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31e escadre de bombardement

Équipages dans la tourmente

Le site de Vincent Lemaire sur la 31e escadre, de 1937 à 1942.

Du côté de Tobrouk

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La Nouvelle République du 28 juin 1947. (2)

Aéroplane de Touraine est un site d’histoire, pas d’actualité. Mais, bon, il n’est pas interdit de relier le présent au passé. Ne serait-ce que pour rappeler que Victor Lasalle, pilote au 31e régiment d’aviation de Tours est décédé le 15 décembre1929, sur les dunes du golfe de Syrte, lors d’un vol sur un petit avion de transport civil – un NiD-641 – entre Paris et Saigon (1).

Plus près de nous, deux pilotes nés en Touraine ont combattu en Libye, lors de la Seconde Guerre mondiale.

Louis Ferrant est né à Yzeures-sur-Creuse. Il a été pilote à la 3e escadre de chasse, à Châteauroux. Il rallie l’Angleterre le 20 juin 1940 avec une vingtaine de membres de l’école de Saint-Jean-d’Angély. Louis Ferrant a appartenu à la 1re escadrille française de chasse après avoir participé au raid manqué sur Dakar. A Tobrouk, Louis Ferrant a été crédité de deux victoires probables mais des problèmes de vue lui ont interdit de rester opérationnel. Louis Ferrant a été fait Compagnon de la Libération en 1941. Il a terminé la guerre comme instructeur.

Gérard Houdin est né en septembre 1920 à Rigny-Ussé. Il a fait partie de la Section d’aviation populaire de Tours. Trop tard sans doute pour passer le brevet de pilote. Il a suivi les stages radio au sein du groupe R1 en 1938, avec Louis Le Bescam et Hubert Auclair, le quincailler du haut de la Tranchée, à Tours. Gérard Houdin s’est engagé pour trois ans, en juin 1939. En juin 1940, il est à Morlaix où se sont repliées les écoles élémentaires de pilotage du Mans et de Vannes. Il appartient à cette promotion qui décide, suivant en cela le lieutenant Édouard Pinot, de rejoindre l’Angleterre à bord d’un langoustier, le Trébouliste. Après y avoir terminé sa formation de pilote, Gérard Houdin (alias Gaël Jack)  est affecté au 236 puis au 272 Squadron, sur Bristol Beaufighter. Il disparaît le 14 juin 1942 avec son navigateur, le sergeant Amos, au large de Tobrouk, lors d’une mission de protection d’un convoi naval. Sa mère demeurait rue Colbert, à Tours.

Notes

(1) Sa statue, sur sa tombe au cimetière La Salle, de Tours, apparaît dans le bandeau du site.

(2) C’est bien le 14 juin 1942 et non en 1941 comme indiqué par erreur dans l’article que Gérard Houdin est porté disparu. Son avion a été vu en flammes, piquant vers la mer selon Aviateurs de la liberté (Mémorial des Forces Aériennes Françaises Libres), du colonel Henry Lafont, édité par le Service historique de l’armée de l’air en 2002.

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