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Aéroplane de Touraine est adhérent des Aéroforums, indispensable lieu d'échanges sur l'aviation.

31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Dans le ciel de la Touraine en 1933

Aéro-Club de Touraine

5 janvier Pierre Souvent est le président de l’Aéro-Club de Touraine pour l’année 1933. Léon Poulet est vice-président. Sur les 1 217 membres que compte théoriquement le club, 89 étaient présents, 267 étaient représentés. Parmi les bilans de 1932, un des plus remarquables : sur les 36 élèves-mécaniciens présentés aux examens, 35 ont été reçus ! Le responsable de la formation est Gabriel Feuillet.

Un autre Potez 36 aux Ailes de Touraine

6 janvier Lors de sa réunion, le comité directeur des Ailes de Touraine accepte d’acheter un Potez 36. Ce sera celui de Jean Guérinot, d’Eure-et-Loir, le Potez 36-13 immatriculé F-ALFI. Montant de l’achat : 8 000 F. Comme le club n’a pas de trésorerie en ce début d’année faute d’avoir fait rentrer les cotisations, le président Olivier Paillaud annonce que sa société a ouvert une ligne de crédit de 13 000 F aux Ailes de Touraine.

Georges Thénault au 31e RAO

9 janvier Le commandant de Geffrier quitte le 31e régiment de Tours pour le Centre d’études de l’aéronautique. Un autre commandant arrive, Georges Thénault, attaché militaire à Washington, l’emblématique commandant de l’escadrille La Fayette lors de la Première Guerre mondiale. Le temps de prendre le bateau et les congés en retard, le commandant Thénault n’est pas arrivé tout de suite à Tours. Toujours en ce début janvier, le général de Crozals prend la tête de la brigade aérienne.

La menace aéro-chimique

26 janvier Qui l’eut cru ? La chambre de commerce s’intéresse au péril aérien. Elle diffuse, à qui la demande, une brochure écrite par le professeur Raoul Mercier, de l’école de médecine de Tours, sous le titre : « La population devant la menace aéro-chimique ».

Une conférence à l’Aéro-Club

25 janvier Pierre Scordel, président de l’Aéro-club de la Haute-Marne, donne une conférence, salle Balzac, sur son voyage de Chaumont à Athènes, avec un petit Farman Renault de 95 CV. La conférence est organisée par l’Aéro-Club de Tours qui regrette le peu de spectateurs.

Lady Bailey à Tours

 

31 janvier De retour d’Afrique après son voyage mouvementé vers Le Cap, Lady Bailey se pose à Tours. Elle rentre en Angleterre. Mais en raison du mauvais temps, elle choisit de rester un peu au Grand Hôtel de Tours.

Présentation du nouveau Farman 390

12 mars Présentation du Farman 390 à Tours. La société des Avions HMD Farman en profite pour inviter d’éventuels clients. Ce Farman immatriculé F-AMFU (il sera reconverti en Farman 193) a été acheté par Henri Le Tournir, membre de l’Aéro-Club, pour sa future compagnie aérienne.

Tours, siège de la 3e région aérienne

1er avril L’aviation militaire change d’organisation. Sont constituées quatre régions aériennes.  Tours devient le siège de la 3e. Elle sera dirigée, par intérim, par le général de Crozals. Du coup, le banc chinois fonctionne : le colonel Muiron passe, toujours par intérim, du 31e RAO à la 1re brigade (au lieu d’aller à Paris, à la direction des forces aérienne de terre) et le lieutenant-colonel de Castel passe de numéro 2 à numéro 1 du 31e régiment.

Le général de Crozals, à Tours. (Didier Lecoq)

Décès de la mère d’un as

3 avril C’est en l’église Métropolitaine de Tours que sont célébrées les obsèques de la comtesse Hay de Slade, mère de l’as. La maison familiale se trouvait 10 rue du Cygne, à Tours.

La DCA s’installe en Touraine

6 avril Arrivée d’un groupe du 401e régiment de DCA à Tours. Il était auparavant à Romainville. Cela représente une centaine de militaires. Le 401e laissera la place au 404e.

Contre la persécution des Juifs

8 avril Dès 1933 des voix se faisaient entendre comme en témoigne cette annonce publiée par La Touraine Républicaine, journal de droite.

Barès visite le camp d’aviation

11 avril Le général Barès est venu inspecter le 31e régiment. Barès est vice-président du Conseil supérieur de l’air et inspecteur général pour l’armée de l’air.

Doret de passsage

14 avril Marcel Doret est de passage au camp d’aviation. Il rentre d’un meeting à Nice. Il en profite pour faire une petite démonstration.

Le S 51/4 (F-AIVS) de Maurice Thoraval aurait terminé sa carrière lors de la guerre d’Espagne pour entraîner les pilotes républicains. (Didier Lecoq)

Ouverture de la saison des meetings de l’Aéro-Club de Touraine

17 avril C’est reparti pour les meetings de l’Aéro-Club, en commençant par Château-Renault. Hélas ! sur la lancée de 1932, il s’agit davantage de réunions pour des baptêmes de l’air. Cependant Maurice Thoraval et le Blériot-Spad 51/4 de la maison Le Tournir sont là. Les Ailes de Touraine, club concurrent, avaient déjà organisé un meeting lors de la cavalcade de Château-la-Vallière (2 avril). Seize autres suivront avec, le plus souvent, les deux Potez 36 et 32 du club.

Une nouvelle ligne aérienne en Touraine

25 avril Premier vol pour une nouvelle ligne aérienne en Touraine. Mais il s’agit surtout de baptêmes de l’air au long cours. La ligne conduit les passagers d’Orly à Tours en survolant les châteaux de la Loire. Le premier vol est assuré par le chef-pilote de Potez, Durandeau. La première passagère se nomme Jeanne Tissot.

Le général Pujo va commander la 3e région

7 mai L’intérim n’a pas duré longtemps. La 3e région aérienne a un nouveau patron, le général Pujo, membre du Conseil supérieur de l’air et inspecteur de l’aéronautique militaire de renseignements. Le général de Crozals, qui assurait l’intérim, devient son adjoint. Le général Pujo connaît Tours. Il avait d’ailleurs choisi la 14e escadrille du 31e régiment pour se rendre en Tchécoslovaquie en 1928.

L’accident du capitaine Montrelay

19 au 20 mai Lors d’un vol de nuit, un avion du 31e RAO est contraint de se poser en pleine campagne, dans la région de Commercy. Le sergent Froidefond est indemne. En revanche, le capitaine Montrelay, blessé, est hospitalisé à Nancy. Plus tard, devenu général, il sera victime d’un fait divers. Un officier sous ses ordres, qu’il voulait mettre au repos en raison d’un surmenage, lui a tiré dessus et l’a blessé. Le capitaine Montrelay a commandé la 12e escadrille (Sal 10).

Il est possible que cet accident du Potez 25 n°292 soit celui du capitaine Montrelay. Mais sauf à voir les carnets de vol, il est difficile d’en être certain. (Didier Lecoq )

Atterrissage forcé à Veigné

22 mai Le Hanriot LH-431 immatriculé F-AJVZ, piloté par André Pla (25 ans), de Montreuil-sous-Bois, est victime d’un violent orage. Il se retourne dans un champ en essayant de se poser à Veigné, au lieu dit Les Pièces des Landes. Transporté à l’hôpital de Tours, il souffre d’une fracture du nez et de contusions à la face. L’avion, basé à Orly, appartient à la Société Générale Aéronautique.

Un Potez 43 baptisé à Tours

26 mai M. et Mme Dumontier baptisent leur Potez 43, surnommé « Vaçotte » (la coccinelle en Normandie) immatriculé F-AMJA.

LePotez 43 F-AMJA de René Dumontier et Caudron Phalène F-AMMQ d’Olivier Paillaud. (Collection Aéro-Club de Touraine)

Sordide histoire familiale

18 juin Est inauguré le monument consacré au pilote automobile André Boillot, côte d’Ars, près de La Châtre (Indre) où il a trouvé la mort lors d’une course, deux ans plus tôt. Comme son frère Georges, il avait été pilote automobile et pilote pendant la guerre, à l’escadrille N 77. Sa veuve, une Tourangelle, et la famille d’André Boillot guerroyèrent pour l’inhumation, faite au père Lachaise à titre provisoire. La justice donna raison à la veuve qui voulait qu’il soit enterré en Touraine.

Les officiers de réserve rassemblés à Tours

22 juin Une trentaine d’avions arrivent au terrain d’aviation pour participer au Rallye aérien des officiers de réserve. Il y aura, en tout, une soixantaine d’avions engagés, de tous les modèles. Première étape le vendredi 23 juin, en début d’après-midi, avec la coupe Grammont, une épreuve de ciné-mitrailleuse. Se déroulait également la coupe Easterwood, en présence du colonel Easterwood, président de l’American Legion.

Pierre Cot à Tours

Samedi 24 juin Pierre Cot inaugure les installations de l’Aéro-Club de Touraine, au camp Nord du terrain de Parçay-Meslay, après un passage dans les hangars du 31e RAO. Les installations de l’Aéro-Club préfigurent la création de l’aérodrome civil qui sera détruit par les Allemands pour créer la première piste en béton. En raison du mauvais temps, Pierre Cot est venu en voiture.

Pierre Cot passe les officiers de réserve en revue. A droite, en civil, Michel Détroyat. (Famille Philbert Moreau)

Le meeting de Saint-Symphorien

9 juillet Prévu le 25 juin, dans le cadre du Rallye aérien des officiers de réserve, annulé à cause du mauvais temps, le meeting a finalement lieu le 9 juillet près des installations civiles, à Tours-Saint-Symphorien. Le plateau n’a pas changé. Côté pilotes : les frères Thoraval (Maurice et Louis), Marcel Guillet, Louis Massotte, Durandeau, Lemoine, etc. ; côté avions, le Blériot-Spad 51/4 F-AIVS, le Farman 202 F-AJLR, le Farman 192 F-AIYQ, le Blériot-Spad 92-2 F-AJHK, les Potez 36 F-ALBG et F-ALOD, le Hanriot S 14 F-ALZY, le Caudron C-270 Luciole F-ALRE, le Hanriot 32 F-AION,

Et un brevet de plus

14 juillet Le docteur Petit, de Chinon, a passé son brevet de pilote d’avion de tourisme. Il fait partie de l’Aéro-Club de Touraine. Il y aura quinze brevets cette année-là.

Un hydravion américain en acier

14 juillet L’hydravion Budd BB-1 Pioneer est de passage à Tours, avec Curry aux commandes. Il s’agit d’un hydravion en acier avec soudure électrique, un procédé mis au point par la marque américaine Budd qui a démontré son savoir-faire à partir d’un Savoia-Marchetti S.56. Cet hydravion qui a fait de nombreux voyages en Europe pour se faire connaître – notamment avec Assolant en début d’année – est actuellement exposé au Franklin Institute, à Philadelphie. Des photos du BB-1 sur ce site

Gratte-Ciel au Tour de France

19 juillet C’est parti pour le Tour de France. Et notamment pour Robert Dangoise, le chef-pilote de l’Aéro-Club de Touraine qui avait participé à l’édition 1932. Deux changements à son programme. Il ne vole pas avec Paul Colin mais avec un jeune pilote du club, Marcel Lévy. L’avion n’est plus le Caudron 230 (F-ALRE) mais un Potez 36 qui appartient à Marcel Lévy (le F-ALOD) baptisé Gratte-Ciel. C’est le premier de la liste. Suivront le Gratte-Ciel II , un Caudron 480 Frégate immatriculé F-ANRC puis le Gratte-Ciel III, un Caudron Aiglon immatriculé F-ANVM . Une réception est organisée pour le départ des deux aviateurs de Tours. L’épreuve ne débute que le vendredi 21.

Le Potez 36 de Marcel Lévy (à droite) qui fait équipe avec Robert Dangoise. (revue Air-Touraine)

Il va y avoir du sport au camp d’aviation

22 juillet La Touraine Républicaine et la Dépêche l’annoncent pour la première fois : le GR 1 du 31e régiment, venu à la suite de l’évacuation des territoires allemands par les forces françaises, quitte Tours. Fin de la courte présence de Breguet 19 en Touraine. Le 31e RAO revient à trois groupes de deux escadrilles équipées de Potez 25 A2. L’ex-groupe de Mayence va être remplacé par deux groupes de chasse, du 2e régiment de Strasbourg. Autrement dit : les Cigognes.

Re-Tours pour Pierre Cot

26 juillet Pierre Cot est de retour à Tours. Cette fois, il visite les installations avant l’emménagement du 2e régiment de chasse. Ce n’est qu’une étape dans un grand déplacement qui l’a vu passer par Dijon, Istres, Cannes et Romorantin. Jusqu’en Loir-et-Cher, Pierre Cot a volé dans un Breguet 27 ministériel, emmené par le lieutenant Georges Raynaud – qui se tuera dans l’accident du Potez 540 ministériel en 1938, à Beaumont-la-Ronce. Mais pour faire Romorantin – Tours, Pierre Cot prend les commandes d’un Morane-Saulnier et c’est ainsi qu’il arrive à Tours. Il inaugure notamment le mess des officiers qui vient d’être installé au Grand-Colombier. Sa visite terminée, il part pour Pau (après une escale à Bordeaux). Puis ce sera Rochefort, La Baule, Rennes, Dinant, Deauville et Le Bourget. Un ministre de l’Air qui aime l’avion !

Gratte-Ciel est de retour

30 juillet Le 3e Tour de France est terminé. Parcours sans histoires pour Robert Dangoise et Marcel Lévy si ce n’est une pénalité dans la sixième étape à cause d’une panne de moteur. Ils sont à Tours le lendemain soir où les attendent les membres du club.

Le futur créateur des commandos parachutistes de l’air quitte Tours

2 août Les journaux annoncent que le lieutenant de Maricourt quitte Tours pour le 37e RA, au Maroc. Il a volé au sein des 12e et 11e escadrilles. Plus tard dans sa carrière, le général de Maricourt créera les commandos parachutistes de l’air. Il a terminé sa carrière avec le grade de général de corps d’armée aérienne, commandant des Forces aériennes tactiques. Tours était sa première affectation.

De passage

31 août Parmi les nombreux avions qui sont de passage à Tours en ce mois d’août, on note la présence d’Hélène Boucher, sur le Mauboussin 120 immatriculé F-AMOZ. Elle repasse le 11 septembre, à bord d’un Moth Morane immatriculé F-AJRS, accompagnée du propriétaire de l’avion, le comte Charles d’Andigné. Veinard !

Le 2e de chasse à Tours

13 septembre Les Cigognes ont fait leur nid en Touraine. Les NiD-622 arrivent de Strasbourg, drapeau en tête. Celui-ci vient d’ailleurs par la voie de airs, apporté par le lieutenant Hyvernault.

Le Graf- Zeppelin sur la Touraine

30 septembre Fin octobre Le Zeppelin qui assure la ligne Rio de Janeiro – Friedrichshafen est passé par Tours et la vallée du Cher. Il s’agit d’un itinéraire bis en cas de mauvais temps.

Claude Chautemps passe son brevet

1er octobre Claude Chautemps (Aéro-Club de Loir-et-Cher), le fils du ministre de l’Intérieur vient passer son brevet de pilote à Tours. Le commissaire de l’Aéro-Club de France était M. Dubois. Claude Chautemps deviendra pilote d’essai.

Un Potez 25 en pylône

6 octobre Superbe pylône du Potez 25 n°315 de la 13e escadrille (Br 226). Pilote, le caporal Biaux. Mitrailleur, le sergent Gaillères dont c’était le premier vol à Tours ! On reconnaît l’insigne de l’escadrille, un poussin sortant de sa coquille, une paire de jumelles au cou.

Sur le nez. (Collection Vincent Lemaire / origine famille Gaillères)

Albert Carraz breveté

8 octobre Trois brevets sont passés à Tours par les élèves de l’Aéro-Club de Touraine dont celui d’Albert Carraz. Celui-ci deviendra chef-pilote du club, et s’illustrera dans la Résistance. Deux autres brevets sont passés avant la fin du mois.

Camors et Fonck fêtent Dangoise

9 octobre Le général Camors et René Fonck remettent la Légion d’honneur à Robert Dangoise, dans les salons de l’Univers, à Tours. René Fonck va faire de fréquentes visites à Tours, attiré sans doute par la présence de son ancienne escadrille. Il prononça, selon La Dépêche, « une allocution très courte mais d’un tact exquis, pleine de délicatesse et de cœur ».

Marcel Doret de passage

10 octobre Le 31e RA a reçu le 2e de chasse. Cette fois c’est au tour des chasseurs de rendre l’invitation. Un invité inattendu cependant, Marcel Doret qui s’est arrêté comme souvent à Tours pour saluer son « sponsor », le parfumeur René Coty.

Passage de Mermoz

17 octobre Avec son pavillon et ses hangars, les installations civiles de Tours voient passer de nombreux pilotes. Le 17, C’est Mermoz, sur le Moth Morane immatriculé F-AJOM. Le 7, c’était Maryse Bastié sur le Potez 43 de la société Henry Potez (le F-AMGM) ; le 23 ce sera au tour de Charles de Verneilh sur le Couzinet 33 n°1, le Biarritz (F-ALMV) avec Le Bas et Goulmy. Ils se rendaient à Casablanca. C’est au retour qu’ils ont trouvé la mort dans un accident.

Le camp va devenir base aérienne

19 octobre Moment de flottement à Tours avec l’annonce de la disparition du 31e régiment à la fin de l’année. En fait, l’aviation se réorganise – c’est commencé depuis 1932 – et le tour de Tours arrive. Le camp d’aviation va devenir base aérienne (qui prendra le numéro 131) ; le 31e régiment deviendra 31e escadre. Idem pour le 2e régiment de chasse appelé à devenir 2e escadre de chasse. Date du changement annoncé : le 1er janvier 1934.

A la chasse, bordel

21 octobre Cette fois, c’est l’Aéro-Club de Touraine qui régale en l’honneur de la 2e escadre de chasse. La réception se déroule dans le jardin du pavillon de l’Aéro-Club, dans le coin nord-est du terrain. Comme souvent c’est « un excellent montlouis, clos de la Frelonnerie » qui est de sortie. Il faut dire que son propriétaire n’est autre que le chef-pilote du club, Robert Dangoise.

Parmi les nombreuses réceptions, la N3 reçoit la Br 226 (13e escadrille). Au fond, sur la gauche, la tête qui dépasse est celle du capitaine Daru. (Coll. Vincent Lemaire / origine Gaillères)

Le Couzinet 33 Biarritz de passage

21 octobre Halte à Parçay-Meslay pour le Couzinet 33 Biarritz F-ALMV qui se rend à Casablanca avec Charles de Veneilh, Lebas et Goulmy. Ils trouveront tous les trois la mort au retour, le 30, après être repartis de Dijon.

Un équipage de Tours à la Croisière noire

8 novembre La Croisière noire du général Vuillemin quitte Istres pour son périple en Afrique (Paris – Istres – Gao – Dakar – Niamey – Bangui – Gao – Alger – Istres – Paris. Parmi les 28 (ou 30 ?) Potez 25 TOE, le 11 des Cocottes bleues emmène deux aviateurs du 31e RAO, plus précisément le capitaine Crestey, commandant de la 11e escadrille, et le sergent-chef Wurthèle, mécanicien de la 12e. Parmi les autres participants, on note la présence des commandants de Turenne et Delaître, et du capitaine Gérardot qui sont également passés par Tours au début des années 20. Les Potez 25 TOE sont de retour à Istres le 24 décembre. La réception au Bourget, le 15 janvier, est éclipsée par l’affaire Stavinsky et la catastrophe de l’Émeraude, le Dewoitine qui venait de Saigon.
En savoir plus sur la Croisière noire Deux Tourangeaux à la Croisière noire

Promotion pour Henri Lemaître

15 décembre Henri Lemaître, qui a pris sa retraite d’aviateur, est nommé commandant de réserve.

Médailles militaires

23 décembre Médaille militaire pour plusieurs sous-officiers du 31e RA : les adjudants André Charenton, Pierre Scavizzi et le sergent-chef  René Massoni. Officier, Pierre Scavizzi a trouvé la mort à bord du LeO 451 n°109 le 31 mai 1940. Au tableau d’avancement, on trouve notamment le commandant Jean Carayon qui avait été jeune lieutenant à Tours, après la guerre. En 1933, il est à Tours comme stagiaire à l’état-major de la 3e région, après sa sortie de l’École supérieure de guerre.

Pierre Scavizzi. (Collection Vincent Lemaire)

2 réponses à to “Dans le ciel de la Touraine en 1933”

  • fourré-jousselin:

    détails sur le sergent FROIDEFOND, était natif d’ALLONNES ( Maine et loire )

  • claudette claude:

    auriez vous plus de photos de mon pere marcel levy, merci Claudette annee 1933,34,35,36

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