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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Dans le ciel de la Touraine en 1925

Les avions militaires porteront désormais un matricule

Janvier La goutte d’eau qui a fait déborder le vase : l’accident de Bourg-la-Reine, le 31 juillet 1924. Plusieurs morts quand même, un pilote voulant épater sa mère. Pour punir les rase-toits anonymes, le colonel Girod, député du Doubs, propose de peindre un matricule sous les ailes des avions militaires : une lettre et trois chiffres.

Assemblée générale de l’Aéro-Club de Touraine

25 janvier Président inamovible : Victor Chantreau. On note, dans la commission « Aviation » la présence de l’adjudant-chef Jean Foiny. Mais aussi René Poulet (conservateur du matériel) et le docteur Jacques Métadier (commission des finances) qui seront en conflit avec Victor Chantreau quelques années plus tard.

Record pour Arrachart et Lemaître

3 et 4 février Ludovic Arrachart et Henri Lemaître relient Étampes à Villa-Cisneros, sur un Breguet 19 A2. Il s’agit du record du monde de distance sans escale. Le lendemain, ils sont à Dakar. Le voyage ne s’est pas arrêté là, les deux capitaines reliant Dakar à Tombouctou au cours duquel ils ont d’ailleurs été portés disparus.

Un accident sans gravité

24 février La Celle-Saint-Avant, Baureille et Ouffroy se posent en catastrophe. Deux aviateurs sont légèrement blessés.

Assemblée générale de l’Aviation-Club de Touraine

1er mars Changement de président : Philippe Vallée laisse sa place à l’un des fondateurs, Pierre Souvent. Première décision : des cours techniques supplémentaires auront lieu tous les vendredis, à 20 h 30, au Théâtre Français.

Un aviateur à la Société photographique de Touraine

27 avril Henri de Kérillis, ancien chef de l’escadrille C 66 lors de la Grande Guerre, donne au Select Palace à Tours, une conférence sur la traversée en automobile de l’Afrique centrale par la mission Gradis.

Jean Foiny reprend l’entraînement

22 avril L’adjudant-chef le plus célèbre du 31e régiment, reprend ses vols. Au menu, un raid de 1.550 km destiné à préparer ses prochaines compétitions. Parti à 7 h 15, il est rentré dix heures plus tard. Il est passé par Paris, Metz, Strasbourg, Dijon, Lyon, Châteauroux et Bourges.

Alan J. Cobham à Tours

23 avril Alan J. Cobham prépare son raid vers Le Cap. Il a choisi de s’entraîner avec un voyage Londres – Lisbonne – Londres. Mais le retour s’effectue plus difficilement : panne à Bordeaux et arrêt forcé à Tours à cause du mauvais temps. Il n’y est resté qu’une nuit.

Un chasseur flambe à Parçay-Meslay

12 mai Venu avec cinq autres Nieuport 29 du 3e régiment de chasse de Châteauroux, le sergent Beller y est resté à cause d’une panne. En repartant le lendemain, son avion refuse de prendre de la hauteur. Il s’écrase et prend feu. Éjecté sous le choc, le pilote a la chance de s’en tirer avec quelques égratignures seulement.

Le Nieuport de Beller fume encore. (col. Vincent Lemaire)

Foiny abandonne dans la coupe Zenith

13 mai L’adjudant-chef Foiny devait faire deux fois le circuit Tours – Villacoublay – Metz – Dijon – Lyon – Châteauroux – Tours. Mais il a abandonné après une panne de moteur, non loin de Monnaie. Mauvais présage.

L’adjudant-chef Foiny est mort

19 mai Le premier drame du 31e RA. L’adjudant-chef Jean Foiny, le chef de file des aviateurs tourangeaux trouve la mort, près de Monnaie, lors d’une tentative pour le Military Zenith. Parti avec le soldat Foucher, son mécanicien, il a fait demi-tour à cause du mauvais temps. Trompé par le brouillard, il a heurté les grands arbres du château des Belles-Ruries, quelques kilomètres avant le terrain. Il pilotait son avion d’armes, un Potez 15. Il avait 35 ans.

Le Potez 15 de l'adjudant-chef Foiny portait une bande tricolore. (col. Vincent Lemaire)

Obsèques de l’adjudant-chef Foiny

22 mai Une cérémonie a lieu à Tours, devant la chapelle de hôpital général, en l’honneur de l’adjudant-chef Foiny et du soldat Foucher. Elle est présidée par le général Barès, commandant l’aéronautique, en présence notamment du colonel Pujo (6e brigade) et du colonel Guillemeney (31e RA). Jean Foiny est inhumé à Châteauroux (Indre) et le soldat Foucher à Caudéran (Gironde). Dès le lendemain, une souscription est lancée pour élever un monument sur les lieux de l’accident.

Le 31e s’entraîne au vol de nuit

Fin mai Six équipages effectuent près de 5.000 km de nuit dans les régions de Chartres, Orléans et Tours. Parmi eux, des ténors du 31e RA, les capitaines Feierstein et Picard, les lieutenants Hostein et Buisson, et le sergent Baudry. Côté observateurs : le capitaine Moutte, le lieutenant Briol et les sergents Fulpin, Prieux et Poulain.

Lemaître fait salle comble

19 juin Le Théâtre Français fait le plein pour la conférence d’Henri Lemaître sur son raid de Paris à Dakar. Le Tourangeau est invité par l’Aéro-Club de Touraine. Participent à cette conférence le colonel de Goys, Laurent Eynac, sous-secrétaire d’État à l’Aéronautique, et de nombreux officiers du 31e régiment.

Le Théâtre Français (Didier Lecoq)

Lâchez tout

21 juin Régulièrement, des clubs colombophiles utilisent des poids lourds pour transporter leurs pigeons voyageurs qu’ils lâchent depuis la Touraine, voire plus loin. En 1925, c’est en avion que les pigeons se déplacent, en Handley Page W 5. 530 pigeons ont voyagé aux frais de deux sociétés belges, le « Mercredi » et le « Vautour ». L’avion est arrivé samedi soir.

Lemaître livreur

Fin juin Le capitaine Henri Lemaître est en déplacement. Cette fois à Madrid qu’il rallie d’une traite, depuis Villacoublay en 5 h 15, sur un Breguet 19 vendu à l’Espagne. Il était accompagné par Le Prieur.

Une escadrille polonaise à Parçay-Meslay

10 juillet Six Potez 15 de l’aéronautique polonaise font le tour de l’Europe. Sur la route de l’Espagne, ils font escale à Parçay-Meslay avant de rejoindre Bordeaux dans la journée.

Manœuvres

Un Potez 15 de Tours de passage à Poitiers, le 13 août. (Didier Lecoq)

Au 31e, Joseph Tulasne remplace Guillemeney

31 août 21 juillet 1916, un capitaine d’infanterie, Edmond Guillemeney obtient son brevet de pilote à l’école de Tours. Le 8 octobre 1924, il est devenu commandant du 31e RA. Moins d’un an plus tard, il le quitte pour rejoindre le 37e RA au Maroc. Puis ce sera la Pologne, les Pays rhénans. Il trouvera la mort le 12 juillet 1932 dans un accident d’avion. Le nom de son remplaçant est connu un peu plus tard : il s’agit du Tourangeau Joseph Tulasne.

Un phare à Tours

28 septembre La ville de Tours, qui est également le centre de croisement de plusieurs routes de l’air va prochainement être dotée d’un phare à grande puissance ayant un rayon d’éclairage de 130 à 200 kilomètres.

Le retour du Grand Prix des avions de tourisme

3 octobre Les sept derniers avions du Grand Prix de tourisme sont à Tours, en provenance de Poitiers. Le soir, tout le monde se retrouve pour un banquet au Grand Hôtel de Bordeaux. Les avions repartent le dimanche matin. La victoire finale revient à Jean Van Laere (Caudron) devant Fronval (MS-50), Finat (Caudron C-60), Lasne (Nieuport-Delage 38) , Discours (MS-43), Robert Morane et Terrasson (MS-35 AR), et Knipping (Caudron C-60).

Lemaître s’impose à New York

8 octobre Surprise, aux États-Unis, avec la victoire d’Henri Lemaître dans la Liberty Race, sur Breguet 19, au nez et à la barbe des pilotes américains et de son camarade « d’écurie », Pelletier-Doisy.

Redonner de l’importance aux escadrilles

26 novembre Tradition et compétition. Pour son arrivée à Tours, Joseph Tulasne compte sur elles pour faire progresser son régiment. Il organise donc une grande revue d’effectif, avec des concours de spécialistes entre les escadrilles : concours d’atterrissage de précision, vols de groupe, lancements de messages lestés, etc. C’est l’escadrille 12 qui s’est classée première (Sal 10).

Un Tourangeau traverse le Sahara en aérotricycle
On s’enthousiasme beaucoup devant les exploits réalisés au Sahara, mais un de nos compatriotes a fait mieux : il a traversé le désert en aérotricycle, de Colomb-Béchar à Tombouctou, en vingt-neuf jours. On serait tenté de contester cette prouesse si son auteur n’en donnait une explication normale : dans tous les bordjs, il prenait régulièrement un Dubonnet qui reconstitue.

Cette publicité (semi) clandestine s’est renouvelée au moins quatre fois cette année-là, avec Kant, Amundsen, etc. qui, tous, vantaient les mérites de la boisson… qui reconstitue. La Touraine Républicaine du 28 septembre 1925

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