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Archive pour la catégorie ‘La Résistance de l’air’

Robert Poirier, un aviateur sur la route de la Das Reich

Cet aviateur tourangeau est devenu officier de l’Ordre de l’Empire britannique pour avoir contribué, avec son réseau, à ralentir la remontée de la division Das Reich, du Périgord vers la Normandie, il y soixante-dix ans. Le point d’orgue d’une longue carrière.

L’histoire est belle. Elle est racontée par Jacques Poirier – Captain Jack pour la Résistance –, dans son livre La girafe a un long cou (1). Officier du SOE britannique dans le Sud-Ouest (2), il est alors chargé de recueillir un résistant français, officier de surcroit, sur qui l’étau allemand se resserre en Savoie. Méfiant, Jacques Poirier  l’attend dans la cave qui lui sert de bureau, un revolver à portée de main. Et quand il aperçoit, de dos, cet homme descendre l’échelle, son sang ne fait qu’un tour. C’est son père, Robert Poirier. Extraordinaire rencontre du père et de son fils qui conjuguent le verbe résister chacun à l’insu de l’autre. Une histoire d’autant plus rocambolesque que tout le monde, dans le réseau Nestor qu’il dirige, est convaincu que le Captain Jack est anglais. Un double secret qu’ils vont devoir garder jusqu’à la Libération.

Robert Poirier est fait commandeur de la Légion d'honneur, en 1949 à Rabat. Il arbore la Médaille militaire, la Croix de guerre 14-18, la Croix de guerre 39-45, la Médaille de la Libération avec rosette, la médaille de l'Aéronautique, la croix d'officier de l'Empire britannique et la Croix de la vaillance polonaise. (Photo famille Poirier)

Robert Poirier est fait commandeur de la Légion d’honneur, en 1949 à Rabat. Il arbore la Médaille militaire, la Croix de guerre 14-18 (avec palmes et étoile), la Croix de guerre 39-45 (avec palmes et étoile), la Médaille de la Libération avec rosette, la médaille de l’Aéronautique, la croix d’officier de l’Empire britannique et la Croix de la vaillance polonaise. Et il en manque! (Photo famille Poirier)

C’est un nouvel épisode d’une vie déjà riche. Robert Poirier est né à Tours, le 8 octobre 1894, au 10 de la rue Saint-Louis. Ne la cherchez pas. En 1905, elle a changé de nom. Elle est devenue la rue Philippe-le-Bon, pas très loin des Halles. Son père, Édouard, était employé de commerce. Sa mère, Cécile Weil, s’occupait du foyer. Si son père est né à Céré-la-Ronde, en Indre-et-Loire, sa famille paternelle venait un peu du Chinonais mais surtout du sud de la Touraine et notamment Antogny-le-Tillac où son aïeul vivait au début du 18e siècle.

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Louis Ferrant, aviateur de la France libre

Son petit-fils, Stéphane Burylo, lui a consacré un livre, chez Geste éditions, dans lequel il retrace, ainsi que le dit le sous-titre, « L’itinéraire d’un Tourangeau compagnon de la Libération »

Louis Ferrant, par STéphane Burylo

Louis Ferrant, par Stéphane Burylo

Louis Ferrant est né en 1908 à Yzeures-sur-Creuse, dans le sud de la Touraine, de parents originaires de la Vienne, qui travaillaient pour les chemins de fer. Il a passé son enfance à Saint-Gaultier, dans l’Indre. Engagé à 18 ans au 3e régiment de chasse de Châteauroux, breveté pilote en 1927, l’adjudant-chef Louis Ferrant est à l’école des radionavigants de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime) au moment de la défaite. Le 20 juin 1940, ils étaient dix-neuf à bord du Farman 222 « emprunté » pour l’occasion, dont quatre pilotes, le capitaine Goumin, les adjudants-chefs Ferrant, Denis et Speich et un autre Tourangeau, l’adjudant-chef mécanicien André Cantès. Direction l’Angleterre. Louis Ferrant a connu l’épisode malheureux de Dakar, le repli sur Douala et la constitution de la 1re escadrille française de chasse avec laquelle il a combattu à Tobrouk. Titulaire de deux victoires sûres et une probable  sur Hurricane, il a dû quitter la chasse en raison de problèmes de vue. Il a été  fait compagnon de la Libération.

Pour en savoir plus

> Louis Ferrant, aviateur de la France libre aux éditions Geste Voir

> Son portrait sur le site des compagnons de la Libération Lire

De l’Aéropostale au charnier de Saint-Symphorien

Jules  Costa, le radio d’Air France, fait partie – avec Félix Falières, technicien radio dans la même compagnie – des résistants fusillés sur la base de Tours, le 9 août 1944, juste avant le départ des Allemands. Ils appartenaient au réseau Marco-Polo.

Depuis un mois et demi, la bataille fait rage en Normandie. Comme de nombreux Français, les Tourangeaux attendent l’heure de la libération. Certains y travaillent activement.  C’est le cas des résistants du groupe Baobab qui appartiennent au réseau Marco-Polo. Leur rôle, transmettre des informations à Londres. La première centrale d’émission a été installée à Chambray-lès-Tours ; elle fut ensuite, pour des raisons de sécurité, transférée à Saint-Pierre-des-Corps. Parmi eux, l’un des fondateurs du réseau, Jules Costa.

Le monument de Saint-Symphorien

Beaucoup de monde pour l’inauguration du monument, à l’entrée de la base aérienne. (Photo Nouvelle République)

Dans la nuit du 22 au 23 juillet 1944, c’est la grande rafle. Dénonciation, repérage de postes, difficile de le dire. Presque tous les membres de Baobab sont arrêtés par les Allemands. Certains parviennent à s’échapper comme Marcel Le Minor, dont le café du « Père Lunette », place des Halles, sert de PC au groupe (1) ; sa femme et sa fille seront déportées. Ou Jean Fontbonne,  le patron de l’hôtel des Familles, place des Halles, qui héberge des membres du groupe venus de Lyon. Sa femme et sa fille rentreront de déportation, mais sa fille, Jacqueline, modiste, 23 ans, décédera peu après. Lire la suite de cette entrée »

L’école des observateurs : Tours – Londres avec escales

Il y a eu des départs collectifs vers la France Libre. Les plus connus sont le Farman de Saint-Jean-d’Angély, le « Trébouliste » de l’école de pilotage de Morlaix, le « Buhara », etc. 17 officiers de l’armée de terre (et sans doute 18), élèves de l’école des observateurs (en avion) de Tours ont rallié Londres. Comme ils ont pu.

Il étaient 140 en ce début juin 1940 à l’école d’observateurs de Tours. Ils venaient tous de l’armée de terre et sous les ordres du commandant Maurice Jeannin (ancien commandant du groupe 2/51 en 1937), commençaient leur exode. Pour cent d’entre eux, ce sera Aulnat. Pour les quarante autres, ce sera Rennes avant de prendre également la route de Clermont-Ferrand. Parmi ces 140 officiers brevetés observateurs en avion à Tours, dix-sept choisiront le chemin de l’exil. Six seront faits Compagnons de la Libération.

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La Résistance de l’Air

Entre la fin août et la mi-septembre 1939, les 31e et 51e escadres de bombardement et le GAO 509 quittent Tours pour rejoindre leurs terrains de combat. Au cours des mois qui suivent, les unités tourangelles sont durement touchées. Après l’Armistice, de nombreux aviateurs tourangeaux vont continuer le combat sur un terrain auquel ils n’étaient pas préparés : la Résistance. Un combat que plusieurs ont payé de leur vie.

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