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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

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août 2017
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Articles avec le tag ‘Chargé’

Du terrain d’aviation de Chargé au fil d’Ariane

Créé pour desservir les services du ministère de l’Air en 1939, le terrain de Chargé a servi à l’école des moniteurs de Tours après la guerre avant d’accueillir une des stations Decca chargées de guider les avions de ligne (1953). L’ancêtre du GPS.

Dès le début de l’aviation, les aviateurs ont eu un faible pour les châteaux. La panne de château a longtemps fait partie de leur imaginaire. Pas sans raison. Venir se poser près d’un château était l’assurance de trouver une bonne pelouse pour l’aéroplane, des hôtes pour le gîte et le couvert, et un téléphone pour demander aux mécaniciens de venir (pas trop vite). Sans oublier l’admiration et l’envie de toute la maisonnée au moment de l’envol. Lors des années 30, la panne de château n’étant plus qu’un lointain souvenir, ce sont les bruits de botte qui ont rapproché les aviateurs et les châteaux de Touraine.

L’ancien terrain se situe en lisière du bois, au-dessus de la Girardière, jusqu’à la Boitardière. Amboise est à droite de la carte postale. La Loire est derrière le photographe.

En octobre 1938, le général commandant les forces aériennes en Touraine, reçoit de l’état-major de l’armée de l’air un document estampillé « Secret » relatif aux immeubles réquisitionnés en cas de déclaration de guerre. Y figurent le château de Fontenailles (1), destiné à l’inspection technique, et le château d’Amboise, notamment pour le service historique de l’armée de l’air. Dès avril 1939, l’administration centrale sait que l’Indre-et-Loire accueillera un échelon gouvernemental lourd : ELOGA. Cela restera le nom de guerre du dispositif amboisien.

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Maxime Lenoir, un as (presque) retrouvé

Le 25 octobre 1916, Maxime Lenoir est parti reconnaître le terrain au nord de Douaumont, à l’Herbebois, deux jours après que les troupes françaises ont repris le fort. Maxime Lenoir n’est jamais rentré. Il a été porté disparu. A Chargé et ailleurs, beaucoup se sont accrochés à un fol espoir : et s’il était prisonnier en Allemagne ? La Croix-Rouge a prévenu sa famille qu’il ne figurait pas sur les listes de prisonniers. Une enquête, à Berlin, a conclu dès 1917 qu’il était mort en ce 25 octobre 1916 sur la commune d’Azannes. Que les Allemands l’y ont inhumé.

Rien n’y a fait. Et s’il était resté en Allemagne ? Sa famille s’est posé la question. La Ville de Chargé également. Au point que la commune, près d’Amboise, a mollement entretenu son souvenir, des fois que…

La preuve de son décès ne pouvait venir que d’Allemagne. Michael Ritz, à la tête d’un cabinet d’avocats à Berlin, collectionneur, a récemment mis au jour la photographie d’une tombe, celle d’un aviateur français, celle de Maxime Lenoir. Il nous l’a envoyée. Avec l’autorisation d’utiliser la photographie « à toutes fins que vous jugez appropriées. » Il pensait d’abord à la famille de Maxime Lenoir qui s’était réunie en nombre lors de la commémoration « Cent villes, cent héros, un héros ».  « Peut-être a-t-il même des parents qui seraient heureux de savoir qu’il a été enterré au moins dans une vraie tombe avec une croix chrétienne », a précisé Michael Ritz. Qu’il en soit remercié.

Voilà, Maxime Lenoir est bien mort le 25 octobre 1916 – cela fera bientôt 100 ans – au nord de Douaumont, entre l’Herbebois et Azannes. Cette annonce marque la fin de plusieurs années de recherches.

Cette photographie permettra peut-être de retrouver l’endroit où il a été enterré. Elle pourra peut-être dire quel avion il pilotait : a priori son Spad VII. Il reste à savoir ce qu’est devenue sa tombe (1). Maxime Lenoir a-t-il été transféré ? Y est-il encore ? Les recherches continuent (2).

Didier Lecoq

Hier ruht der frz. Maxime Lenoir gefallen am 25.10.1916 Ici repose l'aviateur français Maxime Lenoir, tombé le 25 octobre 1916. (Collection Michael Ritz)

« Hier ruht der frz. Maxime Lenoir gefallen am 25.10.1916 ». Ici repose l’aviateur français Maxime Lenoir, tombé le 25 octobre 1916. (Collection Michael Ritz)

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La fiche de la Croix-Rouge de Maxime Lenoir

(1) Une fiche de Henri Beaubois, au Musée de l’air et de l’espace du Bourget, mentionnait même Mosnes comme lieu de sépulture. Sans écho du côté de la famille.

(2) Quelle est la femme qui le tient par le bras lors du meeting de Montélimar ?