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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

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Archive pour la catégorie ‘1939-1945’

Sur la stèle de Jack E. Shively, à Chinon

Jack E. Shively

Jack E. Shively (Photo NR)

Décidément, cela se bouscule en Touraine, 8 Mai oblige. Après Reugny, c’est à Chinon qu’est venue récemment la famille d’un pilote américain, le lieutenant Jack E. Shively, dont le P-51 Mustang a été abattu le 13 juillet 1944.

Une stèle rappelle son sacrifice. A lire sur le site de La Nouvelle République

Jack E. Shively appartenait au 504th Fighter Squadron (339th Fighter Group). Il effectuait là sa première mission.

A lire également sur Aérostèles

Une plaque à la mémoire d’un pilote américain, à Reugny

Le major Lawrence H. Herrick devant un P-38 Lightning du 485th FS. (Photo famille Herrick)

Le 5 août 1944, le P-38s Lightning du major Lawrence H. Herrick, du 370th Fighter Group, 485th Fighter Squadron, explose au-dessus de Reugny. Le pilote américain qui venait de mitrailler une locomotive, est tué. Il comptait une victoire, depuis le 25 juin. Il avait décollé de Cardonville (Calvados) où son escadre se trouvait depuis le 24 juillet.

Sa famille, avec son fils Richard à sa tête, est venue le 8 mai, à Reugny où une plaque à la mémoire du major Lawrence H. Herrick a été dévoilée, sur le monument aux morts.

Pour en savoir plus

> La présentation de la cérémonie est sur le site de  La Nouvelle République

> Le compte rendu de la cérémonie sur le site de La Nouvelle République

> Une page est consacrée au major Lawrence H. Herrick sur le site américain Find a Grave

> A ne pas manquer, l’excellent récit du drame du 5 août 1944 fait par Guillaume Métayer sur son blog Reugny-Neuillé

 

Albert Bouguereau, de l’aviation populaire au delta du Tonkin

Le capitaine Albert Bouguereau a trouvé la mort en Indochine, le 30 mars 1954. Il avait participé à la bataille de France dans l’aviation d’assaut, au GB I/51. Il avait également été un des pilotes du B-17 du général Koenig.

Albert Bouguereau, breveté à 19 ans, avec le numéro 9683.

Voler. Un rêve inaccessible pour beaucoup de jeunes au milieu des années 30. Trop cher, surtout en cette période de crise. Puis l’aviation populaire est arrivée qui a créé un vaste élan.

A Tours, le club Air-Touraine, dirigé par le général Muiron, s’est lancé à fond dans le projet. Sans se soucier de politique. Plusieurs centaines de jeunes se sont inscrits. Ils venaient de l’école des cheminots de Saint-Pierre-des-Corps, de familles de commerçants, d’artisans, parfois de milieux plutôt aisés. Albert Bouguereau – Claude pour sa famille – avait suivi une formation d’ajusteur  à Tours après des études au collège Quinot, à Amboise. Son père était régisseur au château de Valmer. (1)

Parmi les premiers à s’inscrire, Albert Bouguereau est parmi les premiers à voler. Il obtient son brevet de tourisme 1er degré, en décembre 1937. Lire la suite de cette entrée »

Marcel Demesmay, du Val de Loire à la Vallée heureuse

Marcel Demesmay

Une dédicace, à la veille de la première mission avec le Guyenne. (Collection Jacques Demesmay)

Le commandant Marcel Demesmay a fait l’essentiel de sa carrière à Tours. Arrivé comme mitrailleur au 31e RAO en 1934, il a terminé comme responsable de la tour de contrôle en 1962. Mais entre-temps…

15 septembre 1939, le sergent-chef Marcel Demesmay quitte la base de Tours pour Nancy. Le  groupe aérien d’observation 509, constitué pour partie d’aviateurs engagés, pour partie de réservistes, est la dernière escadrille à quitter Tours. Il suit le 9e corps d’armée – dont le commandement est à Tours – parti sur la ligne Maginot, près de Saint-Avold.

Les deux escadres de bombardement sont déjà installées en Champagne. Marcel Demesmay auraient pu partir avec le GB I/31 où il est resté de 1934 jusqu’en 1939, comme mitrailleur (1) avec une interruption de deux ans – fin 1934-1936 – à la 12e escadre de bombardement de Reims (1). Mais juste avant la guerre, il est affecté à cette unité nouvelle destinée à travailler au profit des forces terrestres du 9e corps d’armée. Même si les bimoteurs Bloch 200 de la 31e escadre sont déjà dépassés au moment de leur sortie, cette affectation au GAO constitue un net retour en arrière, sur Breguet 270 – surnommé l’avion sans queue par les Tourangeaux. Lire la suite de cette entrée »

Le voyage à Prague du général et du député

En 1928, l’aviation tchèque invite le général Pujo à Prague. Celui-ci désigne le 31e régiment de Tours pour l’accompagner. C’est la 14e escadrille (C 56) qui est retenue.

Le 18 juin 1928, six Potez 25 quittent Tours, sous les ordres de Paul Canonne, commandant le groupe d’observation n°4 auquel la 14e escadrille appartient. Ce voyage n’a rien d’un exploit sportif. Il s’agit de répondre à l’invitation amicale adressée par les aviateurs tchèques au général Pujo, directeur de l’aéronautique militaire et ancien commandant de la 9e brigade de Tours.

Un Potez 25 de Tours à La Courtine

Un Potez 25 (1) de Tours à La Courtine. (Didier Lecoq)

Un voyage sans histoires si ce n’est quelques bourrasques de pluie qui contraignent les Potez 25 à une escale non prévue, à Nuremberg (Allemagne), où les aviateurs français ont pu remarquer « la belle ordonnance des hangars, l’autorité du starter, l’uniforme brillant des policiers et même… la propreté des mécaniciens » !

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Les avions qui ont un Tourangeau pour nom de baptême (2)

C’est surtout après la Seconde Guerre mondiale que des avions ont reçu des noms de baptême. Il s’agissait d’honorer des membres de l’Aéro-Club qui ont trouvé la mort pendant le guerre. Cela concerne au moins quatre avions, de modèles différents. Et quatre pilotes : Paul Colin, Jean Tulasne, Paul Chocheprat et sans doute Jean Boy.

Le premier volet est consacré à Jean Tulasne, le commandant de l’escadrille Normandie en Russie, après avoir dirigé l’Alsace.

Didier Lecoq

Piper J3 C65 Cub F-BDTO « Commandant Jean-Louis Tulasne »

Après la promotion 1944 de pilotes, à Châteauroux, le commandant Tulasne a donné son nom à un Piper Cub, le F-BDTO, n°12.223. Contrairement à ce qui est écrit sur le capot moteur de l’avion, le commandant Tulasne ne se prénommait pas Jean-Louis mais Jean, seulement, Louis étant son second prénom.

Le F-BDTO est actuellement en Suisse où il est immatriculé HB-OXY. Selon le registre des immatriculations suisses, il appartient à  Frédéric Chapuis, près de Lausanne. Une photo, qui a bientôt trente ans, le montre sous les couleurs helvétiques. Le F-BDTO sur Air Britain

 

In memoriam, Robert Memin, des Groupes lourds

Robert Memin est décédé début juin, à Tours. Il était âgé de 91 ans. Lors de la Seconde Guerre mondiale, alors sergent, il avait participé aux raids sur l’Allemagne avec les Groupes lourds de bombardiers français de la RAF, plus précisément le 347 Squadron, le Tunisie. Il était mitrailleur, dans la tourelle supérieure du Halifax codé L8-L.

Robert Memin, comme trois autres membres de l’équipage du capitaine Brachet – le sergent Rigade (radio), le lieutenant Habez (bombardier) et l’adjudant Humbert (mécanicien) – avait survécu à une aventure dont il a fait le récit dans un courrier au squadron leader Wilson, récit repris dans le numéro de la revue Icare consacré aux Groupes lourds (n°187, 2003/4) ainsi que dans le livre de Louis Bourgain, Nuits de feu sur l’Allemagne (l’Épopée des Groupes Guyenne et Tunisie en Grande-Bretagne 1943-1945).

Des Halifax des Groupes lourds

Des Halifax du Squadron 346, après la guerre, au-dessus de Bordeaux. (Photo Joyau via Dan Gilberti)

Cette aventure, c’est celle qui hantait les esprits des aviateurs lancés dans ces raids de nuit sur l’Allemagne : la collision. « Dans la nuit du 13 janvier 1945, vers 20 h 30, à 6.000 pieds, nous étions sur le chemin du retour après avoir bombardé Sarrebruck, notre vingt-cinquième mission », écrivit-il au squadron leader Wilson (51 Squadron). « La nuit était obscure et la visibilité réduite ; le sol de France disparaissait sous la neige. De temps en temps je tournais ma tourelle. Je venais d’apercevoir, non loin de notre avion, un flare rouge, utilisé par les Allemands pour baliser les streams. Alors que je surveillais la partie arrière, je vis, surgissant de la nuit, vos deux moteurs droits, et aussitôt, un grand choc […] Notre appareil complètement déséquilibré était devenu incontrôlable. » L’avion du squadron leader Wilson a arraché tout l’arrière du Halifax français. Après bien des difficultés, Robert Memin, aidé par le mécanicien, l’adjudant Humbert, réussit à atteindre la porte arrière pour sauter. « C’est alors que je me rendis compte que nous étions très bas, et presque aussitôt je vis le Halifax exploser au sol. »

Cela se passait à Guerny, près de Gisors, dans l’Eure.

L’adjudant Jouzier (pilote), le capitaine Brachet (navigateur et commandant de bord) et le sergent-chef Malterre (mitrailleur arrière) ont trouvé la mort dans l’appareil. Les deux premiers en restant aux commandes pour permettre à l’équipage de sauter ; le troisième percuté de plein fouet par l’avion anglais. Celui-ci, le Halifax III n° MZ 465, est parvenu à regagner l’Angleterre. Tout l’avant de l’avion avait disparu, jusqu’au poste de pilotage, provoquant la mort du bombardier et du navigateur.

Robert Memin est resté dans l’armée de l’air, notamment à Tours (Raki radar), qu’il a quittée avec le grade de capitaine.

Ses obsèques ont eu lieu à Poitiers.

Didier Lecoq

> En savoir plus sur les Groupes lourds sur deux sites : halifax346et347.canalblog.com et groupeslourds.blog4ever.com

> Des photographies du Halifax du Squadron 51 après la collision sur ce site : aircrewremembrancesociety

 

Du côté de Tobrouk

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La Nouvelle République du 28 juin 1947. (2)

Aéroplane de Touraine est un site d’histoire, pas d’actualité. Mais, bon, il n’est pas interdit de relier le présent au passé. Ne serait-ce que pour rappeler que Victor Lasalle, pilote au 31e régiment d’aviation de Tours est décédé le 15 décembre1929, sur les dunes du golfe de Syrte, lors d’un vol sur un petit avion de transport civil – un NiD-641 – entre Paris et Saigon (1).

Plus près de nous, deux pilotes nés en Touraine ont combattu en Libye, lors de la Seconde Guerre mondiale.

Louis Ferrant est né à Yzeures-sur-Creuse. Il a été pilote à la 3e escadre de chasse, à Châteauroux. Il rallie l’Angleterre le 20 juin 1940 avec une vingtaine de membres de l’école de Saint-Jean-d’Angély. Louis Ferrant a appartenu à la 1re escadrille française de chasse après avoir participé au raid manqué sur Dakar. A Tobrouk, Louis Ferrant a été crédité de deux victoires probables mais des problèmes de vue lui ont interdit de rester opérationnel. Louis Ferrant a été fait Compagnon de la Libération en 1941. Il a terminé la guerre comme instructeur.

Gérard Houdin est né en septembre 1920 à Rigny-Ussé. Il a fait partie de la Section d’aviation populaire de Tours. Trop tard sans doute pour passer le brevet de pilote. Il a suivi les stages radio au sein du groupe R1 en 1938, avec Louis Le Bescam et Hubert Auclair, le quincailler du haut de la Tranchée, à Tours. Gérard Houdin s’est engagé pour trois ans, en juin 1939. En juin 1940, il est à Morlaix où se sont repliées les écoles élémentaires de pilotage du Mans et de Vannes. Il appartient à cette promotion qui décide, suivant en cela le lieutenant Édouard Pinot, de rejoindre l’Angleterre à bord d’un langoustier, le Trébouliste. Après y avoir terminé sa formation de pilote, Gérard Houdin (alias Gaël Jack)  est affecté au 236 puis au 272 Squadron, sur Bristol Beaufighter. Il disparaît le 14 juin 1942 avec son navigateur, le sergeant Amos, au large de Tobrouk, lors d’une mission de protection d’un convoi naval. Sa mère demeurait rue Colbert, à Tours.

Notes

(1) Sa statue, sur sa tombe au cimetière La Salle, de Tours, apparaît dans le bandeau du site.

(2) C’est bien le 14 juin 1942 et non en 1941 comme indiqué par erreur dans l’article que Gérard Houdin est porté disparu. Son avion a été vu en flammes, piquant vers la mer selon Aviateurs de la liberté (Mémorial des Forces Aériennes Françaises Libres), du colonel Henry Lafont, édité par le Service historique de l’armée de l’air en 2002.

La Résistance de l’Air

Entre la fin août et la mi-septembre 1939, les 31e et 51e escadres de bombardement et le GAO 509 quittent Tours pour rejoindre leurs terrains de combat. Au cours des mois qui suivent, les unités tourangelles sont durement touchées. Après l’Armistice, de nombreux aviateurs tourangeaux vont continuer le combat sur un terrain auquel ils n’étaient pas préparés : la Résistance. Un combat que plusieurs ont payé de leur vie.

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Les deux vies de Charles Renard-Duverger

Charles Renard-Duverger

Charles Renard-Duverger

Porté disparu en octobre 1918, le Lochois, chef de l’escadrille Br 117 était prisonnier en Allemagne. Libéré avant la fin de l’année, il a choisi de faire carrière dans l’aviation, notamment au 31e régiment d’aviation d’observation de Tours.

C’est le genre d’anecdote qui marque une vie. De quoi découper l’article et le mettre dans un cadre, en face de son lit, pour démarrer chaque journée avec le sourire. Le 12 décembre 1918, le lieutenant Renard-Duverger fait la une de la Guerre Aérienne Illustrée, le précieux hebdomadaire de Jacques Mortane. Sous le titre « Deux héros disparus » apparaît son portrait ainsi que celui du lieutenant des Forts. Jacques Mortane et Jean Grégoire publient, en page 909, la nécrologie du commandant de l’escadrille Br 117, disparu lors d’une mission de bombardement le 29 octobre 1918, au-dessus de l’Allemagne. L’adjudant-chef Gaston Guyot l’accompagnait. Lire la suite de cette entrée »

Une étoile veillait sur Paul Bonnefous

Annexé un temps par les Allemands, l’adjudant Paul Bonnefous a retrouvé sa nationalité française grâce à Germaine L’Herbier-Montagnon. Le pilote de Martin 167 F est inhumé à Civray-de-Touraine.

Une allée qui monte en longeant le mur du cimetière de Civray-de-Touraine, à deux pas de Chenonceaux. Sur une tombe, une plaque rappelle qu’y est inhumé l’adjudant Paul Bonnefous, tué en combat aérien le 12 juin 1940.

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