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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Le colonel Cyrille Duvivier : une longue tradition militaire

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(Photo Armée de l’Air)

Le colonel Cyrille Duvivier a pris le commandement de la base aérienne 705 « François et Jean Tulasne » à  Tours (*). Il succède au colonel Bernard Lebrun qui, après deux années passées à Tours, est nommé à l’OTAN, à Bruxelles, ville qu’il connaît déjà.

Ancien de l’École de l’air, promotion « Lieutenant Poznanski », le colonel Duvivier a été breveté pilote de chasse en 1994 à Tours.

Il a effectué l’essentiel de sa carrière dans la reconnaissance où il a notamment été chef d’escadrille sur Mirage F1 CR à l’escadron de reconnaissance 02.033 « Savoie » et commandant de l’escadron de reconnaissance 01.033 « Belfort », à Reims, en 2007-2008.

Depuis 2010, il était au cabinet du ministre de la Défense en tant qu’adjoint cellule relations internationales.

Il a participé à plusieurs détachements et opérations : Crécerelle depuis Istrana en Italie à deux reprises, Alysse en Irak à trois reprises, Épervier au Tchad également à trois reprises puis Héraclès en Afghanistan. Il totalise plus de 2400 heures de vol dont 1700 sur Mirage F1 CR et 165 missions de guerre.

Son père, le général de corps d’armée aérienne (CR) Jean-Pierre Duvivier, a commandé la 61e escadre de transport d’Orléans. Sa mère était convoyeuse de l’air. Il est le petit-fils du général Robert Audemard d’Alançon, ancien de la 2e DB de Leclerc (en savoir plus)

La cérémonie a été présidée par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air.

(*) Il est également, à ce titre, commandant de la base de défense de Tours.

Liens

Les commandants de la base aérienne de Tours   Lire

Sa première interview sur la NR Dimanche du 8 septembre 2013   Lire

Avec Roger Parodi, la Patrouille n’était pas encore de France

Lorsque la Patrouille de France est venue à Tours voici quelques années, les pilotes se sont donné rendez-vous chez Roger Parodi. Leur grand ancien – Ahmed, dans l’armée de l’air – a appartenu à la Patrouille d’Étampes en 1948 et 1949.

Roger Parodi

Roger Parodi, seul en piste lors du meeting de Pierre-de-Bresse, aux commandes du Stampe n°679.       (Collection Dan Gilberti, Histavia21)

La Patrouille de France fête ses 60 ans. Ou plutôt les 60 ans de son baptême, le 16 mai 1953 lorsque Jacques Noetinger, lors du meeting  national d’Alger, annonça la Patrouille de l’armée de l’air : « Et voici la Patrouille de France ». Le nom lui est resté.

La PAF est l’héritière d’une longue tradition – à l’échelle de l’aviation – commencée avec la Patrouille d’Étampes en 1931 ; qui a eu une seconde naissance en 1946 avec la Patrouille des moniteurs de Tours qui, en 1947, est redevenue la Patrouille d’Étampes quand elle a quitté la Touraine pour la Seine-et-Oise (1).

Trait d’union de la Patrouille d’Étampes avant et après-guerre, Roger Perrier a fait partie des deux. Il a reconstitué celle-ci à Tours (2). Lire la suite de cette entrée »

L’après-guerre en Touraine ou le repos des guerriers

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, plusieurs aviateurs de renom sont arrivés à Tours : Henry de Slade, Paul de Langlade, Armand de Turenne, Pierre Ducornet, Guy Tourangin, Jean Carayon, René Simon, le régiment d’aviation d’observation de Tours avait ses stars. Portraits.

Les officiers du 31e régiment en 1921. (Album L. Guillot, Rennes)

Les officiers du 31e régiment en 1921. (Album L. Guillot, Rennes)

A l’issue de la guerre, certains aviateurs ont repris leur vie d’avant ; d’autres ont choisi de rester dans l’aviation faute de trouver leur place dans la société ; d’autres enfin ont voulu conserver cette place au soleil. Mais entre l’aviation de guerre qu’ils ont si bien défendue et l’aviation militaire de paix, les places ont été chères. Et le « travail » parfois très ennuyeux. A Tours, au 31e régiment d’aviation d’observation comme ailleurs. Galerie de portraits des aviateurs tourangeaux en 1921. Lire la suite de cette entrée »

Des films d’archives de l’aviation de Touraine sur Ciclic.fr

Ciclic.fr est un conservatoire des films amateurs mis en place par Centre Images et la région Centre. Depuis 2006, « des milliers de films ont été redécouverts chez des particuliers, dans des associations ou des institutions. Ces films sont conservés dans des conditions idéales de température et d’humidité, répertoriés dans une base de données documentaire, numérisés et consultables gratuitement sur mémoire.ciclic.fr. »

On y trouve notamment de petits merveilles comme ce film sur Air Touraine, juste avant la guerre. On peut y voir le Caudron 232 F-AJYG et le Farman 402 F-AMXA d’Air Touraine « La Touraine ».

Le film

On y trouve également un long film sur l’Aéro-Club de Touraine après la guerre. On y aperçoit le Piper Cub J3 F-BDTO de l’ACT baptisé « Commandant Jean Louis Tulasne ». On y voit également un Languedoc d’Air France, le F-BATI. Sans oublier un long passage sur les planeurs de l’ACT, « Ford », « La Nouvelle République » et « Valisère » et le chef-pilote de l’ACT, Albert Carraz, reconnaissable à son grand gabarit.

Le film sur l’Aéro-Club de Touraine

Sur ce film, on aperçoit ce que je suppose être un Bücker Bü-181. Il est baptisé « L.P. Colin » (le baptême de cet avion a eu lieu en octobre 1946) en souvenir d’un ancien moniteur du club, Paul Colin, abattu aux commandes de son Potez 63.11, le 5  juin 1940. Il était alors au GAO 509, groupe d’observation qui était sur la base de Tours à la déclaration de la guerre.

Le "L.P. Colin", mis en marche par Guy Boutin. (Miniature de memoire.ciclic.fr)

Contrairement à ce que je pensais, ce n’est donc pas le Morane-Saulnier 315 immatriculé F-BCBQ qui portait le nom de ce pilote. L’Aéro-Club de Touraine a bien possédé un Bü-181. Il s’agissait du F-BBSA. Plusieurs photos de cet avion existent mais il n’est pas peint. Il faut croire qu’il n’a pas eu toujours les mêmes couleurs.

Sur la photo ci-dessous, on peut voir, au fond, le « L.P. Colin » et Guy Boutin au premier plan.

Guy Boutin
Guy Boutin devant le Stampe « Capitaine Chaucheprat » et le Bücker « L. P. Colin ». (Collection famille Boutin)

Ce Stampe a été baptisé le 27 avril 1947 en mémoire du capitaine Paul Chocheprat, ancien pilote de l’aéro-club avant la guerre, commandant de la 2e escadrille du GB 1/51, abattu le 5 juin 1940, près d’Amiens (Breguet 693 n° 86). A noter la belle faute d’orthographe dans le nom…

Didier Lecoq

Un grand merci à Philippe Couderchon et aux Aéroforums

2013

Bonne année 2013

Les 100 ans de Jean Tulasne

De nombreux documents seront présentés lors de cette exposition.

La Nouvelle République du 15 juillet 1950.

Jean Tulasne, le commandant de l’escadrille Normandie qui s’est couvert de gloire sur le front russe, aurait eu 100 ans mardi. Il est en effet né le 27 novembre 1912, à Nancy, où son père, François, était en garnison. A cette occasion, le député-maire de Poitiers, Alain Claeys,  inaugure une rue, lundi 26 novembre, à 17 h 15.

Le compte rendu de l’inauguration

Une exposition est également consacrée au commandant Jean Tulasne, au centre socio-culturel de la Blaiserie, du 6 au 30 novembre (9 h – 12 h et 14 h – 17 h), en présence de son fils François.
– une vingtaine de panneaux de l’ONAC sur l’histoire des Forces Aériennes Françaises Libres (F.A.F.L.) dont a fait partie le commandant Jean Tulasne,
– et une série de huit panneaux personnels (nombreuses illustration) sur sa vie, panneaux conçus par son fils
mais aussi :
– quelques maquettes de Pierre Huysmans qui est décédé, mais qui seront présentées par sa veuve Liliane Huysmans.  Pierre Huysmans a publié un carnet d’aquarelles « Les 18 appareils du Normandie-Niemen 1942 – 2008″. Il a ensuite édité un ouvrage de reproductions d’aquarelles « Les Aigles des Steppes – L’épopée du Normandie-Niemen en 52 aquarelles » (Société des Écrivains).

 

La Croisière noire de Crestey et Würthèle, du 31e régiment

Le capitaine Crestey, pilote, et le sergent-chef Würthèle, mécanicien, du 31e régiment d’aviation de Tours, participèrent à la Croisière africaine du général Vuillemin, du 8 novembre au 24 décembre. Un raid d’escadre baptisé la Croisière noire par les journalistes.

Elles sont bleus, blanches ou rouges, les cocottes en papier peintes sur les flancs des trente Potez 25 TOE qui participèrent, fin 1933, à la Croisière noire. 22.500 km d’Istres à Istres en faisant le tour du propriétaire au-dessus du continent africain. Le général Vuillemin, commandant de cette expédition au long cours, avait choisi cet insigne en souvenir de son escadrille, la Br 11, qu’il avait commandée lors de la Grande Guerre. L’objectif de cette expédition était de « faire la démonstration avec un matériel de série des possibilités de notre aviation », a écrit le capitaine Jean Crestey, chef d’escadrille au 31e régiment de Tours. Lire la suite de cette entrée »

Exposition Henri Lemaître à Saint-Maxire (79) le 11 novembre

L’association historique de Sant-Maxire, dans les Deux-sèvres, consacre une exposition à Henri Lemaître, inhumé dans cette commune.

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Reprise de traditions à l’école de chasse « Christian Martell »

Changement de commandement le matin et reprise de traditions l’après-midi. L’école de chasse « Christian Martel » a connu une journée chargée jeudi.

Annoncées depuis plus d’un an, les escadrons de Tours ont hérité de nouvelles traditions. Et donc de nouveaux insignes.

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Hommage à Christian Marin sur Case Départ

Sur Case Départ, le blog consacré à la BD, Erwann Tancé rend un hommage pas si modeste que ça à Christian Marin alias Ernest Laverdure.

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“ Nous n’aurions pas cédé notre place ”

En 1934, René Roncin obtient son brevet de pilote avec les Ailes de Touraine, n°3.240. Trois ans après son baptême de l’air. La revue “Air Touraine” publie, en mai 1937, le récit de ses premiers pas dans l’aviation. Voici de larges extraits de… cette véritable déclaration d’amour.

René Roncin.

C’était pendant l’été 1916, j’avais 6 ans, je passais mes vacances chez mon grand-père, dans une propriété qu’il possédait sur les hauteurs de Saint-Symphorien, près de la Petite Arche. Un jour, je vis mes cousins, plus âgés que moi, en conciliabule sous un cèdre, organisant une expédition secrète. Ils voulaient aller au camp de Parçay-Meslay, voir ces aéroplanes, qui toute la journée passaient au-dessus de nos têtes en nous émerveillant, mais dont le bruit des « rototos » nous effrayait bien un peu. J’étais de la partie ; c’est ainsi qu’après deux kilomètres de marche, je vis pour la première fois,  un avion décoller et atterrir. Affirmer que je revins enthousiasmé, c’est beaucoup dire, j’étais surtout très las. Et la famille inquiète de notre absence, guettait notre retour, qui fut un peu « piteux ».

Le lendemain, nous avions tellement donné d’explications enthousiastes sur ce spectacle pour nous imprévu, que quelques jours après, mon grand-père décida que nous irions tous voir les avions, mais cette fois en voiture.

La famille fut immédiatement conquise à l’aviation. Lire la suite de cette entrée »

Passager sur un Meteor Mk 7 de Tours en 1954

Petite suite au vol réalisé par un journaliste de la Nouvelle République, début juillet à Tours. Ou plutôt un précédent. Petit retour en arrière, au lundi 8 mars 1954. Ce jour-là, la Nouvelle République donne un coup de projecteur sur la base aérienne de Tours – base aérienne 109 à l’époque – et la 30e escadre de chasse de nuit qui s’y trouve.

La base est alors commandée par le lieutenant-colonel Clausse et la 30e escadre par le commandant Rouquette. Celle-ci est équipée de seize biréacteurs biplaces Gloster Meteor NF-11, dotés d’un radar dans le nez, et de sept Gloster Meteor Mk 7, biplaces également, avec double commande. Sans oublier huit Dassault MD-315 Flamant pour l’entraînement au radar et autres petits avions de liaison (1).

Gilbert Donat, journaliste à la Nouvelle République, raconte la mission à laquelle il a pris part. Le pilote était le commandant Agnel. Ce pilote – accompagné cette fois de l’adjudant Choplain – a été victime d’un accident le 10 mai 1954, deux mois après la parution de l’article, accident sans gravité pour les deux aviateurs. En revanche, le Gloster Meteor Mk 7 F-UIMX, qui avait emmené Gilbert Donat, a été endommagé après s’être posé sur le ventre, à Notre-Dame-d’Oé, sur la voie de chemin de fer de l’autorail Tours – Vendôme. Il a été réformé.

Récit d’une journée qui a sans doute donné, à certains, envie de voler.

Didier Lecoq

(1) A la fin de l’année 1954, la BA 109 possédait 23 Meteor NF 11, sept Meteor Mk 7 et sept MD-315.

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