Baptême de l’air en Alphajet à la base aérienne de Tours
C’est suffisamment exceptionnel pour être souligné, la base aérienne 705 – et donc l’armée de l’air – a emmené Raphaël Chambriard, journaliste à la Nouvelle République, pour un vol d’entraînement en Alphajet. Reportage et vidéo sont à ne pas manquer.
L’atlas historique des terrains d’aviation de la DGAC
L’Atlas historique des terrains d’aviation (1919-1947) de la DGAC existait sous forme de DVD. Il est désormais en ligne. Certes, ce DVD comporte des erreurs mais il a l’intérêt d’exister.
http://atlas.aviation-civile.gouv.fr/
L’historique du terrain de Parçay-Meslay est très sommaire mais les cartes sont intéressantes :
http://atlas.aviation-civile.gouv.fr/html/aero622.htm
Même constat pour le terrain d’Amboise-Chargé.
http://atlas.aviation-civile.gouv.fr/html/aero14.htm
L’historique du terrain du Ruchard, sans carte, hélas!
http://atlas.aviation-civile.gouv.fr/html/aero331.htm
Le Val de Loire vu du ciel
Les photos aériennes, prises le plus souvent par les aviateurs du 31e RAO de Tours (puis 31e escadre) entre les deux guerres, ont été regroupées dans la même page. La liste des sites photographiés a été complétée.
Pour se rendre sur la page, cliquez sur l’onglet « par l’image » ou suivez ce lien :
La légende du Heinkel 111 du château de Chatenay
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, un Heinkel 111, de retour d’un bombardement sur l’Angleterre, s’écrase sur le château de Chatenay, à Sainte-Radegonde. Il y a cinq morts dans l’avion, treize dans le bâtiment. En est née une légende. Un fantasme.
Si vous circulez boulevard Abel-Gance en direction du nord, juste avant d’arriver au rond-point qui mène à l’aérogare, vous passez sans le savoir sur le château de Chatenay. Une ferme, à droite, l’éolienne et plusieurs cèdres marquent encore l’emplacement de l’ancienne demeure. Le terme de château est un peu pompeux pour ce manoir du XIXe siècle, en forme de U (1). Il appartenait à la famille Reuter, dont une des filles – Hélène – a connu un moment de prestige à la fin des années 20 comme sculpteur.
Chatenay a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsqu’un Heinkel 111 du I./KG 27 est venu le percuter, en pleine nuit. Depuis circule une rumeur sur la destruction du château : l’avion n’est pas tombé là par hasard. Le pilote allemand se serait suicidé, comme l’affirme une revue publiée en 1995 « Parçay-Meslay se souvient ». Les raisons avancées : le « surmenage des équipages » et des « pertes subies ». Dans le livre de la collection « Mémoire en images » consacré à Sainte-Radegonde (2), l’auteur se fait plus précis : c’est en 1943 qu’a eu lieu le drame, après que le pilote eut semble-t-il appris son départ pour le front de l’Est.
En fermant les yeux, on imagine assez bien cette version aérienne des « 12 Salopards ». On voit bien un « moustachu », fatigué par une guerre sans fin et sans issue, qui en finit en jetant un avion chargé de bombes sur une résidence de l’état-major.
Bon, assez rêvé…
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Jean Demozay l’a en travers de la gorge
La guerre à peine terminée, les héros n’étaient plus les bienvenus sur les bords du Cher. La partie de pêche de Jean Demozay, dans le Cher, n’y a pas échappé.
Samedi 21 juillet 1945. Au bord du Cher, près de Bléré. Jean Demozay, plus connu sous son nom de guerre « Morlaix », s’accorde quelques instants de détente. Il pêche. La guerre est terminée. Il l’a commencée au bas de l’échelle pour la finir colonel. Il ‘a été interprète auprès d’aviateurs britanniques et a terminé troisième as de la chasse française (18 victoires sûres, deux probables). Il fait partie de la petite équipe de pilotes français qui ont participé à la Bataille d’Angleterre. Il est le premier Français à avoir été nommé à la tête d’une escadrille anglaise (Flight A du Squadron 91) ; le premier à recevoir une « bar » à sa DFC. Il est compagnon de la Libération depuis le 30 juin 1941. Il a dirigé le groupement Patrie chargé d’appuyer les FFI dans le sud-Ouest au moment de la Libération.
Jean Demozay demeure à la Grisolette, à l’ouest de Bléré, au bord du Cher. Cette rivière, coupée par des barrages à aiguille, doit lui rappeler davantage les étangs de Sologne – où son père était administrateur de propriétés – que la Loire au bord de laquelle il a vécu, à Nantes puis à Beaugency (Loiret). Les éclusiers de Dierre – où se trouve l’actuel aéroport d’Amboise – ont également mis des lignes à tremper, pas très loin. C’est donc que ce n’est pas interdit, croit-il.
Jean Barbaud sur Case Départ
« Pour Manchu, n’existent que les supersoniques. A Barbaud, parlez plutôt de l’aviation à hélice ». Pierre Favre parlait ainsi du duo de dessinateurs tourangeaux, dans un article publié en février 1983 dans la Nouvelle République. Près de trente années plus tard, autres journalistes – Nicolas Albert et Patrick Lavaud – autre support mais même média. C’est sur Case Depart (sur nrblog.fr), un blog consacré à la bande dessinée, qu’on peut découvrir Jean Barbaud (Mc Fly, les Dézingueurs, le Fana de l’aviation, Il était une fois l’homme, Il était une fois l’espace, Il était une fois la vie…). Le premier volet de « Dans l’atelier de Jean Barbaud » a été mis en ligne le 2 mai (État des lieux). Seconde partie : la documentation. Le troisième volet, A la table a dessin est en ligne depuis le 16 mai. Et la quatrième partie, depuis le 23 mai. Au programme : actualités et projets. Dernier volet : les dessins animés « Il était une fois ». Les vidéos permettent mieux rentrer dans l’univers de Jean Barbaud.
Didier Lecoq
Sur la stèle de Jack E. Shively, à Chinon
Décidément, cela se bouscule en Touraine, 8 Mai oblige. Après Reugny, c’est à Chinon qu’est venue récemment la famille d’un pilote américain, le lieutenant Jack E. Shively, dont le P-51 Mustang a été abattu le 13 juillet 1944.
Une stèle rappelle son sacrifice. A lire sur le site de La Nouvelle République
Jack E. Shively appartenait au 504th Fighter Squadron (339th Fighter Group). Il effectuait là sa première mission.
A lire également sur Aérostèles
Une plaque à la mémoire d’un pilote américain, à Reugny
Le 5 août 1944, le P-38s Lightning du major Lawrence H. Herrick, du 370th Fighter Group, 485th Fighter Squadron, explose au-dessus de Reugny. Le pilote américain qui venait de mitrailler une locomotive, est tué. Il comptait une victoire, depuis le 25 juin. Il avait décollé de Cardonville (Calvados) où son escadre se trouvait depuis le 24 juillet.
Sa famille, avec son fils Richard à sa tête, est venue le 8 mai, à Reugny où une plaque à la mémoire du major Lawrence H. Herrick a été dévoilée, sur le monument aux morts.
Pour en savoir plus
> La présentation de la cérémonie est sur le site de La Nouvelle République
> Le compte rendu de la cérémonie sur le site de La Nouvelle République
> Une page est consacrée au major Lawrence H. Herrick sur le site américain Find a Grave
> A ne pas manquer, l’excellent récit du drame du 5 août 1944 fait par Guillaume Métayer sur son blog Reugny-Neuillé
Albert Bouguereau, de l’aviation populaire au delta du Tonkin
Le capitaine Albert Bouguereau a trouvé la mort en Indochine, le 30 mars 1954. Il avait participé à la bataille de France dans l’aviation d’assaut, au GB I/51. Il avait également été un des pilotes du B-17 du général Koenig.
Voler. Un rêve inaccessible pour beaucoup de jeunes au milieu des années 30. Trop cher, surtout en cette période de crise. Puis l’aviation populaire est arrivée qui a créé un vaste élan.
A Tours, le club Air-Touraine, dirigé par le général Muiron, s’est lancé à fond dans le projet. Sans se soucier de politique. Plusieurs centaines de jeunes se sont inscrits. Ils venaient de l’école des cheminots de Saint-Pierre-des-Corps, de familles de commerçants, d’artisans, parfois de milieux plutôt aisés. Albert Bouguereau – Claude pour sa famille – avait suivi une formation d’ajusteur à Tours après des études au collège Quinot, à Amboise. Son père était régisseur au château de Valmer. (1)
Parmi les premiers à s’inscrire, Albert Bouguereau est parmi les premiers à voler. Il obtient son brevet de tourisme 1er degré, en décembre 1937. Lire la suite de cette entrée »
Un bruit d’avion qui vient de loin…
« Un certain nombre de lecteurs nous signalent qu’il serait tout à fait désirable que les exercices nocturnes d’aviation se fassent en dehors de notre ville, où des nuits entières on entend les avions ronronner inlassablement dans le ciel ».
Ces quelques lignes ne sont pas extraites de La Nouvelle République qui vient de publier, le 5 mars, une page sur la fin de l’enquête publique sur le plan d’exposition au bruit autour de la base aérienne et de l’aéroport de Tours-Nord. Ces quelques lignes viennent de la Dépêche du Centre… en août 1932. Et de préciser : « Ce bruit continu dérange les malades, et par ces jours de chaleur où les fenêtres demeurent ouvertes, il gène également tous les gens qui cherchent le sommeil […] Ne pourrait-on pas donner des ordres aux pilotes pour qu’ils évoluent au-dessus des plaines inhabitées et des champs, à partir de 10 à 11 heures du soir ? » Au début des années 30, le 31e régiment d’aviation d’observation de Tours était composé de quatre groupes de deux escadrilles, équipés de monomoteurs – à hélice, bien sûr – Potez 25 (pour les trois quarts) et Breguet 19.
Le problème a refait surface en septembre 1937, dans « L’opinion de nos lecteurs » de La Dépêche du Centre, ancêtre des courriers, réactions et autres Tweets. Et pour cause : cette année-là, la base de Tours – créée en novembre 1915, qui a pris le nom de base aérienne en 1934 – change de « format ». Adieu l’observation, place au bombardement. Les escadres de Tours laissent leurs anciennes montures et sont désormais équipées de gros bimoteurs – Potez 540, Bloch 200 puis 210 – qui doivent voler par tous les temps et à toute heure, comme le démontrera la guerre à venir. Ce qui fait écrire à une lectrice : « Cent fois mieux habiter Paris en plein centre où tout est réglementé, que la Touraine avec son camp d’aviation ». Ce à quoi un « officier aviateur » répond : « L’aviateur qui fait, bien malgré lui, du tapage nocturne aimerait tout autant être dans son lit, ou auprès de son appareil de T.S.F. […] Songeons que l’avion d’aujourd’hui, qui empêche les petits enfants de dormir, protégera peut-être, demain… leur sommeil et leur existence ».
Comme quoi, l’aviation est depuis longtemps… à réactions.
Didier Lecoq
Marcel Demesmay, du Val de Loire à la Vallée heureuse
Le commandant Marcel Demesmay a fait l’essentiel de sa carrière à Tours. Arrivé comme mitrailleur au 31e RAO en 1934, il a terminé comme responsable de la tour de contrôle en 1962. Mais entre-temps…
15 septembre 1939, le sergent-chef Marcel Demesmay quitte la base de Tours pour Nancy. Le groupe aérien d’observation 509, constitué pour partie d’aviateurs engagés, pour partie de réservistes, est la dernière escadrille à quitter Tours. Il suit le 9e corps d’armée – dont le commandement est à Tours – parti sur la ligne Maginot, près de Saint-Avold.
Les deux escadres de bombardement sont déjà installées en Champagne. Marcel Demesmay auraient pu partir avec le GB I/31 où il est resté de 1934 jusqu’en 1939, comme mitrailleur (1) avec une interruption de deux ans – fin 1934-1936 – à la 12e escadre de bombardement de Reims (1). Mais juste avant la guerre, il est affecté à cette unité nouvelle destinée à travailler au profit des forces terrestres du 9e corps d’armée. Même si les bimoteurs Bloch 200 de la 31e escadre sont déjà dépassés au moment de leur sortie, cette affectation au GAO constitue un net retour en arrière, sur Breguet 270 – surnommé l’avion sans queue par les Tourangeaux. Lire la suite de cette entrée »
Alpha Jet Solo Display : the end
L’information a été donnée sur le (très beau) site d’Alpha Jet Solo Display. Elle a été diffusée par Damien Defever sur le forum de Delta reflex. « Compte tenu des contraintes rencontrées (…) et de la nécessité de maitriser l’activité de formation du personnel navigant, (…) l’armée de l’air a décidé l’arrêt de la présentation technique de l’Alphajet ».
L’Alphajet sera encore présent, mais en statique. Après la « dématérialisation » d’Alpha 705, c’est une autre fenêtre sur l’armée de l’air à Tours qui se ferme.









