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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour la catégorie ‘Récits et témoignages’

Un bruit d’avion qui vient de loin…

« Un certain nombre de lecteurs nous signalent qu’il serait tout à fait désirable que les exercices nocturnes d’aviation se fassent en dehors de notre ville, où des nuits entières on entend les avions ronronner inlassablement dans le ciel ».

Ces quelques lignes ne sont pas extraites de La Nouvelle République qui vient de publier, le 5 mars, une page sur la fin de l’enquête publique sur le plan d’exposition au bruit autour de la base aérienne et de l’aéroport de Tours-Nord. Ces quelques lignes viennent de la Dépêche du Centre… en août 1932.  Et de préciser : « Ce bruit continu dérange les malades, et par ces jours de chaleur où les fenêtres demeurent ouvertes, il gène également tous les gens qui cherchent le sommeil […] Ne pourrait-on pas donner des ordres aux pilotes pour qu’ils évoluent au-dessus des plaines inhabitées et des champs, à partir de 10 à 11 heures du soir ? » Au début des années 30, le 31e régiment d’aviation d’observation de Tours était composé de quatre groupes de deux escadrilles, équipés de monomoteurs – à hélice, bien sûr – Potez 25 (pour les trois quarts) et Breguet 19.

L'opinion de nos lecteurs

Le problème a refait surface en septembre 1937, dans « L’opinion de nos lecteurs » de La Dépêche du Centre, ancêtre des courriers, réactions et autres  Tweets. Et pour cause : cette année-là, la base de Tours – créée en novembre 1915, qui a pris le nom de base aérienne en 1934 – change de « format ». Adieu l’observation, place au bombardement. Les escadres de Tours laissent leurs anciennes montures et sont désormais équipées de gros bimoteurs – Potez 540, Bloch 200 puis 210 – qui doivent voler par tous les temps et à toute heure, comme le démontrera la guerre à venir. Ce qui fait écrire à une lectrice : « Cent fois mieux habiter Paris en plein centre où tout est réglementé, que la Touraine avec son camp d’aviation ». Ce à quoi un « officier aviateur » répond : « L’aviateur qui fait, bien malgré lui, du tapage nocturne aimerait tout autant être dans son lit, ou auprès de son appareil de T.S.F. […] Songeons que l’avion d’aujourd’hui, qui empêche les petits enfants de dormir, protégera peut-être, demain… leur sommeil et leur existence ».

Comme quoi, l’aviation est depuis longtemps… à réactions.

Didier Lecoq

Les avions à réaction ont fait leur apparition à Tours dès avril 1953 avec les premiers Gloster Meteor NF 11 arrivés directement de Grande-Bretagne (cette photo date de 1956).

Le salut de Paul Claudel à Marcel Jauneaud

En 1922, Paul Claudel, écrivain mais également ambassadeur au Japon,salue le travail du commandant Marcel Jauneaud à la tête de la mission aéronautique française au Japon (du 19 juillet 1921 au 1er septembre 1922). Une copie de sa lettre figure au Service historique de la Défense.

Le lieutenant-colonel Marcel Jauneaud et son état-major, en 1931.

Marcel Jauneaud a dirigé le 31e régiment d’aviation de Tours, de 1928 à 1931. C’est l’avant-dernier acte chaotique  d’une carrière tumultueuse à laquelle il a mis fin après avoir été « placardisé » au Service historique de l’armée en 1932.  Retiré à Mettray où il a fondé Bekoto, société de couveuses automatiques, le colonel Marcel Jauneaud a pourtant repris du service en 1939, nommé à la tête de la base aérienne de Tours. Pas pour longtemps car il a été définitivement « viré » de l’armée après un heurt avec son supérieur hiérarchique, le général Massenet Royer de Marancour, le 11 novembre 1939.

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Rallye et tourisme pour Air Touraine chez Randolph Trafford

En 1937, Richard L’Estrange Malone et Randolph Trafford remportent le Rallye des Grands Vins de Touraine organisé par Air Touraine. Fin août, trois avions ont répondu à l’invitation des pilotes britanniques. La mère de René Roncin en a fait le récit pour la revue du club. C’est cet article que nous reproduisons.

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20.000 km en Afrique pour le député tourangeau

Drôle de Nouvel An pour Louis Proust. Le 31 décembre 1927, c’est assis à l’arrière d’un Breguet 19 qu’il voyagea vers l’Afrique. Parmi ses objectifs : étudier la création d’un service postal en AOF.

Ah ! le ciel d’Afrique. Ils en ont rêvé. Le premier en Touraine fut sans doute le comte René Le More, en 1912. Il voulait traverser le Sahara en aéroplane, mais se contenta – si l’on peut dire – de le traverser à pied (aller et retour). Il revint en Afrique un an plus tard comme administrateur colonial. Pour y mourir (1).

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“ Moi aussi je fais de l’avion ”

L’auteur nous est inconnu, hormis ses initiales : Y.L. Ce petit texte a été publié le 15 mai 1931 par la Touraine Républicaine. Son objectif : donner envie de passer son baptême de l’air. A l’occasion de la Grande Semaine, l’Aéro-Club de Touraine avait fait venir un Farman. Le constructeur avait dépêché un pilote, Henri Guy, et un mécanicien, André Bruneau.

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Donation Lamprou : de la Transylvanie à l’hôpital de Tours

La rencontre de Donatien Lamprou avec la Touraine a été brève. Il est venu après son accident d’avion, le 7 septembre 1918, pour réparer une jambe cassée. Il n’en est plus reparti. Victime de la grippe espagnole, il y est décédé le 18 octobre 1918. Il est inhumé au cimetière La Salle, à Tours. Donatien Lamprou est né dans les Deux-Sèvres, à Echiré. Il était mécanicien de formation. La Vie Aérienne, n°118, du 13 février 1919, lui a consacré un article.

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André Pichard, l’évadé en uniforme

Contraint à se poser derrière les lignes allemandes avec son observateur blessé, André Pichard a réussi à s’évader à la troisième tentative, le jour de Noël 1916. Il a terminé la guerre comme moniteur à l’école d’aviation de Tours.

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Elles de Touraine

6 décembre 1912, Henri Lemaître devient le premier membre de l’Aéro-Club de Touraine breveté. 8 novembre 1932, Jan Jossinet fait de même chez les femmes. Elle a fait le récit de sa formation.

Et les femmes dans l’aviation ? La première à voler dans le ciel de Touraine a été Raymonde de Laroche (Elise Deroche), première femme brevetée dans le monde (n°36 de l’Aéro-Club de France), pour le dernier jour de la Semaine de Touraine, en mai 1910. Un tout petit tour de piste pour récupérer sa prime d’engagement (1).

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Le looping du directeur de “ la Touraine Républicaine ”

André Chevalier avait attiré l’attention avant le meeting de 1922, en demandant son annulation à quelques heures de l’ouverture. En cause, une publicité pour le journal Le Merle Blanc qu’il accusait de propagande communiste ! Deux années plus tard, l’incident est oublié. Et lors du meeting de 1924, à la Gloriette, Pitot sur un Amiot-SECM l’emmène faire un peu de voltige dans le ciel de Tours. Récit.

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André Beaumont paie, Roland Garros ne paie pas

Le 21 mai 1911, deux pilotes doivent se poser dans la campagne lors de la première étape de Paris – Madrid. André Beaumont a dû payer les dégâts causés aux culture. Plus chanceux à Villeperdue, Roland Garros n’a eu qu’à dire merci.

Roland Garros est revenu le 30 septembre en Touraine, pour l'inauguration de l'hôpital de Château-Renault. Il était à Loudun pendant les manœuvres pour remettre son Blériot à l'armée, en 1912. (Didier Lecoq)

Dans une circulaire envoyée aux préfets le 12 mars 1912, le ministre de l’Intérieur avertissait les maires que son collègue, le ministre de la Guerre, n’entendait plus payer rubis sur l’ongle les dégâts causés aux cultures par l’atterrissage d’un avion militaire. « Les dégâts causés par l’atterrissage lui-même sont en général de peu d’importance, mais dans la plupart des cas, de nombreux curieux pénètrent dans les champs, endommageant les récoltes qui s’y trouvent. Mon collègue est dès maintenant décidé à rejeter toutes les réclamations qui n’auraient pas pour base le dommage direct, causé par l’atterrissage […] Les propriétaires et les cultivateurs n’auraient donc recours que contre les auteurs mêmes des dégâts. » Et de préciser que c’était aux maires de faire la police pour empêcher l’envahissement des terrains. En 1912, un texte précisait même le montant des indemnités à verser : 2 F l’are de sarrasin, 2,80 F pour l’avoine, 2,75 F pour le seigle et l’orge, 4 F pour le blé. En province, car c’était beaucoup plus cher en région parisienne, allez savoir pourquoi. En 1911, c’était encore un peu à la tête du client. Ou plutôt à l’appréciation de la victime…

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Un Indien dans la campagne

Le 23 mai 1929, un Indien, récemment breveté et de retour d’Angleterre où il a acheté un avion, vient se poser chez des amis, au château de Bel-Air, à Hommes. JRD Tata est le créateur d’Air India et la firme Tata est devenue une des plus importantes au monde.

Un Sukhoi indien en visite à Tours lors du meeting de 2005.

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La minute la plus angoissance de Maurice Guillaux

En 1913, Georges Prade demande – pour Je sais tout – à huit pilotes (1) de raconter leur minute la plus angoissante. Le sujet : sous quel aspect la mort s’est-elle présentée aux héros de l’air, quelles sensations a-t-elle éveillées en eux, comment leur volonté a-t-elle su réagir, par quel prodige d’énergie ont-ils pu continuer ? La réponse de Maurice Guillaux.

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