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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour la catégorie ‘Pionniers’

Il y a 100 ans, le 18 juillet 1912…

Cet article a été publié par La Dépêche. Reste à savoir si la scène, avec le pilote accroché à l’avion, a bien existé. En tout cas, l’accident a bel et bien eu lieu.

Un aviateur fait une chute près de Châteaurenault

« Hier soir, entre 4 heures et 5 heures, plusieurs aviateurs venant de Tours, passaient dans les environs de Châteaurenault lorsqu’ils furent surpris par un violent orage et se virent obligés d’atterrir. Le capitaine Faure sur l’avion C.B.6, descendit sans incident à la ferme de la Mairie tenue par M. Fenant, commune de Saunay ; le lieutenant Jacquet, sur le C.B.52, atterrit à Saint-Cyr-du-Gault, et M. Perreyon sur Blériot s’arrêta, non sans endommager son appareil, près du château de Pierrefitte, commune d’Auzouer.

« Mais un quatrième aviateur, M. Morin Roger, âgé d’environ 24 ans, monté sur monoplan Blériot, se trouvait pris dans un remous, fit une chute assez grave. Se voyant obligé d’atterrir, il coupa l’allumage et se tint suspendu à son appareil.

« Voyant l’accident qui allait se produire, il sauta à terre, en arrivant à quelques mètres du sol, à la ferme de la Pinsonnière, près de Châteaurenault.

« Dans sa chute, il se contusionna les reins et se cassa une cuisse. Sur l’ordre de deux médecins, il fut conduit par un domestique de M. Guignard, propriétaire de la ferme, à l’hôpital de Châteaurenault. Son état est assez grave. Quant à l’appareil, il a l’hélice cassée et plusieurs autres pièces assez sérieusement endommagées. »

Roger Morin

Roger Morin devant son Blériot XI. (Collection Nicolas Rullon)

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Rodolphe Soreau, un scientifique au service de l’aviation

Il y a ceux qui ont construit des avions. Il y a ceux, plus nombreux, qui les ont fait voler. Et il y a ceux, beaucoup plus rares, dont les études ont permis à d’autres de voler. Rodolphe Soreau est de ceux-là. Comme scientifique mais aussi comme dirigeant, il a contribué à l’essor de l’aviation.

Rodolphe Soreau

A Chartres, en 1914, Rodolphe Soreau (à droite) examine le Paul-Schmitt. (Photo Meurisse, BNF Gallica)

Rodophe Soreau est né à deux pas d’Amboise, à Nazelles, le 4 février 1865. Polytechnicien, ingénieur libéral, il s’est fait connaître grâce à ses travaux qui seront publiés en 1901 puis approfondis en 1921 sous le titre « Nomographie ou traité des abaques ». Les abaques sont des représentations graphiques qui permettaient de faire des calculs. Ils ont été longtemps utilisés par les ingénieurs.

Rodolphe Soreau a multiplié études et articles sur les ballons, les dirigeables puis les avions, devenant l’expert scientifique des pionniers. Comme dirigeant, il a fait partie, dans le sillage de son ami, Henry Deutsch de la Meurthe, des fondateurs de l’Aéro-Club de France en 1898. Vice-président de l’AeCF, Rodolphe Soreau a présidé la commission scientifique, la commission d’aérostation puis la commission d’aviation. Président d’honneur de l’AeCF, il a également reçu la Grande Médaille d’or de l’Aéro-club.

Rodolphe Soreau a enseigné à l’école nationale de l’aéronautique. Il a également tenu la chaire de navigation aérienne au CNAM (Arts et manufactures). Il est décédé le 4 mai 1935.

 

Henri de Geyer d’Orth privé d’ailes

Henri de Geyer d’Orth, dont le père était régisseur du château d’Amboise, a fait partie des premiers pilotes militaires, dès 1911. Mais des problèmes de santé l’ont détourné du vol.

Sous l'uniforme du 144e RI

Lorsqu’il se porte candidat pour rejoindre l’aviation, Henri de Geyer d’Orth (1) n’est plus tout à fait un jeune homme. Il a 33 ans. Fin mars 1910, le général Dalstein, gouverneur militaire de Paris, écrit au ministre de la Guerre pour l’informer que le lieutenant de Geyer, du 144e régiment d’infanterie, demande à « être désigné comme pilote d’appareil d’aviation ». Il souhaite aussi, écrit le général, « être compris parmi les officiers qui doivent recevoir l’instruction spéciale de pilote de ballon dirigeable ». Le général souligne un atout… de poids : le lieutenant de Geyer ne pèse que 58 kilos. Qui plus est, il est célibataire (2). Quelques mois plus tard, son vœu était exaucé.

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Lors de la Semaine de Touraine, l’aviation boit la tasse

Rochepinard 30 avril – 5 mai 1910 Première grande manifestation organisée en Touraine, la Grande Semaine de Touraine de 1910, s’est déroulée dans des conditions atmosphériques épouvantables. Grand vainqueur : l’Écossais Bertram Dickson.

Après le coup de maître de la Grande Semaine de Reims en 1909, toutes les villes veulent leur meeting d’aviation. Parmi elles, Tours. C’est ainsi que va se constituer le Comité d’aviation de Touraine, chargé d’organiser le premier meeting.

Bertram Dickson, le grand vainqueur de la Semaine de Touraine. (Collection Didier Lecoq)

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André Frey, premier breveté et première victime de Touraine

Premier Tourangeau breveté en 1910, André Frey a terminé troisième de Paris – Rome en 1911. Il a défendu les couleurs françaises lors de la coupe Gordon-Bennett à Chicago avant d’être victime d’un accident lors d’une période militaire, en 1912.

André Frey, lors de Paris - Rome.

10 juin 1910 – 21 novembre 1912. Entre ces deux dates, si proches, toute la carrière d’André Frey. De l’homologation de son brevet de pilote, avec le n° 93, à sa fin tragique, près de Reims, sur l’aérodrome militaire où il effectuait une période d’instruction comme réserviste. Une trajectoire fulgurante pour ce pilote né à Tours, le 21 janvier 1886.

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Henri Lemaître, une vie consacrée à l’aviation… et à Breguet

Breveté en 1912, le Tourangeau a définitivement replié ses ailes en 1931. Vingt années seulement mais plusieurs vies : as du bombardement crédité de deux victoires, précurseur de l’Aéropostale, pilote-essayeur, recordman du monde de distance en ligne droite, conseiller technique en Bolivie…

Henri Lemaître, à la fin de la guerre.

En ce 15 février 1913, ils se sont mis sur leur trente-et-un pour poser, en famille, devant les photographes. Ils sont aux côtés de leur fiston de pilote, au pied du Maurice-Farman. Ce samedi, sur le champ de manœuvres du Menneton, la famille Lemaître a de quoi être fière. Henri, le premier pilote breveté de l’Aéro-Club de Touraine, n° 1168 du 6 décembre 1912 (18 ans depuis le 6 juillet), est à Tours pour passer la seconde épreuve de son brevet militaire : Étampes – Tours et retour.

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Maxime Lenoir, un as porté disparu…

Le premier Tourangeau à boucler la boucle, le premier as de Touraine et celui qui a remporté le plus grand nombre de victoires : onze, au moment de sa disparition, le 25 octobre 1916, près de Douaumont. La Touraine lui a tourné le dos.

Maxime Lenoir

Maxime Lenoir et son Blériot XI “Back Jumper”, harnaché pour boucler la boucle.

« Avant les médailles et les grades, une chose m’a toujours tenu à cœur, c’est de venger mon frère aîné. C’est sa mémoire qui me fait agir au moment de mes combats, c’est sa pensée qui me réconforte dans mes coups durs. Il peut avoir confiance. Mes deux frères, plus jeunes, mon beau-frère et moi, tous au front, revaudrons au centuple aux Boches la douleur qu’ils nous ont causée. »

Ces quelques lignes sont extraites d’une longue lettre adressée par Maxime Lenoir à Jacques Mortane, quelques jours avant de disparaître, lettre que le journaliste et historien de l’aviation a publiée dans son livre « Chasseurs de Boches » (1).

Des quatre frères Lenoir, Maxime fut le second à disparaître et Denis – appelé Marceau dans la famille –, lui aussi pilote, le seul à revenir. Steven Spielberg aurait pu en faire une belle histoire… A Chargé, il ne reste de Maxime Lenoir, qui fut le premier « looper » et le premier as de Touraine, qu’une ligne sur le monument aux morts. Son frère Daniel n’est pas loin, avec les victimes de 1917. Samuel, l’aîné, est sur celui de Montlouis (2). Point final.

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Pour Louis Janoir, le meeting de Montrésor tourne court

23 et 24 juillet 1911. Un an après le Semaine de Touraine, le comité d’initiatives de Montrésor prend le pari, un peu fou, d’organiser un meeting d’aviation. Un seul pilote est au départ : Louis Janoir, sur un monoplan tout nouveau, celui des frères Bonnet-Labranche.

Le Bonnet-Labranche de Louis Janoir. (Didier Lecoq)

Le programme des fêtes de Montrésor se voulait ambitieux. Surtout pour une si petite ville, éloignée de tout : inviter les pilotes d’aéroplane. Ils devaient être trois. Finalement, Louis Janoir était seul en scène, le 23 juillet, pour cette première journée. L’aéroplane était un monoplan Bonnet-Labranche, propulsé par un moteur Vial de 50 chevaux. Un avion presque neuf qui venait juste d’être livré à l’école Bonnet-Labranche que Louis Janoir dirigeait sur l’aérodrome des Groues, près d’Orléans (1). Jean Ors, qui se rendra célèbre comme concepteur de parachutes, et qui fréquentait souvent Pontlevoy (Loir-et-Cher), devait présenter un Blériot. Il a déclaré forfait.

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Joseph, le premier pilote de la famille Tulasne

Frère de François et oncle de Jean, Joseph Tulasne est devenu pilote dès 1912. Mission française aux États-Unis en 1917, aéronautique en Afrique Occidentale Française, commandant du 31e RA de Tours,  il a terminé sa carrière comme général de corps d’armée dans la jeune armée de l’air, après avoir détenu plusieurs grands commandements.

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Guillaume Busson : de l’aéroplane à l’hélicoptère

Dans sa famille paternelle, on est artiste-peintre de père en fils. Mais Guillaume Busson a mis d’autres couleurs sur sa palette :  pilote dès 1909, directeur de l’école Deperdussin de Pau, pilote de chasse pendant la Grande Guerre, spécialiste de l’aérodynamisme, résistant, propagandiste de l’hélicoptère…

Sur Deperdussin.

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La coupe Pommery fait tourner la tête des aviateurs

Son règlement est simple : il faut parcourir la plus longue distance entre le lever et le coucher du soleil. La coupe Pommery a suscité bien des convoitises. Condamnée par les progrès techniques des avions, la tricherie de Maurice Guillaux a accéléré sa disparition.

Maurice Guillaux

L’aviation n’a pas décollé en France par la seule force des ingénieurs et de ses pilotes. Plusieurs mécènes ont su mettre de l’essence dans son réservoir : Ernest Archdeacon, Lazare Weiler, Henry Deutsch de La Meurthe, les frères Michelin ainsi qu’un grand nom du champagne, la maison Pommery.

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