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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Dans le ciel de la Touraine en 1921

Décorations

Début janvier L’année commence toujours par des promotions et des décorations. Plusieurs aviateurs du 31e RAO figurent dans la promotion de la Légion d’honneur : les lieutenants Paillé, Giraud, Lasalle, Morisseau, Beaulaton et Briol; le sous-lieutenant Gonnet.

Conférences de garnison

Février Destinées aux officiers d’active, les conférences se déroulent à l’hôtel de ville, salle du conseil de révision, à 14 heures. Celles qui concernent l’aviation : l’aviation militaire actuelle, le 9 février ; L’aviation commerciale, le 21 février. Au micro, le commandant Précardin.

Des parachutistes au meeting de Tours

13 février Organisé par Labatut, directeur de l’Aéro-Touriste Français, sur les prairies de la Gloriette, à Pont-Cher, le meeting de Tours est davantage fourni qu’en 1920. Au programme : Paul Peuillot, Roger Pailloux (Nieuport), André Millot (avionette de Pischoff), Roger Rigaud (Fokker) et la parachutiste Carmen Soler (peut-être l’épouse de Labatut, parachute Ange-Gardien). Plusieurs baptêmes sont donnés : au préfet d’Indre-et-Loire, M. Ducaud ; Brunel, secrétaire général de la préfecture; Marchais, adjoint au maire de Tours. Ça aide quand on veut revenir. Mais aussi à Mmes Boquet et Rousseau, M. Lambert, Mlles Goderieux et Odette Delgay. Cette dernière est la fille du commissaire spécial de Tours. Les deux Nieuport 80 sont immatriculés F-ABCH et F-ABCL. Une planche permet au parachutiste de s’asseoir avant de sauter. Le parachute est fixé sous l’avion.

Jean Foiny aux commandes du Nieuport 80 F-ABCH. On voit, sous l'avion, o est fixé le parachute. (MM)

Double commande pour Victor Lasalle

17 février Ancien observateur à l’escadrille 51 à Constantinople où il avait commencé sa formation, le lieutenant Victor Lasalle fait son premier vol en double commande pour devenir pilote. Son moniteur n’est autre que l’adjudant Foiny, grande figure du 31e RAO jusqu’à son accident mortel lors pour le Trophée Zenith en 1925. Victor Lasalle vole sur un Caudron G 3. Lasalle appartenait alors à la 5e escadrille commandée par le capitaine Marmagnat. Son carnet de vol est signé par le commandant Maurice de la Morlais (frère d’Armand), commandant en second du régiment.

Un mort et un blessé au 31e RAO

23 février Un avion 31e RAO s’est écrasé à Montrichard. Deux officiers étaient à bord : le lieutenant Serrant, décédé des suites de ses blessures et le lieutenant James, du 501e régiment de chars, qui a eu les deux jambes fracturées. Le lieutenant Serrant a été inhumé en Ille-et-Vilaine.

Le Salmson 2 A2 de Tours après l'accident. (Photo famille Louis Greuet)

Collision dans le ciel de Saint-Symphorien

8 mars Deux avions du 31e RAO se sont percutés en vol. Un des deux avions a perdu une aile, provoquant la mort du pilote, le lieutenant Fabron. Le second appareil, piloté par l’adjudant Foiny, est rentré normalement. L’accident s’est produit au-dessus de Monconseil, commune de Saint-Symphorien. Le lieutenant Georges Fabron, amputé d’une jambe pendant la guerre, était l’élève de Foiny. Il était âgé de 26 ans. Ses obsèques ont eu lieu à Alger.

Sadi-Lecointe à Tours

9 avril Sadi-Lecointe est venu passer le week-end à Tours. Il est arrivé le samedi, vers 17 h, pilotant Nieuport de tourisme. Il était accompagné « d’une dame et de son mécanicien ». Ils ont regagné Paris le lundi. Sadi-Lecointe est également pilote automobile, sous les couleurs de Rolland-Pilain, la marque tourangelle.

Les ballons reprennent leurs vols

15 mai Reprise des ascensions pour l’Aéro-Club de Touraine. Le lancement de « la Ville de Tours » a lieu le dimanche au Champ-de-Mars. A la manœuvre : Victor Chantreau, Louis Proust (député) et Léon Poulet. Il n’est pas allé loin : jusqu’à Sorigny, où se trouve l’actuel terrain de l’Aéro-Club de Touraine.

Bossoutrot et D’Or abandonnent à Tours

19 mai Dans la nuit de samedi à dimanche, le Farman Goliath de Bossoutrot et d’Or fait escale à Parçay-Meslay. Il participe au Grand Prix des avions de transport parrainé par l’Aéro-Club de France. Lors de l’étape Le Bourget – Pau – Le Bourget, des vibrations dans un moteur contraignent Bossoutrot à se poser pour changer d’hélice. Un arrêt synonyme d’abandon. Moins pressés, les deux pilotes n’ont quitté Parçay-Meslay qu’après 11 heures du matin. Ils ont remporté le Grand Prix en juin.

Atterrissage forcé pour un Salmson 2 A2 de Tours

3 juillet A la suite d’une panne, en rentrant d’Angers et Saumur, un Salmson 2 A2 du 31e régiment, se pose à Ingrandes-de-Touraine. Dégâts matériels seulement. Il s’agit du n° 3.470. Un cor de chasse est dessiné de chaque côté de l’avion, ce ne qui correspond à aucune escadrille de Tours. Sans doute un insigne personnel. Ou un héritage de la Grande Guerre. Le pilote était le sergent Clauzel. Il avait le caporal Aymer de La Chevalerie comme mitrailleur.

Nouvel accident au 31e RAO

5 septembre Encore un mort et un blessé au 31e RAO. Leur avion s’est écrasé à Saint-Georges-sur-Cher. Le pilote, le sergent Paul Charlois, est décédé sur le coup. Il avait 21 ans. Le mécanicien, Auguste Simon, a été gravement blessé. Les deux aviateurs venaient de déjeuner chez l’oncle de Charlois, M. Pinon, à Montrichard.

Le capitaine Metz quitte le 31e

11 octobre Le capitaine Marcel Metz quitte le 31e RAO pour l’école supérieure de guerre. Il était arrivé à Tours en avril 1919 avec l’escadrille Sal 277 qu’il commandait.

Un incendie à Parçay-Meslay

12 octobre L’hiver (ou presque), saison des incendies au camp d’aviation de Parçay-Meslay. Heureusement, les deux hangars touchés étaient couverts de tôles. Les militaires ont réussi à sortir les avions. Deux seulement ont brûlés.

Un aviateur de Châteauroux capote près de Montrésor

12 octobre Le maréchal des logis Dennel, de l’escadrille 8 du 3e régiment de chasse, basé à Châteauroux, doit se poser à 4 km à l’ouest de Villeloin-Coulangé, à la suite d’une panne. Son avion capote. Il s’agissait du Spad XIII n° 10.229. L’aviateur est indemne.

Un dirigeable dans le ciel de Tours

15 octobre L’AT 16 (Astra-Torrès), un des dirigeables de la Marine, à Rochefort, est passé au-dessus de Tours à faible hauteur. « On aurait presque pu compter le nombre de passagers qui se trouvaient à bord […] A un moment donné, ses moteurs au ralenti, il s’immobilisa presque, un peu à l’est du clocheton de l’hôtel de ville. » Parti pour la Méditerranée, le mauvais temps lui a fait rebrousser chemin.

Des Roumains à Parçay-Meslay

Fin octobre Une mission roumaine, composée d’une quinzaine d’officiers, est venue à Tours. Les militaires ont visité le camp de Parçay-meslay.

Hiver rime avec incendie

23 novembre Encore deux hangars partis en fumée à Parçay-Meslay. L’incendie a été contenu par les pompiers de Tours. Ces deux hangars appartenaient à la série de dix – et numérotés ainsi, du nord au sud – construits pendant la guerre par l’armée française (par l’entreprise tourangelle Veauvy). Il s’agissait des numéros 5 et 6.

De gauche à droite : les hangars 8, 7, 6 et 5. Les 9 et 10 sont à gauche, derrière les avions. Les hangars de 1 à 4 sont plus au nord. Le 4 se repérait facilement à son clocheton. (Photo Signal Corps)

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