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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Dans le ciel de la Touraine en 1936

Jeux de chaises musicales

15 janvier Il y a du changement à la tête de l’aviation militaire tourangelle. Le lieutenant-colonel de Vaugrente est nommé à la tête de la base aérienne 131. Il remplace le lieutenant-colonel Laurent qui prend le commandement de la 31me escadre. Le colonel Radot lui laisse donc sa place pour diriger la 31e demi-brigade (qui chapeaute les 2e et 31e escadres et la base aérienne). Enfin, le colonel Bladinières quitte la 31e demi-brigade pour devenir chef d’état-major de la 3e région. Ouf ! Bon allez, on récapitule :

  • 3e région aérienne : à Tours, général Massenet Royer de Marancour ;
  • 5e subdivision aérienne commandée par intérim par le colonel Escudier ;
  • la 9e brigade est commandée par intérim par le colonel Escudier. Il est remplacé à la fin de l’année par le colonel Paul Canonne ;
  • la 2e escadre de chasse est commandée par le lieutenant-colonel Pellet. Elle quitte Tours pour Chartres en décembre ;
  • la 31e escadre est commandée par le lieutenant-colonel Laurent ;
  • la base aérienne 131 devient base aérienne 109 le 1er juillet 1936 ; elle est commandée par le lieutenant-colonel Guérin de Vaugrente ;
  • surveillance et contrôle de l’école civile de pilotage d’Angers : capitaine Laurent ;
  • Centre aérien régional de Nantes : capitaine Mainguy ;
  • Centre aérien régional de Rennes : capitaine Loric.

 

 

Le capitaine Loric, 3e en partant de la gauche ; Camille Joseph (lire plus bas) est à sa gauche. (Photo famille Joseph)

Légion d’honneur pour le nouvel an

15 janvier Plusieurs aviateurs sont au tableau de la Légion d’honneur : le commandant Fauvel (centre de mobilisation 31), les capitaines Maus, du Chemin de Chasseval (31e escadre), et Mainguy (état-major de la 31e demi-brigade) ; ainsi que deux sous-officiers, l’adjudant-chef Richard et l’adjudant Lalande.

La présentation des drapeaux

23 janvier Cérémonie d’adieu pour le colonel Bladinières qui va quitter la 31e demi-brigade (mais pas Tours). Pour cette cérémonie, il présente les drapeaux des 2e et 31e escadres aux recrues. « Leurs plis renferment l’esprit de discipline et de sacrifice », leur dit-il.

Marthe Richer

6 février Marthe Richer est à Tours pour donner une conférence, salle Balzac, à l’initiative d’Air Touraine. Il s’agit de collecter des fonds pour la Caisse de secours de l’aéronautique. L’ex-espionne du 2e bureau a été une des premières femmes pilotes, brevet 1.369, en 1913. Elle est rentrée dans l’histoire sous le nom de Marthe Richard, à propos des maisons closes. Ou plutôt de leur fermeture. Des aviateurs y assistent : le colonel Escudier, qui commande la 3me brigade aérienne, le commandant Enslen, les capitaines Chrétien et Raineri.

Accident de l’adjudant Duault à Dijon

11 février L’adjudant Georges Duault trouve la mort dans un accident, à Dijon où il était affecté. Né à Angers, il a pratiquement toujours vécu à Saint-symphorien, où se trouvent encore ses parents. Il était âgé de 32 ans. Il est inhumé à Quimperlé, ville dont est originaire son épouse.

Encore des mutations

21 février Promotion pour le lieutenant-colonel Pellet qui commandait la base aérienne 103 (Châteauroux). Il va prendre en main la 2e escadre de chasse (à Tours). Le commandant Enslen, de l’état-major de la 3e région, devient chef de groupe à la 31e escadre. Enfin, le capitaine Germain Maisonnobe passe d’un état-major à l’autre, de la demi-brigade à la 3e région.

Collision au-dessus de la forêt d’Amboise

25 février Deux Nieuport 622 de la 2me escadre se sont télescopés au-dessus de la forêt d’Amboise. Ejecté, le sergent Paul Deschamps est grièvement blessé lorsqu’il est retrouvé dans un arbre, au bout de son parachute. Il décède à l’hôpital d’Amboise. Le sergent Dechanet, futur pilote de l’escadrille Normandie-Niemen, est rentré sans encombre. Le sergent appartenait au groupe du commandant de Gennes.

Un autre Nieuport victime d’une panne

25 février Un NiD-622, piloté par le sous-lieutenant Bréard, victime d’une panne, se pose dans la propriété du marquis de Chénerilles, à Vallères. Mais un pommier a le dernier mot. L’appareil est très abîmé.

Le commandant Harmégnies signe à Air-Touraine

27 février Le comité directeur d’Air Touraine engage le commandant Harmégnies comme secrétaire administratif du club. A l’essai jusqu’à la fin de l’année.

70 ans avant RyanAir

1er mars C’est la date limite pour la remise des projets de gare aérienne à Parçay-Meslay. Un concours réservé aux architectes. C’est un pas de plus vers la création de l’aérogare. Des conventions sont établies avec une compagnie aérienne pour des Tours – Londres. Déjà !

Médaille militaire

13 mars Parmi les Médaillés militaires annoncés dans la Touraine Républicaine, figure le sergent-chef Georges Libert, de la base aérienne 131.

Les promotions du 1er avril

1er avril Parmi les promotions, quelques noms qui appartiennent à l’histoire de l’aviation tourangelle. Est nommé adjudant-chef, Camille Joseph, pilote de la Sal 10. Il va bientôt partir pour la Bretagne et le Centre d’entraînement des réserves de Rennes. Il deviendra chef-pilote de l’aéroclub d’Ille-et-Vilaine et trouvera la mort dans un accident en 1938. Parmi les adjudants, Raoul Bricart, un Tourangeau, qui remportera quatre victoires en 39-40 ; et un autre pilote de chasse, Georges Berland, qui sera également connu comme pilote du cirque Pinder après la guerre. Enfin, Adolphe Crétenier est nommé sergent-chef. Il formera de nombreux pilotes pendant la guerre, sur Potez 63.11.

 

Un nouveau Farman 402 baptisé “ La Touraine ”

2 avril Le nouveau Farman 402, immatriculé F-AMXA, destiné à remplacer celui détruit par Jean Tulasne en décembre, se pose sur le terrain de Parçay-Meslay, aux mains de Jean Boy, chef-pilote, accompagné par Maurice Bodin. Il a appartenu à M. Branca, à Limoges. Nom de baptême : « La Touraine »

 

Le Farman baptisé "la Touraine" qui accueille le géant et le nain du cirque Pinder. (Archives Aéro-Club de Touraine)

Les Potez 540 arrivent

1er avril Changement de format pour la 31e escadre qui commence à toucher des Potez 540. C’est une grande transformation pour tous puisqu’on passe d’un monomoteur (un pilote et un mitrailleur) à un gros bimoteur qui emporte un équipage de cinq personnes. C’est le 3e groupe qui perçoit les premiers Potez 540. Les deux premiers groupes toucheront des Bloch 200 à partir de janvier 1937.

Cadeau pour Camille Maus

9 avril Prise d’armes à la base aérienne. Réception du lieutenant-colonel Pellet, commandant de la 2e escadre. C’est aussi l’occasion de remettre la Légion d’honneur aux capitaines Fauvel (CM 31) et Maus (CHR). La croix de ce dernier lui est offerte par ses sous-officiers.

L’aviation à la Semaine de Touraine

9 mai Foire-expo avant l’heure, la Grande Semaine de Touraine fait une place de plus en plus grande à l’aviation, près de l’hôtel de ville. C’est un petit musée de l’air que présente l’aéro-club : autogire, Pou-du-Ciel, Potez 36, et ce qui devait être le nouveau moto-planeur SFAN du club. Mais l’achat de ce SFAN a été reporté, les dirigeants d’Air Touraine préférant un biplace.

Petit rayon d’action

24 mai Pour la Coupe Air Touraine, le général Muiron a décidé de faire la part belle aux voisins. Sont en effet invités les aéro-clubs se situant dans un rayon de 100 km autour de Tours. Une vingtaine d’avions y participent, venus de Blois, Vendôme, Châtellerault, Poitiers, Cholet, Le Mans, etc. La coupe – une faïence de Sainte-Radegonde – est remportée par le chef-pilote de Blois, Raymond Mauler. Qui va bientôt filer à Tours.

Encore un Nieuport au tapis

29 mai Un Nieuport 622 a perdu son hélice en plein vol. Elle a été retrouvée à 500 m de l’avion qui s’est retourné dans un champ de pommes de terre, aux Granges, sur la commune de Luynes. L’adjudant Robert tondeur (32 ans) s’en est mieux sorti que l’avion, avec une légère blessure à la jambe droite et des douleurs.

Raymond Mauler chef-pilote

3 juin En bisbille avec Jean Boy, Air Touraine engage un nouveau chef-pilote. Un voisin puisqu’il s’agit de Raymond Mauler, récent vainqueur de la coupe Air Touraine. Raymond Mauler s’était également distingué lors du raid Paris – Le Cap en 1928, avec Baud, sur un Caudron C-127 (F-ANEH).  Parmi les élèves qu’il a formés à Blois, Claude Chautemps – fils du président du Conseil Camille Chautemps – devenu par la suite un grand pilote d’essai.

Le rallye de l’UPCF endeuillé à Tours

6 juin Le rallye de l’UPCF, sur le trajet Paris – Montluçon, fait escale à Tours. Un rallye marqué par l’accident mortel de Michel Daudré, au décollage de Parçay-Meslay. Le pilote de Ris-Orangis, est décédé lors de son transfert à Saint-Gatien.

 

Michel Daudré et son Morane-Saulnier. (Photo famille Daudré)

Promotions et affectations

11 juin Parmi les promotions, celle d’Auguste Lanson qui est nommé commandant. Quant au capitaine Béguier, il est nommé au parc de la base aérienne.

Les premiers pas d’Albert Carraz en vol à voile

28 juin Albert Carraz passe les épreuves pour le brevet A de vol à voile. Le futur recordman du monde a suivi une voie peu fréquente en commençant par l’avion avant le planeur.

 

Albert Carraz est le second en partant de la gauche. A sa gauche, son épouse et sa fille. Résistants, tous les trois seront déportés pendant la guerre. (Archives Aéro-Club de Touraine)

La brigade et la base changent de numéro

1er juillet Adieu la base aérienne 131, numéro qu’elle portait depuis sa création le 1er janvier 1934. Elle devient BA 109 (décision ministérielle n°628 du 16 mai 1936). La 3e brigade disparaît ainsi que la 31e demi-brigade. Est créée la 9e brigade, toujours commandée par le colonel Escudier. D’où le nom de BA 109 comme elle avait été baptisée BA 131 (31e escadre, 31e demi-brigade).

La seconde vie du Farman 402 d’Air Touraine

12 juillet Mise en service du Farman 402 qui prendra le nom de « Ville de Tours ». Il effectue ses premiers essais en présence de Georges Ténot, ancien pilote de la Première Guerre, contrôleur du bureau Véritas en Touraine. Il est piloté par Raymond Mauler. Ce Farman 402 est celui donné comme détruit par Jean Tulasne en décembre. Il a été racheté « très bon marché à l’assurance »,  et réparé pendant deux mois par des mains expertes du club.

 

Le Farman réparé après l'accident de Jean Tulasne. (Photo Robert Bezard / Collection Jean-Pierre Bezard)

Rallye des vins de Touraine

18 et 19 juillet Le rallye pour lequel une quarantaine d’avions sont engagés, est remporté par Lacaille. L’hémiptère Mauboussin est présenté ainsi que le nouvel avion de bombardement de la 31e escadre, le Potez 540, dont les premiers exemplaires sont arrivés début avril au GO 3 (ex-GR 5). Temps fort du rallye le dimanche : un gag qui s’est bien terminé. En effet, le commandant Pétrequin était descendu de son avion pour lancer l’hélice. Mais avant de pouvoir regagner sa place, l’appareil, un Caudron Aiglon (immatriculé F-ANXA), se mettait à rouler. Le commandant s’accrochait à l’aile, comme dans un film. Mais il devait lâcher prise. Heureusement, la jeune femme a réussi à mettre l’avion en pylône.

Éjecté, l’adjudant Desjardins trouve la mort à Saint-Raphaël

3 août Un aviateur de Tours est encore victime d’un accident. Lors d’un entraînement de tir sur manche à air à Saint-Raphaël (Var), l’adjudant Roger Desjardins est arraché  de sa place de mitrailleur sur le Breguet 270 piloté par l’adjudant Jules Regnoux (2e escadrille). Le parachute s’est-il ouvert accidentellement ou a-t-il été éjecté lors d’un soubresaut de l’avion ? Il a semble-t-il été frappé par la dérive de l’avion. Lorsqu’il a été repêché, il était décédé. L’adjudant Desjardins attendait un second enfant. Son épouse travaillait à la poste de Tours. Il est inhumé à Saint-Symphorien.

 

Troisième ligne du carnet de vol de Jules Régnoux : le vol fatidique. Il est ensuite parti à la recherche de Desjardins.

Un Potez 540 de Tours s’écrase en Bretagne

6 août Série noire pour la 31e escadre. Peu après le décès de l’adjudant Desjardins, quatre aviateurs trouvent la mort dans l’accident d’un Potez 540 qui se rendait à Gaël (Ille-et-Vilaine). Sont décédés : le sergent Uffler, le pilote ; le lieutenant de Bonafos, navigateur ; le sergent Legeais (radio) et le sergent Queuille (mitrailleur). L’équipage appartenait au groupe du commandant Bizard. Le lieutenant de Bonafos a été inhumé à Dijon.

Y’a d’la rumba dans l’air

Louis Mailloux, alors commandant.

8 août Encore des départs. Le lieutenant-colonel Laurent quitte la 31e escadre pour le commandement de l’Air régional n°1. Parmi les arrivées à l’escadre, celle du commandant Louis Mailloux qui était au centre d’expériences aériennes de Reims. Inutile de rappeler que Louis Mailloux avait été le navigateur de Mermoz lors de la traversée de l’Atlantique Sud avec l’Arc-en-Ciel.  Le commandant Monteil, qui dirigeait le parc, est affecté à la 31e escadre.

Air Touraine accepte de créer une section d’aviation populaire

12 août Comité directeur important d’Air Touraine qui doit se prononcer sur la demande du ministère de l’Air d’ouvrir une section d’aviation populaire à Tours. Le comité répond oui, à l’unanimité. Premier président, qui sera le seul en fait, Gaston Papin.

Les Cigognes vont changer de nid

19 août Les journaux annoncent les profonds changements de l’aviation militaire à Tours. Et notamment le départ de la 2e escadre de chasse qui va se rapprocher de Paris en allant à Chartres. Elle remplace la 22e escadre de bombardement qui va à Bricy. C’est toujours la Beauce mais la cathédrale d’Orléans est beaucoup plus loin de Bricy que celle de Chartres ne l’est de Champhol. A Tours, la place libérée va vite être occupée par un groupe de Dijon. Les quatre groupes (donc huit escadrilles) seront regroupés au sein de la 9e brigade, commandée par le colonel Paul Canonne. Ils formeront les 31e et 51e escadres, le 1er avril 1937. Adieu la chasse mais adieu également l’observation puisque ce sera une brigade de bombardement.

Meeting d’Artigny

23 août Plusieurs appareils d’Air Touraine participent au meeting organisé par la « Commune libre » d’Artigny, un hameau de Chargé, près d’Amboise. Les organisateurs sont Gaston Papin, membre du comité directeur d’Air Touraine, et, sur place, de M. Mulo. Cette relation trouvera un écho quelques années plus tard, quelques années plus noires, avec un parachutage d’armes sur un terrain choisi par M. Mulo, auquel participait Gaston Papin de Libération-Nord.

Les Rouges se défendent à Tours

25 août Non, il ne s’agit pas d’un épisode local de la vie du Front populaire mais des manœuvres aériennes qui du 23 au 29 remplissent le ciel, entre Metz et Romorantin. Les Bleus bombardent et les Rouges – DCA et chasse – défendent. Le 25 , en soirée, neuf avions – « qui paraissaient tout argentés dans la vie lumière d’un beau ciel bleu » – ont été pris à partie par deux batteries de quatre canons du 404e DCA, installées à Sainte-Radegonde et Parçay-Meslay. La chasse n’est pas intervenue. Selon les artilleurs, l’escadrille, qui volait à 1.700 m d’altitude, a été presque totalement anéantie avant d’atteindre ses objectifs. Les Allemands auraient dû le savoir…

La défense passive se mobilise

28 – 29 août Dans la nuit, la ville de Tours participe à un exercice d’extinction des lumières. La veille, des exercices d’alerte ont lieu : sirènes à Tours, Saint-Symphorien, Saint-Pierre-des-Corps, Joué-lès-Tours et Saint-Cyr ; le tocsin à Sainte-Radegonde et La Riche. Des exercices qui, selon les officiels, « ne sont motivés par aucune contingence extérieure ». Uniquement pour voir si ça fonctionne ! Pendant l’alerte, il y a cependant des choses qui ne fonctionnent pas : baisse de pression du gaz et coupure de l’électricité.

Encore un accident de Nieuport

2 septembre Encore un avion de la 2e escadret accidenté. Le pilote, dont l’identité n’est pas connue, a capoté près le la gare de Noizay.

Les trois coups de l’aviation populaire

20 septembre C’est la rentrée pour la section d’aviation populaire qui se réunit pour la première fois, à Parçay-Meslay. C’est l’occasion de rencontrer ceux qui vont la diriger : Gaston Papin, président, Gabriel Feuillet, responsable des cours ; Raymond Mauler, chef-pilote. L’agrément du ministère est donné le 22 octobre. Les premiers vols débutent le 13 décembre. Les nouveaux statuts d’Air Touraine incluant la section d’aviation populaire seront votés lors de l’assemblée générale, le 24 février 1937.

Joe Jaunay s’en va

8 octobre C’était un des piliers du 31e régiment depuis la fin de la guerre. Pilote reconnu, grand sportif, l’adjudant-chef Joe Jaunay prend sa retraite.

Patureau-Mirand parachutiste malgré lui

13 octobre Le lieutenant Patureau-Mirand l’a échappé belle. Lors de manœuvres d’acrobatie, son harnais a cédé et le pilote a été projeté hors de son appareil. Heureusement, son parachute s’est ouvert normalement. Cela se passait près de Vouvray, aux Clozeaux.

La valse des étiquettes

15 octobre Troisième nom en moins d’un an pour la base aérienne. Elle a commencé comme BA 131. Le 1er juillet elle devient BA 109. Et le 15 octobre, à la suite de la décision ministérielle n°235 datée… du 22 octobre, elle prend tout simplement le nom de base aérienne de Tours.

Encore un mort à la 2e escadre

22 octobre La 2e escadre de chasse est encore durement touchée. Le lieutenant Larrive est victime d’un accident un peu trop fréquent sur les Nieuport 622 : rupture du vilbrequin. L’hélice ainsi libérée a frappé l’appareil. Le pilote n’a pu rattraper son avion parti en vrille à plat ni sauter en parachute. L’avion s’est écrasé entre Saint-Nicolas-des-Mottets et Saint-Etienne-des-Guérets, près de Château-Renault. René Larrive appartenait à la 1re escadrille. Il était passé par l’École supérieure d’aéronautique (promotion 1930).

Air Touraine est de la revue

6 novembre Air Touraine décide de se doter d’une revue. Le premier numéro sortira en avril 1937.

Mermoz à Tours

19 novembre Jean Mermoz tient une conférence au Majestic. Il se rend ensuite au Grand Hôtel où ses amis du PSF lui ont organisé une réception.

Air Touraine se sépare de Jean Boy

Jean Boy a également été un excellent pilote de planeur. Ici sur l'Avia XI B du club. Il est mort en départation. (Archives Aéro-Club de Touraine)

7 décembre Air Touraine exclut Jean Boy. Celui-ci veut ouvrir une école de pilotage avec son avion personnel. Il avance un prix plus bas que celui de l’aéro-club pour passer le brevet : 3.100 F contre 3.500 F. Le club décide de l’exclure pour ne pas avoir en son sein quelqu’un qui lui fait de la concurrence.

Arrivée du commandant de Castet

31 décembre Le commandant Aimé Azema de Castet La Boulbène est nommé à l’état-major de la 9e brigade. Il deviendra commandant par intérim de la 51e escadre de bombardement, lors de sa création, le 1mier avril 1937.

Conférence de Pierre Weiss

26 novembre Le colonel Weiss tient une conférence sur l’aviation française, dans les salons du Grand Hôtel. Les bénéfices sont destinés à l’action des Ailes brisées.

Incendie dans un local de la chasse

30 novembre Un local de la 2e escadre est détruit par un incendie. Ce local contenait notamment des parachutes et du matériel pyrotechnique. Les pompiers ont lutté pour que le feu ne s’étende pas à un hangar voisin qui accueillait une trentaine d’avions. Il n’y a qu’un blessé léger.

Un club parachutiste à Tours

6 décembre Un club de parachutisme est créé à Tours. Son président est Maurice Grégoire. Le Parachut’Club populaire des ailes tourangelles prend le nom de « Maxime Lenoir », onze victoire lors de la Grande Guerre, originaire de Chargé, disparu en octobre 1916 dans le secteur de Verdun.

Une plaque à la mémoire de Georges Tixier

13 décembre Un peu plus d’un an après l’accident du Caudron Simoun d’Air Bleu, à Tours, une plaque est inaugurée à la mémoire du pilote, Georges Tixier, qui a trouvé le mort dans cet accident. Didier Daurat, directeur d’Air Bleu, y assiste.

Marcel Jauneaud commandeur de la Légion d’honneur

16 décembre Ancien commandant (par intérim) du 31me régiment, le colonel Jauneaud est nommé commandeur de la Légion d’honneur.

La 2e escadre quitte Tours

22 décembre Une cérémonie a lieu pour le départ de la 2e escadre de chasse à Chartres. Elle était à Tours depuis 1933. Le capitaine Hyvernault qui avait amené le drapeau depuis Strasbourg, l’emporte cette fois pour la Beauce, accompagné de trois Nieuport. Mais ce n’est qu’une mise en scène pour la cérémonie puisque le vrai départ n’a lieu que le lendemain. Le 23, les chasseurs ont survolé Tours avant de rejoindre leur nouvelle base.

Le défilé, pour le départ de la 2e escadre. Sur le terrain, les Nieuport 622, les Mureaux et les Potez 540. (Collection Vincent Lemaire)

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