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Aéroplane de Touraine est adhérent des Aéroforums, indispensable lieu d'échanges sur l'aviation.

31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Dans le ciel de la Touraine en 1938

Le commandant de Castet commandeur

1er janvier Le commandant Azéma de Castet La Boulbène est promu commandeur de la Légion d’honneur. Il dirige la 51e escadre, à Tours, depuis le 1er avril 1937. Le commandant Bailly est nommé à la tête de la 31e escadre.

Une base pour les bombardiers en piqué

4 janvier Le Breuil n’est pas en Touraine mais pas loin. L’armée de l’air annonce l’implantation d’une base aérienne destinée à devenir l’une des plus grandes de France, au nord de Blois. Elle doit notamment accueillir les bombardiers en piqué que l’armée de l’air veut expérimenter. Ces escadrilles ne verront jamais le jour et la base restera un simple terrain d’aviation.

Le ministre de l’Air inspecte la base

12 février La base aérienne étant en perpétuelles transformations, les inspections se succèdent. C’est le nouveau ministre de l’Air, Guy La Chambre, qui vient à Tours pour voir les nouvelles installations. L’accompagnent les généraux Féquant, Vuillemin et Bouscat. Il est venu dans un Potez 65 de l’escadrille ministérielle.

Le général Pastier nommé à Tours

22 février Le général Pastier qui dirigeait la 2e division à Orléans est nommé à la tête de la 3e région aérienne, à Tours.

Cinq morts à Saint-Laurent-en-Gâtines

La dérive du Bloch au milieu des gravats de la grange. (Collection Vincent Lemaire)

25 février Le Bloch 200 n°62 de la 32e escadre de bombardement de Châteauroux est victime d’un accident. De nuit – il était 20 h 30 –  il heurte une ferme à Saint-Laurent-en-Gâtines, au nord de Tours. Les cinq membres d’équipage sont tués. Heureusement, les habitants de la ferme sont indemnes. Les victimes sont le lieutenant Maurice Vieux, le sous-lieutenant Bedat, l’adjudant Perrin, le sergent-chef  Giclon et le sergent Aubry. Les obsèques ont lieu le lundi 28.  En savoir plus

La 51e escadre dans ses murs

28 février Exercice d’alerte pour le 1er groupe de la 51e escadre, dès 5 h 30 du matin. Après une inspection par le commandant de Castet, le GB I/51 quitte définitivement les hangars de la 31e escadre pour les siens, tout neufs, situés en face, au nord du terrain.

Le bâitment de la 51e escadre au camp Tulasne

Photo prise du château d'eau, en direction du sud. Le casernement a été construit à l'identique. L'infirmerie est l'actuel commandement. Les bâtiments des 31e et 51e escadres ont cependant disparu. Ainsi que le cinéma. Les annotations sont de 1938-1939. (Collection Didier Lecoq)

Le capitaine Boulmer à Tours

1er mars Le capitaine Boulmer prend le commandement du groupe de Bombardement I/51. Quelques jours plus tard il donne une conférence, lors du gala d’Air Touraine, sur la croisière impériale qui l’a mené en Indochine.

Un Bloch en pylône

3 mars Un avion en pylône, c’est spectaculaire, surtout si c’est un bimoteur. C’est ce qui est arrivé au sous-lieutenant Georges Flamand, le spécialiste du pilotage sans visibilité à la 31e escadre, sur le Bloch 200 n°134. L’adjudant François Poilane l’accompagnait. En savoir plus sur le site de Vincent Lemaire

Un Bloch accidenté

11 mars Un accident passé inaperçu : le Bloch 200 n°129 de la 51e escadre est accidenté en milieu de journée à la suite d’une prise de terrain trop courte. Seul dommage : des pneus éclatés.

Soubresauts politiques à Tours

12 mars La base aérienne n’est pas hermétique aux soubresauts politiques. La preuve, le camp d’aviation est consigné jusqu’à 15h30. Un poste de garde supplémentaire est fourni par chaque groupe (il y en a quatre à Tours) pour la garde des hangars.

Le général Muiron réélu à la tête d’Air-Touraine

13 mars L’assemblée générale d’Air Touraine reconduit le général Muiron à sa tête. Premier vice-présent, René Dumontier ; deuxième vice-président, Pierre Parâtre ; secrétaire général, Gaston Papin ; trésorier, M. Boisseau ; trésorier suppléant : René Roncin.

La 51e escadre a son drapeau

23 mars Une prise d’armes a lieu sur la base pour la réception du drapeau de la 51e escadre. Celui-ci est amené en Potez 540 par le commandant de Castet, face aux hangars de la 31e escadre. Le porte-drapeau est le lieutenant Pernet.

Camille Joseph victime d’un accident

8 avril Le chef-pilote de l’Aéro-Club d’Ille-et-Vilaine trouve la mort dans un accident lors d’un baptême de l’air. Camille Joseph avait longtemps été sous-officier sur la base, au 31e RAO.

Camille Joseph, à Tours, deuxième en partant de la droite. Au milieu, le capitaine Loric. (Collection famille Joseph)

Paris – Cheillé en planeur

18 avril En planeur, Max Gasnier relie Paris à la chapelle de Cheillé, près d’Azay-le-Rideau, soit près de 260 km en ligne droite. Assez loin cependant du record de Nessler, Beynes – Châtelaillon (382 km). Il pilotait un Avia-40 P.

Un Potez capote

1er juin Le Potez 25 n°484 capote au décollage. Le lieutenant Michel, du GB I/51, s’en sort sans blessure.

Baptême d’avions à la 51e escadre

Le Bloch 210 baptisé Aspirant-d'Héricourt. En médaillon, crinière de lion, Joseph Kessel, ancien observateur de la Sal 39. (Collection Vincent Lemaire)

11 juin La 1re escadrille (Spa 42) du GB I/51 reçoit son fanion de guerre lors d’une prise d’armes. C’est également l’occasion, pour la 2e escadrille (Sal 39), de baptiser ses Bloch 210 du nom d’aviateurs de la Sal 39 morts au combat lors de la Grande Guerre : « Capitaine-Vachon », « Sous-Lieutenant-Rassat », « Aspirant-d’Héricourt », « Sous-Lieutenant-Giacomelli », « Maréchal-des-Logis-Waldman », « Sergent-Mathieu ». Parmi les anciens de la Sal 39 invités à la cérémonie, le journaliste et écrivain, Joseph Kessel.

Sept morts à Beaumont-la-Ronce

L'avion s'est désintégré au contact du sol. (Collection Didier Lecoq)

23 juin Quelques mois après l’accident de Saint-Laurent-en-Gâtines, une nouvelle catastrophe touche l’armée de l’air avec la chute d’un Potez 542 de l’escadrille ministérielle à Beaumont-la-Ronce. Une catastrophe sans doute due à une panne de moteur (et à la mauvaise habitude, au sein de cette escadrille, de voler les trains sortis). Le Potez s’est écrasé dans une tourbière, au bord de la Choisille. Manque de chance, le Potez avait fait le plein, des aviateurs passant un examen. Ils étaient sept à bord, tous tués sur le coup. Les obsèques ont lieu le samedi en la cathédrale de Tours. En savoir plus

Nouvel accident de Bloch

7  juillet Un Bloch 200 de la 31e escadre se brise à l’atterrissage en Eure-et-Loir, à quelques kilomètres du Moulhard. L’avion a fini dans un fossé. Les aviateurs sont indemnes. En savoir plus sur le site de Vincent Lemaire

Les escadres de Tours défilent à Paris

14 juillet Tous les Bloch de Tours participent au défilé en l’honneur des souverains britanniques, à Paris. Ils ont décollé d’Orléans.

Tours possède son aérogare

23 et 24 juillet Inauguration de l’aérogare civile et 5e rallye des Vins de Touraine. L’aérogare est inaugurée par M. René Corbin, le directeur de l’Aviation civile. L’aérogare est l’œuvre de Pierre Lacape.  trente-trois avions participent au 5e rallye des vins de Touraine. Le vainqueur est Georges Kipper (avec Collard), du Havre, sur Caudron Aiglon F-ANSP.

 

L'aérogare de Tours en 1938

Le nouvel aérogare n'aura servi qu'un an. Situé au nord-est du terrain, il a été détruit par les Allemands pour la construction de la première piste en dur. (Photo Robert Bezard, collection Jean-Pierre Bezard)

Sadi-Lecointe en inspection

24 juillet Sadi-Lecointe vient assister au concours des modèles réduits. Sadi-Lecointe est inspecteur général de l’aviation populaire.

Les premiers brevets militaires de la section d’aviation populaire

Debouts de gauche à droite : Marcel Lefèvre, Raymondet, Jean Moreau, Dubois (en cuir), x, Albert Bouguereau, Charles Dorlencourt, Robert Bossy, Georges Ballin ; accroupis, Emmanuel Courapied, x. (Collection famille Bouguereau)

30 juillet Robert Bossy et Albert Bouguereau sont les premiers pilotes de la SAP de Tours à obtenir leur brevet militaire, à Angers : 26.400 et 26.401. Robert Bossy a été le premier brevet de tourisme de la SAP. Albert Bouguereau a rapidement refait son retard. Le premier a trouvé la mort dans un accident, à Istres, en 1939 ; le second a fait la guerre dans le bombardement d’assaut, au sein de la 51e escadre, sur Breguet 693. Il est décédé en Indochine, victime de la DCA. D’autres membres de cette promotion vont se faire un nom : notamment Marcel Lefèvre (régiment Normandie-Niemen, compagnon de la Libération, Héros de l’Union soviétique) et Jacques de Puybusque (GC I/2, 7 victoires en 1940).

Un Potez 540 s’écrase en Bretagne

3 août Encore un avion de Tours au tapis. Il s’agit cette fois d’un Potez 540 de la 51e escadre avec, à son bord, le commandant Jeannin, le sous-lieutenant Bonardel, les sergents Molière, Picheux et Poilane. L’avion s’est écrasé près de Rennes, au Rheu. Deux membres de l’équipage ont été blessés : Bonardel et Poilane. Le Potez était en exercice de nuit. Il effectuait un bombardement simulé sur Cherbourg.

Un Bloch se tire une balle… dans l’aile

17 août La 51e escadre est en manœuvres à Cazaux. Péripétie amusante, le sergent Bousquet, mitrailleur du Bloch 210 n°213 appuie accidentellement sur la détente à la suite d’un remous… et touche son propre appareil. Sans gravité pour l’avion que reste cependant indisponible jusqu’au 22.

La base aérienne perd son commandant

26 août La base aérienne 109 perd son patron, le commandant Lesourd. Il est décédé de maladie au Val-de-Grâce, à Paris.

La 51e escadre défile au retour de Cazaux

31 août La 51e escadre, de retour de Cazaux en passant par Dax et Angers, défile au-dessus de Tours avant de se poser à Parçay-Meslay. Il y a les Bloch 210 n°207, 213, 215. Le Bloch 210 n°245 ne défile pas ainsi que, bien sûr, le Potez 25 n°422 et le Potez 540 n°215.

Bruits de bottes sur la base aérienne

5 septembre Dans le Journal de marche et d’opérations de la 1re escadrille de la 51e escadre « En raison des événements politiques internationaux, tout le personnel permissionnaire est rappelé. Le camp est consigné. Les mitrailleuses sont montées sur les avions ». Puis le 26 septembre : « Vu la tension internationale critique, le commandant de Castet ordonne le travail de nuit, pour les mécaniciens du 1er groupe. Réglage des mitrailleuses MAC des appareils de guerre (207, 215, 218) à la butte de tir ».

Un nouveau Caudron à Air-Touraine

10 septembre Air Touraine a acheté un nouveau Caudron Luciole immatriculé FAJGY. Il appartenait à l’Union des pilotes civils de France et était stationné à Orly.

Un avion de la 31e escadre se pose en catastrophe en Anjou

Le aviateurs ont eu la chance d'en sortir vivants. (Collection Vincent Lemaire)

Nuit du 16 au 17 septembre Encore un accident pour un avion de Tours. Cette fois, c’est la 31e escadre qui est concernée. L’équipage a effectué un atterrissage forcé à Allonnes, au nord de Saumur à la suite d’une panne de moteur. Seuls étaient restés à bord le lieutenant Moncheaux et l’adjudant Crétenier. Les autres membres avaient reçu l’ordre de sauter en parachute. Il s’agit de l’aspirant Pigelet, de l‘adjudant Clabaut et du sergent-chef Ruaux. L’avion était le Bloch 200 n°123. En savoir plus sur le site de Vincent Lemaire

L’aviation populaire en deuil

18 septembre Les planeurs étaient alors lancés par un treuil, monté sur le moyeu d’une roue de  voiture. Arrivé à une certaine hauteur, le pilote devait alors lâché de câble. C’est ce que Maurice Pellerin a oublié de faire. Ou qu’il n’a pas pu faire. Ce n’était pas un débutant puisqu’il avait déjà son brevet  de pilote de planeur. Accroché au treuil, le planeur a pris de la vitesse, piqué du nez et s’est écrasé. Transporté à la clinique Velpeau, Marcel Pellerin souffrait de fractures des bras et des jambes. Reconduit à son domicile après avoir été soigné, il est décédé dans la nuit.

René Fournier à Rochefort

23 septembre Plusieurs Tourangeaux sont admis à l’école des mécaniciens de Rochefort, après un concours passé sur la base aérienne de Tours. Parmi eux, René Fournier, de Saint-Avertin, le futur constructeur d’avions. On y relève également les noms de Robert Daveau, Jacques Ertzbitschee, Jean Noilou, Robert Méry, etc.

Le général  Muiron s’en va

25 octobre Le président d’Air Touraine annonce sa démission lors d’une réunion du conseil d’administration du club. « Devant très prochainement partir pour le Maroc pour un temps indéterminé, mais certainement d’une assez longue durée,  je me vois dans l’obligation de vous remettre ma démission », explique-t-il dans son courrier. Dumontier, sollicité pour le remplacer, refuse. Trois tours de votes ne donnent rien. Le conseil décide finalement de nommer par intérim le premier vice-président, Pierre Parâtre (deux voix au premier tour, une au second, aucune au troisième…)

Le fils du général Mangin blessé

26 octobre Le lieutenant Claude Mangin, de la base aérienne de Tours, est blessé dans un accident de la route, près d’Etrechy (Seine-et-Oise).  C’est le fils du général Mangin.

Deux Tourangeaux admis à Istres

Pierre Brion.

28 octobre Deux jeunes Tourangeaux sont admis au concours d’admission de l’école d’Istres en qualité d’élèves pilotes. Il s’agit de Pierre Brion et Albert Clément. Albert Clément, frère du rédacteur en chef de la Dépêche, est devenu journaliste à la Nouvelle République après la guerre, où il a longtemps tenu une rubrique aéronautique. Première étape : le centre de perfectionnement de Bourges. Pierre Brion est à Air-Touraine depuis le début de l’année. Son brevet de tourisme est homologué avec le n°10.964.

12 novembre Un titre qui a de quoi effrayer, à la une de La Dépêche :

Le Dr Goebbels annonce que le gouvernement du Reich va résoudre « à sa manière » la question juive

Le commandant de Castet quitte Tours

14 novembre Prise d’armes à l’occasion du départ du commandant de Castet La Boulbène qui prend le commandement de la 25e escadre, à Bizerte (Tunisie). Il reviendra à la 51e escadre en décembre 1939. Le colonel Jury présente le commandant Mailloux qui va diriger l’escadre.

Le bilan de la section d’aviation populaire

 

Salmson Cricri F-APST

Le Salmson D6-T2 Cricri n°446 mis à la disposition de la SAP d'Air-Touraine par le ministère de l'Air. (Photo Gaston Prouin)

25 novembre Jacques Moreau (19 ans), qui demeurait 17, cité Jolivet à Tours, est le dernier breveté de la SAP d’Air Touraine pour 1938. Son brevet de tourisme porte le numéro 13.221. L’ont précédé : Emile Lebrette (23 ans, n°10.325), Pierre Martin (20 ans, n°10.319), Guy Jouffroy (19 ans, n°11.031), Georges Héroux (19 ans, n°12.579), Eugène Bois (20 ans, n°12.765), Pierre Moreau (20 ans, n°12.766) et Jean Baptiste Claveau (18 ans, n°13.065). Pierre et Jacques Moreau sont frères. S’y ajoutent André Barbier, Marcel Bonnet et Jean Rossard. En 1938, la section d’aviation populaire a augmenté le nombre de ses avions : il y  deux Salmson Cricri (F-APST, F-APSX et F-AQVH), le Hanriot 161 (F-APPB) et un Caudron Luciole (F-ARKI).

Le Caudron C-275 Luciole de la SAP. En 1939, il a servi au sein de l'école de pilotage élémentaire de Blois. (Photo Robert Bezard, collection Jean-Pierre Bezard).

Encore un Bloch 200…

19 décembre Encore un accident, sans gravité, pour un Bloch 200 de la 31e escadre. Il s’agit cette fois du n°162 qui se pose en catastrophe près de Cormery. En savoir plus sur le site de Vincent Lemaire

L’armée de l’air achète la villa Sainte-Marie

20 décembre L’armée de l’air rachète la villa Sainte-Marie pour 525.000 F à un industriel, Alfred Lefèvre et son épouse, Clémence Le Renard. L’adhésion des anciens propriétaires a été longue à obtenir puisque l’ordonnance d’expropriation date du 8 décembre 1937. La villa Sainte-Marie a été revendue en 2011. Elle avait appartenu à la mère du comte de Lambert, élève de Wright, le premier à survoler Paris en avion en 1909.

Un grand merci à Jean-Pierre Bezard (Delta Reflex), Vincent Lemaire (Équipages dans la tourmente) et Gaston Prouin (ancien de la section d’aviation populaire de Tours) pour leur aide. DL

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