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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Archive pour la catégorie ‘Insolite’

Baptême de l’air en Alphajet à la base aérienne de Tours

C’est suffisamment exceptionnel pour être souligné, la base aérienne 705 – et donc l’armée de l’air – a emmené Raphaël Chambriard, journaliste à la Nouvelle République, pour un vol d’entraînement en Alphajet. Reportage et vidéo sont à ne pas manquer.

Le reportage et la video

Et les impressions du pax

Sur le siège éjectable

 

Jean Demozay l’a en travers de la gorge

Jean Demozay

Jean Demozay. (document France-Libre.net)

La guerre à peine terminée, les héros n’étaient plus les bienvenus sur les bords du Cher. La partie de pêche de Jean Demozay, dans le Cher, n’y a pas échappé.

Samedi 21 juillet 1945. Au bord du Cher, près de Bléré. Jean Demozay, plus connu sous son nom de guerre « Morlaix », s’accorde quelques instants de détente. Il pêche. La guerre est terminée. Il l’a commencée au bas de l’échelle pour la finir colonel. Il ‘a été interprète auprès d’aviateurs britanniques et a terminé troisième as de la chasse française (18 victoires sûres, deux probables). Il fait partie de la petite équipe de pilotes français qui ont participé à la Bataille d’Angleterre. Il est le premier Français à avoir été nommé à la tête d’une escadrille anglaise (Flight A du Squadron 91) ; le premier à recevoir une « bar » à sa DFC. Il est compagnon de la Libération depuis le 30 juin 1941. Il a dirigé le groupement Patrie chargé d’appuyer les FFI dans le sud-Ouest au moment de la Libération.

Jean Demozay demeure à la Grisolette, à l’ouest de Bléré, au bord du Cher. Cette rivière, coupée par des barrages à aiguille, doit lui rappeler davantage les étangs de Sologne – où son père était administrateur de propriétés – que la Loire au bord de laquelle il a vécu, à Nantes puis à Beaugency (Loiret). Les éclusiers de Dierre – où se trouve l’actuel aéroport d’Amboise – ont également mis des lignes à tremper, pas très loin. C’est donc que ce n’est pas interdit, croit-il.

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Un bruit d’avion qui vient de loin…

« Un certain nombre de lecteurs nous signalent qu’il serait tout à fait désirable que les exercices nocturnes d’aviation se fassent en dehors de notre ville, où des nuits entières on entend les avions ronronner inlassablement dans le ciel ».

Ces quelques lignes ne sont pas extraites de La Nouvelle République qui vient de publier, le 5 mars, une page sur la fin de l’enquête publique sur le plan d’exposition au bruit autour de la base aérienne et de l’aéroport de Tours-Nord. Ces quelques lignes viennent de la Dépêche du Centre… en août 1932.  Et de préciser : « Ce bruit continu dérange les malades, et par ces jours de chaleur où les fenêtres demeurent ouvertes, il gène également tous les gens qui cherchent le sommeil […] Ne pourrait-on pas donner des ordres aux pilotes pour qu’ils évoluent au-dessus des plaines inhabitées et des champs, à partir de 10 à 11 heures du soir ? » Au début des années 30, le 31e régiment d’aviation d’observation de Tours était composé de quatre groupes de deux escadrilles, équipés de monomoteurs – à hélice, bien sûr – Potez 25 (pour les trois quarts) et Breguet 19.

L'opinion de nos lecteurs

Le problème a refait surface en septembre 1937, dans « L’opinion de nos lecteurs » de La Dépêche du Centre, ancêtre des courriers, réactions et autres  Tweets. Et pour cause : cette année-là, la base de Tours – créée en novembre 1915, qui a pris le nom de base aérienne en 1934 – change de « format ». Adieu l’observation, place au bombardement. Les escadres de Tours laissent leurs anciennes montures et sont désormais équipées de gros bimoteurs – Potez 540, Bloch 200 puis 210 – qui doivent voler par tous les temps et à toute heure, comme le démontrera la guerre à venir. Ce qui fait écrire à une lectrice : « Cent fois mieux habiter Paris en plein centre où tout est réglementé, que la Touraine avec son camp d’aviation ». Ce à quoi un « officier aviateur » répond : « L’aviateur qui fait, bien malgré lui, du tapage nocturne aimerait tout autant être dans son lit, ou auprès de son appareil de T.S.F. […] Songeons que l’avion d’aujourd’hui, qui empêche les petits enfants de dormir, protégera peut-être, demain… leur sommeil et leur existence ».

Comme quoi, l’aviation est depuis longtemps… à réactions.

Didier Lecoq

Les avions à réaction ont fait leur apparition à Tours dès avril 1953 avec les premiers Gloster Meteor NF 11 arrivés directement de Grande-Bretagne (cette photo date de 1956).

André Beaumont paie, Roland Garros ne paie pas

Le 21 mai 1911, deux pilotes doivent se poser dans la campagne lors de la première étape de Paris – Madrid. André Beaumont a dû payer les dégâts causés aux culture. Plus chanceux à Villeperdue, Roland Garros n’a eu qu’à dire merci.

Roland Garros est revenu le 30 septembre en Touraine, pour l'inauguration de l'hôpital de Château-Renault. Il était à Loudun pendant les manœuvres pour remettre son Blériot à l'armée, en 1912. (Didier Lecoq)

Dans une circulaire envoyée aux préfets le 12 mars 1912, le ministre de l’Intérieur avertissait les maires que son collègue, le ministre de la Guerre, n’entendait plus payer rubis sur l’ongle les dégâts causés aux cultures par l’atterrissage d’un avion militaire. « Les dégâts causés par l’atterrissage lui-même sont en général de peu d’importance, mais dans la plupart des cas, de nombreux curieux pénètrent dans les champs, endommageant les récoltes qui s’y trouvent. Mon collègue est dès maintenant décidé à rejeter toutes les réclamations qui n’auraient pas pour base le dommage direct, causé par l’atterrissage […] Les propriétaires et les cultivateurs n’auraient donc recours que contre les auteurs mêmes des dégâts. » Et de préciser que c’était aux maires de faire la police pour empêcher l’envahissement des terrains. En 1912, un texte précisait même le montant des indemnités à verser : 2 F l’are de sarrasin, 2,80 F pour l’avoine, 2,75 F pour le seigle et l’orge, 4 F pour le blé. En province, car c’était beaucoup plus cher en région parisienne, allez savoir pourquoi. En 1911, c’était encore un peu à la tête du client. Ou plutôt à l’appréciation de la victime…

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Un Indien dans la campagne

Le 23 mai 1929, un Indien, récemment breveté et de retour d’Angleterre où il a acheté un avion, vient se poser chez des amis, au château de Bel-Air, à Hommes. JRD Tata est le créateur d’Air India et la firme Tata est devenue une des plus importantes au monde.

Un Sukhoi indien en visite à Tours lors du meeting de 2005.

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