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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Louis Ferrant, aviateur de la France libre

Son petit-fils, Stéphane Burylo, lui a consacré un livre, chez Geste éditions, dans lequel il retrace, ainsi que le dit le sous-titre, « L’itinéraire d’un Tourangeau compagnon de la Libération »

Louis Ferrant, par STéphane Burylo

Louis Ferrant, par Stéphane Burylo

Louis Ferrant est né en 1908 à Yzeures-sur-Creuse, dans le sud de la Touraine, de parents originaires de la Vienne, qui travaillaient pour les chemins de fer. Il a passé son enfance à Saint-Gaultier, dans l’Indre. Engagé à 18 ans au 3e régiment de chasse de Châteauroux, breveté pilote en 1927, l’adjudant-chef Louis Ferrant est à l’école des radionavigants de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime) au moment de la défaite. Le 20 juin 1940, ils étaient dix-neuf à bord du Farman 222 « emprunté » pour l’occasion, dont quatre pilotes, le capitaine Goumin, les adjudants-chefs Ferrant, Denis et Speich et un autre Tourangeau, l’adjudant-chef mécanicien André Cantès. Direction l’Angleterre. Louis Ferrant a connu l’épisode malheureux de Dakar, le repli sur Douala et la constitution de la 1re escadrille française de chasse avec laquelle il a combattu à Tobrouk. Titulaire de deux victoires sûres et une probable  sur Hurricane, il a dû quitter la chasse en raison de problèmes de vue. Il a été  fait compagnon de la Libération.

Pour en savoir plus

> Louis Ferrant, aviateur de la France libre aux éditions Geste Voir

> Son portrait sur le site des compagnons de la Libération Lire

La base aérienne de Tours en images

Une photo a été ajoutée au diaporama de l’entrée du camp d’aviation de Tours. Cette carte postale a voyagé en mars 1926. Le portique porte le nom du 31e régiment d’aviation.

> Retrouver les autres photos de la base de Tours. Voir

Base aérienne de Tours

Le portique a été fraîchement repeint. (Didier Lecoq)

De l’Aéropostale au charnier de Saint-Symphorien

Jules  Costa, le radio d’Air France, fait partie – avec Félix Falières, technicien radio dans la même compagnie – des résistants fusillés sur la base de Tours, le 9 août 1944, juste avant le départ des Allemands. Ils appartenaient au réseau Marco-Polo.

Depuis un mois et demi, la bataille fait rage en Normandie. Comme de nombreux Français, les Tourangeaux attendent l’heure de la libération. Certains y travaillent activement.  C’est le cas des résistants du groupe Baobab qui appartiennent au réseau Marco-Polo. Leur rôle, transmettre des informations à Londres. La première centrale d’émission a été installée à Chambray-lès-Tours ; elle fut ensuite, pour des raisons de sécurité, transférée à Saint-Pierre-des-Corps. Parmi eux, l’un des fondateurs du réseau, Jules Costa.

Le monument de Saint-Symphorien

Beaucoup de monde pour l’inauguration du monument, à l’entrée de la base aérienne. (Photo Nouvelle République)

Dans la nuit du 22 au 23 juillet 1944, c’est la grande rafle. Dénonciation, repérage de postes, difficile de le dire. Presque tous les membres de Baobab sont arrêtés par les Allemands. Certains parviennent à s’échapper comme Marcel Le Minor, dont le café du « Père Lunette », place des Halles, sert de PC au groupe (1) ; sa femme et sa fille seront déportées. Ou Jean Fontbonne,  le patron de l’hôtel des Familles, place des Halles, qui héberge des membres du groupe venus de Lyon. Sa femme et sa fille rentreront de déportation, mais sa fille, Jacqueline, modiste, 23 ans, décédera peu après. Lire la suite de cette entrée »

Bonne année 2014

C’était il y a 100 ans. Breveté le 5 décembre 1913, Maxime Lenoir étrennait ses nouvelles ailes lors de meetings, en Touraine et ailleurs. Premier Tourangeau à boucler la boucle (looping the loop), premier Tourangeau à devenir as pendant la guerre de 14-18, il est aussi celui qui a remporté le plus de victoires, onze, jusqu’à sa mort, le 25 octobre 1916. Il y a 100 ans, après avoir commencé la guerre dans la cavalerie, le looper originaire de Chargé était envoyé à Avord le 8 novembre 1914 pour y reprendre son entraînement de pilote.

Maxime Lenoir sur son Blériot XI

Maxime Lenoir, à Montélimar, en 1914

Sur Maxime Lenoir : Un as porté disparu

L’école des observateurs : Tours – Londres avec escales

Il y a eu des départs collectifs vers la France Libre. Les plus connus sont le Farman de Saint-Jean-d’Angély, le « Trébouliste » de l’école de pilotage de Morlaix, le « Buhara », etc. 17 officiers de l’armée de terre (et sans doute 18), élèves de l’école des observateurs (en avion) de Tours ont rallié Londres. Comme ils ont pu.

Il étaient 140 en ce début juin 1940 à l’école d’observateurs de Tours. Ils venaient tous de l’armée de terre et sous les ordres du commandant Maurice Jeannin (ancien commandant du groupe 2/51 en 1937), commençaient leur exode. Pour cent d’entre eux, ce sera Aulnat. Pour les quarante autres, ce sera Rennes avant de prendre également la route de Clermont-Ferrand. Parmi ces 140 officiers brevetés observateurs en avion à Tours, dix-sept choisiront le chemin de l’exil. Six seront faits Compagnons de la Libération.

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Les Journées du patrimoine à la base aérienne de Tours

Ancêtre des Journées du patrimoine, une exposition a eu lieu au printemps 1947, en bordure de la rue Nationale entre la rue des Halles et la rue de Richelieu, au milieu des zones en attente de reconstruction.

Ancêtre des Journées du patrimoine, une exposition a eu lieu au printemps 1947, en bordure de la rue Nationale entre la rue des Halles et la rue de Richelieu, au milieu des zones en attente de reconstruction. On y voit un Dewoitine D-520, un Tiger Moth et un Morane-Saulnier MS-230. (Collection famille Charron)

En fait, c’est au singulier qu’il faut conjuguer cette information. Pour la deuxième année consécutive, la base aérienne 705 participera aux Journées du patrimoine, mais uniquement le dimanche 15 septembre. Compte tenu de son implantation, au nord-est de l’agglomération, elle avait déjà choisi l’an dernier de ne pas ouvrir le samedi afin de ne pas encombrer les parkings des magasins ouverts ce jour-là.

La base aérienne 705 « Commandants François et Jean Tulasne » ouvrira ses portes au public de 9 h à 18 h sans interruption. L’accès aux animations sera gratuit.

Sur le site de la base aérienne  Lire

Le colonel Cyrille Duvivier : une longue tradition militaire

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(Photo Armée de l’Air)

Le colonel Cyrille Duvivier a pris le commandement de la base aérienne 705 « François et Jean Tulasne » à  Tours (*). Il succède au colonel Bernard Lebrun qui, après deux années passées à Tours, est nommé à l’OTAN, à Bruxelles, ville qu’il connaît déjà.

Ancien de l’École de l’air, promotion « Lieutenant Poznanski », le colonel Duvivier a été breveté pilote de chasse en 1994 à Tours.

Il a effectué l’essentiel de sa carrière dans la reconnaissance où il a notamment été chef d’escadrille sur Mirage F1 CR à l’escadron de reconnaissance 02.033 « Savoie » et commandant de l’escadron de reconnaissance 01.033 « Belfort », à Reims, en 2007-2008.

Depuis 2010, il était au cabinet du ministre de la Défense en tant qu’adjoint cellule relations internationales.

Il a participé à plusieurs détachements et opérations : Crécerelle depuis Istrana en Italie à deux reprises, Alysse en Irak à trois reprises, Épervier au Tchad également à trois reprises puis Héraclès en Afghanistan. Il totalise plus de 2400 heures de vol dont 1700 sur Mirage F1 CR et 165 missions de guerre.

Son père, le général de corps d’armée aérienne (CR) Jean-Pierre Duvivier, a commandé la 61e escadre de transport d’Orléans. Sa mère était convoyeuse de l’air. Il est le petit-fils du général Robert Audemard d’Alançon, ancien de la 2e DB de Leclerc (en savoir plus)

La cérémonie a été présidée par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air.

(*) Il est également, à ce titre, commandant de la base de défense de Tours.

Liens

Les commandants de la base aérienne de Tours   Lire

Sa première interview sur la NR Dimanche du 8 septembre 2013   Lire

Avec Roger Parodi, la Patrouille n’était pas encore de France

Lorsque la Patrouille de France est venue à Tours voici quelques années, les pilotes se sont donné rendez-vous chez Roger Parodi. Leur grand ancien – Ahmed, dans l’armée de l’air – a appartenu à la Patrouille d’Étampes en 1948 et 1949.

Roger Parodi

Roger Parodi, seul en piste lors du meeting de Pierre-de-Bresse, aux commandes du Stampe n°679.       (Collection Dan Gilberti, Histavia21)

La Patrouille de France fête ses 60 ans. Ou plutôt les 60 ans de son baptême, le 16 mai 1953 lorsque Jacques Noetinger, lors du meeting  national d’Alger, annonça la Patrouille de l’armée de l’air : « Et voici la Patrouille de France ». Le nom lui est resté.

La PAF est l’héritière d’une longue tradition – à l’échelle de l’aviation – commencée avec la Patrouille d’Étampes en 1931 ; qui a eu une seconde naissance en 1946 avec la Patrouille des moniteurs de Tours qui, en 1947, est redevenue la Patrouille d’Étampes quand elle a quitté la Touraine pour la Seine-et-Oise (1).

Trait d’union de la Patrouille d’Étampes avant et après-guerre, Roger Perrier a fait partie des deux. Il a reconstitué celle-ci à Tours (2). Lire la suite de cette entrée »

L’après-guerre en Touraine ou le repos des guerriers

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, plusieurs aviateurs de renom sont arrivés à Tours : Henry de Slade, Paul de Langlade, Armand de Turenne, Pierre Ducornet, Guy Tourangin, Jean Carayon, René Simon, le régiment d’aviation d’observation de Tours avait ses stars. Portraits.

Les officiers du 31e régiment en 1921. (Album L. Guillot, Rennes)

Les officiers du 31e régiment en 1921. (Album L. Guillot, Rennes)

A l’issue de la guerre, certains aviateurs ont repris leur vie d’avant ; d’autres ont choisi de rester dans l’aviation faute de trouver leur place dans la société ; d’autres enfin ont voulu conserver cette place au soleil. Mais entre l’aviation de guerre qu’ils ont si bien défendue et l’aviation militaire de paix, les places ont été chères. Et le « travail » parfois très ennuyeux. A Tours, au 31e régiment d’aviation d’observation comme ailleurs. Galerie de portraits des aviateurs tourangeaux en 1921. Lire la suite de cette entrée »

Des films d’archives de l’aviation de Touraine sur Ciclic.fr

Ciclic.fr est un conservatoire des films amateurs mis en place par Centre Images et la région Centre. Depuis 2006, « des milliers de films ont été redécouverts chez des particuliers, dans des associations ou des institutions. Ces films sont conservés dans des conditions idéales de température et d’humidité, répertoriés dans une base de données documentaire, numérisés et consultables gratuitement sur mémoire.ciclic.fr. »

On y trouve notamment de petits merveilles comme ce film sur Air Touraine, juste avant la guerre. On peut y voir le Caudron 232 F-AJYG et le Farman 402 F-AMXA d’Air Touraine « La Touraine ».

Le film

On y trouve également un long film sur l’Aéro-Club de Touraine après la guerre. On y aperçoit le Piper Cub J3 F-BDTO de l’ACT baptisé « Commandant Jean Louis Tulasne ». On y voit également un Languedoc d’Air France, le F-BATI. Sans oublier un long passage sur les planeurs de l’ACT, « Ford », « La Nouvelle République » et « Valisère » et le chef-pilote de l’ACT, Albert Carraz, reconnaissable à son grand gabarit.

Le film sur l’Aéro-Club de Touraine

Sur ce film, on aperçoit ce que je suppose être un Bücker Bü-181. Il est baptisé « L.P. Colin » (le baptême de cet avion a eu lieu en octobre 1946) en souvenir d’un ancien moniteur du club, Paul Colin, abattu aux commandes de son Potez 63.11, le 5  juin 1940. Il était alors au GAO 509, groupe d’observation qui était sur la base de Tours à la déclaration de la guerre.

Le "L.P. Colin", mis en marche par Guy Boutin. (Miniature de memoire.ciclic.fr)

Contrairement à ce que je pensais, ce n’est donc pas le Morane-Saulnier 315 immatriculé F-BCBQ qui portait le nom de ce pilote. L’Aéro-Club de Touraine a bien possédé un Bü-181. Il s’agissait du F-BBSA. Plusieurs photos de cet avion existent mais il n’est pas peint. Il faut croire qu’il n’a pas eu toujours les mêmes couleurs.

Sur la photo ci-dessous, on peut voir, au fond, le « L.P. Colin » et Guy Boutin au premier plan.

Guy Boutin
Guy Boutin devant le Stampe « Capitaine Chaucheprat » et le Bücker « L. P. Colin ». (Collection famille Boutin)

Ce Stampe a été baptisé le 27 avril 1947 en mémoire du capitaine Paul Chocheprat, ancien pilote de l’aéro-club avant la guerre, commandant de la 2e escadrille du GB 1/51, abattu le 5 juin 1940, près d’Amiens (Breguet 693 n° 86). A noter la belle faute d’orthographe dans le nom…

Didier Lecoq

Un grand merci à Philippe Couderchon et aux Aéroforums

2013

Bonne année 2013

Les 100 ans de Jean Tulasne

De nombreux documents seront présentés lors de cette exposition.

La Nouvelle République du 15 juillet 1950.

Jean Tulasne, le commandant de l’escadrille Normandie qui s’est couvert de gloire sur le front russe, aurait eu 100 ans mardi. Il est en effet né le 27 novembre 1912, à Nancy, où son père, François, était en garnison. A cette occasion, le député-maire de Poitiers, Alain Claeys,  inaugure une rue, lundi 26 novembre, à 17 h 15.

Le compte rendu de l’inauguration

Une exposition est également consacrée au commandant Jean Tulasne, au centre socio-culturel de la Blaiserie, du 6 au 30 novembre (9 h – 12 h et 14 h – 17 h), en présence de son fils François.
– une vingtaine de panneaux de l’ONAC sur l’histoire des Forces Aériennes Françaises Libres (F.A.F.L.) dont a fait partie le commandant Jean Tulasne,
– et une série de huit panneaux personnels (nombreuses illustration) sur sa vie, panneaux conçus par son fils
mais aussi :
– quelques maquettes de Pierre Huysmans qui est décédé, mais qui seront présentées par sa veuve Liliane Huysmans.  Pierre Huysmans a publié un carnet d’aquarelles « Les 18 appareils du Normandie-Niemen 1942 – 2008″. Il a ensuite édité un ouvrage de reproductions d’aquarelles « Les Aigles des Steppes – L’épopée du Normandie-Niemen en 52 aquarelles » (Société des Écrivains).