 17 octobre 1915. Ce document qui se trouve au Service historique de la Défense – section Air (1), fixe en quelques lignes l’organisation administrative de l’école et donne, au passage, la date du coup d’envoi : 5 novembre 1915.

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L’école américaine fait le nid du 31e régiment à Tours

Pourquoi l’aviation française, qui avait à peine eu le temps de prendre ses repères à Tours – Parçay-Meslay, de 1915 à 1917, est-elle revenue à Tours en 1919 ? La réponse est sans doute dans la qualité des installations que l’école américaine, chargée de former observateurs et photographes, a laissées…

Des Potez 15 du 31e régiment (15e escadrille) à Tours vers 1925. Les hangars n'ont pas changé depuis le temps des Caudron G-4 de l'école française et du DH4 de l'école américaine. (Didier Lecoq)

En 1919, l’armistice signé et le Traité de Versailles dans sa dernière ligne droite, il est clair que les soldats américains vont quitter la France. Et notamment la Touraine, qui compta, au plus fort de l’effort de guerre US, près de 15.000 soldats venus d’outre-Atlantique.

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Trois aviateurs américains nous font découvrir leur école

Trois témoignages : Jack Morris Wright (USAS), Joe C. Cline (Navy), Alfred A. Cunningham (USMC). Trois aviateurs américains qui ont connu le camp d’aviation dans la période de son transfert à l’armée américaine, dans les derniers mois de 1917. Avant que le manque de pièces de rechange ne soit à deux doigts de stopper son activité.

Faut-il y voir un signe. Le navire qui transportait Jack Morris Wright vers l’Europe, en mai 1917,  se nommait La Touraine. C’est sur cet ancien paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique qu’il a écrit les premières lignes de son journal.

La garde américaine à l'entrée du camp. (LB)

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Le commissaire Delgay nous ouvre les portes du camp

Plus vraiment français mais pas encore américain. Le camp d’aviation de Parçay-Meslay va faire sa mue. Mais en cette fin septembre 1917, c’est la sécurité qui inquiète. Notamment le commissaire spécial Delgay, de la Sûreté générale, qui en dresse le portrait : un véritable moulin. Son rapport a le mérite de mieux nous le faire connaître.

La note est du 24 septembre 1917 (1).  Le camp d’aviation change petit à petit de nationalité. Si l’encadrement et les rampants sont toujours Français, les élèves-pilotes sont Américains. La situation du terrain de Parçay-Meslay, ouvert aux quatre vents, inquiète. Des enfants s’y promènent, peut-être par goût de l’aviation, peut-être aussi pour glaner quelque souvenir des soldats américains. L’officier chargé de l’administration s’est déjà plaint de leur présence. Comme s’est plaint, côté français, le capitaine Olivier de Villepin, commandant du camp, de voir « les femmes soumises » venir racoler les aviateurs. Presque à la descente de l’avion. Des militaires ont été victimes de vols (2). Lire la suite de cette entrée »

Edmond Guillemeney à Tours : du brevet au commandement

Observateur en aéroplane, le capitaine Guillemeney est venu à Tours pour passer son brevet de pilote en 1916 sur Caudron G 3. Il y est revenu, près de dix années plus tard, pour prendre le commandement du 31e régiment.

Edmond Guillemeney

En octobre 1924, lorsque le commandant Edmond Guillemeney (1) arrive au terrain d’aviation de Tours, le camp a bien changé. Il est loin le temps où, capitaine, il était venu de Buc pour passer son brevet de pilote militaire. C’était en mai 1916. Depuis, le camp avait poussé comme un champignon sous les couleurs de l’aviation américaine (2). Puis, la guerre terminée, et les aviateurs américains repartis, le camp avait vieilli. Plutôt mal, incertain de son avenir : un jour il s’en allait, le lendemain il restait. Il est resté. Edmond Guillemeney est le troisième commandant du 31e régiment, après Émile Muiron et Maurice Précardin (3).

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