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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Un AAB 1 sur le ventre dans le nord de la Touraine

ciclic.fr – Mémoire en région Centre – propose un nouveau film amateur qui a l’aviation pour objet. Ce film, tourné par Bernard Loison, date de 1946, après l’atterrissage forcé, juste à la limite des Hermites et du département, d’un AAB 1 (un Ju-88 construit en France). Nous devons l’identification à Pierre Dumollard, auteur de « Ju-88 et Ju-188 français » chez Avia-Éditions.

L’AAB 1 n°35 s’est posé sur le ventre aux Hayes (Loir-et-Cher), le 15 mai 1946. L’avion appartenait à la Section de sondage météorologique et était basé à Brétigny, sous les ordres du capitaine Israël. Au cours d’une mission de sondage météo, l’avion piloté par le sous-lieutenant Delmares a été victime d’une perte de puissance des moteurs à cause du froid. L’accompagnaient le lieutenant Maubert et un civil, M. Veber.

 Merci à Pierre Dumollard pour cette identification

Le site Mémoires en région Centre

Une vidéo d’un NOSA sur Facebook et Youtube

Le navigateur officier systèmes d’armes (NOSA) est le bras droit du pilote. Il maîtrise les équipements de pointe tels que ordinateurs de bord, radars, guidage des armements laser… Découvrez le quotidien de Pierre, 22 ans, élève au sein de l’école de chasse sur la base aérienne de 705 de Tours. La vidéo a été réalisée par l’armée de l’air. Elle est visible sur Facebook ou sur Youtube.

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Maurice vinot, le premier mort de l’école de Tours

Photographie Austin (source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)

Photographie Austin (source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)

C’est le premier mort de l’école d’aviation de Tours. Et donc le premier mort de ce qui deviendra la base aérienne. Une « rue », la deuxième à gauche après avoir franchi le portail de l’école d’aviation militaire de Tours, portait d’ailleurs le nom de rue Vinot.

Ce Parisien avait un peu plus de 27 ans lorsqu’il a trouvé la mort (1), à Pontlevoy, dans un accident d’avion, sans doute un Caudron G3, le 23 juin 1916. Pontlevoy , avec son aérodrome et son abbaye, était un point de passage remarquable pour les élèves de l’école, lors des parcours en triangle notamment.

Selon les témoins, l’avion qui était à 30 m d’altitude, s’est soudainement écrasé. Le soldat Maurice Vinot a été tué sur le coup. Mousson (2) – selon les journaux –, qui l’accompagnait, a été blessé. Il était encore à l’hôpital temporaire de Pontlevoy, dans le vieux collège, lors des obsèques de Maurice Vinot (3).

Maurice Vinot était un artiste lyrique connu. Un artiste en devenir. Il avait joué dans une centaine de films (de 1908 à 1914). Louis Feuillade en avait fait un de ses acteurs préférés. Maurice Vinot était marié à une autre star du muet, Marthe Lagrange, connue sous le nom de Marthe Vinot.

Notes

(1) Maurice Vinot est né le 3 novembre 1888 à Paris (XIe).

(2) Il semble qu’il s’agisse plutôt du maréchal des logis de cavalerie Mathieu Moussou dont le brevet n° 3765 a été enregistré au 23 juin 1916, jour du drame !

(3) La Touraine Républicaine du 1er juillet 1916.

Deux millions de fiches de la Croix-Rouge

C’est un bel outil que la Croix-Rouge a mis en place. Très utile aux chercheurs, mais aussi à toute personne dont un aïeul a été prisonnier ou porté disparu lors de la Grande Guerre. Le site permet de consulter les fiches des soldats qui ont fait l’objet de recherches de la part de leur famille qui espérait apprendre que leur parent, porté disparu, était prisonnier en Allemagne.

Le site du Comité International de la Croix-Rouge va mettre en ligne 5 millions de fiches à échéance de la fin de l’année. 90% du travail est déjà accompli. Côté français, cela représentera deux millions de fiches.

Le lien vers le site du Comité international de la Croix-Rouge « Prisoners of the First World War »

CICR

Les fiches mises en ligne par le CICR concernant les deux aviateurs disparus, Maxime Lenoir (Chargé) et Pierre Gautier (Saint-Ouen-les-Vignes).

Concernant Maxime Lenoir, la mention 6063 précédée d’une croix renvoie à un listing allemand où il est écrit :

Lenoir Maxime

Flieger Adjut. Escadrille 23 (aviateur adjudant escadrille 23)

Verst. 25.10.16 (décédé le 25 octobre 1916)

Gemeld. V. Abschnitt Hardaumont, Generalkommando. K.H.Qu (1 d 8535) (rapport de la Section Hardaumont du Generalkommando, en l’occurrence celui de la 14e armée allemande).

Cela ne permet pas de situer définitivement l’endroit où il est décédé : Hardaumont selon la fiche « Mort pour la France » de Maxime Lenoir, qui interprète peut-être l’information du CICR ; ou l’Herbebois comme l’indique son dossier de la Légion d’honneur daté de 1925 et qui a peut-être eu des informations mises à jour ? ou ailleurs dans le secteur ?

Cette information amène d’autres questions : qui est ce Le Bars (1) qui demande des renseignements à la Croix-Rouge sur le sort de Maxime Lenoir ? A quoi correspond K.H.Qu (1 d 8535) ? Ce rapport existe-t-il encore ?

Quant à la réponse à la requête, elle a été envoyée à la famille le 8 janvier 1917. Ce qui n’a pas empêché certains, à Chargé, de croire qu’il n’était que prisonnier et qu’il avait choisi de ne pas rentrer après la guerre.

Didier Lecoq

 Notes

(1) Il doit appartenir à la Croix-Rouge française, peut-être en Touraine, car on le retrouve à l’origine d’une demande de renseignements pour Bertal, autre aviateur tourangeau.

 

100 villes, 100 héros, 100 drapeaux dont Maxime Lenoir

La cérémonie en souvenir du début de la Grande Guerre – 100  Villes, 100 Héros, 100 Drapeaux –, s’est déroulée le vendredi 19 septembre à Tours. Dans le reste de la France, l’opération s’est déroulée le 6 septembre dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre. La date n’a pas été choisie au hasard. Elle correspond au début de la bataille de la Marne. Un hommage a été rendu à Maxime Lenoir et à tous les combattants de la Grande Guerre.

Cent villes de France, une par département, à l’exception de la Marne qui a retenu deux villes, Reims et Châlons-en-Champagne, et des Pyrénées-Atlantiques avec Pau et Bayonne.

La carte de France de l’opération sur le site du ministère de la Défense

Pour l’Indre-et-Loire, Maxime Lenoir avait été retenu avec le 66e régiment d’infanterie, le Six-Six. Mais faute de pouvoir sortir le drapeau des Invalides, c’est celui du 5e cuirassiers qui a été présenté. La Touraine a deux héros puisque le choix de l’Indre s’est porté sur le capitaine Émile Pougnon, né à Civray-de-Touraine qui a vécu à Saint-Denis-Hors (commune rattachée à Amboise). Il repose d’ailleurs dans le carré militaire de cette ville.

Didier Lecoq

Le compte rendu de la cérémonie dans La Nouvelle République du samedi 20 septembre 2014.

Le portrait de Maxime Lenoir publié sur Aéroplane de Touraine en 2005. Sa photo figure en bonne place dans le logo du site, à gauche.

Le portrait de Maxime Lenoir dans La Nouvelle République du 7 août 2014.

Le Touraine est de retour

La cérémonie pour la réactivation de l’escadron de transport 1/61 Touraine, sur la base aérienne de Bricy, se déroulera le 17 septembre. L’escadron a sa page Facebook.

https://www.facebook.com/ET1.61Touraine

Les anciens du Touraine ont également leur page Facebook.

Avec l’A400M, la Touraine gagne en surface

L'insigne du Touraine

L’insigne du Touraine

L’armée de l’air a un gros problème avec la géographie. Elle n’est pas la seule. A Orléans, la MEST (multi-national entry service Team) – l’Équipe multinationale de mise en service  – vient de recevoir son troisième A400M. On s’en félicite. Ces trois Grizzly porteront bientôt les couleurs de l’escadron de transport 01.061 Touraine qui a été mis en sommeil voici deux ans après avoir rendu ses C-160 Transall. Sa réactivation est pour bientôt.

Quel rapport avec la géographie ? Pour le moment, encore aucun. Mais quand ces Grizzly porteront l’insigne du Touraine (basse visibilité, bien sûr), il sera amusant de lire les noms de baptême des avions qui reprennent une tradition plutôt civile, elle-même reprise des navires. Le premier Grizzly a été baptisé Ville-d’Orléans ; le second, Ville-de-Toulouse; le troisième sera Ville-de-Lyon. Jean-Yves Le Drian étant né à Lorient, c’est trop fort qu’on n’ait pas encore un Ville-de-Lorient. Pas d’objection en revanche pour le Transall Ville-de-Kolwezi (qui est au Musée de l’air et de l’espace) puisque c’est un fait d’armes du Touraine.

On sait depuis peu que la région Centre est celle dont personne ne veut, région créée en amalgamant aux Ligériens des départements dont personne ne voulait, d’ailleurs.  Avec l’armée de l’air, on sait désormais que la région Centre est si peu claire qu’Orléans, Toulouse ou Lyon vont avoir leur nom associé à la Touraine.

Un paquebot s’est appelé Touraine ; des navires ont eu pour noms Château-Renault, Amboise, Chenonceau, Villandry, etc. Air France – dans ses envies de grandeur – avait même baptisé ses Boeing 707 : Château-de-Chenonceaux (F-BHSD), Château-d’Amboise (F-BHSH, détruit dans un attentat à la bombe en Corse), Château-de-Villandry (F-BHSP), Château-d’Ussé (F-BLCE qui vole encore pour l’aviation israélienne), Château-de-Langeais (F-BLCK) ; sans oublier les châteaux voisins, Cheverny, Chambord, Chaumont-sur-Loire, Blois, etc.

Incroyable, mais à une époque, l’armée de l’air avait même perpétué le souvenir de ceux qui s’étaient sacrifiés pour elle en donnant leurs noms aux avions.

Mais c’était avant.

Didier Lecoq

A400M ville d'Orléans

Le premier A400M sur la base aérienne 123, à Bricy, en août 2013. (Photo Didier Lecoq)

 

Robert Poirier, un aviateur sur la route de la Das Reich

Cet aviateur tourangeau est devenu officier de l’Ordre de l’Empire britannique pour avoir contribué, avec son réseau, à ralentir la remontée de la division Das Reich, du Périgord vers la Normandie, il y soixante-dix ans. Le point d’orgue d’une longue carrière.

L’histoire est belle. Elle est racontée par Jacques Poirier – Captain Jack pour la Résistance –, dans son livre La girafe a un long cou (1). Officier du SOE britannique dans le Sud-Ouest (2), il est alors chargé de recueillir un résistant français, officier de surcroit, sur qui l’étau allemand se resserre en Savoie. Méfiant, Jacques Poirier  l’attend dans la cave qui lui sert de bureau, un revolver à portée de main. Et quand il aperçoit, de dos, cet homme descendre l’échelle, son sang ne fait qu’un tour. C’est son père, Robert Poirier. Extraordinaire rencontre du père et de son fils qui conjuguent le verbe résister chacun à l’insu de l’autre. Une histoire d’autant plus rocambolesque que tout le monde, dans le réseau Nestor qu’il dirige, est convaincu que le Captain Jack est anglais. Un double secret qu’ils vont devoir garder jusqu’à la Libération.

Robert Poirier est fait commandeur de la Légion d'honneur, en 1949 à Rabat. Il arbore la Médaille militaire, la Croix de guerre 14-18, la Croix de guerre 39-45, la Médaille de la Libération avec rosette, la médaille de l'Aéronautique, la croix d'officier de l'Empire britannique et la Croix de la vaillance polonaise. (Photo famille Poirier)

Robert Poirier est fait commandeur de la Légion d’honneur, en 1949 à Rabat. Il arbore la Médaille militaire, la Croix de guerre 14-18 (avec palmes et étoile), la Croix de guerre 39-45 (avec palmes et étoile), la Médaille de la Libération avec rosette, la médaille de l’Aéronautique, la croix d’officier de l’Empire britannique et la Croix de la vaillance polonaise. Et il en manque! (Photo famille Poirier)

C’est un nouvel épisode d’une vie déjà riche. Robert Poirier est né à Tours, le 8 octobre 1894, au 10 de la rue Saint-Louis. Ne la cherchez pas. En 1905, elle a changé de nom. Elle est devenue la rue Philippe-le-Bon, pas très loin des Halles. Son père, Édouard, était employé de commerce. Sa mère, Cécile Weil, s’occupait du foyer. Si son père est né à Céré-la-Ronde, en Indre-et-Loire, sa famille paternelle venait un peu du Chinonais mais surtout du sud de la Touraine et notamment Antogny-le-Tillac où son aïeul vivait au début du 18e siècle.

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La première Tourangelle brevetée pilote

Liliane Fragsy

Si les Tourangeaux ont très tôt pu apercevoir la première Française brevetée, Elise Deroche – alias la Baronne de La Roche – lors de la Semaine

Jan Jossinet

d’aviation de Touraine, en 1910, il faut attendre longtemps pour voir une Tourangelle prendre les commandes d’un avion. La première femme brevetée à l’Aéro-Club de Touraine a été Jeanne Laurelli, l’épouse du docteur Jossinet, de Châbris, dans l’Indre, le 19 décembre 1932, brevet de tourisme n°1387. « Jan » Jossinet, originaire de Lambezellec dans le Finistère, avait alors 23 ans.

Il faut encore attendre près d’un an pour voir la première Tourangelle brevetée. Il s’agit de Renée Pinchaud qui, à 30 ans, a obtenu son brevet de pilote de tourisme le 9 octobre 1933 (n°2176). Elle n’était déjà plus en Touraine puisqu’elle demeurait à Bourg-la-Reine. Renée Pinchaud, originaire d’Esvres-sur-Indre (1), connaissait à l’époque une petite célébrité sur scène sous le nom de Liliane Fragsy.

D’autres premières se sont déroulées sur la base aérienne de Tours. Notamment à l’école des moniteurs. Le 12 décembre 1945, Suzanne Melk est la première femme à être brevetée sur Dewoitine D-520 (brevet n°32938) – un avion de chasse pour un brevet qui ne l’est pas, de chasse – devançant d’un souffle Elisabeth Boselli (brevet n°32939 le même jour).

Suzanne Melk (à gauche) et Elisabeth Boselli (à droite). Avec les lunettes, le commandant Duval. (Origine Ernest Louis)

Mais il faudra attendre plus d’un demi-siècle, le 28 mai 1999, pour voir, sur le même terrain, la première femme macaronée à l’école de chasse de Tours. Depuis, elles sont nombreuses à suivre l’exemple de Caroline Aigle. A l’image du lieutenant Mathilde Chapon, de Saint-Cyr-sur-Loire, qui a reçu son brevet de pilote de chasse le 25 juin. La première Tourangelle.

Didier Lecoq

Le lieutenant Chapon, entourée du colonel Cyrille Duvivier, de l'adjoint au maire de Saint-Cyr et du général Serge Soulet, commandant des Forces aériennes. (Photo Didier Lecoq)

Le lieutenant Chapon, entourée du colonel Cyrille Duvivier, de l’adjoint au maire de Saint-Cyr et du général Serge Soulet, commandant des Forces aériennes. (Photo Didier Lecoq)

Notes

(1) Son père, Albert, originaire de La Croix-en-Touraine, était carrier au lieu dit Les Reçais, à Esvres-sur-Indre. Il est décédé en 1914. Sa mère, Léontine Durand était de Civray-de-Touraine.

A lire également

Jan Jossinet a fait le récit de ses débuts dans l’aviation. Lire l’article

Voir également la vidéo sur Caroline Aigle, sur le site de l’INA. Voir la vidéo

Louis Ferrant, aviateur de la France libre

Son petit-fils, Stéphane Burylo, lui a consacré un livre, chez Geste éditions, dans lequel il retrace, ainsi que le dit le sous-titre, « L’itinéraire d’un Tourangeau compagnon de la Libération »

Louis Ferrant, par STéphane Burylo

Louis Ferrant, par Stéphane Burylo

Louis Ferrant est né en 1908 à Yzeures-sur-Creuse, dans le sud de la Touraine, de parents originaires de la Vienne, qui travaillaient pour les chemins de fer. Il a passé son enfance à Saint-Gaultier, dans l’Indre. Engagé à 18 ans au 3e régiment de chasse de Châteauroux, breveté pilote en 1927, l’adjudant-chef Louis Ferrant est à l’école des radionavigants de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime) au moment de la défaite. Le 20 juin 1940, ils étaient dix-neuf à bord du Farman 222 « emprunté » pour l’occasion, dont quatre pilotes, le capitaine Goumin, les adjudants-chefs Ferrant, Denis et Speich et un autre Tourangeau, l’adjudant-chef mécanicien André Cantès. Direction l’Angleterre. Louis Ferrant a connu l’épisode malheureux de Dakar, le repli sur Douala et la constitution de la 1re escadrille française de chasse avec laquelle il a combattu à Tobrouk. Titulaire de deux victoires sûres et une probable  sur Hurricane, il a dû quitter la chasse en raison de problèmes de vue. Il a été  fait compagnon de la Libération.

Pour en savoir plus

> Louis Ferrant, aviateur de la France libre aux éditions Geste Voir

> Son portrait sur le site des compagnons de la Libération Lire

La base aérienne de Tours en images

Une photo a été ajoutée au diaporama de l’entrée du camp d’aviation de Tours. Cette carte postale a voyagé en mars 1926. Le portique porte le nom du 31e régiment d’aviation.

> Retrouver les autres photos de la base de Tours. Voir

Base aérienne de Tours

Le portique a été fraîchement repeint. (Didier Lecoq)

De l’Aéropostale au charnier de Saint-Symphorien

Jules  Costa, le radio d’Air France, fait partie – avec Félix Falières, technicien radio dans la même compagnie – des résistants fusillés sur la base de Tours, le 9 août 1944, juste avant le départ des Allemands. Ils appartenaient au réseau Marco-Polo.

Depuis un mois et demi, la bataille fait rage en Normandie. Comme de nombreux Français, les Tourangeaux attendent l’heure de la libération. Certains y travaillent activement.  C’est le cas des résistants du groupe Baobab qui appartiennent au réseau Marco-Polo. Leur rôle, transmettre des informations à Londres. La première centrale d’émission a été installée à Chambray-lès-Tours ; elle fut ensuite, pour des raisons de sécurité, transférée à Saint-Pierre-des-Corps. Parmi eux, l’un des fondateurs du réseau, Jules Costa.

Le monument de Saint-Symphorien

Beaucoup de monde pour l’inauguration du monument, à l’entrée de la base aérienne. (Photo Nouvelle République)

Dans la nuit du 22 au 23 juillet 1944, c’est la grande rafle. Dénonciation, repérage de postes, difficile de le dire. Presque tous les membres de Baobab sont arrêtés par les Allemands. Certains parviennent à s’échapper comme Marcel Le Minor, dont le café du « Père Lunette », place des Halles, sert de PC au groupe (1) ; sa femme et sa fille seront déportées. Ou Jean Fontbonne,  le patron de l’hôtel des Familles, place des Halles, qui héberge des membres du groupe venus de Lyon. Sa femme et sa fille rentreront de déportation, mais sa fille, Jacqueline, modiste, 23 ans, décédera peu après. Lire la suite de cette entrée »