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Archive pour la catégorie ‘Documents’

Louis Ferrant, aviateur de la France libre

Son petit-fils, Stéphane Burylo, lui a consacré un livre, chez Geste éditions, dans lequel il retrace, ainsi que le dit le sous-titre, « L’itinéraire d’un Tourangeau compagnon de la Libération »

Louis Ferrant, par STéphane Burylo

Louis Ferrant, par Stéphane Burylo

Louis Ferrant est né en 1908 à Yzeures-sur-Creuse, dans le sud de la Touraine, de parents originaires de la Vienne, qui travaillaient pour les chemins de fer. Il a passé son enfance à Saint-Gaultier, dans l’Indre. Engagé à 18 ans au 3e régiment de chasse de Châteauroux, breveté pilote en 1927, l’adjudant-chef Louis Ferrant est à l’école des radionavigants de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime) au moment de la défaite. Le 20 juin 1940, ils étaient dix-neuf à bord du Farman 222 « emprunté » pour l’occasion, dont quatre pilotes, le capitaine Goumin, les adjudants-chefs Ferrant, Denis et Speich et un autre Tourangeau, l’adjudant-chef mécanicien André Cantès. Direction l’Angleterre. Louis Ferrant a connu l’épisode malheureux de Dakar, le repli sur Douala et la constitution de la 1re escadrille française de chasse avec laquelle il a combattu à Tobrouk. Titulaire de deux victoires sûres et une probable  sur Hurricane, il a dû quitter la chasse en raison de problèmes de vue. Il a été  fait compagnon de la Libération.

Pour en savoir plus

> Louis Ferrant, aviateur de la France libre aux éditions Geste Voir

> Son portrait sur le site des compagnons de la Libération Lire

Avec Roger Parodi, la Patrouille n’était pas encore de France

Lorsque la Patrouille de France est venue à Tours voici quelques années, les pilotes se sont donné rendez-vous chez Roger Parodi. Leur grand ancien – Ahmed, dans l’armée de l’air – a appartenu à la Patrouille d’Étampes en 1948 et 1949.

Roger Parodi

Roger Parodi, seul en piste lors du meeting de Pierre-de-Bresse, aux commandes du Stampe n°679.       (Collection Dan Gilberti, Histavia21)

La Patrouille de France fête ses 60 ans. Ou plutôt les 60 ans de son baptême, le 16 mai 1953 lorsque Jacques Noetinger, lors du meeting  national d’Alger, annonça la Patrouille de l’armée de l’air : « Et voici la Patrouille de France ». Le nom lui est resté.

La PAF est l’héritière d’une longue tradition – à l’échelle de l’aviation – commencée avec la Patrouille d’Étampes en 1931 ; qui a eu une seconde naissance en 1946 avec la Patrouille des moniteurs de Tours qui, en 1947, est redevenue la Patrouille d’Étampes quand elle a quitté la Touraine pour la Seine-et-Oise (1).

Trait d’union de la Patrouille d’Étampes avant et après-guerre, Roger Perrier a fait partie des deux. Il a reconstitué celle-ci à Tours (2). Lire la suite de cette entrée »

“ Nous n’aurions pas cédé notre place ”

En 1934, René Roncin obtient son brevet de pilote avec les Ailes de Touraine, n°3.240. Trois ans après son baptême de l’air. La revue “Air Touraine” publie, en mai 1937, le récit de ses premiers pas dans l’aviation. Voici de larges extraits de… cette véritable déclaration d’amour.

René Roncin.

C’était pendant l’été 1916, j’avais 6 ans, je passais mes vacances chez mon grand-père, dans une propriété qu’il possédait sur les hauteurs de Saint-Symphorien, près de la Petite Arche. Un jour, je vis mes cousins, plus âgés que moi, en conciliabule sous un cèdre, organisant une expédition secrète. Ils voulaient aller au camp de Parçay-Meslay, voir ces aéroplanes, qui toute la journée passaient au-dessus de nos têtes en nous émerveillant, mais dont le bruit des « rototos » nous effrayait bien un peu. J’étais de la partie ; c’est ainsi qu’après deux kilomètres de marche, je vis pour la première fois,  un avion décoller et atterrir. Affirmer que je revins enthousiasmé, c’est beaucoup dire, j’étais surtout très las. Et la famille inquiète de notre absence, guettait notre retour, qui fut un peu « piteux ».

Le lendemain, nous avions tellement donné d’explications enthousiastes sur ce spectacle pour nous imprévu, que quelques jours après, mon grand-père décida que nous irions tous voir les avions, mais cette fois en voiture.

La famille fut immédiatement conquise à l’aviation. Lire la suite de cette entrée »

Passager sur un Meteor Mk 7 de Tours en 1954

Petite suite au vol réalisé par un journaliste de la Nouvelle République, début juillet à Tours. Ou plutôt un précédent. Petit retour en arrière, au lundi 8 mars 1954. Ce jour-là, la Nouvelle République donne un coup de projecteur sur la base aérienne de Tours – base aérienne 109 à l’époque – et la 30e escadre de chasse de nuit qui s’y trouve.

La base est alors commandée par le lieutenant-colonel Clausse et la 30e escadre par le commandant Rouquette. Celle-ci est équipée de seize biréacteurs biplaces Gloster Meteor NF-11, dotés d’un radar dans le nez, et de sept Gloster Meteor Mk 7, biplaces également, avec double commande. Sans oublier huit Dassault MD-315 Flamant pour l’entraînement au radar et autres petits avions de liaison (1).

Gilbert Donat, journaliste à la Nouvelle République, raconte la mission à laquelle il a pris part. Le pilote était le commandant Agnel. Ce pilote – accompagné cette fois de l’adjudant Choplain – a été victime d’un accident le 10 mai 1954, deux mois après la parution de l’article, accident sans gravité pour les deux aviateurs. En revanche, le Gloster Meteor Mk 7 F-UIMX, qui avait emmené Gilbert Donat, a été endommagé après s’être posé sur le ventre, à Notre-Dame-d’Oé, sur la voie de chemin de fer de l’autorail Tours – Vendôme. Il a été réformé.

Récit d’une journée qui a sans doute donné, à certains, envie de voler.

Didier Lecoq

(1) A la fin de l’année 1954, la BA 109 possédait 23 Meteor NF 11, sept Meteor Mk 7 et sept MD-315.

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Le salut de Paul Claudel à Marcel Jauneaud

En 1922, Paul Claudel, écrivain mais également ambassadeur au Japon,salue le travail du commandant Marcel Jauneaud à la tête de la mission aéronautique française au Japon (du 19 juillet 1921 au 1er septembre 1922). Une copie de sa lettre figure au Service historique de la Défense.

Le lieutenant-colonel Marcel Jauneaud et son état-major, en 1931.

Marcel Jauneaud a dirigé le 31e régiment d’aviation de Tours, de 1928 à 1931. C’est l’avant-dernier acte chaotique  d’une carrière tumultueuse à laquelle il a mis fin après avoir été « placardisé » au Service historique de l’armée en 1932.  Retiré à Mettray où il a fondé Bekoto, société de couveuses automatiques, le colonel Marcel Jauneaud a pourtant repris du service en 1939, nommé à la tête de la base aérienne de Tours. Pas pour longtemps car il a été définitivement « viré » de l’armée après un heurt avec son supérieur hiérarchique, le général Massenet Royer de Marancour, le 11 novembre 1939.

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Rallye et tourisme pour Air Touraine chez Randolph Trafford

En 1937, Richard L’Estrange Malone et Randolph Trafford remportent le Rallye des Grands Vins de Touraine organisé par Air Touraine. Fin août, trois avions ont répondu à l’invitation des pilotes britanniques. La mère de René Roncin en a fait le récit pour la revue du club. C’est cet article que nous reproduisons.

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20.000 km en Afrique pour le député tourangeau

Drôle de Nouvel An pour Louis Proust. Le 31 décembre 1927, c’est assis à l’arrière d’un Breguet 19 qu’il voyagea vers l’Afrique. Parmi ses objectifs : étudier la création d’un service postal en AOF.

Ah ! le ciel d’Afrique. Ils en ont rêvé. Le premier en Touraine fut sans doute le comte René Le More, en 1912. Il voulait traverser le Sahara en aéroplane, mais se contenta – si l’on peut dire – de le traverser à pied (aller et retour). Il revint en Afrique un an plus tard comme administrateur colonial. Pour y mourir (1).

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“ Moi aussi je fais de l’avion ”

L’auteur nous est inconnu, hormis ses initiales : Y.L. Ce petit texte a été publié le 15 mai 1931 par la Touraine Républicaine. Son objectif : donner envie de passer son baptême de l’air. A l’occasion de la Grande Semaine, l’Aéro-Club de Touraine avait fait venir un Farman. Le constructeur avait dépêché un pilote, Henri Guy, et un mécanicien, André Bruneau.

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Donation Lamprou : de la Transylvanie à l’hôpital de Tours

La rencontre de Donatien Lamprou avec la Touraine a été brève. Il est venu après son accident d’avion, le 7 septembre 1918, pour réparer une jambe cassée. Il n’en est plus reparti. Victime de la grippe espagnole, il y est décédé le 18 octobre 1918. Il est inhumé au cimetière La Salle, à Tours. Donatien Lamprou est né dans les Deux-Sèvres, à Echiré. Il était mécanicien de formation. La Vie Aérienne, n°118, du 13 février 1919, lui a consacré un article.

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André Pichard, l’évadé en uniforme

Contraint à se poser derrière les lignes allemandes avec son observateur blessé, André Pichard a réussi à s’évader à la troisième tentative, le jour de Noël 1916. Il a terminé la guerre comme moniteur à l’école d’aviation de Tours.

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Elles de Touraine

6 décembre 1912, Henri Lemaître devient le premier membre de l’Aéro-Club de Touraine breveté. 8 novembre 1932, Jan Jossinet fait de même chez les femmes. Elle a fait le récit de sa formation.

Et les femmes dans l’aviation ? La première à voler dans le ciel de Touraine a été Raymonde de Laroche (Elise Deroche), première femme brevetée dans le monde (n°36 de l’Aéro-Club de France), pour le dernier jour de la Semaine de Touraine, en mai 1910. Un tout petit tour de piste pour récupérer sa prime d’engagement (1).

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Le looping du directeur de “ la Touraine Républicaine ”

André Chevalier avait attiré l’attention avant le meeting de 1922, en demandant son annulation à quelques heures de l’ouverture. En cause, une publicité pour le journal Le Merle Blanc qu’il accusait de propagande communiste ! Deux années plus tard, l’incident est oublié. Et lors du meeting de 1924, à la Gloriette, Pitot sur un Amiot-SECM l’emmène faire un peu de voltige dans le ciel de Tours. Récit.

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