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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

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Articles avec le tag ‘1939-1945’

Les 100 ans de Jean Tulasne

De nombreux documents seront présentés lors de cette exposition.

La Nouvelle République du 15 juillet 1950.

Jean Tulasne, le commandant de l’escadrille Normandie qui s’est couvert de gloire sur le front russe, aurait eu 100 ans mardi. Il est en effet né le 27 novembre 1912, à Nancy, où son père, François, était en garnison. A cette occasion, le député-maire de Poitiers, Alain Claeys,  inaugure une rue, lundi 26 novembre, à 17 h 15.

Le compte rendu de l’inauguration

Une exposition est également consacrée au commandant Jean Tulasne, au centre socio-culturel de la Blaiserie, du 6 au 30 novembre (9 h – 12 h et 14 h – 17 h), en présence de son fils François.
– une vingtaine de panneaux de l’ONAC sur l’histoire des Forces Aériennes Françaises Libres (F.A.F.L.) dont a fait partie le commandant Jean Tulasne,
– et une série de huit panneaux personnels (nombreuses illustration) sur sa vie, panneaux conçus par son fils
mais aussi :
– quelques maquettes de Pierre Huysmans qui est décédé, mais qui seront présentées par sa veuve Liliane Huysmans.  Pierre Huysmans a publié un carnet d’aquarelles « Les 18 appareils du Normandie-Niemen 1942 – 2008 ». Il a ensuite édité un ouvrage de reproductions d’aquarelles « Les Aigles des Steppes – L’épopée du Normandie-Niemen en 52 aquarelles » (Société des Écrivains).

 

Sur la stèle de Jack E. Shively, à Chinon

Jack E. Shively

Jack E. Shively (Photo NR)

Décidément, cela se bouscule en Touraine, 8 Mai oblige. Après Reugny, c’est à Chinon qu’est venue récemment la famille d’un pilote américain, le lieutenant Jack E. Shively, dont le P-51 Mustang a été abattu le 13 juillet 1944.

Une stèle rappelle son sacrifice. A lire sur le site de La Nouvelle République

Jack E. Shively appartenait au 504th Fighter Squadron (339th Fighter Group). Il effectuait là sa première mission.

A lire également sur Aérostèles

Une plaque à la mémoire d’un pilote américain, à Reugny

Le major Lawrence H. Herrick devant un P-38 Lightning du 485th FS. (Photo famille Herrick)

Le 5 août 1944, le P-38s Lightning du major Lawrence H. Herrick, du 370th Fighter Group, 485th Fighter Squadron, explose au-dessus de Reugny. Le pilote américain qui venait de mitrailler une locomotive, est tué. Il comptait une victoire, depuis le 25 juin. Il avait décollé de Cardonville (Calvados) où son escadre se trouvait depuis le 24 juillet.

Sa famille, avec son fils Richard à sa tête, est venue le 8 mai, à Reugny où une plaque à la mémoire du major Lawrence H. Herrick a été dévoilée, sur le monument aux morts.

Pour en savoir plus

> La présentation de la cérémonie est sur le site de  La Nouvelle République

> Le compte rendu de la cérémonie sur le site de La Nouvelle République

> Une page est consacrée au major Lawrence H. Herrick sur le site américain Find a Grave

> A ne pas manquer, l’excellent récit du drame du 5 août 1944 fait par Guillaume Métayer sur son blog Reugny-Neuillé

 

In memoriam, Robert Memin, des Groupes lourds

Robert Memin est décédé début juin, à Tours. Il était âgé de 91 ans. Lors de la Seconde Guerre mondiale, alors sergent, il avait participé aux raids sur l’Allemagne avec les Groupes lourds de bombardiers français de la RAF, plus précisément le 347 Squadron, le Tunisie. Il était mitrailleur, dans la tourelle supérieure du Halifax codé L8-L.

Robert Memin, comme trois autres membres de l’équipage du capitaine Brachet – le sergent Rigade (radio), le lieutenant Habez (bombardier) et l’adjudant Humbert (mécanicien) – avait survécu à une aventure dont il a fait le récit dans un courrier au squadron leader Wilson, récit repris dans le numéro de la revue Icare consacré aux Groupes lourds (n°187, 2003/4) ainsi que dans le livre de Louis Bourgain, Nuits de feu sur l’Allemagne (l’Épopée des Groupes Guyenne et Tunisie en Grande-Bretagne 1943-1945).

Des Halifax des Groupes lourds

Des Halifax du Squadron 346, après la guerre, au-dessus de Bordeaux. (Photo Joyau via Dan Gilberti)

Cette aventure, c’est celle qui hantait les esprits des aviateurs lancés dans ces raids de nuit sur l’Allemagne : la collision. « Dans la nuit du 13 janvier 1945, vers 20 h 30, à 6.000 pieds, nous étions sur le chemin du retour après avoir bombardé Sarrebruck, notre vingt-cinquième mission », écrivit-il au squadron leader Wilson (51 Squadron). « La nuit était obscure et la visibilité réduite ; le sol de France disparaissait sous la neige. De temps en temps je tournais ma tourelle. Je venais d’apercevoir, non loin de notre avion, un flare rouge, utilisé par les Allemands pour baliser les streams. Alors que je surveillais la partie arrière, je vis, surgissant de la nuit, vos deux moteurs droits, et aussitôt, un grand choc […] Notre appareil complètement déséquilibré était devenu incontrôlable. » L’avion du squadron leader Wilson a arraché tout l’arrière du Halifax français. Après bien des difficultés, Robert Memin, aidé par le mécanicien, l’adjudant Humbert, réussit à atteindre la porte arrière pour sauter. « C’est alors que je me rendis compte que nous étions très bas, et presque aussitôt je vis le Halifax exploser au sol. »

Cela se passait à Guerny, près de Gisors, dans l’Eure.

L’adjudant Jouzier (pilote), le capitaine Brachet (navigateur et commandant de bord) et le sergent-chef Malterre (mitrailleur arrière) ont trouvé la mort dans l’appareil. Les deux premiers en restant aux commandes pour permettre à l’équipage de sauter ; le troisième percuté de plein fouet par l’avion anglais. Celui-ci, le Halifax III n° MZ 465, est parvenu à regagner l’Angleterre. Tout l’avant de l’avion avait disparu, jusqu’au poste de pilotage, provoquant la mort du bombardier et du navigateur.

Robert Memin est resté dans l’armée de l’air, notamment à Tours (Raki radar), qu’il a quittée avec le grade de capitaine.

Ses obsèques ont eu lieu à Poitiers.

Didier Lecoq

> En savoir plus sur les Groupes lourds sur deux sites : halifax346et347.canalblog.com et groupeslourds.blog4ever.com

> Des photographies du Halifax du Squadron 51 après la collision sur ce site : aircrewremembrancesociety