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Aéroforums

Aéroplane de Touraine est adhérent des Aéroforums, indispensable lieu d'échanges sur l'aviation.

31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

La Croisière noire de Crestey et Würthèle, du 31e régiment

Le capitaine Crestey, pilote, et le sergent-chef Würthèle, mécanicien, du 31e régiment d’aviation de Tours, participèrent à la Croisière africaine du général Vuillemin, du 8 novembre au 24 décembre. Un raid d’escadre baptisé la Croisière noire par les journalistes.

Elles sont bleus, blanches ou rouges, les cocottes en papier peintes sur les flancs des trente Potez 25 TOE qui participèrent, fin 1933, à la Croisière noire. 22.500 km d’Istres à Istres en faisant le tour du propriétaire au-dessus du continent africain. Le général Vuillemin, commandant de cette expédition au long cours, avait choisi cet insigne en souvenir de son escadrille, la Br 11, qu’il avait commandée lors de la Grande Guerre. L’objectif de cette expédition était de « faire la démonstration avec un matériel de série des possibilités de notre aviation », a écrit le capitaine Jean Crestey, chef d’escadrille au 31e régiment de Tours. Lire la suite de cette entrée »

Exposition Henri Lemaître à Saint-Maxire (79) le 11 novembre

L’association historique de Sant-Maxire, dans les Deux-sèvres, consacre une exposition à Henri Lemaître, inhumé dans cette commune.

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Reprise de traditions à l’école de chasse « Christian Martell »

Changement de commandement le matin et reprise de traditions l’après-midi. L’école de chasse « Christian Martel » a connu une journée chargée jeudi.

Annoncées depuis plus d’un an, les escadrons de Tours ont hérité de nouvelles traditions. Et donc de nouveaux insignes.

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Hommage à Christian Marin sur Case Départ

Sur Case Départ, le blog consacré à la BD, Erwann Tancé rend un hommage pas si modeste que ça à Christian Marin alias Ernest Laverdure.

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“ Nous n’aurions pas cédé notre place ”

En 1934, René Roncin obtient son brevet de pilote avec les Ailes de Touraine, n°3.240. Trois ans après son baptême de l’air. La revue “Air Touraine” publie, en mai 1937, le récit de ses premiers pas dans l’aviation. Voici de larges extraits de… cette véritable déclaration d’amour.

René Roncin.

C’était pendant l’été 1916, j’avais 6 ans, je passais mes vacances chez mon grand-père, dans une propriété qu’il possédait sur les hauteurs de Saint-Symphorien, près de la Petite Arche. Un jour, je vis mes cousins, plus âgés que moi, en conciliabule sous un cèdre, organisant une expédition secrète. Ils voulaient aller au camp de Parçay-Meslay, voir ces aéroplanes, qui toute la journée passaient au-dessus de nos têtes en nous émerveillant, mais dont le bruit des « rototos » nous effrayait bien un peu. J’étais de la partie ; c’est ainsi qu’après deux kilomètres de marche, je vis pour la première fois,  un avion décoller et atterrir. Affirmer que je revins enthousiasmé, c’est beaucoup dire, j’étais surtout très las. Et la famille inquiète de notre absence, guettait notre retour, qui fut un peu « piteux ».

Le lendemain, nous avions tellement donné d’explications enthousiastes sur ce spectacle pour nous imprévu, que quelques jours après, mon grand-père décida que nous irions tous voir les avions, mais cette fois en voiture.

La famille fut immédiatement conquise à l’aviation. Lire la suite de cette entrée »

Passager sur un Meteor Mk 7 de Tours en 1954

Petite suite au vol réalisé par un journaliste de la Nouvelle République, début juillet à Tours. Ou plutôt un précédent. Petit retour en arrière, au lundi 8 mars 1954. Ce jour-là, la Nouvelle République donne un coup de projecteur sur la base aérienne de Tours – base aérienne 109 à l’époque – et la 30e escadre de chasse de nuit qui s’y trouve.

La base est alors commandée par le lieutenant-colonel Clausse et la 30e escadre par le commandant Rouquette. Celle-ci est équipée de seize biréacteurs biplaces Gloster Meteor NF-11, dotés d’un radar dans le nez, et de sept Gloster Meteor Mk 7, biplaces également, avec double commande. Sans oublier huit Dassault MD-315 Flamant pour l’entraînement au radar et autres petits avions de liaison (1).

Gilbert Donat, journaliste à la Nouvelle République, raconte la mission à laquelle il a pris part. Le pilote était le commandant Agnel. Ce pilote – accompagné cette fois de l’adjudant Choplain – a été victime d’un accident le 10 mai 1954, deux mois après la parution de l’article, accident sans gravité pour les deux aviateurs. En revanche, le Gloster Meteor Mk 7 F-UIMX, qui avait emmené Gilbert Donat, a été endommagé après s’être posé sur le ventre, à Notre-Dame-d’Oé, sur la voie de chemin de fer de l’autorail Tours – Vendôme. Il a été réformé.

Récit d’une journée qui a sans doute donné, à certains, envie de voler.

Didier Lecoq

(1) A la fin de l’année 1954, la BA 109 possédait 23 Meteor NF 11, sept Meteor Mk 7 et sept MD-315.

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Il y a 100 ans, le 18 juillet 1912…

Cet article a été publié par La Dépêche. Reste à savoir si la scène, avec le pilote accroché à l’avion, a bien existé. En tout cas, l’accident a bel et bien eu lieu.

Un aviateur fait une chute près de Châteaurenault

« Hier soir, entre 4 heures et 5 heures, plusieurs aviateurs venant de Tours, passaient dans les environs de Châteaurenault lorsqu’ils furent surpris par un violent orage et se virent obligés d’atterrir. Le capitaine Faure sur l’avion C.B.6, descendit sans incident à la ferme de la Mairie tenue par M. Fenant, commune de Saunay ; le lieutenant Jacquet, sur le C.B.52, atterrit à Saint-Cyr-du-Gault, et M. Perreyon sur Blériot s’arrêta, non sans endommager son appareil, près du château de Pierrefitte, commune d’Auzouer.

« Mais un quatrième aviateur, M. Morin Roger, âgé d’environ 24 ans, monté sur monoplan Blériot, se trouvait pris dans un remous, fit une chute assez grave. Se voyant obligé d’atterrir, il coupa l’allumage et se tint suspendu à son appareil.

« Voyant l’accident qui allait se produire, il sauta à terre, en arrivant à quelques mètres du sol, à la ferme de la Pinsonnière, près de Châteaurenault.

« Dans sa chute, il se contusionna les reins et se cassa une cuisse. Sur l’ordre de deux médecins, il fut conduit par un domestique de M. Guignard, propriétaire de la ferme, à l’hôpital de Châteaurenault. Son état est assez grave. Quant à l’appareil, il a l’hélice cassée et plusieurs autres pièces assez sérieusement endommagées. »

Roger Morin

Roger Morin devant son Blériot XI. (Collection Nicolas Rullon)

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Baptême de l’air en Alphajet à la base aérienne de Tours

C’est suffisamment exceptionnel pour être souligné, la base aérienne 705 – et donc l’armée de l’air – a emmené Raphaël Chambriard, journaliste à la Nouvelle République, pour un vol d’entraînement en Alphajet. Reportage et vidéo sont à ne pas manquer.

Le reportage et la video

Et les impressions du pax

Sur le siège éjectable

 

L’atlas historique des terrains d’aviation de la DGAC

L’Atlas historique des terrains d’aviation (1919-1947) de la DGAC existait sous forme de DVD. Il est désormais en ligne. Certes, ce DVD comporte des erreurs mais il a l’intérêt d’exister.

http://atlas.aviation-civile.gouv.fr/

L’historique du terrain de Parçay-Meslay est très sommaire mais les cartes sont intéressantes :

http://atlas.aviation-civile.gouv.fr/html/aero622.htm

Même constat pour le terrain d’Amboise-Chargé.

http://atlas.aviation-civile.gouv.fr/html/aero14.htm

L’historique du terrain du Ruchard, sans carte, hélas!

http://atlas.aviation-civile.gouv.fr/html/aero331.htm

 

Le Val de Loire vu du ciel

Les photos aériennes, prises le plus souvent par les aviateurs du 31e RAO de Tours (puis 31e escadre) entre les deux guerres, ont été regroupées dans la même page. La liste des sites photographiés a été complétée.

Pour se rendre sur la page, cliquez sur l’onglet « par l’image » ou suivez ce lien :

http://aeroplanedetouraine.fr/photos/vues_aeriennes/

Chenonceau photographié d'un Potez 25 de Tours.

La légende du Heinkel 111 du château de Chatenay

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, un Heinkel 111, de retour d’un bombardement sur l’Angleterre, s’écrase sur le château de Chatenay, à Sainte-Radegonde. Il y a cinq morts dans l’avion, treize dans le bâtiment. En est née une légende. Un fantasme.

Si vous circulez boulevard Abel-Gance en direction du nord,  juste avant d’arriver au rond-point qui mène à l’aérogare, vous passez sans le savoir sur le château de Chatenay. Une ferme, à droite, l’éolienne et plusieurs cèdres marquent encore l’emplacement de l’ancienne demeure. Le terme de château est un peu pompeux pour ce  manoir du XIXe siècle, en forme de U (1). Il appartenait à la famille Reuter, dont une des filles – Hélène – a connu un moment de prestige à la fin des années 20 comme sculpteur.

Un He-111 du I./KG 27, à Tours, dans une alvéole provisoire. (Collection Dan Gilberti)

Chatenay a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsqu’un Heinkel 111 du I./KG 27 est venu le percuter, en pleine nuit. Depuis circule une rumeur sur la destruction du château : l’avion n’est pas tombé là par hasard. Le pilote allemand se serait suicidé, comme l’affirme une revue publiée en 1995 « Parçay-Meslay se souvient ». Les raisons avancées : le « surmenage des équipages » et des « pertes subies ». Dans le livre de la collection « Mémoire en images » consacré à Sainte-Radegonde (2), l’auteur se fait plus précis : c’est en 1943 qu’a eu lieu le drame, après que le pilote eut semble-t-il appris son départ pour le front de l’Est.

En fermant les yeux, on imagine assez bien cette version aérienne des « 12 Salopards ». On voit bien un « moustachu », fatigué par une guerre sans fin et sans issue, qui en finit en jetant un avion chargé de bombes sur une résidence de l’état-major.
Bon, assez rêvé…

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Jean Demozay l’a en travers de la gorge

Jean Demozay

Jean Demozay. (document France-Libre.net)

La guerre à peine terminée, les héros n’étaient plus les bienvenus sur les bords du Cher. La partie de pêche de Jean Demozay, dans le Cher, n’y a pas échappé.

Samedi 21 juillet 1945. Au bord du Cher, près de Bléré. Jean Demozay, plus connu sous son nom de guerre « Morlaix », s’accorde quelques instants de détente. Il pêche. La guerre est terminée. Il l’a commencée au bas de l’échelle pour la finir colonel. Il ‘a été interprète auprès d’aviateurs britanniques et a terminé troisième as de la chasse française (18 victoires sûres, deux probables). Il fait partie de la petite équipe de pilotes français qui ont participé à la Bataille d’Angleterre. Il est le premier Français à avoir été nommé à la tête d’une escadrille anglaise (Flight A du Squadron 91) ; le premier à recevoir une « bar » à sa DFC. Il est compagnon de la Libération depuis le 30 juin 1941. Il a dirigé le groupement Patrie chargé d’appuyer les FFI dans le sud-Ouest au moment de la Libération.

Jean Demozay demeure à la Grisolette, à l’ouest de Bléré, au bord du Cher. Cette rivière, coupée par des barrages à aiguille, doit lui rappeler davantage les étangs de Sologne – où son père était administrateur de propriétés – que la Loire au bord de laquelle il a vécu, à Nantes puis à Beaugency (Loiret). Les éclusiers de Dierre – où se trouve l’actuel aéroport d’Amboise – ont également mis des lignes à tremper, pas très loin. C’est donc que ce n’est pas interdit, croit-il.

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