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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

La belle escadrille de Saint-Grégoire

L’institution jésuite de Tours a compté, sur ses bancs, de nombreux élèves ayant participé à la Grande Guerre. Jacques de Bellaing, dans “ Notre part du sacrifice ”, imprimé juste après la guerre chez Mame, à Tours, en dresse l’inventaire. Parmi eux, une quarantaine d’aviateurs.

Que peut-il y avoir de commun, en dehors de l’aviation, entre l’organisateur de la chasse française, Charles de Tricornot de Rose, les as comme Henri Hay de Slade et Mathieu Tenant de La Tour, et un spécialiste du bombardement comme Henri Lemaître ? Ils ont tous fréquentés les bancs de Saint-Grégoire de Tours, l’institution fondée par les Jésuites en 1872 (elle était alors rue Jules-Simon, près de la cathédrale). Ils sont une quarantaine de ses anciens élèves à avoir fait la Première Guerre mondiale dans l’aviation, comme pilote, observateur, moniteur, voire médecin ou interprète.

Il s’agit le plus souvent de fils de bonne famille, notamment d’enfants d’officiers qui peuplaient avant-guerre les régiments tourangeaux (32e RI, 66e RI, 5e cuirassiers, 8e cuirassiers, etc.) Certains y sont venus en famille, à l’image de Mathieu Tenant de La Tour et d’un de ses deux frères, tous les trois tués pendant cette guerre.

Pour les Tourangeaux, il s’agissait d’enfants de notables : le père de Henri Lemaître – profession : propriétaire – était maire de Saint-Roch et sa mère appartenait à la famille Tassin de Nonneville dont le château familial délabré a été racheté par un certain Armand Deperdussin ; la famille de Jacques Thabaud-Deshoulières possédait la fonderie (Schaffers) à côté de a Bretêche ; le père de Fernand Guimier était industriel (conserveries) à Richelieu ; la famille de Henri Petibon de La Besnardière avait un château à Cléré-les-Pins ; celle de Jacques de Courtilloles, celui de Charantais, à Saint-Cyr-sur-Loire. Joseph Auvray était baron, les Auvray de Saint-Grégoire mobilisés pendant la Grande Guerre étant au nombre de cinq, entre frères et cousins ; Marc Desaché, dont le père était propriétaire côte de l’Épan, à Joué-lès-Tours, sera président du conseil général ; le père de Robert de La Tullaye était châtelain à Ouzouer-de-Touraine.

Une mention spéciale pour Henri Hay de Slade. Né à Brest, d’origine bretonne par sa mère (née à Pléneuf) et son père – avec notamment des armateurs irlandais de Nantes – ses origines possèdent une touche tourangelle. Ses parents étaient installés à Tours, rue du Cygne (sa sœur Jacqueline et sa mère y sont décédées). Son père, officier de marine, était né au nord de Tours, à Saint-Antoine-du-Rocher. Il est mort à Tours, en 1908, ce qui a sans doute précipité la sortie de Saint-Grégoire du futur as avant la fin de sa scolarité. Son grand-père, Frédéric Hay de Slade est décédé à Tours en 1862. Enfin, sa grand-mère paternelle, décédée à Tours en 1902 portait un nom célèbre de cette ville, celui de sa plus belle place : Plumereau.

Un autre Tourangeau, né à Nancy, fera ses études à Saint-Grégoire entre les deux guerres : Jean Tulasne.

Didier Lecoq

2004

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