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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

La base aérienne de 1915 à nos jours

Si la base aérienne a été créée le 1er janvier 1934 (base aérienne 131), le terrain date de 1915 avec la création de l’école militaire d’aviation de Tours. Décidée en octobre, elle a été ouverte le 5 novembre.

L’objectif de cette page est de publier des photographies pour la découvrir et mieux comprendre son évolution.

Cette page va s’enrichir progressivement.

Didier Lecoq

Aéroplane de Touraine 2010

Mais d’abord, deux photos qui vont servir de repères pour la suite.

Le camp américain de 1919

La première est une photographie aérienne, datée de 1919. Il manque la partie la plus au nord. On aperçoit la route nationale, la direction de Paris étant à droite.

Le terrain en 1919. Photographie visible sur le site : http://www.footnote.com/browse.php#-1|19214394

1. Les hangars « Veauvy » (de 1 à 4, de droite à gauche).

2. Le bureau du commandement (Commandant-de-Rose). L’entrée du camp est donc légèrement au-dessus (on aperçoit le portique blanc).

3. Les hangars « Veauvy » (de 5 à 8, de droite à gauche). Le 5 et le 6 seront victimes d’un incendie en novembre 1921. Ils seront remplacés par des hangars différents.

4. Les hangars « Veauvy » 9 et 10.

5. Hangar qui a longtemps accueilli la Section d’entraînement.

6. Le futur quartier Tulasne. Les bâtiments en dur succèderont à toutes ces constructions en bois, créées en 1918 et 1919 par l’armée américaine.

La base aérienne en 1939

En 1939, la guerre déclarée, la base aérienne 109 accueille le Centre d’instruction de renseignement. Les unités qui étaient installées à Tours sont parties : 31e et 51 escadres de bombardement et Groupe aérien d’observation 509.

La photographie a été prise fin novembre 1939. (Base aérienne 705)

1. Au pied du 1, l’ancien poste de commandement. A gauche, l’entrée, et le château d’eau nord.

2. De nouveaux hangars ont remplacé les « Veauvy » (1 à 4). Le plus clair, long et placé parallèlement à la route (entre les repères 1 et 2), est celui du parc de la base aérienne. Les hangars entre le 2 et le 3 étaient ceux du GAO 509.

3. Hangars d’escadrilles au temps du 31e RAO (avant 1934).

4. Les trois hangars doubles de la 51e escadre. Le groupe est homogène. En grande partie détruits pendant la guerre, ils ont été reconstruits à l’identique par les Ateliers de Paimboeuf. Ils existent toujours. En 1939-1940, ils accueillaient l’escadre d’instruction (CIR Tours). La partie hachurée, au-dessus et à gauche sur 6, a été refaite à l’automne 1939.

5. Aérogare civile.

6. Les trois hangars doubles de la 31e escadre. Leur construction s’est étalée dans le temps. Premier construit, celui du milieu. Puis celui de droite, un Châlons-Bouy identique au hangar à côté du 10. L’inscription RVT, sur son toit, indique que c’est un hangar de ravitaillement pour les avions de passage. Puis celui de gauche, identique à ceux de la 51e. A juger par les fouilles entreprises, un quatrième hangar était sans doute en construction au moment de la photo (fin novembre 1939).

7. Au-dessus du 7, les hangars « Veauvy » 9 et 10.

8. Les hangars « Veauvy » 7 et 8.

9. Hangar des pièces de rechange, datant de la Première Guerre mondiale.

10. Hangar double de type Châlons-Bouy qui a été le hangar de ravitaillement des avions de passage au cours des années 30. Une troisième devait être créé au moment de la guerre.

11. Hangar double, identique à ceux de la 51e escadre, construit avant la guerre.

12. Quartier François-Tulasne, séparé de la base par la nationale 10.

La nationale 10

Pendant très longtemps, la route de Paris a coupé en deux la base aérienne de Tours. Cela s’explique par les débuts du terrain. Les Français, en 1915, ont construit à droite de la route. Quelques échoppes se sont montées en face. Lorsque le camp est devenu américain, le 1er novembre 1917, l’aviation américaine a donné un essor extraordinaire aux installations, en créant, à cet endroit, ce qui deviendra la quartier Tulasne.

L’entrée du camp d’aviation

Après avoir franchi un portique, une courte route menait au poste de commandement, baptisé « Commandant-de-Rose », en souvenir de l’officier créateur de la chasse, brevet militaire n°1, mort dans un accident d’avion en 1916. La place devant le bâtiment du commandement a pris le nom de « Capitaine-Münch » en souvenir du premier commandant de l’école d’aviation, Maximilien Münch, mort pour la France le 23 septembre 1916 alors qu’il commandait l’escadrille C 61.

Le bureau du commandement

Ce petit pavillon, situé en face de l’entrée du camp, a servi de bureau au commandement jusqu’à l’entrée en service d’un nouveau bâtiment, à l’entrée du camp Tulasne, au début des années 30. Il a alors accueilli le service météo de la base.

Le long du chemin qui mène au commandement, on trouve : côté gauche, l’infirmerie puis le bureau du pilotage ; côté droit, le corps de garde puis la salle des conférences.

Les hangars « Veauvy » de l’école française

Dix grands hangars en bois, couverts de tuiles, ont été construits par l’armée française aux débuts de l’école. Un groupe de quatre au nord de l’entrée, un groupe de quatre au sud et deux qui arrivent à angle droit. Ils ont été numérotés de 1 à 10, du nord au sud. Ils ont été érigés par l’entreprise tourangelle Veauvy. Nous les appellerons ainsi.

Le hangar « Veauvy » de ravitaillement

Dans le groupe de quatre au nord, le quatrième (C4), le plus près du bureau de commandement, a été utilisé, après la guerre, pour le ravitaillement des avions de passage (RAVt). Il a été baptisé « Capitaine-Reibel ». Cela permet de dater la photographie : après le 3 septembre 1924, date du décès du capitaine Jean Baptiste Reibell (avec deux « L »), qui avait appartenu à l’escadrille Sal 47, arrivée à Tours à l’été 1919, dissoute, affecté au groupement aéronautique n°1 qu’il a quitté le 9 décembre 1919. Il a trouvé la mort à Malzéville alors qu’il était chef d’escadrille au 2e régiment de chasse. Son père, le général Emile Reibell était grand-officier de la Légion d’honneur et sa mère, Juliette Varloud, de la Croix-Rouge, a été chevalier de la Légion d’honneur. Tous deux sont décédés en 1950.

Le grand hangar de ravitaillement

Au début de 1930, un grand hangar double avec une ouverture totale est venu remplacer le C4 pour le ravitaillement des avions de passage. Il est donné comme étant du type Châlons-Bouy.

Les hangars de la 31e escadre

Ils ont été construits au sud du terrain, éloignés de la route de Paris. Le premier hangar, celui du milieu, était destiné à accueillir les 15e (Spa 42) et 16e escadrilles (Sal 39) lors de la venue des deux escadrilles du groupe de Mayence (1930 – 1933). Le premier hangar était double, avec un chapiteau non dominant au milieu. A suivi un hangar double, identique à celui du ravitaillement (le 2e) puis un grand hangar double avec un grand chapiteau, identique à ceux de la 51e escadre. Un poste de commandement – toujours existant – était à l’ouest de ces trois hangars. Des locaux techniques encadraient chaque hangar, un local technique était placé derrière les deux derniers (ils existent toujours). La 31e escadre a pris le relais du 31e régiment, le 1er janvier 1934. Le 1er avril 1934, elle a perdu deux de ses six escadrilles qui vont former la 51e escadre avec un groupe de Dijon.

Les hangars de la 51e escadre

La 51e escadre a été créée le 1er avril 1937. Les trois hangars étaient identiques à ceux qui existent toujours. Mais terriblement endommagés pendant la guerre, ils ont été reconstruits après par une entreprise de Loire-Atlantique. Ils faisaient face à ceux de la 31e escadre, assez proches de la première aérogare. La 51e escadre était équipée de Bloch 210 à la déclaration de guerre.

Vont s’ajouter à cette liste  :

– Le camp Nord

– Le camp Sud

– Les vues d’ensemble

– L’école de chasse

Le quartier Tulasne

Le quartier Tulasne a pris ce nom à la demande du lieutenant-colonel Marcel Jauneaud, commandant par intérim le 31e RAO de Tours, fin 1929, après le décès, en service aérien commandé de François Tulasne, commandant du 5e groupe, au retour d’une mission de représentation en Yougoslavie et Roumanie. Le quartier Tulasne a succédé au camp américain. Il a été séparé du reste de la base jusqu’en décembre 1984, date de l’inauguration de la déviation, le 10.

L’album photos publié en 1938

D’autres photographies du quartier Tulasne

Je remercie tous ceux qui m’ont permis de mettre en ligne des photographies de leur collection personnelle. Sans eux, le site ne serait pas ce qu’il est. Ainsi que tous ceux qui voudront bien, un jour, les rejoindre. Didier Lecoq

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