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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

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Articles avec le tag ‘14-18’

Le commissaire Delgay nous ouvre les portes du camp

Plus vraiment français mais pas encore américain. Le camp d’aviation de Parçay-Meslay va faire sa mue. Mais en cette fin septembre 1917, c’est la sécurité qui inquiète. Notamment le commissaire spécial Delgay, de la Sûreté générale, qui en dresse le portrait : un véritable moulin. Son rapport a le mérite de mieux nous le faire connaître.

La note est du 24 septembre 1917 (1).  Le camp d’aviation change petit à petit de nationalité. Si l’encadrement et les rampants sont toujours Français, les élèves-pilotes sont Américains. La situation du terrain de Parçay-Meslay, ouvert aux quatre vents, inquiète. Des enfants s’y promènent, peut-être par goût de l’aviation, peut-être aussi pour glaner quelque souvenir des soldats américains. L’officier chargé de l’administration s’est déjà plaint de leur présence. Comme s’est plaint, côté français, le capitaine Olivier de Villepin, commandant du camp, de voir « les femmes soumises » venir racoler les aviateurs. Presque à la descente de l’avion. Des militaires ont été victimes de vols (2). Lire la suite de cette entrée »

Les 2es Réserves de Saint-Cyr sur les bords du Cher

Parçay-Meslay n’est pas le premier « aérodrome » militaire installé en Touraine. Plus d’un an avant son ouverture, les 2es Réserves de Ravitaillement de l’Aviation avaient planté leurs Bessonneau sur les prairies de Saint-Avertin. Jusqu’à la victoire de la Marne.


Vu d'un avion, un aérodrome installé sur un hippodrome. Comme à Saint-Avertin. (Didier Lecoq)

Date d’arrivée : fin août, début septembre 1914. Date de départ : 9 octobre de la même année. La première expérience tourangelle en matière de camp d’aviation militaire a duré un mois, peut-être deux, en comptant le temps nécessaire à faire les bagages.

En ce début de septembre 1914, la guerre a pris une mauvaise tournure. Devant la poussée des armées allemandes qui se dirigent sur Paris, le gouvernement a choisi de prendre de la distance en se repliant… à Bordeaux. Quant à l’aéronautique, elle a entrepris une manœuvre qu’elle renouvellera au format XXL en 1940 : le repli sur la Touraine.

En 1914, il n ‘est pas question de tout délocaliser. Seules les 2es Réserves de Ravitaillement de l’Aviation de Saint-Cyr, en région parisienne, doivent déménager. Le rôle de ces 2es Réserves est d’alimenter en matériel les unités du front.  Elles préfigurent ce que fera le RGAé (Réserve générale de l’aviation) jusqu’à la fin de la guerre.

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Henri Lemaître, une vie consacrée à l’aviation… et à Breguet

Breveté en 1912, le Tourangeau a définitivement replié ses ailes en 1931. Vingt années seulement mais plusieurs vies : as du bombardement crédité de deux victoires, précurseur de l’Aéropostale, pilote-essayeur, recordman du monde de distance en ligne droite, conseiller technique en Bolivie…

Henri Lemaître, à la fin de la guerre.

En ce 15 février 1913, ils se sont mis sur leur trente-et-un pour poser, en famille, devant les photographes. Ils sont aux côtés de leur fiston de pilote, au pied du Maurice-Farman. Ce samedi, sur le champ de manœuvres du Menneton, la famille Lemaître a de quoi être fière. Henri, le premier pilote breveté de l’Aéro-Club de Touraine, n° 1168 du 6 décembre 1912 (18 ans depuis le 6 juillet), est à Tours pour passer la seconde épreuve de son brevet militaire : Étampes – Tours et retour.

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Maxime Lenoir, un as porté disparu…

Le premier Tourangeau à boucler la boucle, le premier as de Touraine et celui qui a remporté le plus grand nombre de victoires : onze, au moment de sa disparition, le 25 octobre 1916, près de Douaumont. La Touraine lui a tourné le dos.

Maxime Lenoir

Maxime Lenoir et son Blériot XI “Back Jumper”, harnaché pour boucler la boucle.

« Avant les médailles et les grades, une chose m’a toujours tenu à cœur, c’est de venger mon frère aîné. C’est sa mémoire qui me fait agir au moment de mes combats, c’est sa pensée qui me réconforte dans mes coups durs. Il peut avoir confiance. Mes deux frères, plus jeunes, mon beau-frère et moi, tous au front, revaudrons au centuple aux Boches la douleur qu’ils nous ont causée. »

Ces quelques lignes sont extraites d’une longue lettre adressée par Maxime Lenoir à Jacques Mortane, quelques jours avant de disparaître, lettre que le journaliste et historien de l’aviation a publiée dans son livre « Chasseurs de Boches » (1).

Des quatre frères Lenoir, Maxime fut le second à disparaître et Denis – appelé Marceau dans la famille –, lui aussi pilote, le seul à revenir. Steven Spielberg aurait pu en faire une belle histoire… A Chargé, il ne reste de Maxime Lenoir, qui fut le premier « looper » et le premier as de Touraine, qu’une ligne sur le monument aux morts. Son frère Daniel n’est pas loin, avec les victimes de 1917. Samuel, l’aîné, est sur celui de Montlouis (2). Point final.

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Tous ceux qui ont des ailes ne sont pas des anges

L’aviation a fait rêver. Certains en ont profité. En se faisant passer pour l’aviateur qu’ils n’étaient pas ou en s’attribuant des résultats qu’ils ne méritaient pas. Regard sur les petites escroqueries en Touraine. Lire la suite de cette entrée »

Les deux vies de Charles Renard-Duverger

Charles Renard-Duverger

Charles Renard-Duverger

Porté disparu en octobre 1918, le Lochois, chef de l’escadrille Br 117 était prisonnier en Allemagne. Libéré avant la fin de l’année, il a choisi de faire carrière dans l’aviation, notamment au 31e régiment d’aviation d’observation de Tours.

C’est le genre d’anecdote qui marque une vie. De quoi découper l’article et le mettre dans un cadre, en face de son lit, pour démarrer chaque journée avec le sourire. Le 12 décembre 1918, le lieutenant Renard-Duverger fait la une de la Guerre Aérienne Illustrée, le précieux hebdomadaire de Jacques Mortane. Sous le titre « Deux héros disparus » apparaît son portrait ainsi que celui du lieutenant des Forts. Jacques Mortane et Jean Grégoire publient, en page 909, la nécrologie du commandant de l’escadrille Br 117, disparu lors d’une mission de bombardement le 29 octobre 1918, au-dessus de l’Allemagne. L’adjudant-chef Gaston Guyot l’accompagnait. Lire la suite de cette entrée »

André Pichard, l’évadé en uniforme

Contraint à se poser derrière les lignes allemandes avec son observateur blessé, André Pichard a réussi à s’évader à la troisième tentative, le jour de Noël 1916. Il a terminé la guerre comme moniteur à l’école d’aviation de Tours.

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La belle escadrille de Saint-Grégoire

L’institution jésuite de Tours a compté, sur ses bancs, de nombreux élèves ayant participé à la Grande Guerre. Jacques de Bellaing, dans “ Notre part du sacrifice ”, imprimé juste après la guerre chez Mame, à Tours, en dresse l’inventaire. Parmi eux, une quarantaine d’aviateurs.

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Joseph, le premier pilote de la famille Tulasne

Frère de François et oncle de Jean, Joseph Tulasne est devenu pilote dès 1912. Mission française aux États-Unis en 1917, aéronautique en Afrique Occidentale Française, commandant du 31e RA de Tours,  il a terminé sa carrière comme général de corps d’armée dans la jeune armée de l’air, après avoir détenu plusieurs grands commandements.

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Guillaume Busson : de l’aéroplane à l’hélicoptère

Dans sa famille paternelle, on est artiste-peintre de père en fils. Mais Guillaume Busson a mis d’autres couleurs sur sa palette :  pilote dès 1909, directeur de l’école Deperdussin de Pau, pilote de chasse pendant la Grande Guerre, spécialiste de l’aérodynamisme, résistant, propagandiste de l’hélicoptère…

Sur Deperdussin.

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Gabriel Thomas, de la chasse à la Ligne

As de la Première Guerre mondiale avec sept victoires homologuées, Gabriel Thomas, né à Ligré, dans le Chinonais, a fait partie des pionniers de l’Aéropostale puis d’Air France en Amérique du Sud.

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