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Aéroforums

Aéroplane de Touraine est adhérent des Aéroforums, indispensable lieu d'échanges sur l'aviation.

31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Dans le ciel de la Touraine en 1929

Légion d’honneur

24 janvier Dans la dernière promotion de la Légion d’honneur figurent le colonel Voisin (commandeur), le lieutenant Victor Lasalle (officier) et l’adjudant-chef Duroyon (chevalier).

Sur la route de Madagascar

30 janvier Le mauvais temps contraint Lalouette, Richard et Cordonnier à faire halte à Parçay-Meslay sur la route qui les mène à Madagascar. Arrivés la veille, ils repartent à 11 h en direction de Madrid.

Publicité aérienne

Le recto du tract.

26 février Mauler et Baud viennent lancer des avions en papier pour la sortie du film Les Ailes. Il s’agit d’un film américain (Wings) : deux aviateurs amoureux de la même femme sur fond de Première Guerre mondiale dans les airs. Le film est projeté le vendredi au Majestic lors de la soirée de gala de l’Aviation-Club. Mauler s’installera en Touraine quelques années plus tard comme chef-pilote d’Air Touraine.

Inspections

7 mars Tournée des popotes pour le général Barès, inspecteur de l’Aéronautique. Après Avord, il passe à Tours. Il est suivi, une semaine plus tard, par le général Huet. Logique puisqu’il prend le commandement de la 3e division aérienne à laquelle appartient le 31e régiment.

Examen réussi pour les futurs mécaniciens

17 mars C’est jour de fête à l’Aéro-Club de Touraine. Un repas est offert pour sept élèves mécaniciens formés à l’AeCT reçus au dernier examen de mécanicien d’aviation. Les diplômes sont remis par le lieutenant Chrétien.

Aviateurs, engagez-vous
Début avril Direction le Levant. La Touraine Républicaine joue les sergents recruteurs pour le 39e RA. « Voyage intéressant de Marseille à Beyrouth avec escales possibles à Alexandrie, Naples, Malte, Athènes, Constantinople, Smyrne, Rhodes, Chypre » (on a le choix ?) « Climat assez chaud en été mais salubre. Vie plus large et plus facile qu’en France grâce à des avantages de solde qui, suivant le grade, varient du tiers au double de la solde en France. » L’aviateur du Levant bénéficie d’une permission spéciale de 110 jours au bout de deux années de séjour. Enfin, comme on s’y bat, il peut obtenir avec la Croix de guerre des TOE, le Mérite libanais voire le Mérite syrien. S’il en revient.

Le colonel marie sa fille

21 avril Nellie Voisin épouse Bernard Hardion, secrétaire d’ambassade, en la cathédrale de Tours. Les invités sont venus à la noce en avion. Notamment le général de Crozals et le colonel Muiron.

La Grande Semaine de Touraine

Mi-mai Un rendez-vous traditionnel à Tours. En marge du Salon de l’aviation, dans l’hôtel de ville (avec des maquettes, des photographies aériennes, moteur Lorraine 400 CV de Potez 15), des baptêmes de l’air et des excursions sont organisés depuis le camp de Parçay-Meslay. Un Farman Goliath, avec douze places, a été prêté pour les 18, 19 et 20 mai : 75 F pour les baptêmes, 150 F pour aller voir les châteaux. Il est même possible de rejoindre à Paris pour 200 F le mardi 21. Un car est prévu pour aller de la place Anatole-France au camp. Départ toutes les demi-heures.Pour son dernier vol, le Goliath (piloté par Ehrardt) emmène plusieurs enfants d’aviateurs : le fils du gardien de l’aéroport, Ouvrard  ; les deux fils du sergent-chef Vergnaud ; les cinq enfants de l’adjudant-chef Jaunay ainsi que l’épouse de ce dernier.

Avec les Goliath du 22e RA

22 mai Des cours de navigation aérienne se déroulent à Parçay-Meslay. En point d’orgue, un Goliath du 22e régiment de Chartres emmène trois lieutenants du 31e régiment (Marmagnan, de Lesquen et Ballan) pour un demi-tour de France en passant par Lyon, Nice, Toulouse, Bordeaux et Rochefort.

Un Goliath de Chartres photographié à Tours. Sans doute pas à cette date.

Quand un Indien fréquente la Touraine

Fin mai Un jeune Indien, en France, ce n’est pas fréquent. Surtout s’il en profite pour aller acheter un avion en Angleterre et revenir avec à Hommes, au château de Bel-Air où il séjourne. Il en profite pour donner le baptême de l’air au fils de son hôte, M. Suzor. Cet Indien – né d’un père parsi et d’une mère française – est appelé à un grand avenir. JRD Tata a le brevet indien n° 1. Il créera la compagnie devenue Air India et continuera de développer l’empire industriel familial.

Maryse s’est fait un nom

27 mai Maryse Hilsz est de passage à Parçay-Meslay. Elle qui est venue l’année précédente comme parachutiste, pilote cette fois un Morane. Elle revient du meeting d’Agen.

Station-service

Mi-juin Il n’y a pas que les Anglais qui voyagent. Un industriel américain, Sharp, a loué une Berline d’Air Union pour venir déjeuner à Loches. L’avion est piloté par Deneullin. Louis Agnus l’accompagne. Après Loches, ils doivent se rendre au Maroc. Parmi les aviateurs qui se ravitaillent : Maurice Farman qui a fait une infidélité à Chambord (le 2) ; Adrienne Bolland, entre Angoulême et Angers (le 29) ; Fernand Lasne avec cinq passagers sur un NiD (le 29).

Un accident à Azay-le-Rideau

21 juin En rentrant de Cazaux, le capitaine Grappe et le sergent-chef Jäger – du 33e régiment d’aviation de Mayence (16e escadrille) –, sont victimes d’un accident à la suite d’une panne. Leur Breguet 19 A2 n° 403 se retourne dans un pré. Les deux aviateurs sont blessés. Le Breguet est immatriculé J431. Deux autres Breguet l’accompagnaient.

Circuit des Frontières

Le sous-lieutenant Loyen.

26 juin Cinq équipages de la 15e escadrille du GR 5 du commandant Tulasne, effectuent le circuit des frontières. Les équipages : Chrétien – Loyen ; Drozière – de Chasseval ; Gaestel – Cheminet ; Rouzaud – Simon et Josserand – Vergnaud. Un vent violent les stoppe à Agen.

Les 3.000 km

28 juin 3 000 km, cela semble devenir le tarif syndical pour les raids en Potez 25. Le 28 juin, Richard et Fleuret réalisent ce raid à la moyenne de 192 km/h. Ils appartiennent à la 12e escadrille (GO 3). Le 4 juillet, Gaestel et Loyen s’élancent à leur tour mais ils sont arrêtés à Mulhouse, au tiers du parcours. Ils terminent leur boucle le 5. Ils sont de la 15e escadrille (GR 5) et volent sur le Potez 25 n°323.

Un pavillon pour accueillir les visiteurs

4 juillet C’est parti pour l’aviation commerciale. C’est le jour de l’inauguration du Pavillon édifié par la chambre de commerce avec le soutien du conseil général et du conseil municipal de Tours. La première réception de touristes a lieu le 11 septembre. Ils sont américains.

Le pavillon de la chambre de commerce. Implanté au sud avant d'être déplacé au nord du terrain pour raisons de sécurité. ( Didier Lecoq)

Deux parachutes au défilé

14 juillet Trente Potez 25 du 31e régiment sont de la revue du 14 Juillet. Vingt-neuf en fait. Leur avion devenu incontrôlable, le lieutenant Caubet et le sergent-chef Fleuret n’ont d’autre solution que d’évacuer en parachute. Une première à Tours. Le Potez 25 s’est écrasé dans la prairie, près de Saint-Avertin.

"Avec ma fille Lucette dans les bras je contemple ce qui reste de l'avion." (Collection Vincent Lemaire)

Military des avions de renseignement

11 août Encore perdu pour le 31e régiment. Malgré une bonne performance, la 12e escadrille ne peut remporter la Coupe military des avions de renseignement. L’escadrille était composée de Richard – Sutter (chef d’escadrille) ; Albert – Caubet, Marias – Fleuret, Mariaud – Wurthèle, Joseph – Marty. La coupe revient à la 1re escadrille du 38e régiment de Thionville.

Accident de Fond et Dambricourt

23 août Terrible accident à Parçay-Meslay. Un Potez 15, piloté par un réserviste, vient heurter un Potez 25. Le sergent Fond, qui était à bord de ce dernier, est tué ainsi que le caporal Dambricourt qui se tenait près de l’appareil. L’adjudant Jaunay qui l’accompagnait est grièvement blessé. Les deux aviateurs du Potez 15 sont indemnes.

6 000 spectateurs à Richelieu

15 septembre Le meeting organisé route de Châtellerault, sur les terres des fermes de la Grange et de Bisseuil a attiré la foule. En vedette, Delmotte. Sans oublier les habituelles descentes en parachute.

Lefèvre, Assolant et Lotti à Tours

7 septembre Ils ne sont pas venus avec l’Oiseau Canari mais à bord de Breguet 19.

Des Bourbon à Tours

20 septembre Les archiducs Antoine et François-Joseph d’Espagne font une halte à Tours. Ils passent la nuit à l’hôtel de l’Univers. Ils rentrent en Espagne à bord de leur Moth « Espana ».

On supprime caporaux et brigadiers fourriers
20 septembre Les « brig-four » a vécu. Oui, on vient de constater – un peu tard peut-être – que la loi des cadres du 28 mars 1928 ne prévoyait pas, dans le grade de caporal et de brigadier, l’emploi de fourrier. On ne verra donc plus de caporaux et brigadiers à « baguettes ». Certes la fonction disparaîtra sans disparaître mais le caporal non fourrier tenant cependant l’emploi de fourrier, ne pourra plus manger au mess des sous-off et il ne portera plus le képi fantaisie à la fameuse jugulaire d’or ou d’argent. La Touraine Républicaine

La fin tragique de la mission Tulasne

5 octobre Partie le 25 septembre pour les Balkans, la mission Tulasne se termine par un drame. Les deux Potez 25 du GR 5 se heurtent au-dessus de l’Allier, sans doute en raison des mauvaises conditions atmosphériques. Les quatre aviateurs sont tués : le commandant François Tulasne, l’adjudant-chef Favier, le sergent-chef Vergnaud et le sergent Josserand. Leurs obsèques se déroulent le 9 octobre, en la cathédrale de Tours, à l’exception de l’adjudant-chef Favier, inhumé à Vichy, pas très loin du lieu de l’accident.

La mission Tulasne avant le retour. François Tulasne est au centre. A droite, l'adjudant-chef Favier est le seul à porter le nouvel uniforme de l'aviation. (col. François Tulasne)

Atterrissage de nuit

24 octobre Victimes d’une panne d’essence, le sergent-chef Santaguiliana et le lieutenant de vaisseau de La Tour doivent se poser dans la campagne, de nuit, à Reugny. Au jugé. Ils évitent de peu une maison. Le Potez 25 ne résiste pas à cet atterrissage brutal mais les deux aviateurs sont indemnes.

Une vidange qui tourne mal

25 novembre Principale victime d’une imprudence, le Potez 25 du général Huet. Alors qu’un mécanicien et un ouvrier civil sont occupés à vidanger l’avion, un autre mécanicien décide d’allumer une cigarette. Classique. Il met ainsi le feu au hangar. L’intervention du personnel permet de sauver les avions des hangars voisins. Le général Huet ayant le Potez 25 n° 100, on peut penser que c’est lui qui a brûlé.

Quartier Tulasne

2 décembre Marcel Jauneaud, commandant en second du 31e RA, demande à donner le nom de François Tulasne au nouveau casernement édifié à l’ouest de la route de Paris. Feu vert du général Pujo, le 19. Pour ce qui est de donner des noms aux bâtiments et aux installations : « Il vous appartiendra de les désigner dans votre régiment, par des noms si vous le désirez, mais cette désignation ne devra figurer sur aucun document officiel ».

Victor Lasalle disparaît en Libye

15 décembre Cette année est vraiment maudite pour le 31e régiment. Le lieutenant Victor Lasalle qui tentait une liaison rapide entre Paris et Saigon, disparaît dans une tempête dans le désert près du golfe de Syrte, en Libye. Il pilotait un Nieuport 642. Ses deux compagnons, l’adjudant Rebard et Faltot, trouvent également la mort. Ils avaient quitté Le Bourget dans la nuit du 14 au 15 décembre.

L’arbre de Noël du 4e groupe

Le capitaine Prat.

17 décembre Les soldats du 4e groupe, commandé par Henri Prat (notre photo), ont droit à un arbre de Noël. Les cadeaux sont distribués par deux marraines : Mme de Saint-Sauveur et Mlle de Frescheville. Le 4e groupe est composé de deux escadrilles : la 13e de Rouquillaud (les « Poussins ») et la 14e de Lasalle (les « Chimères »). Les familles des officiers et des sous-officiers ont droit à un repas à l’hôtel du Faisan, l’adjudant Vautier faisant office de Père Noël. Le décès de Victor Lasalle n’est pas encore connu.

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