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Aéroplane de Touraine est adhérent des Aéroforums, indispensable lieu d'échanges sur l'aviation.

31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Dans le ciel de la Touraine en 1935

Les Légionnaires du nouvel an

8 janvier L’année commence avec la remise des décorations, notamment la Légion d’honneur. Parmi les décorés : le lieutenant-colonel Weiss (commandeur), les commandants Zeiller et Cottez (officiers), les capitaines de la Vaissière de Lavergne et Basset (chevaliers). A la baguette, deux chasseurs, le général Massenet Royer de Marancour (commandant la 3e région aérienne) et le colonel d’Harcourt, commandant le 3e demi-brigade.

Feu vert pour Air Bleu

8 janvier Le Conseil des ministres approuve la création de six grandes lignes postales aériennes confiées à Air Bleu. Et des subventions pour le transport du courrier qui vont avec. Tours sera sur la ligne Paris – Bordeaux. Première escale à Tours, le 10 juillet.

Naissance d’Air Touraine

25 janvier Assemblée générale constitutive d’Air Touraine. Les statuts, préparés par le comité d’union et présentés le 13 décembre 1934, sont acceptés. Sont faits membres d’honneur : le préfet d’Indre-et-Loire, le maire de Tours, André Goüin et Olivier Paillaud. Cette union se fait sous « l’amicale pression » des élus, de la chambre de commerce et, n’en doutons pas, de l’armée.

Collision au-dessus de Tours

29 janvier Deux Nieuport de la 2e escadre se percutent en plein ciel. Un des avions rentre, mais le pilote du second est obligé de sauter en parachute. Le caporal-chef Beauchamp atterrit dans l’île Simon. Son avion s’écrase rue de la Croix-Montoire, dans la cour d’un instituteur.

Pierre Weiss s’en va

15 février A peine arrivé (fin de l’année 1934), le colonel Pierre Weiss repart. Il quitte son poste à la tête de la 31e demi-brigade (qui commande les 2e et 31e escadres et la base aérienne) pour le cabinet du général Denain.

Air Touraine a un visage

3 mars Cette fois, c’est fait. Les trois clubs n’en forment plus qu’un et le montrent avec une première sortie sur le terrain. Air-Touraine a un comité directeur à la tête duquel se trouve le colonel Muiron, ancien commandant du 31e RAO. Le secrétaire général est Marcel Lévy ; le trésorier, M. Ropion. Le club se compose de trois sections : aviation (président Henri Bodin), vol à voile et aviation légère (président, Maurice Bodin), aérostation (président Béry). Le directeur des cours est Gabriel Feuillet.

Commission de propagande

11 mars Le comité directeur d’Air Touraine continue de distribuer les postes. On y apprend que l’article sur le club a été écrit par Dumontier et Mirault, le contenu étant validé par ledit comité. Quant à la presse spécialisée, les articles pour « L’Air » sont écrits par Bernard Lezé et ceux pour « Les Ailes » par Maurice Bodin. « Il est décidé que tous les articles de l’Air Touraine devront être centralisés à la permanence. » Il s’agit sans doute de l’article publié le 4 avril par les deux principaux quotidiens tourangeaux.

Deux Lé0 de Reims se percutent… au sol

12 mars Lors d’un vol de nuit, l’avion du capitaine Le Clerc de la Herverie fait un cheval de bois et s’embourbe. Un autre LéO 206 qui se pose, vient le percuter. Six aviateurs sont blessés et doivent être hospitalisés. Parmi eux, le sergent Jean Gass, le plus touché. Deux mois plus tard, après avoir été opéré à la tête, il est encore à l’hôpital de Tours pour recevoir la Médaille militaire. Mais le diagnostic des médecins est toujours réservé.

Les deux Lé0 206 de l’escadrille Br 205 (12e escadre de Reims) sur la base aérienne de Tours : le « 3 » (semble-t-il le Lé0 206 n°1) et le « 4 » (LéO 206 n°12). (coll. Vincent Lemaire)

La flotte du prince de Galles

26 mars Des facilités ont été accordées au prince de Galles lors de ses déplacements en France. La préfecture d’Indre-et-Loire est avisée du changement d’avions : après les G-ACCC et G-ACCG, il utilise désormais les G-ACTT et G-ADDD.
Les avions du prince de Galles :

  • G-ACCC : Vickers Viastra X, du 15 mai 1933 au 5 février 1935
  • G-ACGG : De Havilland DH84 Dragon, du 12 juin 1933 au 5 février 1935
  • G-ACTT : De Havilland DH89 Dragon Rapide, 27 avril 1935 au 13 mars 1936
  • G-ADDD : De Havilland DH89 Dragon Rapide, 8 juin 1935 au 8 mai 1937

Un effort sur les prix

6 avril Air-Touraine soigne sa propagande. En direction des jeunes notamment. L’aéro-club annonce que le forfait pour obtenir le brevet de pilote de tourisme n’est que de 3.900 F avec lui alors qu’il revenait à 10.000 F auparavant. Et le club prend la casse à sa charge. Des bourses pour les moins fortunés existent également. C’est un premier pas pour rendre l’aviation… populaire.

Une victime à la 2e escadre, près d’Ardentes

18 avril Le capitaine Tapie, de la 2e escadre, participe à un examen de chef de patrouille à Châteauroux. Le Breguet 19 a sans doute été victime d’une panne puisque le capitaine Tapie a essayé de sauter en parachute. Trop bas pour que le parachute puisse s’ouvrir. Quant au pilote du Breguet, l’adjudant-chef Roy, son corps a été retrouvé dans les débris de l’avion.

Un Potez 25 de Tours coupé en deux

2 mai Encore une manœuvre avec la 3e escadre de Châteauroux qui tourne mal. Cette fois, c’est un Potez 25 de l’escadrille 2/31 (Sal 10), s’entraînant au tir à la cinémitrailleuse, qui est percuté par un chasseur simulant une attaque. Les deux occupants sont projetés hors de l’appareil. Le lieutenant Guennebaud n’avait pas son parachute. En revanche, son pilote, le caporal-chef Henigue, a touché le sol au bout du sien mais il était déjà mort quand les secours sont arrivés. Les deux aviateurs avaient sans doute été tués lors du choc. Le pilote de l’avion de chasse, le sergent Hervé, s’en est tiré avec quelques commotions après avoir sauté également en parachute. Guennebaud était de Saint-Lô, Henigue, de Suresnes. Les deux escadrilles (1/31 et 2/31) sont rentrées le 4 mai avant de retourner s’entraîner le 6.

L’escadrille Caudron-Renault à Tours

3 et 4 mai Renault s’y connaît en matière de publicité. Air-Touraine dont le président, le général Muiron, avait piloté en son temps des Caudron G3, accueille l’escadrille Caudron-Renault. Toute la gamme est présente : Simoun (piloté par Durandeau), Aiglon (Becheler), Luciole (Madeleine Charnaux), Pélican (Fouquet et Guidon) et Frégate (Demay) sont de la revue. Le dimanche, l’Aiglon a été légèrement accidenté à Niort.

Un Pou-du-Ciel à Tours

12 mai Première sortie pour le premier Pou-du-Ciel construit à Tours. Plusieurs autres sont en chantier, notamment ceux de MM. Sourdillon, Rideau, Feuvrier et Belin.

C’est signe de mauvais temps

27 mai Un dirigeable de Rochefort, qui se rendait à Orly, a été contraint de se poser à Tours à la suite d’un orage. Il est reparti deux jours plus tard.

La 31e escadre est de la revue

2 juin Deux groupes de la 31e escadre quittent Tours le 27 mai pour Le Bourget. Ils participent à la fête aérienne nationale. Il s’agit des groupes des commandants Corsanini et Bizard tous deux sur Breguet 27. Le 31 mai est consacré à la répétition du défilé. Le 2 juin, les avions de Tours défilent à Villacoublay. Et le 3, ils rentrent à Tours.

Air-Touraine rachète le futur “ Rescapé ”

7 juin Air Touraine a besoin d’un appareil supplémentaire. Le Caudron C-230 de l’Aéro-Club de Loir-et-Cher étant à vendre, Henry Bodin est chargé par le comité directeur de contacter le représentant de Caudron (et membre de l’aéroclub blésois) pour l’acquérir. Le Caudron F-ALDF avait appartenu à Maryse Hilsz. Il fait partie des rares avions de tourisme de Tours qui survivront à la guerre.

Le papa du Pou est à Tours

14 juin Grosse affluence au terrain d’aviation où Henri Mignet, l’inventeur du Pou-du-Ciel est venu faire une démonstration.

Survol de la capitale

14 juillet Les deux escadres de Tours participent au défilé du 14 Juillet à Paris. A cette occasion, les deux escadres tourangelles reçoivent leur drapeau.

La Touraine perd un grand pilote

23 juillet Henri Lemaître est décédé à Sainte-Maxire, près de Niort, à l’âge de 41 ans. Henri Lemaître a été le premier membre de l’Aéro-club de Touraine breveté. C’était en 1913. Parti à la guerre comme simple caporal, il était rapidement devenu chef de l’escadrille 120, sur Breguet-Michelin puis sur Breguet 14. Il a terminé la guerre avec deux victoires aériennes et plus de 120 bombardements. Après la guerre, il a battu le record du monde de distance sans escale, avec Arrachard, lors du périple Paris – Dakar – Tombouctou – Paris. Il a également remporté la Coupe Liberty, aux États-Unis, toujours sous les couleurs de Breguet. Enfin, il a également assuré le « service après-vente » de Breguet en formant les pilotes boliviens sur les Breguet 19 vendus à ce pays. Il a d’ailleurs participé à au moins un bombardement lors de la guerre du Chaco, contre le Paraguay. Il a renoncé à voler en 1934, usé par tant d’efforts.

La tombe d’Henri Lemaître, à Sainte-Maxire.

Présentation des drapeaux

25 juillet Le colonel d’Harcourt qui commande la 9e brigade aérienne passe en revue les militaires de la 31e demi-brigade (base aérienne 131, 2e et 31e escadres). C’est l’occasion pour présenter, aux deux escadres, les drapeaux que leur a remis le président de la République, le 14 juillet à Villacoublay.

Le Grand-Colombier

26 juillet Le général Denain inaugure le mess des officiers. Cela se passe au Grand-Colombier qui appartient à l’armée de l’air. Le Colombier avait déjà été loué par les aviateurs américains en 1917.

Deuxième rallye des Grands Vins de Touraine

3 et 4 août Deuxième rallye des vins de Touraine, dominé, cette fois encore par les pilotes de l’Aéro-Club de Haute-Marne, notamment Jean Scordel qui l’emporte sur son Farman 402 immatriculé F-AMUA.

Beau menu pour bel événement. (collection Dani Venin)

Beau menu pour bel événement. (collection Dani Venin)

Une boîte-avion à Saint-Symphorien

16 août Une jolie boîte (aux lettres) est installée en face de la poste de Saint-Symphorien pour le courrier aérien d’Air-Bleu. Départ du courrier le matin pour Poitiers, Angoulême et Bordeaux à 11 h 55. Le soir, pour Paris, à 17 h. Moyennant une surtaxe de 2,50 F par 10 grammes.

Deux aviateurs de la 31e escadre disparaissent à Biscarosse

17 août (1) Deux aviateurs trouvent la mort lors d’un exercice de tir au large de Biscarosse. Ils appartiennent à l’escadrille 3/31 (Br 226) (2). Le caporal-chef Maurice Brousse est un jeune pilote (20 ans), originaire de Bordeaux, qui n’est arrivé qu’en mai à Tours. Il a volé sur Breguet 27, avec Louis Noilou comme moniteur. La 31e escadre était en stage de tir à Cazaux. Les deux aviateurs ont semble-t-il sauté en parachute. Le temps de s’approcher de Brousse, il était décédé. Le corps de Chabredier n’a pas été retrouvé.

Bon voyage

17 août En allant de Londres au Bourget (avant de rejoindre Carcassonne puis Cannes), deux aviateurs britanniques d’Easton, à bord d’un Dragon Rapid, confondent l’estuaire de la Loire avec celui de la Seine et se retrouvent à Tours.

Éjecté en vol

23 août Un officier observateur trouve la mort lors d’un exercice à la Courtine (Creuse). Il a été éjecté de son avion alors qu’il prenait des photographies. Le lieutenant Nouel de Buzonnière était arrivé un an et demi plus tôt après avoir fait l’École polytechnique. Il a été inhumé à Orléans.

La tombe de François Nouel de Buzonnière au cimetière d'Orléans.

La tombe de François Nouel de Buzonnière au cimetière d’Orléans.

Dix morts dans les Ardennes dont un chef d’escadrille de Cormery

5 septembre Un officier tourangeau trouve la mort lors des manœuvres de Champagne. Deux bombardiers de la 21e escadre de Nancy sont entrés en collision, à la sortie d’un nuage, lors d’un exercice de bombardement. Ils se sont écrasés à quelques mètres de l’école du village de Saint-Jean-aux-Bois (Ardennes). Bilan : dix morts (3). Parmi eux, le capitaine Norbert Girard, chef d’escadrille. Ses obsèques se sont déroulées le 10 septembre, à Cormery d’où il était originaire. Lire également

Les gens se pressent devant l'école où sont alignés les cercueils. La masse sombre, à gauche de l'école, est l'aileron droit d'un des deux avions (4).

Les gens se pressent devant l’école où sont alignés les cercueils. La masse sombre, à gauche de l’école, est l’aileron droit d’un des deux avions (4).

Marcel Lévy au rallye de Strasbourg

7 septembre Le rallye consiste à parcourir la plus grande distance entre 6 h et 17 h pour se rendre à Strasbourg. Peu importe le point de départ. Pour les Tourangeaux, c’est bien sûr Tours. Marcel Lévy est passé par Biarritz, Angers, Guyancourt et enfin Strasbourg soit 1.596 km en neuf heures. Il a pris la troisième place. Il est rentré le dimanche en 2 h 53, en direct et sans escale. Marcel Lévy pilotait son Caudron Aiglon F-ANVM. Il était accompagné de Paul Colin (5).

Air Touraine de sortie à Restigné

8 septembre Air Touraine s’est déplacé pour participer au meeting de Restigné. Soixante-cinq baptêmes de l’air ont été donnés. Henri Bodin, Maurice Bodin et Jean Boy ont volé avec les avions du club, notamment un Pou-du-Ciel.

Le maréchal de l’air britannique à Tours

15 septembre Le maréchal de l’Air britannique, Philip Joubert de la Ferté vient à Tours où il va passer quelques jours, pour une visite privée. Il est venu par la route depuis Le Bourget. Il est reparti en Potez, avec le commandant François, pour Reims.

PAD

22 septembre Pierre Desombre baptise son avion, le Caudron C-600 Aiglon, codé F-ANYX, qui répondra au nom de PAD. Le baptême est donné par le curé de Saint-Symphorien, le chanoine Joguet.

L’instant solennel, lorsque la marraine brise la bouteille de champagne sur l’hélice. Pierre Desombre le vendra à Michel Gallimard pour acheter un Farman 404. Le nouveau propriétaire n’a son brevet que depuis la mi-mai. (collection Aéro-Club de Touraine)

Le Centaure à Tours

24 septembre Il s’agit du quadrimoteur Farman 220 d’Air France. Il vient d’Amérique du Sud avec le courrier mais les conditions atmosphériques l’ont contraint à rejoindre Tours. Un déroutement que d’autres avions de ligne connaîtront après la guerre.

Le baptême de “ Gratte-Ciel ”

8 octobre Nouveau baptême d’avion, cette fois selon le rite israélite puisqu’il s’agit de l’avion personnel de Marcel Lévy avec lequel il a participé au rallye de Strasbourg. C’est le rabbin Sommer qui appose, sur le Caudron C-600 Aiglon bleu, immatriculé F-ANVM, la mezouzah. Cet avion sera baptisé Gratte-Ciel II. Le Gratte-Ciel I était le Potez 36 F-ALOD, premier avion de Marcel Lévy. Il y aura un Gratte-Ciel III, un Caudron C-480 Frégate F-ANRC.

Gody dans la course

10 novembre La maison Gody était, une des plus célèbres entreprises de TSF. Elle était implantée à Amboise. Gody-Radio est devenue la « marraine » de Genin et Robert dans leur raid entre Paris et Tananarive. L’avion vient à Tours le 10 novembre. André Robert avait fait son service militaire deux ans plus tôt à Tours. Il y a d’ailleurs passé don brevet de tourisme. La fête était sonorisée par… Gody. La maison Gody a été fondée par Abel Gody. Ses successeurs sont Roger et Maurice Gody qui, avec Pierre Macquart, le directeur administratif, étaient à Tours pour accueillir Génin et André.

Un avion d’Air Bleu s’écrase près de la base aérienne

4 décembre Le Caudron Simoun d’Air Bleu chargé du transport postal s’écrase au moment d’atterrir à Tours. Le pilote, Charles Texier, est décédé sur le coup. Le radio, Victor Beaufol, est grièvement blessé.
Lire également

L’avion est tombé dans le jardin d’un agriculteur de Parçay-Meslay, à la Pécaudière, M. Tulasne. (origine Charles Eugène / collection Vincent Lemaire)

Jean Tulasne breveté

13 décembre C’est le treizième brevet passé à Air-Touraine depuis sa création, au début de l’année. Et le dernier de 1935. Jean Boy a fait passer le brevet civil à Jean Tulasne, qui l’était déjà au niveau militaire. Il était à la 15e escadre, à Avord (6).

Jean Tulasne capote sur les rives du Cher

29 décembre Jean Tulasne fait un atterrissage forcé sur les berges inondées du Cher. Ayant un problème de moteur, il essaie de se poser mais se retourne en raison de l’état du terrain. Le Farman 402 (F-AMYZ) du club n’apprécie pas. Air-Touraine non plus qui va présenter l’addition au futur chef de l’escadrille Normandie (1.500 F). Une suspension a également été demandée par la commission de discipline d’Air-Touraine. Un autre Farman 402 (F-AMXA) a été racheté en avril 1936 pour le remplacer. Air Touraine a racheté l’épave à la compagnie d’assurances, pour pas cher. Et après de longs travaux, le Farman a repris vie en 1936.
Sur l’accident de Jean Tulasne

Il faudra utiliser une barque pour aller chercher le moteur du Farman 402. (collection François Tulasne)

 
Notes
 
(1) La date est incertaine. Certains journaux datent la dépêche du 18 alors que la Touraine Républicaine parle du 17. Le 18 étant un dimanche, il y a effectivement de bonnes raisons que l’accident ait eu lieu la veille.
(2) Il est possible que Brousse et Chabredier aient été détachés à l’escadron de remorquage, comme c’était le cas pour certains équipages lors de ces manœuvres de tir. Brousse a d’ailleurs volé le 17 avec pour mitrailleur, Gaillères, qui était lui-même – ses carnets de vol en témoignent –, détaché à cet escadron. C’était sur le Breguet 27 n°71. On peut penser que c’est avec cet avion que les deux aviateurs tourangeaux sont tombés dans l’Océan. Les escadrilles de Tours faisaient de fréquents séjours à Cazaux. Mais aucune du 31e RAO puis de la 31e escadre n’y était affectée.
(3) Les équipages des deux Bloch 200 de la 21e escadre de Nancy étaient composés :
– du capitaine Girard, de l’adjudant-pilote Daussin, du sergent-radio Lamy, du sergent mitrailleur Ducret et de l’adjudant mécanicien Maupin ;
– de l’adjudant-chef Pilleux, du sergent-pilote Aubian, du sergent-pilote Porteret, du sergent mécanicien Cailleux et du sous-lieutenant-observateur Cade.
(4) Merci à Jean-Claude Pénel qui nous a fait parvenir ce document. Une commémoration aura lieu cette année, soixante-quinze ans après l’accident.
(5) Ancien moniteur de l’AeCT, Paul Colin disparaîtra le 5 juin 1940 aux commandes d’un Potez 63.11 du GAO 509, abattu par la chasse allemande. Marcel Lévy, propriétaire du Petit Paris, un magasin de confection rue Nationale, s’est fait connaître dans la Résistance sous le nom de commandant Marcel Claude.
(6) Arrêté pour faits de Résistance au profit du réseau Comète, spécialisé dans l’évasion de pilotes, le lieutenant Jean Boy est décédé peu après sa Libération du camp de concentration de Melk. Il est inhumé dans la carré militaire du cimetière La Salle, à Tours.
 

Les Légionnaires du nouvel an
8 janvier L’année commence avec la remise des décorations, notamment la Légion d’honneur. Parmi les décorés : le lieutenant-colonel Weiss (commandeur), les commandants Zeiller et Cottez (officiers), les capitaines de la Vaissière de Lavergne et Basset (chevaliers). A la baguette, deux chasseurs, le général Massenet Royer de Marancour (commandant la 3e région aérienne) et le colonel d’Harcourt, commandant le 3e demi-brigade.

Feu vert pour Air Bleu
8 janvier Le Conseil des ministres approuve la création de six grandes lignes postales aériennes confiées à Air Bleu. Et des subventions pour le transport du courrier qui vont avec. Tours sera sur la ligne Paris – Bordeaux. Première escale à Tours, le 10 juillet.

Naissance d’Air-Touraine
25 janvier Assemblée générale constitutive d’Air-Touraine. Les statuts, préparés par le comité d’union et présentés le 13 décembre 1934, sont acceptés. Sont faits membres d’honneur : le préfet d’Indre-et-Loire, le maire de Tours, André Goüin et Olivier Paillaud. Cette union se fait sous « l’amicale pression » des élus, de la chambre de commerce et, n’en doutons pas, de l’armée.

Collision au-dessus de Tours
29 janvier Deux Nieuport de la 2e escadre se percutent en plein ciel. Un des avions rentre, mais le pilote du second est obligé de sauter en parachute. Le caporal-chef Beauchamp atterrit dans l’île Simon. Son avion s’écrase rue de la Croix-Montoire, dans la cour d’un instituteur.

Pierre Weiss s’en va
15 février A peine arrivé (fin de l’année 1934), le colonel Pierre Weiss repart. Il quitte son poste à la tête de la 31e demi-brigade (qui commande les 2e et 31e escadres et la base aérienne) pour le cabinet du général Denain.

Air-Touraine a un visage
3 mars Cette fois, c’est fait. Les trois clubs n’en forment plus qu’un et le montrent avec une première sortie sur le terrain. Air-Touraine a un comité directeur à la tête duquel se trouve le colonel Muiron, ancien commandant du 31e RAO. Le secrétaire général est Marcel Lévy ; le trésorier, M. Ropion. Le club se compose de trois sections : aviation (président Henri Bodin), vol à voile et aviation légère (président, Maurice Bodin), aérostation (président Béry). Le directeur des cours est Gabriel Feuillet.

Commission de propagande
11 mars Le comité directeur d’Air-Touraine continue de distribuer les postes. On y apprend que l’article sur le club a été écrit par Dumontier et Mirault, le contenu étant validé par ledit comité. Quant à la presse spécialisée, les articles pour « L’Air » sont écrits par Bernard Lezé et ceux pour « Les Ailes » par Maurice Bodin. « Il est décidé que tous les articles de l’Air-Touraine devront être centralisés à la permanence. » Il s’agit sans doute de l’article publié le 4 avril par les deux principaux quotidiens tourangeaux.

Deux Lé0 de Reims se percutent… au sol
12 mars Lors d’un vol de nuit, l’avion du capitaine Le Clerc de la Herverie fait un cheval de bois et s’embourbe. Un autre LéO 206 qui se pose, vient le percuter. Six aviateurs sont blessés et doivent être hospitalisés. Parmi eux, le sergent Jean Gass, le plus touché. Deux mois plus tard, après avoir été opéré à la tête, il est encore à l’hôpital de Tours pour recevoir la Médaille militaire. Mais le diagnostic des médecins est toujours réservé.

La flotte du prince de Galles
26 mars Des facilités ont été accordées au prince de Galles lors de ses déplacements en France. La préfecture d’Indre-et-Loire est avisée du changement d’avions : après les G-ACCC et G-ACCG, il utilise désormais les G-ACTT et G-ADDD.
Les avions du prince de Galles :

  • G-ACCC : Vickers Viastra X, du 15 mai 1933 au 5 février 1935
  • G-ACGG : De Havilland DH84 Dragon, du 12 juin 1933 au 5 février 1935
  • G-ACTT : De Havilland DH89 Dragon Rapide, 27 avril 1935 au 13 mars 1936
  • G-ADDD : De Havilland DH89 Dragon Rapide, 8 juin 1935 au 8 mai 1937

Meeting à Château-Renault
31 mars Air-Touraine apporte son concours à la fête organisée par la « Commune libre du Carroir », à Château-Renault. Du Potez 36 s’élance un Castelrenaudais haut en couleur, bourrelier de son état, Marcel Moreau. Celui-ci ira jusqu’à sauter en parachute avec canards, valise et le journal La Dépêche. A n’en pas douter, il savait faire parler de lui.

Un effort sur les prix
6 avril Air-Touraine soigne sa propagande. En direction des jeunes notamment. L’aéro-club annonce que le forfait pour obtenir le brevet de pilote de tourisme n’est que de 3.900 F avec lui alors qu’il revenait à 10.000 F auparavant. Et le club prend la casse à sa charge. Des bourses pour les moins fortunés existent également. C’est un premier pas pour rendre l’aviation… populaire.

Une victime à la 2e escadre, près d’Ardentes
18 avril Le capitaine Tapie, de la 2e escadre, participe à un examen de chef de patrouille à Châteauroux. Le Breguet 19 a sans doute été victime d’une panne puisque le capitaine Tapie a essayé de sauter en parachute. Trop bas pour que le parachute puisse s’ouvrir. Quant au pilote du Breguet, l’adjudant-chef Roy, son corps a été retrouvé dans les débris de l’avion.

Un Potez 25 de Tours coupé en deux
2 mai Encore une manœuvre avec la 3e escadre de Châteauroux qui tourne mal. Cette fois, c’est un Potez 25 de l’escadrille 2/31 (Sal 10), s’entraînant au tir à la cinémitrailleuse, qui est percuté par un chasseur simulant une attaque. Les deux occupants sont projetés hors de l’appareil. Le lieutenant Guennebaud n’avait pas son parachute. En revanche, son pilote, le caporal-chef Henigue, a touché le sol au bout du sien mais il était déjà mort quand les secours sont arrivés. Les deux aviateurs avaient sans doute été tués lors du choc. Le pilote de l’avion de chasse, le sergent Hervé, s’en est tiré avec quelques commotions après avoir sauté également en parachute. Guennebaud était de Saint-Lô, Henigue, de Suresnes. Les deux escadrilles (1/31 et 2/31) sont rentrées le 4 mai avant de retourner s’entraîner le 6.

L’escadrille Caudron-Renault à Tours
3 et 4 mai Renault s’y connaît en matière de publicité. Air-Touraine dont le président, le général Muiron, avait piloté en son temps des Caudron G3, accueille l’escadrille Caudron-Renault. Toute la gamme est présente : Simoun (piloté par Durandeau), Aiglon (Becheler), Luciole (Madeleine Charnaux), Pélican (Fouquet et Guidon) et Frégate (Demay) sont de la revue. Le dimanche, l’Aiglon a été légèrement accidenté à Niort.

Un Pou-du-Ciel à Tours
12 mai Première sortie pour le premier Pou-du-Ciel construit à Tours. Plusieurs autres sont en chantier, notamment ceux de MM. Sourdillon, Rideau, Feuvrier et Belin.

C’est signe de mauvais temps
27 mai Un dirigeable de Rochefort, qui se rendait à Orly, a été contraint de se poser à Tours à la suite d’un orage. Il est reparti deux jours plus tard.

La 31e escadre est de la revue
2 juin Deux groupes de la 31e escadre quittent Tours le 27 mai pour Le Bourget. Ils participent à la fête aérienne nationale. Il s’agit des groupes des commandants Corsanini et Bizard tous deux sur Breguet 27. Le 31 mai est consacré à la répétition du défilé. Le 2 juin, les avions de Tours défilent à Villacoublay. Et le 3, ils rentrent à Tours.

Air-Touraine rachète le futur “ Rescapé ”
7 juin Air-Touraine a besoin d’un appareil supplémentaire. Le Caudron C-230 de l’Aéro-Club de Loir-et-Cher étant à vendre, Henry Bodin est chargé par le comité directeur de contacter le représentant de Caudron (et membre de l’aéroclub blésois) pour l’acquérir. Le Caudron F-ALDF avait appartenu à Maryse Hilsz. Il fait partie des rares avions de tourisme de Tours qui survivront à la guerre.

Le papa du Pou est à Tours
14 juin Grosse affluence au terrain d’aviation où Henri Mignet, l’inventeur du Pou-du-Ciel est venu faire une démonstration.

Survol de la capitale
14 juillet Les deux escadres de Tours participent au défilé du 14 Juillet à Paris. A cette occasion, les deux escadres tourangelles reçoivent leur drapeau.

La Touraine perd un grand pilote
23 juillet Henri Lemaître est décédé à Sainte-Maxire, près de Niort, à l’âge de 41 ans. Henri Lemaître a été le premier membre de l’Aéro-club de Touraine breveté. C’était en 1913. Parti à la guerre comme simple caporal, il était rapidement devenu chef de l’escadrille 120, sur Breguet-Michelin puis sur Breguet 14. Il a terminé la guerre avec deux victoires aériennes et plus de 120 bombardements. Après la guerre, il a battu le record du monde de distance sans escale, avec Arrachard, lors du périple Paris – Dakar – Tombouctou – Paris. Il a également remporté la Coupe Liberty, aux États-Unis, toujours sous les couleurs de Breguet. Enfin, il a également assuré le « service après-vente » de Breguet en formant les pilotes boliviens sur les Breguet 19 vendus à ce pays. Il a d’ailleurs participé à au moins un bombardement lors de la guerre du Chaco, contre le Paraguay. Il a renoncé à voler en 1934, usé par tant d’efforts.

Présentation des drapeaux

25 juillet Le colonel d’Harcourt qui commande la 9e brigade aérienne passe en revue les militaires de la 31e demi-brigade (base aérienne 131, 2e et 31e escadres). C’est l’occasion pour présenter, aux deux escadres, les drapeaux que leur a remis le président de la République, le 14 juillet à Villacoublay.

Le Grand-Colombier

26 juillet Le général Denain inaugure le mess des officiers. Cela se passe au Grand-Colombier qui appartient à l’armée de l’air. Le Colombier avait déjà été loué par les aviateurs américains en 1917.

Deuxième rallye des Grands Vins de Touraine

3 et 4 août Deuxième rallye des vins de Touraine, dominé, cette fois encore par les pilotes de l’Aéro-Club de Haute-Marne, notamment Jean Scordel qui l’emporte sur son Farman 402 immatriculé F-AMUA.

Une boîte-avion à Saint-Symphorien

16 août Une jolie boîte (aux lettres) est installée en face de la poste de Saint-Symphorien pour le courrier aérien d’Air-Bleu. Départ du courrier le matin pour Poitiers, Angoulême et Bordeaux à 11 h 55. Le soir, pour Paris, à 17 h. Moyennant une surtaxe de 2,50 F par 10 grammes.

Deux aviateurs de la 31e escadre disparaissent à Biscarosse

17 août (1) Deux aviateurs trouvent la mort lors d’un exercice de tir au large de Biscarosse. Ils appartiennent à l’escadrille 3/31 (Br 226) (2). Le caporal-chef Maurice Brousse est un jeune pilote (20 ans), originaire de Bordeaux, qui n’est arrivé qu’en mai à Tours. Il a volé sur Breguet 27, avec Louis Noilou comme moniteur. La 31e escadre était en stage de tir à Cazaux. Les deux aviateurs ont semble-t-il sauté en parachute. Le temps de s’approcher de Brousse, il était décédé. Le corps de Chabredier n’a pas été retrouvé.

Bon voyage

17 août En allant de Londres au Bourget (avant de rejoindre Carcassonne puis Cannes), deux aviateurs britanniques d’Easton, à bord d’un Dragon Rapid, confondent l’estuaire de la Loire avec celui de la Seine et se retrouvent à Tours.

Éjecté en vol

23 août Un officier observateur trouve la mort lors d’un exercice à la Courtine (Creuse). Il a été éjecté de son avion alors qu’il prenait des photographies. Le lieutenant Nouel de Buzonnière était arrivé un an et demi plus tôt après avoir fait l’École polytechnique. Il a été inhumé à Orléans.

Dix morts dans les Ardennes dont un chef d’escadrille de Cormery

5 septembre Un officier tourangeau trouve la mort lors des manœuvres de Champagne. Deux bombardiers de la 21e escadre de Nancy sont entrés en collision, à la sortie d’un nuage, lors d’un exercice de bombardement. Ils se sont écrasés à quelques mètres de l’école du village de Saint-Jean-aux-Bois (Ardennes). Bilan : dix morts (3). Parmi eux, le capitaine Norbert Girard, chef d’escadrille. Ses obsèques se sont déroulées le 10 septembre, à Cormery d’où il était originaire.

Marcel Lévy au rallye de Strasbourg

7 septembre Le rallye consiste à parcourir la plus grande distance entre 6 h et 17 h pour se rendre à Strasbourg. Peu importe le point de départ. Pour les Tourangeaux, c’est bien sûr Tours. Marcel Lévy est passé par Biarritz, Angers, Guyancourt et enfin Strasbourg soit 1.596 km en neuf heures. Il a pris la troisième place. Il est rentré le dimanche en 2 h 53, en direct et sans escale. Marcel Lévy pilotait son Caudron Aiglon F-ANVM. Il était accompagné de Paul Colin (5).

Air-Touraine de sortie à Restigné

8 septembre Air-Touraine s’est déplacé pour participer au meeting de Restigné. Soixante-cinq baptêmes de l’air ont été donnés. Henri Bodin, Maurice Bodin et Jean Boy ont volé avec les avions du club, notamment un Pou-du-Ciel.

Le maréchal de l’air britannique à Tours

15 septembre Le maréchal de l’Air britannique, Philip Joubert de la Ferté vient à Tours où il va passer quelques jours, pour une visite privée. Il est venu par la route depuis Le Bourget. Il est reparti en Potez, avec le commandant François, pour Reims.

PAD

22 septembre Pierre Desombre baptise son avion, le Caudron C-600 Aiglon, codé F-ANYX, qui répondra au nom de PAD. Le baptême est donné par le curé de Saint-Symphorien, le chanoine Joguet.

Le Centaure à Tours

24 septembre Il s’agit du quadrimoteur Farman 220 d’Air France. Il vient d’Amérique du Sud avec le courrier mais les conditions atmosphériques l’ont contraint à rejoindre Tours. Un déroutement que d’autres avions de ligne connaîtront après la guerre.

Le baptême de “ Gratte-Ciel ”

8 octobre Nouveau baptême d’avion, cette fois selon le rite israélite puisqu’il s’agit de l’avion personnel de Marcel Lévy avec lequel il a participé au rallye de Strasbourg. C’est le rabbin Sommer qui appose, sur le Caudron C-600 Aiglon bleu, immatriculé F-ANRM, la mezouzah. Cet avion sera baptisé Gratte-Ciel II. Le Gratte-Ciel I était le Potez 36 F-ALOD, premier avion de Marcel Lévy. Il y aura un Gratte-Ciel III, un Caudron C-480 Frégate F-ANRC.

Gody dans la course

10 novembre La maison Gody était, une des plus célèbres entreprises de TSF. Elle était implantée à Amboise. Gody-Radio est devenue la « marraine » de Genin et Robert dans leur raid entre Paris et Tananarive. L’avion vient à Tours le 10 novembre. André Robert avait fait son service militaire deux ans plus tôt à Tours. Il y a d’ailleurs passé don brevet de tourisme. La fête était sonorisée par… Gody. La maison Gody a été fondée par Abel Gody. Ses successeurs sont Roger et Maurice Gody qui, avec Pierre Macquart, le directeur administratif, étaient à Tours pour accueillir Génin et André.

Un avion d’Air Bleu s’écrase près de la base aérienne

4 décembre Le Caudron Simoun d’Air Bleu chargé du transport postal s’écrase au moment d’atterrir à Tours. Le pilote, Charles Texier, est décédé sur le coup. Le radio, Victor Beaufol, est grièvement blessé.
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Jean Tulasne breveté

13 décembre C’est le treizième brevet passé à Air-Touraine depuis sa création, au début de l’année. Et le dernier de 1935. Jean Boy a fait passer le brevet civil à Jean Tulasne, qui l’était déjà au niveau militaire. Il était à la 15e escadre, à Avord (6).

Jean Tulasne capote sur les rives du Cher

29 décembre Jean Tulasne fait un atterrissage forcé sur les berges inondées du Cher. Ayant un problème de moteur, il essaie de se poser mais se retourne en raison de l’état du terrain. Le Farman 402 (F-AMYZ) du club n’apprécie pas. Air-Touraine non plus qui va présenter l’addition au futur chef de l’escadrille Normandie (1.500 F). Une suspension a également été demandée par la commission de discipline d’Air-Touraine. Un autre Farman 402 (F-AMXA) a été racheté en avril 1936 pour le remplacer. Air Touraine a racheté l’épave à la compagnie d’assurances, pour pas cher. Et après de longs travaux, le Farman a repris vie en 1936.

Sur l’accident de Jean Tulasne

(1) La date est incertaine. Certains journaux datent la dépêche du 18 alors que la Touraine Républicaine parle du 17. Le 18 étant un dimanche, il y a effectivement de bonnes raisons que l’accident ait eu lieu la veille.
(2) Il est possible que Brousse et Chabredier aient été détachés à l’escadron de remorquage, comme c’était le cas pour certains équipages lors de ces manœuvres de tir. Brousse a d’ailleurs volé le 17 avec pour mitrailleur, Gaillères, qui était lui-même – ses carnets de vol en témoignent –, détaché à cet escadron. C’était sur le Breguet 27 n°71. On peut penser que c’est avec cet avion que les deux aviateurs tourangeaux sont tombés dans l’Océan. Les escadrilles de Tours faisaient de fréquents séjours à Cazaux. Mais aucune du 31e RAO puis de la 31e escadre n’y était affectée.
(3) Les équipages des deux Bloch 200 de la 21e escadre de Nancy étaient composés :
– du capitaine Girard, de l’adjudant-pilote Daussin, du sergent-radio Lamy, du sergent mitrailleur Ducret et de l’adjudant mécanicien Maupin ; – de l’adjudant-chef Pilleux, du sergent-pilote Aubian, du sergent-pilote Porteret, du sergent mécanicien Cailleux et du sous-lieutenant-observateur Cade.
(4) Merci à Jean-Claude Pénel qui nous a fait parvenir ce document. Une commémoration aura lieu cette année, soixante-quinze ans après l’accident.
(5) Ancien moniteur de l’AeCT, Paul Colin disparaîtra le 5 juin 1940 aux commandes d’un Potez 63.11 du GAO 509, abattu par la chasse allemande. Marcel Lévy, propriétaire du Petit Paris, un magasin de confection rue Nationale, s’est fait connaître dans la Résistance sous le nom de commandant Marcel Claude.
(6) Arrêté pour faits de Résistance au profit du réseau Comète, spécialisé dans l’évasion de pilotes, le lieutenant Jean Boy est décédé peu après sa Libération du camp de concentration de Melk. Il est inhumé dans la carré militaire du cimetière La Salle, à Tours.

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